Zoom sur une propriété
  • Saint Emilion
  • Château Jean Faure
  • Château Jean FaureLe domaine viticole du château Jean Faure, à Saint Emilion, fait l’objet depuis quatre ans d’une authentique renaissance.  25/03/2008 © JDV - 2008 - DT
     
 
Ce vignoble faisait jadis partie des crus classés de Saint Emilion. Son terroir, contigu de celui de La Dominique, non loin de Cheval Blanc et de Pomerol, est composé de graves, d’argile, et de sables ferrugineux, ce qui constitue un sol typique et bien représentatif de celui de la famille des grands crus, située entre Figeac et Corbin.
Au 19ème siècle, Jean Faure faisait même partie des premiers crus de Graves de Saint Emilion. Malheureusement, au cours des années 1980 et 1990, le vignoble a perdu à la fois son classement et son image, et a connu une éclipse de notoriété assez visible. En 2004, Olivier Decelle a acheté Jean Faure, après avoir acquis des crus en Médoc, à Fronsac et surtout le Mas Amiel, étiquette emblématique de l’appellation Maury. Il s’est attelé à la lourde tâche de redonner à ce cru ses quartiers de noblesse, faisant d’abord appel à Claude et Lydia Bourguignon,spécialistes bien connus du terroir viticole, pour restructurer le domaine. Ce qui fut fait avec maints drainages à la clef. Les bâtiments d’exploitation ont également subi une spectaculaire cure de jouvence, et l’on peut dire qu’au terme d’un chantier important, la propriété est pratiquement méconnaissable.
Vendanges manuelles, tris sur tables vibrantes, absence de pompage et de foulage, pigeage en cuves bois et béton, élevage de 18 mois en barrique, telles sont les méthodes d’Olivier Decelle.
Le Château Jean Faure est un vignoble de 18 hectares d’un seul tenant, avec une majorité de cabernet franc (54%) associé au merlot (40%) et au malbec. Les vignes sont plutôt agées, autour de 40 ans, et donnent un rendement volontairement mesuré, environ 40 hectolitres à l’hectare. L’excellent millésime 2005 a scellé le renouveau qualitatif de Jean Faure, et son retour dans l’élite. Olivier Decelle est en passe de gagner son pari, au prix d’investissements coûteux, mais nécessaires.
 
Primeurs 2007