28 octobre, 2010 | Le Monde des Cépages | authentique |
La réputation mondiale des vins blancs du Jura n’est plus à faire.Â
Qu’ils soient issus du traditionnel chardonnay ou du plus particulier savagnin, (avec lequel l’addiction olfactive et gustative peut être irréversible ), ces vins font partie avec noblesse de notre patrimoine viticole national.
Mais le Jura c’est aussi des vins rouges atypiques basés sur des cépages ancestraux exclusivement Jurassien. Le Poulsard et le Trousseau, complétés par l’international et, presque incontournable, Pinot Noir pour ce type de climat.
Cultivés du Nord au Sud en AOC Arbois ou Côtes du Jura, ils représentent environ 35% de l’encépagement du Jura, en orientation sud, sud-ouest. Leur palette de couleurs s’étend du rose pastel au rubis orangé selon le cépage, l’assemblage et la maturation.
Pour le Poulsard (« ploussard » comme on dit dans le Jura), c’est un peu l’enfant du pays. Il occupe quasiment 14% de l’encépagement, représentant près de 290 ha, plantés essentiellement en Arbois. C’est le plus répandu et reste exclusivement jurassien depuis le 14è siècle. Il aime ce sol gras et argileux de la marne jurassique peu propice à d’autres cépages.Â
Ces vins arrivent vite à maturité et aiment se consommer jeunes même si une garde de 4 à 8 ans va permettre de développer des arômes plus subtils de fruits murs. Au regard, ils sont rouges pastels, roses corails avec des nuances de jaune et d’orange. Au nez et au palais, on reste sur les fruits rouges et noirs, de la groseille à la fraise des bois, en passant par la griotte et la prunelle (« la ploume » sauvage du Jura), avec des notes de sous-bois et d’écorce épicée.
L’autre cépage est le Trousseau. Encore plus rare et méconnu que le Poulsard.Â
Selon la légende, le nom proviendrait pour certains du « vin de garde que l’on mettait dans le trousseau de la mariée » et pour d’autres, des grappes cylindriques et compactes bien « troussées » que produit la vigne.
Quoiqu’il en soit il est bien exclusif au Jura (quoique son frère jumeau, le Bastardo, rentre dans la composition de certains Portos) et plus particulièrement au terroir de l’Arbois, dans lequel il pourra s’épanouir en raison de sa plus grande résistance aux climats difficiles, et aimera se faire réchauffer par les sols pierreux du Revermont.
Ce qui frappe le regard en premier lieu lorsque l’on croise un verre de Trousseau, c’est sa clarté cristalline. La robe est rouge rubis avec des reflets pourpre d’une grande netteté. Il aura tendance à se tuiler avec l’âge. Un nez de fruits sauvages et de prune, ça sent bon le clou de girofle et le sous-bois, en bouche la mûre est prédominante avec des tanins ronds et persistants.Â
Poulsard et Trousseau, ne sont pas uniquement les seuls cépages rouges travaillés dans le Jura. Introduit dans le Jura au 15ème siècle par les voisins Bourguignons, le Pinot Noir assure depuis longtemps un parfait assemblage avec ces deux autres compères. Plus docile et plus robuste, il va fortifier la couleur et la structure de l’ensemble, en assouplir les tannins et en équilibrer la puissance.
Ces vins rouges du Jura, légers et fruités, vont trouver une juste place dans nos caves, entre rosés légers et rouges sombres et généreux, en apportant la véritable authenticité de leurs terroirs.
Ils se dégustent à tout moment, simplement et surtout sans complexe.
C’est peut être encore une belle expression des vins d’autrefois… alors profitons-en !
Plus d’informations sur les vignobles jurassiens
8 juin, 2009 | Le Monde des Cépages | Réservé aux plus expérimentés |

Il a longtemps souffert d’une réputation médiocre, pour plusieurs raisons: manque de maitrise de rendements et de la qualité, mauvais porte-greffe, taux d’alcool important, manque d’acidité, notamment. Mais le grenache apporte une véritable réussite sur sols schisteux, dont le soleil accentue les vertus.
Le grenache s’avère aussi bien exigeant sur ses conditions préalables de culture et de terroirs, que sur le talent requis chez les hommes. Seul celui-ci, conjugué à une réflexion sur ses conditions idéales d’épanouissement, permet d’en tirer la quintessence.
Le grenache fournit la base de nombreux vins rouges méridionaux, de Chateauneuf du Pape au Roussillon, et en Provence, et de certains rosés fruités.
Muté, le grenache noir est un superbe cépage pour l’élaboration des vins doux naturels, car le vin s’affine en milieu oxydatif. On le retrouve dans les grands Maury, Banyuls et Rivesaltes des Pyrénées Orientales, ou le Rasteau en Vaucluse. C’est l’unique cépage rouge des vins doux naturels.
Le grenache est un cépage en expansion, que l’on cultive en France, en Espagne, en Australie, en Tunisie, en Amérique du nord; Il dépasserait au total 240.000 hectares sur la planète. Il existe aussi un grenache blanc, plus rare, et un grenache gris, encore plus rare.
5 novembre, 2008 | Le Monde des Cépages | Un cépage aux multiples aspects |

En revanche, il s’est considérablement répandu dans le pays nantais, au point de devenir le cépage exclusif du muscadet.
Il couvre environ 11.700 hectares, principalement en Loire Atlantique, mais aussi en Vendée et en Anjou. On trouve aussi sa trace ailleurs en France et en Allemagne, mais surtout en Californie, où on l’appelle le pinot blanc, et où il donne des vins différents du muscadet, qui rencontrent un intérêt croissant.
Les vins blancs issus du melon sont secs et vifs, avec des arômes intenses et floraux quand ils sont jeunes. Le muscadet peut-être élevé sur lie, pendant l’hiver, ce qui lui donne un supplément de mâche et de bouquet.
C’est un vin léger et peu alcoolisé, en principe, qui est le compagnon idéal des fruits de mer, comme de l’apéritif, et connaît de bons débouchés avec le tourisme de la côte atlantique. Il est destiné à une consommation relativement rapide.
Le melon de Bourgogne est l’un des cépages les plus précoces de France, il est sensible aux maladies et sujet à des grosses productions s’il n’est pas cultivé avec rigueur. Il possède de nombreux synonymes comme gamay blanc, bourguignon, pétoin, weisser, etc; et l’on compte qu’il recouvre environ 14.000 hectares au total sur la planète.
12 juin, 2007 | Le Monde des Cépages | Cépage |

Cultivé à rendement raisonnable, il donne des vins savoureux, notamment en primeur, avec ses arômes de cerise et de mûre appétissants. Et dans certains crus, il vieillit également très bien, avec des vins d’excellente structure.
On trouve le gamay partout en France, principalement en Bourgogne et Touraine, mais aussi en Suisse, à Gaillac, dans le sud ouest , le Tarn, en Poitou, Dauphiné, Savoie, Ardèche et Italie. Cependant, l’ampélographie officielle recense trente gamays différents sur la planète, de sorte que le mot porte à des confusions bien légitimes. Le gamay qui nous occupe est le gamay noir à jus blanc, cépage français très ancien qui affiche un lointain cousinage avec le pinot, et un bon attachement aux terroirs granitiques. Il était extrêmement répandu avant le phylloxéra, mais ne couvrirait plus aujourd’hui qu’environ 40.000 hectares sur la planète.
Encensé par les uns, démoli par les autres, le gamay ne mérite ni cet excès d’honneur, ni cette indignité. Le plus souvent , il produit des vins sympathiques, francs et fruités, dont les Lyonnais gourmands se régalent depuis des lustres, avec une bonne cuisine de terroir. Pour la complexité et l’élégance, il y a d’autres vins, mais le succès du beaujolais nouveau ne s’est pas fait sans lui, et la convivialité bourguignonne lui doit aussi quelque chose. Le vin du gamay, c’est avant tout le vin des copains.
12 juin, 2007 | Le Monde des Cépages | Cépage |

Cultivé à rendement raisonnable, il donne des vins savoureux, notamment en primeur, avec ses arômes de cerise et de mûre appétissants. Et dans certains crus, il vieillit également très bien, avec des vins d’excellente structure.
On trouve le gamay partout en France, principalement en Bourgogne et Touraine, mais aussi en Suisse, à Gaillac, dans le sud ouest , le Tarn, en Poitou, Dauphiné, Savoie, Ardèche et Italie. Cependant, l’ampélographie officielle recense trente gamays différents sur la planète, de sorte que le mot porte à des confusions bien légitimes. Le gamay qui nous occupe est le gamay noir à jus blanc, cépage français très ancien qui affiche un lointain cousinage avec le pinot, et un bon attachement aux terroirs granitiques. Il était extrêmement répandu avant le phylloxéra, mais ne couvrirait plus aujourd’hui qu’environ 40.000 hectares sur la planète.
Encensé par les uns, démoli par les autres, le gamay ne mérite ni cet excès d’honneur, ni cette indignité. Le plus souvent , il produit des vins sympathiques, francs et fruités, dont les Lyonnais gourmands se régalent depuis des lustres, avec une bonne cuisine de terroir. Pour la complexité et l’élégance, il y a d’autres vins, mais le succès du beaujolais nouveau ne s’est pas fait sans lui, et la convivialité bourguignonne lui doit aussi quelque chose. Le vin du gamay, c’est avant tout le vin des copains.
12 juin, 2007 | Le Monde des Cépages | Cépage |

On suppose qu’il est originaire du sud ouest de la France , où il est encore répandu, notamment à Cahors, en Gironde et en Brulhois. Il est surtout présent en Amérique du Sud, et les vieilles vignes de malbec sont réputées donner les meilleurs vins d’Argentine. On le rencontre aussi en Italie, dans la vallée de la Loire et le Languedoc. Le malbec fournit des vins tanniques et aromatiques, parfois rustiques, parfois marqués par d’élégants arômes de pruneau, d’épices et de framboise, mais généralement colorés et bien charpentés. On s’interroge sur l’origine étymologique de ses différents noms, celui de malbec pourrait venir du négociant Malbec qui a diffusé ce cépage en Bordelais, et celui de cot correspondrait aux côtes du Quercy, qui paraît être son berceau. Il reste que c’est un cépage fragile, très sensible à la coulure et surtout au froid. Le gel de 1956 a causé des pertes immenses dans les plantations de malbec en France, et elles n’ont pas été reconstituées. Ces difficultés, ajoutées à un rendement trop généreux et à une culture délicate, ont joué en sa défaveur. Aussi, le malbec est actuellement en nette régression dans le vignoble français. Peut-être à tort, car le réchauffement climatique annoncé, activant sa maturité, lui donne une opportunité qui mériterait d’être étudiée.
12 juin, 2007 | Le Monde des Cépages | Cépage |

On suppose qu’il est originaire du sud ouest de la France , où il est encore répandu, notamment à Cahors, en Gironde et en Brulhois. Il est surtout présent en Amérique du Sud, et les vieilles vignes de malbec sont réputées donner les meilleurs vins d’Argentine. On le rencontre aussi en Italie, dans la vallée de la Loire et le Languedoc. Le malbec fournit des vins tanniques et aromatiques, parfois rustiques, parfois marqués par d’élégants arômes de pruneau, d’épices et de framboise, mais généralement colorés et bien charpentés. On s’interroge sur l’origine étymologique de ses différents noms, celui de malbec pourrait venir du négociant Malbec qui a diffusé ce cépage en Bordelais, et celui de cot correspondrait aux côtes du Quercy, qui paraît être son berceau. Il reste que c’est un cépage fragile, très sensible à la coulure et surtout au froid. Le gel de 1956 a causé des pertes immenses dans les plantations de malbec en France, et elles n’ont pas été reconstituées. Ces difficultés, ajoutées à un rendement trop généreux et à une culture délicate, ont joué en sa défaveur. Aussi, le malbec est actuellement en nette régression dans le vignoble français. Peut-être à tort, car le réchauffement climatique annoncé, activant sa maturité, lui donne une opportunité qui mériterait d’être étudiée.
12 juin, 2007 | Le Monde des Cépages | Cépage |

Cependant, on s’accorde à penser que c’est dans le terroir calcaire du tuffeau du Val de Loire que le chenin donne le meilleur de lui même. Le chenin est une sorte de cépage universel, qui peut produire des blancs secs, ou doux, ou liquoreux, des vins de table ou de grande finesse, des vins tranquilles ou effervescents. Autant dire qu’il peut tout faire. Mais il doit l’essentiel de sa gloire aux grands vins moelleux de la Touraine et de l’Anjou , où les anciens l’appellent encore pineau. Et c’est à lui que Vouvray, Savennières, Bonnezeau ou Montlouis doivent tous leurs mérites. Le chenin se rencontre aussi à Saumur et à Limoux, ainsi qu’en Aveyron et dans le midi, qui expérimentent avec succès des plantations nouvelles. Dans certains pays, on lui fait produire cent hectolitres de vins à l’hectare, mais les qualités du grand vin de Loire y deviennent alors méconnaissables. Le vin du chenin est un blanc sec aromatique, puissant, dont l’acidité est légendaire. Cette vivacité redoutable est connue pour « remettre le facteur sur son vélo » comme on dit à Chinon, ce qui n’exclut pas des arômes complexes de fleurs et d’agrumes. Lorsqu’il est botrytisé, le chenin donne des vins liquoreux aptes à une grande longévité (50 ans et plus), qui gardent une jeunesse étonnante. Ce sont des vins remarquables, aux parfums envoûtants de finesse et de persistance, qui entrent dans la catégorie des plus grands blancs du monde.
12 juin, 2007 | Le Monde des Cépages | Cépage |

Cependant, on s’accorde à penser que c’est dans le terroir calcaire du tuffeau du Val de Loire que le chenin donne le meilleur de lui même. Le chenin est une sorte de cépage universel, qui peut produire des blancs secs, ou doux, ou liquoreux, des vins de table ou de grande finesse, des vins tranquilles ou effervescents. Autant dire qu’il peut tout faire. Mais il doit l’essentiel de sa gloire aux grands vins moelleux de la Touraine et de l’Anjou , où les anciens l’appellent encore pineau. Et c’est à lui que Vouvray, Savennières, Bonnezeau ou Montlouis doivent tous leurs mérites. Le chenin se rencontre aussi à Saumur et à Limoux, ainsi qu’en Aveyron et dans le midi, qui expérimentent avec succès des plantations nouvelles. Dans certains pays, on lui fait produire cent hectolitres de vins à l’hectare, mais les qualités du grand vin de Loire y deviennent alors méconnaissables. Le vin du chenin est un blanc sec aromatique, puissant, dont l’acidité est légendaire. Cette vivacité redoutable est connue pour « remettre le facteur sur son vélo » comme on dit à Chinon, ce qui n’exclut pas des arômes complexes de fleurs et d’agrumes. Lorsqu’il est botrytisé, le chenin donne des vins liquoreux aptes à une grande longévité (50 ans et plus), qui gardent une jeunesse étonnante. Ce sont des vins remarquables, aux parfums envoûtants de finesse et de persistance, qui entrent dans la catégorie des plus grands blancs du monde.
3 avril, 2007 | Le Monde des Cépages | Cépage |

Tardif, résistant, aromatique, il ne manque ni d’acidité, ni d’alcool, et depuis longtemps, les plus grands crus du Médoc le recherchent pour l’assemblage de leur premier vin. Il se marie, en effet, très bien avec le cabernet sauvignon, son cousin auquel il ressemble, en donnant des vins corsés, épicés et parfumés, à condition que les raisins aient bien mûri dans une année chaude.
Le petit verdot exige un porte-greffe et un terroir adaptés à ses conditions un peu capricieuses de maturation. C’est sans doute ce qui explique son relatif abandon par les vignerons girondins au cours du vingtième siècle. Mais depuis peu de temps, il fait l’objet d’expérimentations nouvelles et réussies, autant dans le Médoc qui en replante, qu’au Chili, à Saint Emilion, dans les Graves, en Italie, à Bergerac ou en Californie. En fait, le petit verdot apparaît aujourd’hui comme un cépage un peu sous-estimé, mais plein d’avenir. Le réchauffement climatique, favorable aux cépages tardifs, pourrait représenter une rare opportunité pour lui, et lui valoir une reconnaissance méritée.
â–º D’autres cépages ici
9 janvier, 2007 | Le Monde des Cépages |
Le petit manseng est le cépage roi des vins moelleux du sud ouest, principalement ceux des appellations Jurançon et Pacherenc .
Très résistant à l’humidité, grâce à sa peau épaisse, il mûrit lentement et se ramasse en fin d’automne, pour des vendanges tardives qui le cueillent passerillé. Il donne des vins pleins de richesse et de vivacité, très aromatiques, et nettement sous estimés au regard de leur grande personnalité. Le petit manseng a été planté avec succès en Uruguay.
Le gros manseng est aussi tardif, résistant et vigoureux, mais plus productif. Il donne des blancs , secs ou moelleux, charpentés, un peu acides mais charnus.
Il est souvent utilisé en assemblage, et entre dans une proportion importante des vins de pays des Côtes de Gascogne.
â–º D’autres cépages ici
9 janvier, 2007 | Le Monde des Cépages |
Utilisé à la fois comme raisin de table, et producteur de vins rouges et rosés, d’appellations ou de consommation courante, c’est un cépage polyvalent, qu’on a connu aussi dans le Sud Ouest ; il y demeure à l’état de rareté.
C’est un croisement de cinsaut et de pinot noir qui a donné le pinotage, cépage très répandu en Afrique du sud.
En France, c’est principalement dans le Midi , en Corse et dans la vallée du Rhône que le cinsaut trouve ses meilleurs terroirs. Taillé en gobelet , il apporte une contribution utile à certains assemblages, à condition de surveiller ses rendements. Malgré d’incontestables qualités, il semble qu’il perde du terrain au profit du mourvèdre et de la syrah.
â–º D’autres cépages ici
9 janvier, 2007 | Le Monde des Cépages |
On le trouve un peu partout en Europe et dans les deux Amérique, et il est réputé pour donner des vins subtiles et raffinés, aptes à une bonne longévité. Il fournit également d’excellents vins rosés .
Ses grandes terres d’élection semblent être le Val de Loire, où il est devenu l’emblème des vins de Chinon et Bourgueil, et le Bordelais. Il entre avec succès dans l’assemblage des plus grands crus de Pomerol et Saint Emilion, en association avec son partenaire de prédilection, le merlot.
Dans les années chaudes, il apporte finesse et élégance, mais il craint l’humidité et le froid. Comme la plupart des grands cépages nobles (pinot noir, cabernet sauvignon notamment), il a besoin d’un terroir chaud et d’une maturité parfaite pour exprimer sa belle palette aromatique. Les vins issus du cabernet franc ont des tanins doux, peu d’acidité, et acquièrent avec le temps des saveurs agréables de framboise, de violette et d’épîces. Mais ce cépage donne des résultats fort différent selon qu’il est cultivé dans les Pouilles, en Anjou, en Californie ou en Gironde…..
â–º D’autres cépages ici
9 janvier, 2007 | Le Monde des Cépages |
Il est désormais le premier cépage planté dans l’hexagone, devant le chardonnay, l’ugni blanc et le grenache.
Connu dans le Libournais depuis le 17ème siècle, il a gagné le monde entier, car il correspond, pour bien des raisons, au goût du consommateur moderne, tant pour les vins d’appellation que les vins de pays et de cépage. Il couvrirait à peu près 150.000 hectares sur la planète !
Le merlot est un cépage assez précoce, riche en alcool et productif en volume.
Son fruit ample, son tanin discret, sa souplesse et sa rondeur, souvent qualifiées de féminité, donnent des vins rapidement accessibles, tendres et charmeurs . Il perd cependant beaucoup de ses qualités s’il est vendangé trop tardivement, ou sujet à des rendements supérieurs à 60 hectolitres par hectare.
â–º D’autres cépages ici
9 janvier, 2007 | Le Monde des Cépages |

Il est le second cépage de cuve blanc français derrière l’ugni blanc, mais en Gironde, il est largement le premier pour les vins liquoreux. Son origine est cependant mal connue, et on n’en trouve pas trace à Bordeaux avant le 18ème siècle. Sa renommée s’est maintenant propagée partout, et , outre l’Aquitaine, il est présent au Chili (7.000 hectares) comme en Australie (3.000 hectares) .
Le sémillon entre dans l’assemblage de nombreux vins de Graves et d’Entre deux Mers, notamment dans les plus grands crus de Pessac-Léognan, où il se combine avec le sauvignon pour donner des blancs secs réputés pour être les meilleurs du Bordelais. Mais sa capacité reconnue à héberger la pourriture noble en a fait le grand cépage du Sauternais, notamment au Château d’Yquem où il est à peu près exclusif. La complexité aromatique de ses vins, le goût incomparable de fruits et de miel, sa longueur en bouche et sa longévité dans le temps, donnent à ce cépage une place de choix dans la hierarchie ampélographique.
â–º D’autres cépages ici
9 janvier, 2007 | Le Monde des Cépages |

Il est admis que ce cépage vient du port de Murviedro, près de Valence en Espagne, d’où on exportait du vin au 15ème siècle. Il connaît un fort mais récent développement dans le monde, où il représente environ 85.000 hectares. Il est très présent en Espagne, en Provence, en Languedoc et Roussillon, ainsi qu’en Australie et Californie. Il y a 50 ans, on comptait 600 hectares de mourvèdre en France ; on en dénombre 7.600 aujourd’hui.
Cépage tardif dont les petits raisins noirs ont une peau épaisse, le mourvèdre se plait dans les sols secs, profonds et pierreux. Les éboulis calcaires lui conviennent à merveille, et il affectionne particulièrement l’air marin. Il donne des vins sombres, solides et structurés, un peu austères dans leur jeunesse. Mais après cinq ans de patience, le vin de mourvèdre affiche des arômes complexes de violette, de réglisse, d’iode, d’olive noire, de cuir et de cannelle. En raison de son excellent équilibre acidité / alcool, de sa charpente tannique et de sa capacité au vieillissement, le mourvèdre apparaît comme un cépage encore sous-estimé. Une fois admis qu’il lui faut du temps pour s’exprimer, il offre à l’amateur des vins de belle allure, alternative interessante à l’uniformisation regrettable des grands cépages internationaux.
â–º D’autres cépages ici
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