Un grand cru à la loupe
  • Dégustation
  • Château Ferrière
  • Château FerrièreAvec seulement 8 hectares de vignes, Ferrière est le plus petit des crus classés du Médoc. Longtemps négligé par ses anciens propriétaires, ce vignoble de Margaux connaît une résurrection avec les soins que lui prodigue désormais Claire Villars.  12/06/2007 © 2007 - JDV - DT
     
 
Château Ferrière
85% de cabernets sauvignon , plantés à dix mille pieds à l’hectare, sur un terroir de graves profondes et argileuses, donnent un vin racé, ample, expressif et distingué, parfaitement typique des plus grands crus de Margaux. Depuis le millésime 1999, Ferrière est ainsi une étoile montante que le négoce bordelais  se dépêche d’acheter en primeur.

Ferrière 2005
Rond et puissant à la fois, le vin s’ouvre sur une couleur très sombre et un beau nez de cassis , la mâche est superbe et la longueur étonnante. Ce sera un  grand Ferrière.

Ferrière 2004
Belle structure avec des tanins très mûrs, voilà un vin droit et net, qui ne cache pas sa noble extraction. A attendre pour civiliser une finale encore un peu dure.

Ferrière 2002
Beau vin au nez complexe, avec un bel équilibre et une présence comparable au 2004, dont il semble très proche. A la fois puissant et gracieux. Fera une belle bouteille.

Ferrière 2001
Vin gras et opulent, avec une trame serrée, et encore beaucoup de réserve. Un grand classique qui mérite d’être attendu pour livrer un beau potentiel aromatique.

Ferrière 2000
Magnifique réussite avec un nez remarquable et des arômes qui tapissent tout le palais. Vin complet, plein de fruits et d’élégance, qui séduit par son charme rehaussé par une agréable vivacité . Magnifique.

Ferrière 1999
Beau vin prêt à boire, désormais épanoui, mais qui mérite d’être décanté soigneusement une heure avant de servir ; on goûte alors un vrai margaux fin et délicat.

Ferrière 1998
Prêt à boire lui aussi, sans attendre, avec des arômes très expressifs de cuir, de datte et de tabac, que l’on retrouve dans plusieurs millésimes.

On découvrira aussi avec intérêt les millésimes 1995 et 1993, qu’il est inutile de conserver éternellement ; les vins se recommandent par une attaque appétissante, une bonne complexité et cette fraîcheur finale, qui sont les marques de Ferrière. Il reste que les vins de la décennie précédente peuvent (et doivent) être bus rapidement.