14 octobre, 2011 | Zoom | la passion des vins |
Le domaine de La Grange est situé entre Faugères, mer Méditerranée et Parc Naturel du Haut Languedoc, sur les communes de Gabian et Fouzilhon. Les 30 hectares de vignes entourent les chais d’un seul tenant. Le vignoble est positionné en coteaux à 250 mètres d’altitude, au milieu d’un espace de nature vierge et encore préservé. La passion et l’enthousiasme de Renate et Rolf Freund, les propriétaires, ainsi que de l’ensemble de l’équipe, ont permis l’élaboration de vins de qualité à la hauteur de ce lieu exceptionnel.
En effet, le vignoble bénéficie de conditions de maturation uniques. Les parcelles, bordées de garrigue odoriférante, bénéficient d’une protection naturelle. De plus, grâce à l’alternance des vents du Nord et du Marin, les raisins murissent naturellement, dans de parfaites conditions sanitaires. Les sols sont d’une diversité étonnante : argilo-calcaire, grès, terrasses alluviales du quaternaire dans lesquels s’accumule une réserve d’eau disponible pour les vignes. Coté chais, la vinification est réalisée par parcelle afin de préserver la diversité et de proposer une palette riche pour les assemblages.
La gamme est structurée sur trois niveaux : La Grange Classique, La Grange Terroir et La Grange Castalides.
-La Grange Terroir – Syrah 2010 IGP Pays d’Oc issu de l’association de la Syrah à un lieu-dit « Cabanisse ». Ce vin est moderne par sa fraîcheur et son expression aromatique de fruits compotés. La bouche est souple avec des tanins présents.
-La Grange Castalides – Icône 2009, appellation Languedoc rouge, est un vin plus complexe, dû à un assemblage de macération carbonique et de vinifications traditionnelles élevées en bois. Les arômes sont toastés voire grillées mêlées à des notes épicées de clou de girofle. Les tanins sont légèrement rugueux du à leur jeunesse. Un vin de grande classe. Très bon potentiel de garde. Les prix TTC caveau sont de 5.95 euros pour le Terroir Syrah et 26.90 euros pour Icône.
23 septembre, 2011 | Zoom | Patrimoine |
L’appellation des Côtes de Duras représente un petit vignoble de 1.700 hectares, répartis sur une douzaine de villages du Lot et Garonne, mitoyens de la Gironde et du Bergeracois. C’est peu dire que les vins affichent un cousinage évident avec leurs proches voisins : même climat, mêmes terroirs et mêmes cépages, sous réserve de ne pas oublier ondencs, muscadelles, malbecs et autres mauzacs, témoins de l’ampélographie ancestrale du cru.
Au coeur de la Vieille Guyenne, terre de polyculture familiale, de coteaux érodés et d’art de vivre typiquement sud-ouest, Duras se signale d’abord par son vieux et beau château, visite à recommander en ces grands jours de patrimoine. Tout autour, ce ne sont que vignes et cultures, paysage rassurant quand on prédit partout la fin de la France rurale.
Les producteurs de vins ont su varier les plaisirs, et proposent à la fois rouges, rosés, blancs secs et moelleux. Les vins blancs sont en effet traditionnels ici, et les rouges ne représentent finalement que 50% des volumes vinifiés chaque année. On compte 72 vignerons indépendants, et cent dix coopérateurs, adhérents des deux caves de la région, celle de Landerrouat et celle de Duras, laquelle s’appuie sur l’ancienne et forte marque Berticot.

Reconnus en appellation depuis 1937, les vins de Duras peinent à se frayer un chemin, entre les Bordeaux à l’ouest, les Bergerac au nord et les Buzet au sud. Ils appartiennent comme ces derniers au vignoble du Lot et Garonne, qui ne manque pas d’atout, mais d’un affichage plus net en termes d’image et de personnalité. Il y a pourtant de belles découvertes à y faire, et des vignerons consciencieux à rencontrer, d’autant que beaucoup pratiquent la vente directe et reçoivent le visiteur. Duras mérite un détour et vaut une journée de découverte, dans un vieux terroir d’Aquitaine que n’ont pas encore pollué les flonflons de la mode et de la modernité.
21 septembre, 2011 | Zoom | pour mettre dans son cartable |
 La sélection des vins du Domaine de l'Ecole à Rouffach
A vos tablettes (numériques ou pas) pour inscrire quatre bonnes adresses viticoles.
1. Domaine de l’Ecole à Rouffach en Alsace.
Le vignoble de 14,6 hectares est conduit en « production intégrée » par la mise en œuvre de pratiques respectueuses de l’environnement.
Toutes activités, au vignoble ou en cave sont un support réel et efficace pour la formation pratique et technique des élèves, futurs vignerons.
Voici une sélection de deux vins les plus représentatifs du domaine :
- Le Riesling 2009 Côte de Rouffach orné d’un médaillon de qualité de la confrérie Saint-Etienne. « Appellation Village » réservée au Riesling, c’est un vin issu d’un coteau calcaire. Les amateurs de vins blancs secs seront sous le charme. Ces arômes délicats d’agrumes et de fleurs blanches s’accorderont à merveille sur un plateau de fruits de mer.
- Autre cuvée le Gewurztraminer 2009 Grand Cru Vorbourg qui profite d’un microclimat exceptionnel et d’un exposition Est-Sud-Est. Equilibre parfait entre les doux arômes de raisins, de pêches de vigne et d’épices. Je serai tenté de l’associer à un foie gras d’oie d’Alsace.
Le Domaine de l’Ecole, 8 aux remparts, 68250 Rouffach
T : 03 89 78 73 16 / 03 89 78 73 02
Site internet : Domaine de l’Ecole
Prix des vins :
- Le Riesling 2009 sigillé confrérie Saint-Etienne : 7,30 €
- Le Gewurztraminer Grand Cru Vorboug 2009 : 12 €
2. Domaine de Préau en Bourgogne
L’heure des foires aux vins est arrivée. Une chance pour vous de sélectionner ce Côtes de Nuits Village distribués par la Maison Bichot.
Un vin doté d’une belle robe rouge pour ce pinot noir 2008. Les parfums de fruits noirs, de baies sauvages sont caractéristiques de ce cépage. Des touches fruitées, épicées composent cette bouche équilibrée, charnue avec un bon fond tannique.
Il accompagnera un plat typique de sa région comme un coq au vin.
Prix de la bouteille, environ 10€ en Foire aux Vins chez votre détaillant préféré.
3. La « Punition » des Valentines 2009 en Provence
Le Domaine n’est pas connu pour être un mauvais élève des Côtes de Provence. Leur cuvée La Punition tient son nom de la longue et difficile vendange d’une parcelle de vieux ceps de Carignan plantés en 1945, un peu laissés à l’abandon, et dont les vignerons du Château des Valentines n’ont pu tirer que 25 hl à l’hectare.
Résultat je découvre un vin au fruité éclatant aux arômes de kirsch, de prunes suivis de notes d’épices. Les tannins mûrs sont élégants.
Déguster ce vin sur un carré d’agneau de Sisteron à la Provençale, sera la meilleure des punitions.
 Panoramique depuis le Château des Valentines dans le Var
Château des Valentines
SCEA Pons-Massenot Vignerons
83250 La Londe-des-Maures
T : 04 94 15 95 50
Site internet : Château des Valentines
Prix du vin : 12,9 €
4. Cuvée « Bonnet d’Ane » 2006 du Domaine des Griottes en Val de Loire
Si vous avez l’occasion de trouver cette bouteille chez un bon caviste, au rayon Val de Loire, vous serez surpris par sa robe jaune soutenue. Un vin libre, sans souffre que l’on détecte déjà au nez. Intéressants arômes de poires, de coings et de pommes rappelant le cidre.
En bouche, ce vin combine une fraicheur fruitée avec une acidité arrondie typique au cépage chenin.
Vous recevrez des félicitations en l’associant à un émincé de Saint-Jacques à l’huile de vanille.
Domaine des Griottes
Le Layon
49750 Saint-Lambert du Lattay
Patrick Desplats, 02 41 66 61 28
Sébastien Dervieux, 06 82 00 32 67
Prix du vin : 7,5€
9 août, 2011 | Zoom | une belle rencontre |
Lors de mes dernières pérégrinations viticoles, je me suis arrêté pour un déjeuner à Cornilhac-Corbières à l’auberge « Coté Jardin », restaurant couronné d’un bib gourmand, où j’ai pu apprécier une cuisine de terroir revisitée par un jeune chef talentueux. La carte fait honneur aux bons propriétaires locaux.
C’est le cas du « Clos de l’Anhel 2009 » qui me fut proposé sur la cuvée « Les Terrassettes » à l’étiquette parlante illustrée de motifs géographiques.
Présent dans le verre par sa jolie robe violine, sa palette aromatique se distingue par des arômes veloutés et gourmands (mûre, myrtille, cassis) ;
Expressif et ample, il brille à table par son coté naturel. Issu de 64% carignan, 22% syrah, 11% grenache et 3% mourvèdre, c’est un vin qui séduit par sa fraicheur et son équilibre.
Derrière cet agréable breuvage se cache le talent d’une néo-vigneronne. Elle a créé son domaine en l’an 2000. Proche de sa terre, elle a remis en état son vignoble et elle travaille ses vignes selon les principes de l’agriculture biologique et biodynamique. Sophie Guiraudon élabore une autre cuvée « Les Dimanches » a base de carignan qui ne laissent pas indifférent.
Peut-être l’occasion de les apprécier lors d’une prochaine étape dans cette belle région des Corbières.
- Clos de l’Anhel « Les Terrasettes » Corbières 2009 – 8,90€
- Clos de l’Anhel « Les Dimanches » Corbières 2008 – 13€
A ne pas manquer : l’Auberge Coté Jardin à Cornilac Corbières.
Clos de l’Anhel
11220 Lagrasse
T : 04 68 43 18 12
5 août, 2011 | Zoom | pour la joie des dégustateurs |
 Bruno Baylet
Les efforts que la famille Baylet a déployés pendant un demi-siècle sont en passe d’être récompensés. Il y a 50 ans, Landereau n’était qu’une propriété banale et un vignoble médiocre, situé à Sadirac, près de Créon, dans l’Entre deux Mers. Les Baylet se sont mis à l’ouvrage, puis ont planté de nouvelles terres, ont remembré, défriché, drainé, terrassé, arraché, replanté, bref, n’ont pas cessé d’améliorer leur terroir, de moderniser leur outil de travail, et d’agrandir leur propriété.
Aujourd’hui, Landereau représente un vignoble de 73 hectares, 13 en blanc et 60 en rouges ; ils produisent d’excellents blancs secs et rosés, et des rouges qui figurent désormais dans le peloton de tête de l’appellation bordeaux supérieur. Les vignes sont enherbées et effeuillées, la vendange fait l’objet d’un tri minutieux, le rouge vieillit 18 mois en barriques, et constitue une cuvée régulièrement sélectionnée par les dégustateurs professionnels.
Avec une production désormais annuel de l’ordre de 500.000 bouteilles, d’une qualité régulière d’un millésime à l’autre, Landereau est aussi devenue une marque, vendue en direct par les Baylet. Plusieurs pays d’Europe en absorbent une partie, mais c’est le marché français qui en est le premier client, grâce à quoi on trouvera des bouteilles de Landereau rouge ou blanc, sur bien des tables de restaurant, à des prix toujours recommandables.
3 août, 2011 | Zoom | belle découverte |
 Le Château Routas
Chaque année c’est le même rituel, à l’heure de la réouverture du restaurant où je travaille, me parviennent une multitude d’échantillons. Vins classiques, décevants parfois… et oui ce sont les risques du métier de sommelier !
Mais aussi belles découvertes. Et si je vous écris aujourd’hui ces quelques lignes c’est pour vous faire partager mes bonnes impressions au sujet d’un domaine que j’avais visité il y a quelques années et qui revient sur le devant de la scène Provençale grâce au nouveau propriétaire, Sir David Murray.
Situé sur la commune de Chateauvert, au nord de Brignoles, au cœur d’une vallée, non loin de l’Argens, le Château Routas étend ses 41 hectares de vignes sur un site boisé de 293 ha entre promontoires calcaires et dépressions argileuses.
Parmi les bouteilles j’ai été séduit par la cuvée Coquelicot en VDP du Var blanc. Un joli viognier greffé sur des boutures de condrieu, s’il vous plaît !, et soutenu par un petit pourcentage de chardonnay. Le nom de la cuvée évoque les étendues de coquelicots sauvages qui couvrent les champs du domaine en été.
Preuve d’un viticulture intelligente et d’un certain naturel dans ce vin aux parfums subtils et délicats dus à l’association des deux cépages.
La bouche est ample, fruitées avec du gras et des arômes persistants de fruits exotiques.
Un vin d’apéritif qui sait parfaitement se tenir à table sur un poulet rôti à l’estragon par exemple.
En rouge, leur vin de pays de Méditerranée porte le no de Cyrano. Et sans jeux de mots, quel nez !
Une 100% syrah aux arômes troublants de myrtille et de violette. La bouche est gourmande, elle bat au rythme du fruit pour s’achever sur une pointe fumée et cacaotée.
Cyrano donnera la réplique… à un filet de bœuf sauce au poivre.
Autre cuvée issu de 60% syrah et 40% cabernet sauvignon, Agrippa en Coteaux varois en Provence.
Cette bouteille fait référence à Marcus Agrippa et tout particulièrement au temple d’Agrippa à Valetudo, site archéologique de Glanum. La dédicace du temple étant « A la bonne santé », et c’est vrai quelle donne envie de la déguster.
Sa robe pourpre est séduisante. Son bouquet mêle des senteurs de fruits mûrs et d’épices.
Après aération, se développent des notes de sous-bois. Sa structure au caractère bien affirmé en fera le vin de terroir idéal sur une daube provençale.
Résultat au fond des verres… ma sélection est faite même si c’est un domaine que vous ne retrouverez pas sur toutes les tables de la région car beaucoup de bouteilles partent à l’étranger.
Tant mieux pour moi si j’ai un peu d’inédit… c’est l’esprit de ma cave.
Prix des vins :
- VDP du Var blanc, cuvée Coquelicot 2008 – 12 € ttc
- VDP de Méditerranée rouge Cuvée Cyrano 2006 – 11€ ttc
- Coteaux Varois en Provence rouge, Cuvée Agrippa 2004 – 7 € ttc
Château Routas
Rte de Barjols
Châteauvert
83149 Bras
T : 04 98 05 25 80
21 juillet, 2011 | Zoom | indépendance et liberté |
 Hameau de Mounissens
Il aurait fallu que je possède un GPS pour trouver l’adresse de David Poutays, jeune vigneron Bordelais, caché au milieu du hameau de Mounissens, situé sur la commune de Saint-Pierre d’Aurillac dans le sud Gironde.
Après avoir joint le père du vigneron par téléphone, celui-ci me retrouva sur les plus hauts coteaux dominant le village qui rejoignent ceux des premières côtes. La situation de cirque de ces coteaux plongeant sur la Garonne favorise une bonne protection contre les gelées printanières, et le vent du nord assure une parfaite irrigation et un bon drainage. Cet égarement me permit de comprendre le terroir de plus près..
S’excusant de l’absence de leur fils, retenu pour des raison professionnelles à Bordeaux, les parents m‘accueillirent avec beaucoup de cordialités. Il faut dire que David Poutays n’exploite pas à plein temps son vignoble de poche. Mais les consignes avaient été données.
Sur la table du salon m’attendaient un certain nombres de flacons autour d’une terrine maison et d’un fromage persillé. Des vins en conversion vers la biodynamie depuis octobre 2002.
La famille Poutays du Clos de Mounissens produit sur 1,07 ha, différentes cuvées aux noms évocateurs correspondants aux millésimes ou aux cépages pour les rouges. Il y avait de quoi faire tourner quelques jolis verres…
Pour commencer, les Caprices du temps 2004 en vin de table rouge français. Léger à mon goût. Il trouvera certainement des amateurs pour se délecter des jolies notes de cerise accompagnées d’un brin d’animalité. Un vin au naturel facile à boire pour ce millésime à part.
J’ai préféré le 2003 pour sa concentration et son jeu de mots « Un gars berné » ; la profondeur du fruit et ses tannins veloutés montrent que c’est un vin bio long et imprégnant. La finale sur le pruneau reste en bouche. Du beau travail pour un millésime plein de chaleur.
Le cabernet 2005 oscille entre fraicheur est astringence. Le merlot 2005 est plus séduisant, la matière est présente. Belle expression du cépage toujours dans un style très naturel. Les blancs exploités sur 0,65 hectares seulement, issus de sémillon méritent d’êtres dégustés après les rouges tellement ils ont leur propre personnalités.
Le 1er Côtes de Bordeaux Saint Macaire 2003 et les « Racines de Mounissens 2003 » se distinguent par des robes jaunes soutenues. Ce dernier éveille les papilles par sa fraicheur apéritive où se mélangent des notes de cires d’abeille et de chocolat blanc. J’ai adoré l’énergie savoureuse de ce nectar.
Le 2009 s’apprécie pour la juvénilité de son fruit. Belle persistance en bouche, laissant deviner de jolies notes de raisins frais, de poire william et de prune à l’eau de vie.
Pour finir la dégustation, le 2005 cuvée « de l’Ombre à la lumière » est bien plus qu’une curiosité. Doux et fruité, le nez est sur la rose et la pomme. Il évoque un moscato d’Asti !
Son léger perlé fait frissonner l’épiderme. Un vin qui ne laisse pas indifférent.
Avant de partir j’ai pu apprécier tirés de la cuve les 2010 blanc et rouge très prometteurs.
Vous l’aurez bien compris, David Poutays et sa famille représentent un repaire viticole pour les amoureux des vins naturels.
Prix des vins entre 5 et 10€ ttc.
Clos de Mounissens
David Poutays
7, Mounissens
33490 Saint-Pierre d’Aurillac
T : 06 70 34 27 30 / 05 56 63 29 64
L’adresse à ne pas manquer : L’Abricotier à Saint Macaire, très bon restaurant, proche du domaine.
19 juillet, 2011 | Zoom | soleil et mistral |
 Vue sur le Mont Ventoux... en hiver
C’est au pied du géant de Provence à la sortie de Villes sur Auzon que vous apercevrez de grand bâtiments.
N’hésitez pas à vous arrêter car, derrière l’aspect « coopérative », se cache la dynamique cave Terraventoux où vous pourrez découvrir les crus de la région.
Née en 2003 de la fusion de deux caves, elle s’étend aujourd’hui sur 1200 hectares, répartis sur 8 communes sur les flancs sud de la célèbre montagne.
Son terroir est d’une grande diversité géologique et paysagère. L’altitude moyenne des vignes est de 350 mètres allant jusqu’à 650 mètres situées au cœur de la réservce de biosphère classée en 1990 par l’Unesco.
Pour l’amélioration de la qualité et la préservation de l’environnement, Terraventoux est entrée dans la démarche du développement durable.
Lors de mon passage, j’ai pu apprécier l’accueil professionnel du caviste-sommelier de la maison, Jean-Marc Thibaut. J’ai dégusté avec curiosité le viognier en VDP du Vaucluse à la robe jaune limpide.
Aromatique à souhait, il laisse transparaître une sensibilité printanière. C’est un vin agile qui ne joue pas dans la caricature. Fruité et minéral il trouvera vite des connivences avec des asperges vertes du pays.
Autre spécialité locale le Diamant Noir.
Terraventoux a crée une cuvée Terres de Truffes en Côtes du Ventoux 2007. Les vignes présentent la particularité de partager leur terre avec les chênes truffiers de la région.
C’est un vin issu des meilleures parcelles. Deux cépages Rhodaniens entrent dans la composition de cette cuvée 50% syrah et 50% grenache.
Son rouge sombre à reflets violacés colore vite le verre. Le nez est prometteur, avec des arômes de fruits noirs et d’épices douces.
Sans le laisser influencer par l’étiquette qui arbore l’image du champignon vauclusien je décèle quelques notes truffées. C’est un vin rouge appétissant à l’allure méridionale, agrémentée d’un fraîcheur réglissée très présente sur la finale.
Cette cuvée de terroir est en plein accord avec une brouillade aux truffes.
Mais c’est le Côtes du Ventoux 2008 cuvée « La Cavée » qui m’a le plus impressionné (Caver qui veut dire creuser en Provençal, mais dans le sens chercher des truffes)
Dominé à 70% par le grenache, appuyé par 30% de syrah issu de vieilles vignes.
Sa robe annonce l’intensité de ce nectar, les effluves de fruits bien mûrs et d’aromates sont expressives au nez.
La structure est noble et d’une grande tenue. Les tanins sont racés et enrobés, résultat d’un élevage soigné. Il mettra en valeur un Baron d’Agneau aux herbes.
La cave a développé de nombreuses activités oeno-touristiques ; sorties pédestres, cueillettes de plantes sauvages, dégustations autour de la truffe et des vins Terraventoux.
A vous de les découvrir lors d’une de vos prochaines balades.
Prix des vins :
- Viognier VDP du Vaucluse 2009 – 6 € ttc
- Côtes du Ventoux 2007 cuvée Terres de Truffes rouge – 9€ ttc
- Côtes du Ventoux 2008 cuvée la Cavée rouge – 10€ ttc
Cave Terraventoux
84570 Villes sur Auzon
T : 04 90 61 79 47
L’adresse à ne pas manquer :
Les Jardins du Ventoux, fruits et légumes, spécialités régionales – Rte de Carpentras à Mormoiron
16 juillet, 2011 | Zoom | champagnes de caractère |
 Chais de vinification chez Drappier
De père en fils depuis bientôt deux siècles, les Drappier perpétuent la belle histoire d’une maison familiale, relativement discrète, qui met sur le marché, sans tapage, des champagnes de qualité. Leur ancêtre était bien drapier à Reims, et c’est en 1808 que François Drappier s’installe à Urville, dans la bien nommée rue des Vignes, pour produire et vendre du champagne. Ses descendants y sont toujours, fervents partisans des pinots de la Côte des Bar, dans l’Aube, l’autre grand terroir du champagne, dont on sait qu’il fut parfois sous-estimé à tort.
Les Drappier exploitent 95 hectares de vignes, en bien propre ou en contrats, principalement dans l’Aube, mais aussi dans la Marne, et produisent chaque année entre un et deux millions de bouteilles. Deux tiers partent à l’export, dans une quinzaine de pays, le reste chez les bons cavistes en France, les restaurants parisiens, et en vente directe, car les clients de Drappier sont fidèles. Plusieurs étiquettes se partagent la production, comme Grande Sendrée, Cuvée Collection, Brut Nature ou Millésime Exception, mais c’est la Carte d’Or la plus connue. C’est un vin dominé par le pinot noir issu du calcaire kimméridgien de la Côte des Bar, le même qu’à Chablis.
La maison Drappier s’est fait une spécialité des grands contenants, livrant ses champagnes en bouteilles, certes, mais aussi en gros flacons, allant de trois litres à 30 litres ! Onze tailles différentes de bouteilles, de la plus petite à la plus grande, cette dernière pesant 50 kilos une fois remplie ! Mais ce n’est pas sa seule singularité. Le champagne Drappier évite le pompage, le filtrage et le soufre, il est travaillé à l’ancienne, vieillit dans des caves du 19ème siècle, et fait l’objet d’un soin minutieux de remuage et de dégorgement. Les liqueurs de dosage sont élevées en barrique puis en bombonnes, et versées à dose homéopathique. Même chose pour les vins de presse.
Champagne bien connu des amateurs de « blancs de noir », Drappier poursuit sa route dans une sérieuse sérénité, sous la conduite de Michel Drappier. Dans le petit village lorrain d’Urville, il n’oublie pas que dans un autre village lorrain, appelé Colombey les deux Eglises, le Général de Gaulle fut pendant longtemps un client régulier de la famille. Aussi, depuis le 50ème anniversaire de l’appel du 18 juin, une cuvée millésimée porte son nom et son effigie. On est comme çà, chez les Drappier.
15 juillet, 2011 | Zoom | Quatre frères unis au service des Côtes de Provence |
Pour les oenophiles qui n’aiment pas se perdre sur les chemins viticoles cette adresse est idéale.
Au cœur du village du Luc en Provence, qui constitue un carrefour routier du centre Var, la tour hexagonale du 16ème siècle, haute de 27m, peut servir de repaire pour trouver le parking de la cave du Château de Brigue qui y est accolé.
A peine arrivé, coté cour, un défilé de médailles vous accompagne vers l’entrée du caveau.
Vous serez surement accueilli par Olivier Brun, l’un des quatre frères, unis au service de la Provence, responsables des ventes.
Le Château de Brigue tire son nom de la première parcelle plantée par leur grand-père au Cannet des Maures. Cette exploitation viticole compte parmi les plus importants domaines familiaux des Côtes de Provence avec ses 112 ha et la chance d’être implantée sur quatre terroirs bien distincts ; ceux du Luc en Provence, de Cabasse, du Cannet des Maures et de Gonfaron.
Deux gammes de vins m’ont été proposées.
Les cuvées Signatures au tempérament de fruits, joli souvenir d’une longueur inoubliables pour le rosé 2010 à dominante fruits rouges issu de 50% de grenache, 40% syrah et 10% cinsault.
Le blanc 2010 à 65% sémillon assorti de 20% clairette et 15% rolle n’est pas en reste avec ses saveurs d’infusions…
Abordable pour beaucoup de palais le rouge 2009 Signature dégage une sensation d’équilibre et de fraicheur. Réunis autour du mourvèdre (30%), syrah (30%), grenache (20%) et carignan (20%).
Toute aussi complète la gamme Prestige offre des vins de gastronomie.
Quatre cépage entrent dans la composition du Rosé Brigue Prestige 2010 (cinsault 50%, Cabernet sauvignon 30%, syrah 10% et grenache 10%). Un rosé aromatique à la structure dynamique de type fruité et exotique.
Le Blanc, 100% rolle est plus marqué au palais. Il se caractérise par un style agrumé, relevé d’arômes grillés et de noisettes. Une révélation pour moi sur ce millésime 2010.
Le duo intéressant 50% grenache, 50% cabernet à l’origine de la cuvée prestige rouge millésimée 2007 Côtes de Provence, permet d’apprécier son coté sauvage mais civilisé. A carafer une heure avant pour profiter de la finesse du fruit.
Depuis deux ans le Château propose à sa clientèle Bulle de Brique, un effervescent haut de gamme, méthode traditionnelle, à la robe, orangé pâle. Issu d’un subtil assemblage de grenache et de cabernet sauvignon. Ses fines et abondantes bulles ont de la tenue en bouche. Une nouvelle manière d’apprécier un rosé de cette région dans des coupes préalablement rafraichies.
Un quatuor qui fourmille d’idées pour mettre en avant leurs vins et faire parler de cette plaine viticole du Luc en Provence.
Prix des vins :
- Signature blanc 2010 – 5,60€ ttc
- Signature rouge 2009 – rosé 2010 – 7,90€ ttc
- Prestige blanc 2010 – 7,20€ ttc
- Prestige rouge 2007 – rosé 2010 – 9,90€ ttc
- Bulles de Brigues – 24€ ttc
GAEC Brigue
2 place pasteur
Le Luc en Provence (83)
T : 04 94 60 74 38
www.domainedebrigue.com
L’adresse à ne pas manquer : Restaurant « La Pièce de Bœuf » au Cannet des Maures.
13 juillet, 2011 | Zoom | des terroirs et des hommes |
 Château d'Arricau Bordes
Les seigneurs d’Arricau s’établirent dans le Béarn au cours du Moyen Age, et restèrent fidèles à leur terres jusqu’à l’extinction de la famille en 1751. Le beau château d’Arricau Bordes, perpétue leur nom, et élève une élégante architecture de style Renaissance, dans le village du même nom. Il est situé au nord de Pau, dans le département des Pyrénées Atlantiques, aux confins du Gers et des Hautes Pyrénées. Ce pays-là, surnommé le Vic Bilh, c’est-à-dire le Vieux Pays, est celui du Madiran et du Pacherenc, ces vins gascons qui ont la solidité d’un pilier de rugby, et la singularité attachante des cépages, des terroirs et des hommes, dont l’authenticité demeure la règle.
Au Château d’Arricau Bordes, un homme courageux est venu à la fin du vingtième siècle et replanta, rénova, remembra, bref créa un vignoble digne de ce nom et relança une étiquette oubliée. Après les investissements de M. Terradot, pendant l’An 2.000, la Cave de Crouseilles, appuyée par sa maison mère, le puissant groupe coopératif Plaimont, acheta le vignoble qui s’étend aujourd’hui sur 14 hectares de rouges, et un hectare de blanc.
Les vignes sont plantées à 5.000 pieds par hectare, en exposition plein ouest, sur les terroirs composites du Madiran, où l’on trouve des éboulis pyrénéens, des sables fauves, des galets roulés et de l’argilo-calcaire, mais pas au même endroit… Il suffit de prendre la jolie petite route de crêtes qui va de Lembeye à Aire sur l’Adour, pour découvrir le château et son vignoble, nichés sur des pentes de coteaux souvent abruptes, mais propices à un heureux développement du tannat. C’est le cépage roi des vins rouges du Madiran, qu’on associe souvent à des cabernets, ou à quelques vieux cépages locaux, ainsi conservés. Le tannat donne au vin sa corpulence, ses arômes de fruits noirs, de réglisse, de pruneau, et une enviable longévité.
A force de progrès, le vin d’Arricau Bordes est devenu l’une des fiertés du groupe Plaimont, qui n’a plus peur de le présenter comme l’un des « grands crus » de l’appellation Madiran. Il est vrai qu’il en donne désormais une très bonne image, et le château lui-même, encore plus.
24 juin, 2011 | Zoom | ballades en calèche |
 Château Lanessan 2009 C’est une belle propriété que l’on ne peut pas rater sur la route dite des châteaux, qui amène de Bordeaux à Pauillac en passant par Margaux et Saint Julien. Sur la commune de Cussac, au cœur de l’appellation Haut Médoc, le château Lanessan dresse son architecture composite, mêlant les styles Renaissance et gothique. Il a été construit par André Delbos en 1878, selon les plans de l’architecte Abel Duphot. Il est toujours dans la même famille aujourd’hui, puisque ce sont les héritiers des Delbos, la famille Bouteiller, qui possède Lanessan, ainsi que les châteaux voisins de Sainte Gemme et Lachesnaie.
Lanessan représente un vignoble de 45 hectares, plantés de cabernet sauvignon (60%), petit verdot et merlot. Un tiers environ de la récolte est commercialisé sous la marque Les Calèches de Lanessan, second vin du domaine. Ces calèches évoquent ces voitures hippomobiles centenaires, que l’on peut admirer dans l’étonnant Musée du Cheval de Lanessan. Ce musée est ouvert tous les jours, et vaut aussi par la qualité des écuries et de la sellerie. C’est ouvert tous les jours. La visite permet de découvrir les vins du cru, qui affichent une personnalité plus affirmée depuis quelques années.
C’est surtout vrai que depuis que Mme Paz Espejo, oenologue bordelaise, a repris en mains la gestion de Lanessan. On retrouve la finesse et la densité des vins de cabernet sur un terroir bien médocain de graves garonnaises, tels qu’ils avaient fait la réputation de Lanessan dès le 19ème siècle, mais aussi dans les années 1950 et 1960.
Les millésimes 2009 et 2010, bien servis par d’excellentes conditions climatiques, ont amené des vins soyeux et profonds, dont l’élégance et la pureté ont aussitôt séduit les amateurs. Vendus à une vingtaine de négociants de la place de Bordeaux, ces vins ont vite trouvé en primeur le chemin de l’export. Ce renouveau semble le résultat de vendanges un peu plus tardives, d’un gros travail des sols à la vigne, et d’une rigueur accrue au chai. Mais déjà la route était tracée avec les excellents millésimes 2000 et 2001, prêts à boire aujourd’hui ; ce sont des vins au bouquet bien typé, aromatiques et persistants, qui illustrent parfaitement l’appellation Haut Médoc. Lanessan est bien un cru bourgeois, mais aussi un bourgeois gentilhomme.
20 juin, 2011 | Zoom | valeur sûre |
Avec son ancrage ancestral dans cette vieille terre viticole du Médoc, la famille Roba ne fait pas douter de la pérennité et de la vitalité de la propriété familiale. Maryse et Didier Roba, avec leur fils Olivier, sont installés à Bégadan, la première commune de l’appellation Médoc, à l’enseigne du Château Vieux Robin, cru bourgeois de vingt hectares. Il s’agit d’un ancien domaine, longtemps appelé les Anguilleys, déjà constitué en 1840. Longtemps, le vin s’est vendu en vrac, pour le plus grand bonheur du négoce bordelais qui achetait toute la récolte. Puis Maryse et Didier Roba ont su dynamiser leur terroir, et c’est maintenant en bouteilles que le vin prend la route des négociants de la place.
Trois étiquettes sont proposées pour la production : Château Vieux Robin, grand classique de la propriété, la cuvée Bois de Lunier, issue des plus vieilles vignes, et la Cuvée Collection, qui passe 24 mois en barriques. Il faut en ajouter une quatrième, celle du vin blanc sec, baptisé Blanc de Lunier, élaboré avec le cépage sauvignon, pour 1.500 bouteilles à peine. Ces sauvignons plantés sur la partie la plus calcaire du terroir, sont vinifiés entièrement en barrique, et donnent en bouche un bouquet floral et beaucoup de finesse.
Mais ce sont bien évidemment les rouges qui retiendront l’attention de l’amateur, avec 55% de cabernet, 5% de petit verdot et 40% de merlot. Ce sont des vins corsés et bien charpentés, mais où perce toujours une belle expression aromatique, avec des notes de cassis et de fumée. Par-dessus tout, le vin étonne par sa capacité de vieillissement, qui défie le temps. Il est courant de déguster à la propriété des 1989 ahurissants de jeunesse, des millésimes 1970 et 1975 qui n’ont pas une ride, mais une virilité qui n’exclut pas la finesse. On appréciera aujourd’hui les vins des années 1990 tel le parfait 1998, et on aura soin de décanter deux heures avant de servir les vins jeunes, qui ont besoin d’un peu d’aération pour exprimer leur beau potentiel. C’est une valeur sûre dans une cave.
Le château Vieux Robin est distribué par une vingtaine de négociants bordelais, mais les particuliers peuvent acheter sur place ; on visite sur rendez-vous au 05 56 41 50 64 et tous les renseignements sont sur le site internet du Château Vieux Robin.
14 juin, 2011 | Zoom | belle découverte |
L’été 2011 avait de l’avance lors de mon dernier passage en cette fin de mai à Saint-Emilion.
Le jour de mon rendez-vous chez Jean-Sébastien Capdevielle le thermomètre affichait plus de 30°c. Du jamais vu pour cette saison !
Nous aurions du déguster sur la terrasse de sa propriété mais nous étions heureux de nous réfugier en ce milieu d’après-midi dans la fraicheur du chai.
Jean-Sébastien Capdevielle exploite 5 hectares en culture raisonnée sur une croupe surplombant l’ancien port de Saint-Emilion et le village de Saint Sulpice de Faleyrens.
Après un bref historique du château permettant d’apprendre qu’au moyen âge, la seigneurie de Lescours qui possédait les vignes environnantes jusqu’à Ausone, reconstruisit son château et sa chapelle privée ici au bord de la Dordogne.
La tradition rapporte que le seigneur offrit aux moines de l’Evêché le droit de cultiver la vigne autour de la chapelle pour leur agrément personnel.
Aujourd’hui, Jean-Sébastien propose deux vins : Château l’Evêché 2010, un Saint-Emilion Grand Cru, issu d’un assemblage de merlot à 80% et de cabernet franc à 20%, à la maturité superbe, au fruit parfaitement respecté, un boisé discret et maîtrisé pour ce grand vin, il faut dire que le vigneron utilise sept tonneliers différents !
Autre vin, Château La Chapelle Lescours 2009, second vin de la propriété portant aussi, exceptionnellement la mention « château », chose rare à Saint-Emilion.
Travaillé dans le même état d’esprit qualitatif que l’Evêché, c’est un vin au toucher pulpeux et gourmand dans les tanins. Son élégance naturelle séduit. Plus facile à déguster aujourd’hui que le précédent.
La famille Capdevielle exploite aussi six hectares de vignes en appellation Bordeaux sur les coteaux de la Dordogne du coté de Nerigean et de Pujols.
Il produit un vin blanc à base de sauvignon et de sémillon. Franc, net et précis, voir ciselé ; il déboussole par ses arômes agrumés. Belle trame minérale sur la finale.
Mais le plus inattendu pour finir cette dégustation c’est son rosé intitulé Religiously Pink 2009 à dominante merlot, très apprécié ce jour de grande chaleur.
Un rosé aromatique, à la fois aérien et de belle tenue.
Le 2010 m’a surpris par sa robe rosé clair, il s’intégrerait aisément à des bouteilles provençales en dégustation.
Un château tenu par un vigneron perfectionniste à qui je prédis un bel avenir parmi mes grands de Saint-Emilion.
Les vins
2010 Château l’Evêché, tarif « primeurs » 24 € TTC
2009 Château Chapelle Lescours, 19€ TTC
2010 Bordeaux blanc, 30€ TTC
2009 et 2010 Bordeaux Rosé, 9€ TTC
Pour information, il reste quelques bouteilles de Rosé de l’Evêché 2009.
A déguster en urgence pout cet été.
SCEA Capdevielle
Lieu-dit « La Chapelle Lescours »
33330 Saint Sulpice de Faleyres
T : 06 84 50 65 34
www.chateau-eveche.fr
L’adresse à ne pas manquer :
Comptoir des vignobles, 1 rue des girondins à Saint Emilion, une très belle cave…
1 juin, 2011 | Zoom | caractère et authenticité |
Synonyme de sports d’hiver et d’évasions vers les cimes, la Savoie porte également sur ses pentes un vignoble d’une surprenante diversité et original sur bien des aspects. Revendiquant 3 appellations et pas moins de 20 Crus, son organisation n’en facilite pas l’approche et fait que la région est trop souvent résumée à son vin le plus populaire, le blanc d’Apremont. Hormis le petit secteur de Seyssel (80 ha), classé depuis 1942, les appellations de Savoie ont été décrétées en 1973. Les aires délimitées distinguent trois AOC principales et leurs dépendances, appelés crus, aux spécificités bien déterminées. Ainsi, de par son importance, l’AOC régionale Vin de Savoie (ou AOC Savoie) coiffe la plupart des crus, soit 16 dénominations, dont toutes celles citées ici. Plus restreinte (210ha), l’AOC Roussette de Savoie englobe 4 crus, tandis que celle de Seyssel se démarque par son unité administrative.
Les vignes occupent 2.200 hectares dans quatre départements, avec cependant une moindre présence dans la Haute-Savoie, l’Ain et l’Isère. Elles sont en fait concentrées à l’est de Chambéry, inscrites dans un relief appelé la Combe de Savoie, où dominent largement les crus Abymes et Apremont, exclusifs aux blancs. Avec un peu plus de 70% des volumes, les vins blancs sont donc la vocation d’une région où le niveau moyen des précipitations (1000 ml/an) et la dominante calcaire favorisent leur épanouissement. Ils sont en outre personnalisés par des cépages autochtones, comme le prépondérant jacquère (55% des surfaces totales), l’altesse, le gringet, la molette et la mondeuse blanche. Ces variétés peuvent être assemblées avec des plants exogènes, tel l’aligoté, le chasselas ou le chardonnay, y compris dans les crus où toutefois la désignation d’un cépage principal est la règle. Ce composant de tête est d’ailleurs unique à Chignin-Bergeron (roussanne, appelée localement bergeron) et en Roussette de Savoie (altesse.).
En rouge, la région fait valoir d’autres variétés indigènes : le rarissime persan et la mondeuse noire qui façonne tout le caractère des crus Arbin et Saint-Jean-de-la-Porte. Dans cette couleur, ainsi qu’en rosé, le gamay reste globalement prédominant, notamment dans son secteur le plus fécond, celui de Chautagne. La région produit également des vins pétillants, ceux d’Ayze et de Seyssel bénéficiant de leur propre indication d’origine.
24 mai, 2011 | Zoom | terroir d'exception |
Ancienne et belle propriété viticole de Saint Emilion, le château Soutard a été acheté à la famille des Ligneris par le groupe d’assurances AG2R La Mondiale. C’était en septembre 2006. Ce groupe était alors déjà propriétaire d’un cru classé voisin, le Château Larmande, qui avait été acheté à une autre vieille famille de Saint Emilion, les Menneret ; et depuis, La Mondiale a également acquis le château Cadet Piola, un autre vignoble voisin, qui appartenait à la famille Jabiol.
Le groupe La Mondiale est aujourd’hui propriétaire de quatre crus, dont trois crus classés à Saint Emilion, totalisant près de 80 hectares de vignes, ce qui en fait un des plus importants viticulteurs de la cité historique. Sa présence passe d’autant moins inaperçue qu’un chantier considérable a transformé Soutard, devenu après deux ans de travaux spectaculaires, un haut lieu du tourisme viticole, ouvert au public sept jours sur sept.
La belle silhouette du Château Soutard campe depuis le 18°siècle (1762), sur son coteau d’argile et de calcaire, entouré de ses vignes. Elles sont principalement plantées de merlot (70%) avec du cabernet franc. Tout est fait désormais pour attirer l’amateur sur place, à commencer par un circuit de visite qui inclut le magnifique ensemble chai-cuvier, entièrement neuf, où le béton ciré, l’inox brossé, les treillis métalliques et le bois, marient la technologie et l’œnologie avec l’esthétisme et la décoration. Il est clair que tout cela mérite un détour. Une boutique de vente de vins, avec possibilité de restauration rapide sur place, dans un cadre raffiné, ajoute le plaisir de la dégustation à celui de la connaissance vinicole.
On imagine sans peine les millions qui ont été dépensés pour mener à bien des travaux aussi importants, avec un souci de finition qui concerne aussi bien la nature du vin que l’accueil du visiteur. Mais cette rénovation illustre une nouvelle politique menée dans des grands vignobles comme Bordeaux, et déjà en vigueur, avec succès d’ailleurs, en Californie ou en Rioja.
Soutard a ainsi changé de siècle, en passant du stade de propriété familiale traditionnelle, à celui de site touristique et viticole. En investissant aussi fortement dans le vignoble, le groupe des mutuelles de La Mondiale confirme l’attrait des « zinzins », les investisseurs institutionnels, pour la filière vins. On en trouvera d’autres exemples avec la création d’un nouveau chai par l’architecte Jean Nouvel, au Château La Dominique, cru classé de Saint Emilion, propriété du groupe de BTP Fayat. Et avec l’inauguration le mois prochain du nouveau chai du château Cheval Blanc, premier cru de Saint Emilion, réalisé par l’architecte de Porzamparc, pour Albert Frère et Bernard Arnault.
18 mai, 2011 | Zoom | flacons biologiques |
Bien avant la « mode » des vins naturels, je me suis toujours orienté vers des flacons biologiques.
J’explique à mes clients que c’est comprendre l’équilibre entre vigne et une terre. Plus encore avec la biodynamie, sage méthode de culture qui proscrit l’emploi de tous traitements chimiques et réintroduit la connaissance des rythmes cosmiques essentiels pour la régénération du sol, c’est travailler en harmonie avec la nature pour mieux la comprendre, l’écouter et la sublimer.
Sur ma carte des vins je mets en avant tous les vins certifiés A.B. ou biodynamiques.
Mention spéciale pour le Domaine de la Vougeraie en Bourgogne qui applique ces deux philosophies.
La famille Boisset suit autant que possible le calendrier lunaire pour toutes les opérations viti-vinicoles. Ce calendrier évolue chaque année avec changement de la position des astres.
C’est plus qu’un livre de cave sur le bureau, c’est une bible !

Bel exemple pour tester si la lune influence ces nectars Bourguignons. Aujourd’hui, jour de ma dégustation, les vins seront-ils épanouis en ce jour fruit ?
On m’avait conseiller de carafer le Clos de Vougeot blanc ‘monopole ‘ 2007. Vin emblématique pour cette exploitation il se compose de 95% de chardonnay, 4% de pinot gris et 1% de pinot blanc pour qu’il libère tous ses parfums, l’air devant le révéler et poursuivre son œuvre…
Il affiche une robe jaune intense digne des plus grands vins blancs de cette région ; son nez est subtil, les belles flaveurs sont fruitées et florales, son corps est ample et bien expressif. Sa tension sur la finale apporte une fraicheur minérale.
Je prévois un vin de longue et superbe garde à ce Vougeot blanc. Il sublimera une poêlée de Saint Jacques émulsion agrumée à la fleur de sel.
Le domaine propose également un Gevrey-Chambertin 2007 très rayonnant. Coloré et odorant à souhait. C’est un pinot noir sur le fruit. Sa texture est dotée d’une belle allonge. En plein accord avec une côte de bœuf, grillée aux sarments.
Autre A.O.C. prestigieuse de la Vougeraie, Le Nuit Saint-Georges 1er Cru « Les Damodes » 2007.
Sa robe est pourpre soutenu. Son nez déploie une gamme de fruits des bois et de pruneaux macérés.
Dans le verre, à l’aération il donne le meilleur de lui-même. C’est un vin profond, structuré et flatteur qui pourrait très bien accompagné une cuisine de pigeonneau rôti.
Entre Côtes de Nuits et Côtes de Beaune, ce domaine à l’esprit familial et artisanal propose un bel éventail d’appellations pour découvrir et déguster la belle Bourgogne.
Prix des vins :
• Vougeot 1er Cru « Le Clos blanc de Vougeot » 2007 : 59€ ttc
• Gevrey Chambertin 2007 : 27€ ttc
• Nuits Saint-Georges 1er Cru « Les Damodes » 2007 : 49€ ttc
Domaine de la Vougeraie
Premeaux
21700 Nuits-Saint-Georges
T : 03.80.62.48.25
www.domainedelavougeraie.com
11 mai, 2011 | Zoom | petite perle |
Les vignobles de côtes, dans le Bordelais, recèlent de petits trésors, et constituent pour l’amateur un réservoir très attractif de bonnes adresses. Parmi celles-ci, le Château Moulin Eyquem, à Bourg sur Gironde.
D’abord le site. C’est une grande maison de pierre, avec une large terrasse qui offre une vue imprenable sur le Bec d’Ambès, et la Dordogne qui coule au pied des vignes. Ces vignes entourent la maison, sur 19 hectares d’un seul tenant. Dans ce paysage vallonné et éclairé par le fleuve, les cèdres centenaires ombragent un parc très fleuri, auquel une multitude de rosiers de toutes les couleurs ajoutent une gaité de bon aloi. Un vieux moulin à vent monte la garde à l’entrée depuis le 16ème siècle.
Ensuite le vignoble. Les vignes se répartissent en 48% de merlot, 25% de carnet sauvignon, 2% de malbec et 25% de cabernet franc. Autant dire que la moitié du vin provient de cabernets, ce qui n’est pas banal en Côtes de Bourg. Les vignes sont plantées à 5.000 pieds par hectare, sur un terroir composite, globalement constitué de côte argilo-calcaire, mais avec plus ou moins de graves, d’argiles ou de calcaire selon les parcelles. Le domaine viticole a été acheté par Herman et Théodore Mostermans, négociants bordelais, associés à leur ami Jean Merchez, en 1998.
Enfin le vin. Il est vinifié dans des cuves en béton, et élevé pendant six mois dans des barriques de chêne, qui viennent des châteaux Giscours et de Figeac ! Depuis l’An 2000, Moulin Eyquem donne des vins pleins de charme, de très bonne consistance, et qui tiennent quinze ans de cave sans problème. Les arômes épicés des cabernets s’allient avec bonheur au charme du merlot, et ses parfums de cerise et de pruneau, qui donnent un cocktail très aromatique au palais. Les millésimes 2002 et 2003 sont aujourd’hui parfaitement prêts à boire, les 2005 et 2006, plus puissants, peuvent attendre, mais le passage en carafe leur permettra d’exprimer tout leur potentiel aromatique. Et le 2010, encore en cours d’élevage, est promis à une magnifique destinée, avec des arômes de fraise et de groseille, et une longue persistance en bouche qu’il doit à de grands cabernets.
4 mai, 2011 | Zoom | notoriété grandissante |
Lorsque Sylviane et Gaston Garcin ont acheté Barde Haut, aux vendanges 2000, ce château de Saint Christophe des Bardes, dans l’appellation Saint Emilion Grand Cru, était fort peu connu. Mais les Garcin se sont aussitôt attachés à ce vignoble de côte calcaire de 17 hectares, plantés de vieux merlots, et ont investi ce qu’il fallait pour redonner tout son prestige à cette marque.
Ce sont aujourd’hui leurs enfants, Hélène et Patrice Lévêque, qui habitent Barde Haut et gèrent avec talent cette propriété qui ne cesse de progresser dans la voie dans la qualité. En outre, ils ont conduit avec l’architecte bordelais Jean-Bernard Nadau un chantier de construction et de rénovation absolument spectaculaire. Plusieurs bâtiments ont vu le jour, chais et cuvier notamment, avec panneaux photovoltaïques, récupération des eaux de pluies, traitement des effluents, et isolations partout. Autant dire que la propriété est à peu près méconnaissable après quatre ans de travaux. Beaucoup de bois (chêne, pin, hêtre) ont été utilisés comme matériaux naturels et écologiques, ainsi que l’acier, et le métal rouillé en couverture, qui donnent une allure résolument moderniste à cet ensemble.
Sur place, le magasin qui accueille le visiteur permet de déguster, et d’acheter, non seulement l’excellent vin du cru, mais aussi les autres productions de la famille, et notamment celles de Pomerol (Clos l’Eglise), de Léognan (Haut Bergey, Branon) et d’Argentine. Sylviane Garcin, née Cathiard, a ainsi construit en peu de temps un petit empire viticole qui repose sur une dizaine d’étiquettes, dont la notoriété s’affirme un peu plus chaque année.
18 avril, 2011 | Zoom | découverte |
Le village de Lalande de Pomerol est situé au nord de Libourne, tout près de Pomerol, son célèbre homonyme auquel il doit son nom. Il a donné ce même nom à une petite appellation, moins connue mais qualitative, dont la réputation grandit au fil des années. Parmi les crus qui contribuent à cette progression, l’amateur découvrira avec intérêt de Château des Annereaux, dont Dominique Hessel a repris la gestion avec succès.
Le vignoble des Annereaux s’étend sur 25 hectares d’un seul tenant, sur un terroir de sables et de graviers, qui constitue la « moyenne terrasse » de l’Isle, rivière qui se jette à Libourne dans la Dordogne. Une parcelle de 2,5 hectares ressortit à l’appellation bordeaux supérieur ; elle a la particularité d’être plantée de merlot et de petit verdot. Le reste du vignoble, c’est-à-dire 22,5 hectares en AOC Lalande de Pomerol, est planté en majorité de merlot, avec 20% de cabernets.
Le domaine est dans la même famille depuis six siècles, ce qui n’est pas commun, et porte le nom de son fondateur en 1450, aïeul direct de Dominique Hessel. La maison est une élégante bâtisse dont la façade rose rappelle l’architecture d’une villa italienne. Dans cet esprit, on ne s’étonnera pas que le chai respecte aussi la tradition, avec la permanence d’un cuvier en béton datant de 1911 ; il fête cette année, et sans une ride, un vaillant centenaire. La culture de la vigne respecte elle aussi les méthodes traditionnelles, avec travail du sol, et lutte raisonnée contre les parasites, ici baptisée du joli nom de « lutte réfléchie », qui suppose une attention de tous les instants pour la plante.
Le vin des Annereaux se situe à mille lieues des fards de la modernité : ni extraction excessive, ni surmaturité, ni bois neuf envahissant, ni surcharge d’alcool et de tanins. Tout au contraire trouve-t-on un vrai vin de terroir, sincère et authentique, qui exprime la finesse d’un grand cru, le charme du merlot, et une réelle élégance. Les derniers millésimes, depuis le magnifique 2008, montrent un saut qualitatif exemplaire. Ce sont des vins à attendre encore, comme ceux des années 2005 et 2006, longs en bouche, racés, droits et purs, que l’on peut commencer à apprécier en ayant soin de les décanter une heure à l’avance. En revanche, les millésimes 2004 et 2007 paraissent prêts à boire, avec un petit côté vif et fruité fort avenant.
Dominique Hessel vend ses vins au négoce bordelais, mais aussi en direct à une clientèle de particuliers. On visite sur rendez-vou. Toutes les informations sur le site internet du Château des Annereaux.
13 avril, 2011 | Zoom | découverte |
Si je vous dis que « je passais par hasard » à Villes sur Auzon chez Olivier B, ce n’est pas tout à fait vrai puisque cette précieuse adresse viticole m’a été suggérée au bistrot à vins Chez Serge à Carpentras.
Rendez-vous fût pris, quelques kilomètres à parcourir pour rejoindre ce petit village au pied du Ventoux où m’attendait Olivier B dans cette ancienne épicerie aménagée en caveau de dégustation.
Le cadre est insolite, l’ambiance y est un peu décalée, un brin bohème.
Le vigneron artiste a un look et une philosophie bien a lui. Comment le décrire ?
Tout d’abord un accent peu chantant pour la région, normal, il nous vient de Troyes !
Voyageur ou aventurier du vin ? Peut-être paysan-vigneron aux idées politiques bien arrêtées, surement. Une sorte de babacool-écolo, un mariage des genres en quelque sorte. Coiffé d’un chapeau de paille provenant de la frontière du Bénin et du Burkina, derrière ses lunettes il a un œil critique envers les bourgeois du vin et de ceux qui les font.
Lui, il exploite 6 ha travaillé exclusivement selon des principes naturels. Pour l’ensemble des raisins pas de correction en cave (pas de levurage, pas d’acidification, pas d’enzymage…). Bref pas de « gros mots » aime-t-il à souligner, ni de maquillage dans ses vins.
 Olivier B. photo ©AFP
Avant de me faire découvrir ses jus, une mise au point s’impose. Les anecdotes sur la création de son domaine nous ramène toujours au prénom d’Yves, son fil conducteur ; celui d’Yves Jamait, le chanteur dont le poster habille un des murs, l’auteur de la chanson « Je passais par hasard » mais aussi celui d’un ami très cher, maintenant disparu, prénommé Yves également.
C’est ainsi que la cuvée Amidyves a trouvé sa raison d’être.
Le Côtes du Ventoux rouge 2007 issu de 60% de grenache et de 40% de syrah ; cuvaison d’un mois, élevage des syrahs en fût pendant dix mois.
C’est un vin qui colore et l’esprit fruité se fait sentir dans le verre. La bouche est délicieuse, tendance panier de fruits rouges, équilibrée entre matière et tanins fondus. Du jus de raisin en bouteille comme l’aime l’entendre dire le vigneron. Un régal sur un magret de canard aux cerises. Prix de la bouteille, 12€ ttc.
S’il en reste…, ne vous privez pas d’une bouteille inédite issue d’une parcelle de syrah, Cuvée La Première 2007, en Côtes du Ventoux rouge. Elevage de 18 mois en fûts, à la production limitée à mille bouteilles.
Ce qui se traduit dans le verre par une belle robe sombre. Au nez, je ressens un fruit énorme (cassis, fraise des bois, mûres) enrobés de soleil.
Long et imprégnant en bouche, avec des notes de camphre, de chocolat et de menthe. La profondeur m’a surpris. C’est le genre de vin à déguster entre connaisseurs. 30€ ttc la bouteille. En parfait accord sur une poitrine de rôtie à la sarriette et gnocchi de pomme de terre aux tomates séchées.
Si vous avez comme moi envie de connaître ce personnage, tentez votre chance en laissant vos coordonnées sur sa messagerie, qui vous informe que le vigneron est soit en train de pendre l’apéritif… ou de s’occuper de ses vignes. Dans les deux cas, il tâchera de vous rappeler dans les plus brefs délais pour vous faire découvrir son univers.
En attendant, vous pouvez aller visiter son blog…
Les Vins d’Olivier B
Quartier Bel Air
84570 Méthamis
Tél : 06.25.39.08.60 ou 04.90.61.72.07
Caveau de vente à Villes sur Auzon, sur rendez-vous.
L’adresse à ne pas manquer : Restaurant –Bistrot à vins, Chez Serge à Carpentras
13 avril, 2011 | Zoom | vins en haute définition |
Françoise Soizeau a hérité de ce petit vignoble du Sauternais, qu’occupaient déjà ses grands-parents, et maintient la tradition viticole familiale, avec l’aide précieuse de son mari, le journaliste belge bien connu Bernard Sirot, spécialisé dans les vins. Grâce à eux, Closiot ne ferait pas mauvaise figure dans une dégustation de crus classés, tant leurs soins sont constants, et leur terroir, entouré de crus prestigieux, apporte finesse et complexité aux vins.
Closiot était au 19ème siècle une métairie du Château Coutet, son voisin, premier cru de l’appellation. Nous sommes là sur un registre de grands blancs liquoreux, au coeur de Barsac, avec 4,5 hectares d’un seul tenant, plantés de sémillon, avec quelques rangs de muscadelle et sauvignon gris. Le terroir est un curieux assemblage de sables fauves et d’argiles rouges, sur socle calcaire. On trouve çà et là quelques graviers roulés jadis par le Ciron qui coule en silence, tout près de là.
En culture raisonnée depuis quinze ans, le vignoble est enherbé et labouré, et des vieux pieds âgés de 50 ans, constituent une incontestable plus-value pour la qualité des raisins. Depuis une dizaine de millésime, Closiot offre à l’amateur des vins de haute définition, aux arômes bien marqués de pâte de coing, fruits confits, miel, fleurs blanches, qui tapissent entièrement le palais. Les millésimes 2003, 2005 et 2007 paraissent aujourd’hui les plus séduisants.
Les vins de Closiot sont élevés trois ans en barriques, sans bois neuf banni de la propriété. Une attention toute particulière est attachée aux vendanges et à la qualité du travail des vendangeurs. Cette précision se retrouve dans la pureté du vin, qui affiche toujours une étonnante netteté d’un millésime à l’autre, ainsi que de la fraicheur et de la vivacité, bien propres aux grands vins de Barsac.
François et Bernard Sirot reçoivent tous les jours sur rendez-vous et vendent leurs vins à la propriété. Ils possèdent un autre cru à Barsac, le Château de Camperos, qui propose des chambres d’hôtes au milieu des vignes. Tous renseignements sur le site internet du Château Closiot.
8 avril, 2011 | Zoom | savoir-faire ancestral |
Le Domaine du Chapitre est situé à Saint Romain, près de Montrichard, dans le département du Loir et Cher. Sur les coteaux de la vallée du Cher, François Desloges et sa sœur Maryline cultivent 25 hectares, et six cépages différents, pour produire une large gamme de vins de Touraine : blancs, rouges, rosés, effervescents. Mais là n’est pas leur plus grande originalité.
Leur première spécificité est d’être ouverts au visiteur 360 jours par an, autant dire toute l’année, et de vendre en direct, à une clientèle d’amateurs qui visitent les vignobles et les châteaux de la Loire, l’ensemble de leurs vins.
La deuxième originalité réside dans les noms qu’ils ont donnés à chacune de leurs cuvées. On trouvera ainsi la délicate Confidence, rouge élégant et subtil qui vieillit douze mois en barrique, le brin d’Epice, rouge issu du cépage malbec, qui est une vraie trouvaille à cinq euros la bouteille, le Coin Fleuri pour un rosé de cabernet, et puis le P’tit Chesniot, vin léger de gamay, Fine Améthyste et Perle Chapitre, pour conclure avec les bulles maison. Autant de jolies noms, autant de bons vins.
Bref ce Chapitre-là est une adresse vinicole parfaitement recommandable, à quelques rangs de vignes de Cheverny et Chenonceaux.
7 avril, 2011 | Zoom | la Perle du Layon |
Frédéric Julia est de ces hommes qui ont consacré leur vie aux vins. Il fonda sa société d’études et de conseils, Vertumne, à Bordeaux, où il se spécialisa très vite dans les marchés du vin et collabora avec des grands organismes comme Vinexpo. Puis il s’installa dans le Val de Loire, et acheta une belle propriété en Anjou, le château de La Genaiserie, siège de Vertumne, bien sûr, mais aussi d’un vignoble de 27 hectares.
A Saint Aubin de Luigné (49), au sud d’Angers, dans la vallée du Layon, La Genaiserie a été entièrement restaurée, et outre ses vins, propose une table de bon aloi pour repas d’affaires ou de groupes, voire un dîner d’amoureux devant la grande cheminée. Dans le même temps, Frédéric Julia poursuit son travail de consultant avec un bureau à Shanghaï, et une expertise sur les marchés de l’export qu’il applique à des vins de toute la France.
Naguère propriété d’un grand antiquaire parisien, La Genaiserie produit des vins rouges, rosés, blancs secs et moelleux, où l’on retrouve les cépages locaux : chenin, grolleau, cabernet, gamay. Ils se déclinent dans une gamme large et diverse, depuis des vins souples et faciles à boire, jusqu’à des cuvées plus riches et complexes. L’amateur de blanc très sec trouvera notamment un de ces vins de chenin à la vivacité légendaire, qui remettait, dit-on, jadis, le facteur sur son cheval…. Et le délicieux vin moelleux du Layon, fidèle illustration de la non moins légendaire douceur angevine.
31 mars, 2011 | Zoom | agriculture raisonnée |
Dans chaque vignoble il existe une coopérative qui est précurseur. De Riquewihr à La Chablisienne, de Tain l’Hermitage aux Producteurs de Plaimont. Dans les Côtes du Rhône méridionales ce rôle est, sans conteste possible, tenu par la cave Balma Vénitia de Beaumes de Venise. Après avoir été les premiers à commercialiser toute leur production en bouteilles, puis les premiers à obtenir les normes Iso 9001 ( en 1996) puis Iso 14001 (cave et vignoble en 2001), puis avoir ouvert le premier restaurant dans une cave , les 180 vignerons adhérents à la coopérative mettent tout en œuvre pour garder leur spécificité. S’il est un domaine où ils sont en pointe, c’est sur le développement durable et ils le prouvent encore, en ce moment, en continuant d’aller toujours de l’avant.
Ils ont toujours été des pionniers dans la protection de l’environnement et de leur terroir avec un engagement volontaire au travers de la signature de la charte VIVRE (Vignerons Investis en Viticulture Respectueuse de l’Environnement) dès 1995. Avec cette charte, ils s‘engageaient à respecter la réglementation et le consommateur, en lui garantissant un produit sain et de qualité supérieure, à réduire les risques de pollution des eaux, de l’air et des sols et à protéger l’équilibre naturel de l’environnement et la beauté des paysages.
Dans la droite ligne de cette politique forte et soutenue, l’ensemble des Vignerons de Balma Venitia vient d’obtenir en 2010 la qualification « Agriculture Raisonnée » – norme AFNOR- et c’est le directeur-adjoint national qui viendra leur remettre en juin. Dès 2008, un certain nombre de vignerons se sont également engagés dans la conversion de leur vignoble en agriculture biologique. Le premier Muscat de Beaumes de Venise bio sera disponible dès la récolte 2011.
25 mars, 2011 | Zoom | tradition et qualité |
La coopérative vinicole de Ribeauvillé a été fondée en 1895 par les vignerons de la commune, et constitue à ce titre l’une des plus anciennes de France. Elle est située au cœur des grands crus d’Alsace, tout près de Colmar, et fédère 40 producteurs, qui cultivent au total 260 hectares.
Le village de Ribeauvillé est aussi connu pour sa beauté que pour sa foire, ses vins ou sa fête médiévale. La coopérative dispose d’un portefeuille exceptionnel de dix grands crus, dont l’un des plus connus est celui d’Osterberg, où l’on trouve le petit Clos du Zahnacker. Ce cru de légende appartient à la coopérative depuis 1935, et ce sont trois vignerons adhérents de la cave qui cultivent aujourd’hui, avec un soin jaloux, les trois cépages de ce Clos : riesling, pinot gris et gewurztraminer.
En 2007, la cave de Ribeauvillé a eu la bonne idée de faire venir comme consultants l’œnologue bordelais Denis Dubourdieu, et son adjointe, Valérie Lavigne, qui suivent de près, désormais, la production et la vinification des différents vins. Leur premier soin fut de débarrasser les blancs des sucres résiduels, qui les rendaient mous et grossiers, et de tendre vers des vins purs, élégants, plus nets et reflétant mieux leur terroir.
En outre, la cave s’est dotée d’une charte de qualité, tendant vers une amélioration permanente de la qualité des vins, la traçabilité, la limitation des rendements, la complexité des cépages, l’expression des terroirs. En ce qui concerne le Clos du Zahnacker, emblème de l’entreprise, il n’excède pas 1,25 hectare, au pied des Vosges, sur un terroir de marnes et de calcaire très ensoleillé. Il existerait depuis le Moyen Age, selon des documents sérieux, et produit un de ces grands vins blancs secs d’Alsace, qui ont la particularité d’assembler trois cépages différents, mais vinifiés séparément. On trouvera le Clos du Zahnacker 2007 en vente actuellement autour de 30 euros la bouteille chez les cavistes. Et sur place, toute la gamme des vins de la coopérative, à des prix le plus souvent inférieurs à 10 euros la bouteille.
15 mars, 2011 | Zoom | terroir d'exception |
Laurent Lebrun, ingénieur et oenologue bardé de diplômes, réussit à gérer deux domaines à la fois, mais fort éloignés l’un de l’autre. Le premier est la propriété familiale de Saint Andelain dans la Nièvre, le second est le château Olivier, cru classé de Graves, situé à Léognan près de Bordeaux.
Les Lebrun sont propriétaires à Saint Andelain depuis le 19ème siècle, et possèdent aujourd’hui 9 hectares de vignobles, dans la grande appellation de vins blancs secs de Pouilly Fumé. Proche de Sancerre, mais sur la rive droite de la Loire, cette appellation est connue pour ses terroirs d’argiles à silex, mais aussi argilo-calcaire et argilo-sableux, où s’épanouit le cépage sauvignon. Il y donne des vins aux arômes prononcés de fruits et d’agrumes, mais aussi aux goûts affirmés de pierre à fusil et de fumée.
On retrouve évidemment cette typicité dans les blancs purs et minéraux du Domaine Lebrun. Les vendanges se font en deux jours à maturité optimum du raisin ; le pressurage est lent et après un débourbage de 24 heures, la fermentation a lieu en cuves inox, maintenues à 18 degrés de température. Suit un élevage sur lies pendant cinq mois, sans vieillissement dans le bois. Fraicheur, longueur et opulence aromatique caractérisent ces blancs très secs, dont la qualité a vite emprunté le chemin du marché britannique et de la grande restauration française.
C’est au Salon des Vins de Loire d’Angers que Laurent Lebrun a trouvé ses premiers clients, en reprenant la propriété après une période de fermage. Aujourd’hui, il suffit à peine à la demande. Il faut dire que cet homme de terroir, perfectionniste en tous points, est devenu à Bordeaux et à Pouilly, un véritable expert du sauvignon.
14 mars, 2011 | Zoom | découverte |
A quelques rangs de vigne du célèbre Château de Chenonceau, dans le Val de Loire, Isabelle et Aynard de Clermont Tonnerre possèdent le domaine viticole du Clos du Porteau, situé à Saint Georges sur Cher. Jusque là, rien de bien étonnant. Pour donner un peu de pétillant à leur exploitation, ils ont décidé d’élaborer un vin mousseux naturel, à petit degré, pour une clientèle jeune qui ne veut pas boire que de la bière ou des sodas industriels. Ainsi est né le Pet’ Nat’, annoncé comme un « rosé light pétillant », qui constitue une amusante trouvaille.
Le vin est élaboré à partir du cépage gamay. Après pressurage, la vendange fermente pendant un mois en cuve, maintenue à 12 degrés de température. Le vin qui ne titre alors que 6,5 degrés d’alcool est mis en bouteille après débourbage, et la seconde fermentation commence. Deux mois après, le vin est à 8,5 degrés d’alcool, on dégorge, on filtre et on rembouteille sous pression. C’est technique mais très au point. Et cela s’appelle un Vin Mousseux de Qualité de Type Aromatique, appellation dûment contrôlée.
L’originalité, c’est évidemment le faible degré d’alcool, et le côté rosé champagnisant qui est très tendance. Quinze mille bouteilles sont quasiment pré-vendues, mais l’espoir d’arriver à en commercialiser trente mille n’est pas injustifié. Ce sont les iles britanniques et la Scandinavie qui sont à ce jour les meilleurs clients du Pet’ Nat’ des Clermont Tonnerre. Avec un nom pareil, il eut été plaisant que vin vieillisse en foudre, mais ce qui compte ici, c’est la fraîcheur et la netteté de ce produit pas comme les autres. D’ici qu’on le retrouve bientôt dans certains bars branchés de Paris ou New York, il n’y a peut-être pas loin à attendre….
9 mars, 2011 | Zoom | bio-attitude |
Entre Bordeaux et Libourne, sur les beaux terroirs viticoles de l’Entre deux Mers, Jean-Marc Maugey cultive vingt hectares de vignes, comme avant lui son père. L’homme affiche un physique de rugbyman, un franc parler sans complexe, et une foi ardente dans son métier de vigneron.
Le siège de son exploitation est le château Maugey, à Arveyres, où selon la nature des terroirs et leur localisation, il produit deux rouges bien différent, et un deux blancs remarquables, l’un sec, l’autre moelleux, avec trois cépages différents, mais une forte dominante de l’aromatique sémillon.
Pour les rouges, ce sont quatre cépages qui composent l’assemblage : les deux cabernets, le merlot et des vieux pieds de malbec, qui donnent un vin charnu aux goûts épicés. Son originalité ne tient pas qu’à cela. Jean Marc Maugey vinifie ses vins sans éraflage ni collage, à l’ancienne donc, et avec un vieillissement de trois ans dans le bois ! A l’arrivée, son château Maugey est à la fois tendre et puissant, charmeur et concentré, apte à de longues années de garde, et vendu 30 euros la bouteille, quand même. Un autre rouge, baptisé château Busqueyron, vendu autour de cinq euros, constitue le « grand ordinaire » de la propriété, au niveau d’un bordeaux vraiment supérieur.
Tant à la vigne qu’au chai, Jean-Marc Maugey privilégie des conduites naturelles, celles de la bio-attitude, avec refus d’engrais chimiques, désherbants et autres insecticides. Il se réjouit au contraire à voir fleurir les pissenlits et voler les papillons dans ses vignes. Le label Ecocert confirme cet engagement depuis de nombreuses années.
Au total, Château Maugey produit près de cent mille bouteilles par an, dont les vins varient en prix, en styles et en nature. Jean-Marc Maugey sort des sentiers battus et son discours abrupt peut surprendre ; ses vins aussi, mais dans le meilleur sens ; c’est pourquoi ils ont obtenus tant de récompenses depuis dix ans. Le mieux est d’aller s’en convaincre sur place.
2 mars, 2011 | Zoom | découverte |
A deux cents kilomètres de Paris, et à trois quarts d’heure de TGV de Montparnasse, Vendôme est entré dans l’histoire grâce à son patrimoine architectural, et aux deux grands écrivains qui habitèrent dans sa campagne, Ronsard et Balzac.
Depuis dix ans, le Vendômois a ajouté une perle à sa couronne avec la création d’une appellation viticole, les Coteaux du Vendômois. C’est un petit vignoble d’à peine 150 hectares, qui produit des vins rouges et gris, ainsi qu’un peu de blanc. Son originalité repose sur le cépage noir pineau d’Aunis, issu de Dampierre, près de Saumur, que les moines du Moyen Age connaissaient bien. Il fut longtemps l’un des cépages majeurs du Val de Loire, où il a beaucoup régressé, sauf en Vendômois, qui constitue aujourd’hui une sorte de conservatoire de ce vieux cépage.
On compte une douzaine de vignerons indépendants, et une trentaine d’adhérents à la coopérative, qui cultivent leurs vignes dans la vallée du Loir, sur des terroirs d’argiles et de silex, tous inclus dans le département du Loir et Cher. Les vins gris sont très demandés, comme tous les rosés ; ils sont élaborés à partir du pressurage direct du seul pineau d’Aunis, et constituent un vin aromatique plein de charme. Pour les rouges, le pineau d’Aunis peut être associé au cabernet franc, au gamay ou au pinot noir, pour donner des vins épicés et charnus ; ils représentent une agréable découverte pour l’amateur. Et une intéressante escapade dans les grands vignobles du Val de Loire, dont il fait désormais partie.
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