26 septembre, 2007 | Un grand cru à la loupe | Dégustation |

Château d’Yquem à Sauternes

Le cépage sémillon y est cultivé avec des rendements très faibles, qui tournent le plus souvent autour de 10 hectolitres de vin par hectare. Au moment où démarraient les vendanges du millésime 2007, une dégustation a réuni plusieurs professionnels, autour du directeur Pierre Lurton.

Yquem 2004
Le nez est encore un peu indécis mais une grande opulence s’affiche en bouche . C’est un vin très prometteur, d’une grande pureté aromatique, qui fera une belle bouteille dès 2010, et donnera un vin très élégant.

Yquem 2003
Le millésime de la canicule n’a nécessité que dix jours de vendanges, tant les raisins étaient mûrs à point. Le vin est d’une grande onctuosité, qui caresse la bouche et le palais avec une belle persistance aromatique. Vin complexe et très fruité qui donne déjà de très agréables sensations.

Yquem  2002
Des vendanges très tardives, terminées le 4 novembre, et un rendement incroyable de 4 hectos par hectare, ont donné un beau vin, concentré et puissant.  Fruit d’une sélection impitoyable, ce vin montre une robe brillante, beaucoup de fraîcheur, et une finale extraordinairement longue. Superbe bouteille.

Yquem 1998
Avec ses arômes de cire d’abeille, de miel et de fruits confits, ce vin enchante le nez et la bouche. C’est une bouteille aujourd’hui parfaitement prête à boire. Le vin n’a pas la persistance ni la concentration des plus grands Yquem, mais il est très supérieur au 1999.

Yquem 1996
Superbe vin gras et complexe, nez charmeur de pâte de coing et de fruits, liqueur envoûtante ; les arômes puissants tapissent tout le palais, et la fin de bouche est interminable. Magnifique vin d’Yquem qui vieillira encore superbement.

Yquem 1989
Merveilleux nez de tilleul et de mangue, une opulence aromatique en bouche qui est proche de la saturation avec une sucrosité rare. Encore un très grand vin, qui marie la puissance et le charme, la douceur et la droiture. Bouteille exceptionnelle.

Yquem 1988
Ce millésime est connu pour être, avec les 1937 et 1967, parmi les plus grands d’Yquem. Il est simplement somptueux, avec une robe ensoleillée aux reflets oranges, des parfums de mandarine et de miel, une complexité aromatique rarement égalée et une longueur infinie. Vin sublime, tout en force et en tendresse en même temps ; l’équilibre parfait. Peut-être le plus grand Yquem aujourd’hui.

Yquem 1986
Joli vin au nez friand, qui affiche des parfums d’amande, de cuir et de compote de prunes ; vin élégant, un peu droit, plus simple que les précédents, à boire à l’apéritif.

Yquem 1975
Ce fut un très grand millésime d’Yquem, désormais un peu sur le déclin. Plus court en, bouche comme au nez, il montre cependant des arômes encore frais et puissants. Vin de dessert, il est à boire rapidement, et ne sera jamais meilleur.

Yquem 1959
Encore un vin à boire rapidement. Issu d’un millésime caniculaire, il conserve une belle puissance aromatique en bouche et une structure enviable pour un vin de cet age, avec beaucoup de liqueur. Mais tout cela est sur le déclin, avec néanmoins un plaisir réel.

Yquem 1939
Les hommes étaient à la guerre, et ce sont les femmes de Sauternes, avec leurs parents et leurs enfants, qui ont vendangé et vinifié ce millésime de triste mémoire militaire. Ce vin est fascinant, avec son nez de crème brûlée, sa jeunesse étonnante, ses parfums  finissants mais nets, sans trace de dérive ni de dégradation aromatique. Un grand moment de plaisir et surtout d’émotion.

12 septembre, 2007 | Un grand cru à la loupe | Dégustation |

Château Petit Village – Pomerol

L’encépagement est dominé par le merlot (75%), avec 5% de cabernet franc et 20% de cabernet sauvignon. Cette proportion apparaît unique sur ce terroir ;  Petit Village est certainement le grand cru de Pomerol qui possède le plus de cabernet sauvignon. Une dégustation de plusieurs millésimes a eu lieu au château, pour des professionnels, début septembre 2007.

Petit Village 2006
Vin d’une grande finesse, long et élégant, qui confirme la réussite de Pomerol dans ce millésime. Belle bouteille pour demain.

Petit Village 2005
Un monument de charme et d’opulence : beaucoup de matière et de complexité, mais la finesse domine la puissance. Très grand vin.

Petit Village 2004
Vin agréable, un peu simple, mais pur et droit, qui donne déjà du plaisir dans un registre plus linéaire que les précédents. Sera plus vite prêt à boire.

Petit Village 2003
Millésime très difficile à Pomerol : le nez est difficile et les tanins austères. C’est un vin un peu sec, dont on ne sait s’il faut l’attendre ou le boire vite …

Petit Village 2002
Un nez extraordinaire de rôti cuit, et un fond de bouche délicieusement gourmand. Grande réussite de Petit Village, vin plein d’agrément, prêt à boire et à savourer.

Petit Village 2001
Beau nez de fruits noirs, très long en bouche, vin puissant, encore un peu fermé, mais d’un rare potentiel. Magnifique complexité aromatique, avec une texture délicate. Une des plus grandes réussites du cru, dans un millésime bien bordelais qui s’affirme meilleur de jour en jour.

Petit Village 1998
Encore une grande année à Pomerol ; très beau vin avec un nez de truffe très parfumé, et une attaque magnifique en bouche. La finale est un peu fuyante, mais le vin parait à son apogée. Grande bouteille pour aujourd’hui.

Petit Village 1990
Ce beau vin, évidemment prêt à boire aujourd’hui, confirme le potentiel de vieillissement de ce grand terroir. Vin délicieusement fin et féminin, avec une explosion d’arômes de cuir, tabac et pruneau.

12 juin, 2007 | Un grand cru à la loupe | Dégustation |

Château Magdelaine

Il semble que ce soit dès le 19ème siècle que le vignoble ait acquis sa dimension actuelle : onze hectares d’un seul tenant, sur le plateau calcaire et sur la côte sud de Saint Emilion, terroirs renommés  pour donner quelques uns des plus grands vins de l’appellation.

Le Château Magdelaine appartient depuis 1952 aux Ets Jean-Pierre Moueix, négociants bien connus à Libourne ; c’est donc tout naturellement l’œnologue Jean-Claude Berrouet et le maitre de chais François Veyssière, qui conduisent les vinifications, comme à Petrus. Une écrasante proportion de merlots (90%) et le grand age des vignes, confèrent à ce cru un charme, une séduction et une élégance, qui ne sauraient se manifester pleinement au moment des dégustations des primeurs, beaucoup trop hâtives pour ce type de vin .

Magdelaine 2004 , beau vin de garde, long et raffiné, avec une finale encore un peu rude ; à attendre trois à cinq ans ; fera une jolie bouteille ;

Magdelaine 2003 , superbe nez de fruits confits, de cerise, d’épices et de cassis ; les arômes se bousculent en bouche avec ampleur et vivacité ; le tout se termine sur une note de cerise ; une réussite qui donne déjà bien du plaisir ;

Magdelaine 2002
, porte la marque d’un millésime difficile sur les bords de la Dordogne, les arômes sont nets mais simples, le nez est discret, l’ensemble est fort sympathique , et assez facile d’accès ; inutile d’attendre dix ans ;

Magdelaine 2001
, çà, c’est du sérieux, avec un beau nez de cuir et de cannelle, et une mâche dense, des tanins mûrs, beaucoup de concentration, mais aussi de raffinement ; un régal pour aujourd’hui et surtout pour demain.

Magdelaine 2000
, le nez mêle des parfums fruités, viandés et poivrés, qui signe le grand merlot ; superbe vin , long et persistant, d’une grande pureté , étonnant d’équilibre et de fraîcheur. A décanter deux heures avant de servir , très grande bouteille ;

Magdelaine 1999 , très rond , très fin et très souple, mais un peu plus court que les précédents, beaucoup d’arômes d’épices le rendent savoureux et il est prêt à boire ;

Magdelaine 1998 , vin de dentelle aux tanins de soie, avec une délicatesse raffinée et une finale aérienne , c’est un monstre d’élégance dont la finesse aristocratique rappelle ce que ses voisins Ausone et Belair peuvent produire de mieux ;

Magdelaine 1997 , vin à boire qui ne gagnera plus rien à attendre, affiche des parfums de rose et de noix assez envoûtants ; c’est un vin chic sur le déclin ;

Magdelaine 1995 , vin complet qui ne fait pas son age, avec un beau nez de tabac et de cigare, une bouche ample et fruité, et un bel aplomb que confirme une belle vivacité en finale. Voilà un beau 95 qui ne fait pas son age. A boire pour se régaler.

Magdelaine 1994 , vin moins opulent que le précèdent, mais bien réussi pour ce millésime parfois ingrat ; le vin est debout, net et vif, encore jeune, mais avec une pointe de sévérité.

Magdelaine 1990 , extraordinaire vin de 17 ans, sans une ride, avec des arômes de pain d’épices, de thé, de tabac, et une pointe d’exotisme liée à l’étonnante maturité du millésime. Un vin rare dont la structure tendre et satinée apporte une suavité merveilleuse ; elle se conjugue avec une ampleur et une expression aromatique de grande classe.

CONCLUSION
On pourrait prolonger plus loin dans le temps cette dégustation qui révèlerait un grand 1975 ou un sublime 1989. Château Magdelaine est un vin d’architecture classique, toujours très équilibré même dans les millésimes où le merlot a eu chaud ; mais c’est aussi un vin infiniment distingué , où l’adéquation d’un cépage avec son terroir est pleinement réalisée, qui peut être rond et féminin mais jamais facile ou racoleur. Très bien vendu à l’export (Belgique, Angleterre, Japon) , il ne semble pas jouir en France de la renommée qu’il mérite. Il est vrai qu’il fait moins de concession à la mode, qu’au terroir.

6 juin, 2007 | Un grand cru à la loupe | Dégustation |

Château Ferrière

85% de cabernets sauvignon , plantés à dix mille pieds à l’hectare, sur un terroir de graves profondes et argileuses, donnent un vin racé, ample, expressif et distingué, parfaitement typique des plus grands crus de Margaux. Depuis le millésime 1999, Ferrière est ainsi une étoile montante que le négoce bordelais  se dépêche d’acheter en primeur.

Ferrière 2005
Rond et puissant à la fois, le vin s’ouvre sur une couleur très sombre et un beau nez de cassis , la mâche est superbe et la longueur étonnante. Ce sera un  grand Ferrière.

Ferrière 2004
Belle structure avec des tanins très mûrs, voilà un vin droit et net, qui ne cache pas sa noble extraction. A attendre pour civiliser une finale encore un peu dure.

Ferrière 2002
Beau vin au nez complexe, avec un bel équilibre et une présence comparable au 2004, dont il semble très proche. A la fois puissant et gracieux. Fera une belle bouteille.

Ferrière 2001
Vin gras et opulent, avec une trame serrée, et encore beaucoup de réserve. Un grand classique qui mérite d’être attendu pour livrer un beau potentiel aromatique.

Ferrière 2000
Magnifique réussite avec un nez remarquable et des arômes qui tapissent tout le palais. Vin complet, plein de fruits et d’élégance, qui séduit par son charme rehaussé par une agréable vivacité . Magnifique.

Ferrière 1999
Beau vin prêt à boire, désormais épanoui, mais qui mérite d’être décanté soigneusement une heure avant de servir ; on goûte alors un vrai margaux fin et délicat.

Ferrière 1998
Prêt à boire lui aussi, sans attendre, avec des arômes très expressifs de cuir, de datte et de tabac, que l’on retrouve dans plusieurs millésimes.

On découvrira aussi avec intérêt les millésimes 1995 et 1993, qu’il est inutile de conserver éternellement ; les vins se recommandent par une attaque appétissante, une bonne complexité et cette fraîcheur finale, qui sont les marques de Ferrière. Il reste que les vins de la décennie précédente peuvent (et doivent) être bus rapidement.

21 mai, 2007 | Un grand cru à la loupe | Dégustation |

Château Haut-Bailly

Certaines vignes ont plus de 80 ans, et donnent des vins d’une finesse et d’une élégance rares. Le Château Haut Bailly appartient depuis 1998 au banquier américain Robert Wilmers, qui a succédé à Jean Sanders ; il est dirigé par Véronique Sanders et Gabriel Vialard.

Haut Bailly 2006
Une des meilleures réussites de l’appellation ; dégusté en primeur, le vin affiche une grâce, une distinction et une opulence très prometteuses. A suivre de près .

Haut Bailly 2005
Ce vin possède tout ce qu’on attend d’un grand cru , la longueur, l’ampleur, la finesse, un équilibre souverain, des tanins très mûrs, une belle concentration. C’est parfait.

Haut Bailly 2004
Robe foncée, dense et profonde, nez encore réservé : voilà un vin qui ne se livre pas encore. Sur la réserve mais ample et puissant, il ne va pas cesser de s’améliorer car il a du fond et de la mâche. Une bonne bouteille dans une année pas toujours facile.

Haut Bailly 2003
La terrible canicule de l’été a forcément imprimé sa marque dans ce terroir de sable maigre, chaud et filtrant. Un peu plus court et plus léger que d’habitude, ce vin manque de matière mais pas de charme. Inutile de l’attendre pendant des années.

Haut Bailly 2002
Avec son joli nez de vanille, ce vin élégantissime affiche une constitution douce, des tanins tendres,  une finale longue et distinguée ; c’est un bon archétype de la finesse des Graves quand le vin est racé.

Haut Bailly 2001
Très beau vin, dont la réussite a été partiellement éclipsée par celle du millésime précédent. Encore un peu massif, mais long et persistant, c’est un grand classique, très typé graves, encore en devenir. Pourrait constituer dans dix ans une grande et agréable surprise …

Haut Bailly 2000
Issu à parts égales de cabernet et de merlot, ce vin commence à s’ouvrir sur de beaux arômes de fruits et de pruneaux, avec un nez somptueux, des tanins très doux et un grand équilibre. Magnifique bouteille pour aujourd’hui et pour demain.

Haut Bailly 1998 et 1999
Très proches l’un de l’autre, ces vins ont encore une pointe d’austérité et une finale un peu dure. A mettre en carafe une heure au moins avant de servir pour apprécier une complexité timide qui commence à percer.

Haut Bailly 1996
C’est encore un très grand classique, et une des plus belles réussites de la maison. Rappelle le grandiose 1986, avec une ampleur aromatique magnifique, et cette superbe élégance qui le rend si séduisant. On en boirait encore et encore ….

1 mars, 2007 | Un grand cru à la loupe |

Château Guiraud

Le Château Guiraud appartient depuis 2006 à un groupe d’actionnaires (Robert Peugeot, Stéfan de Neipperg, Olivier Bernard et Xavier Planty), qui a succèdé à la famille Narby. Une dégustation de millésimes récents a eu lieu au château avec un groupe de professionnels, réunis par Didier Galhaud, directeur d’exploitation.
Le domaine produit aussi un vin blanc sec, étampé G de Guiraud, vendu principalement sur les marchés anglo-saxons.

Guiraud  2005
Nez superbe, riche et opulent en bouche, encore un peu boisé mais s’affirme comme un futur grand vin,  avec du gras et beaucoup de longueur.
Très prometteur.

Guiraud  2004
Beau nez de fruits, et belle attaque, franche et nette, un peu court en finale, sans l’allonge du precedent, mais un vin délicieux, à la belle couleur dorée.

Guiraud  2003
Un vin tout en grâce, à boire avec une sensation de douceur , tendre et parfumé ; un peu atypique en raison du climat caniculaire de l’été 2003, mais exquis.

Guiraud  2002
Belle robe brillante, un fabuleux nez de coing et de noix , beaucoup de richesse en sucre et de persistance en bouche ; un vin distingué avec une puissance bien contenue , qui vieillira très bien. Une réussite dans le millésime.

Guiraud  2001
Vin magnifique taillé pour une longue route ; encore une pointe de retenue qui signe le très grand millésime, avec une structure massive mais très équilibrée, beaucoup de concentration et une finale éternelle ; une grande bouteille pour demain.

Guiraud 2000
Nez difficile et un peu farineux ; bien plus agréable en bouche, avec une rondeur agréable, et une harmonie de bon aloi. Vin très élégant, supérieur à la qualité moyenne du millésimes à Sauternes. Une découverte appréciable.

Guiraud  1998
Vin très interessant, un peu massif mais encore plein d’avenir, avec une impression puissante en bouche, opulent et racé ; malgré une finale un peu sèche, devrait vieillir encore très bien, mais donne déjà énormément de plaisir.

Guiraud  1997
Nez chiffonné, couleur évoluée, impression générale passable , à la limite de la rusticité ; ce 97 comme beaucoup de sauternes ne tient pas ses promesses, et ce millésime semble avoir été ici hâtivement encensé .

Guiraud  1996

Beaucoup de fruits et de grâce, dans un registre féminin délicieux ; ce vin à boire sans attendre s’honore d’une harmonie remarquable où l’opulence se combine avec une pointe de vivacité, qui donne une fraicheur appréciable. Très belle bouteille.

9 janvier, 2007 | Un grand cru à la loupe |

Château Duhart Milon

Duhart Milon 2005

Superbe vin, très long, savoureux, avec beaucoup de profondeur, et toute l’élégance du cabernet quand il est mûr.

 

Duhart Milon 2004
Dominé encore par le bois, mais élégant et très équilibré.

 

Duhart Milon 2003
A peine 33 hectolitres de rendement par hectare pour ce vin de canicule, étonnamment frais et harmonieux. Un peu linéaire, mais plein d’agrément.
Sera rapidement prêt à boire.

 

Duhart Milon 2002
Déjà délicieux, avec une rondeur et un charrme évidents. Une pointe d’acidité finale lui confère une vivacité bienvenue.
Bonne bouteille.

 

Duhart Milon 2001
Sombre et massif, très typé Pauillac, voilà un vin fait pour durer, avec 87% de carnet sauvignon dans l’assemblage !
C’est un beau vin robuste, à attendre, qui ira sûrement très loin.

 

Duhart Milon 2000
Le nez s’ouvre sur un beau bouquet de fruits rouges ; en bouche, l’attaque est ample et vive ; beaux tanins mûrs, parfait équilibre, complexité aromatique, tout signe la belle bouteille. C’est un vin pour demain, mais qui procure déja un réel plaisir.

 

Duhart Milon 1999
90% de cabernets sauvignons donnent à ce vin beaucoup de réserve et encore un peu d’austérité. Combien de temps faudra-t-il attendre son épanouissement ? Impossible de le dire. Ce cru est coutumier des vins longtemps fermé, comme le fut notamment le 1983.

 

Duhart Milon 1998
Ce millésime et ceux qui l’ont précédé depuis le 1991, souffrent , ou bien d’un excès de rendement, ou bien d’un manque de complexité aromatique. Sans défaut de structure, ils sont faciles et simples, et un peu en deçà de ce qu’on attend de l’écurie Rothschild.
Le Duhart Milon 1990, en revanche, est délicieux, frais, très fruité, et donne aujourd’hui tout l’agrément du grand et vieux médoc.

 

9 janvier, 2007 | Un grand cru à la loupe |

Château Troplong Mondot

Troplong Mondot 2003 et 2002 :
Les vins sont actuellement dans une phase ingrate et boisée, qui exige un peu de patience . Le potentiel est réel, mais les qualités du vin ne sont pas épanouies.

A attendre, donc .

 

Troplong Mondot 2001
Superbe nez, déjà, et couleur très noire .  Tout indique une réussite majeure , et une grande bouteille pour demain. On relève de la corpulence, beaucoup d’élégance, et une belle complexité aromatique.

 

Troplong Mondot 2000
Nez magnifique de fruits confits et de cuir ;  la bouche est encore assez réservée, mais infiniment prometteuse. Un vin très comparable au precedent, à attendre lui aussi.

 

Troplong Mondot 1999
Si le nez est encore fermé, la bouche est expressive ; c’est un vin réussi, long et persistant, qui commence à danser agréablement sur les papilles.

 

Troplong Mondot 1998
Très grande bouteille, jugée unanimement la meilleure de la dégustation, avec une superbe expression aromatique et fruitée, un équilibre souverain, beaucoup de longueur et de finesse. Vin magnifique et prêt à boire.

Troplong Mondot 1995
Très comparable au précedent, avec lequel il affiche un cousinage évident. Beaucoup de puissance, de noblesse et de typicité, avec des tanins fins et délicats. Très jolie bouteille, parfaitement prête à boire, inutile d’attendre.

 

Troplong Mondot  1989 et 1988
Vins féminins, aux tanins doux et soyeux, qui ont perdu la fougue de la jeunesse et affichent un charme optimal pour les amateurs de vieux vins.

 

Le Château Troplong Mondot produit un second vin, simplement baptisé Mondot.

C’est une excellente étiquette, qu’on recommandera particulièrement dans les millésimes 1998, 1999 et 2000. Elle représente une valeur sûre, à un prix très inférieur à celui du premier vin.