9 juin, 2012 | Carnets de Provence | Rosé au paradis... |
Une révélation avec vue sur la mer…. Magnifiées par leur situation, non loin du Fort de Brégançon, les terres de Château Léoube forment un écrin rêvé pour la vigne et l’olivier. Une grande attention préside leur culture et fait que les différents produits en tirent un bénéfice d’autant plus net qu’ils sont élaborés consciencieusement et dans l’esprit d’un héritage.
Implantée sur la commune de Bormes-les-Mimosas, sur une partie du littoral totalement protégée, le vaste Domaine de Léoube (560 ha) comporte un vignoble de 62 ha, inclus dans l’aire délimitée des Côtes de Provence La Londe, une appellation d’origine à part entière. Entièrement reconfigurée lors de son rachat en 1997 par Sir Anthony Bamford, un industriel britannique, la propriété a vu sa direction d’exploitation confiée à Romain Ott, issu de la célèbre dynastie fondatrice des domaines du même nom.
Le terroir tire parti de sa proximité immédiate de la mer. Ainsi, son climat est-il toujours préservé des extrêmes saisonnières et, grâce aux entrées maritimes, bénéficie d’un régime hydrique satisfaisant les besoins de la vigne, malgré des précipitations modérées. D’autre part, le mistral et autres vents qui s’y exercent avec constance contribuent à un bon état sanitaire du raisin. La nature des sols y est variée (schistes, argiles, sables) et permet de bonnes adéquations avec les différents cépages. Parmi ceux-ci, les essences les plus traditionnelles (grenache, cinsault) dominent, complétées par celles ayant fait souche dans la région (syrah, cabernet sauvignon, sémillon.) Largement remanié et agrandi depuis sa reprise, le vignoble est conduit de manière à préserver un écosystème aussi mirifique, faisant que, depuis l’an dernier, l’agrobiologie y est la règle.
Si la production des rosés est dominante (70%), elle se situe en deçà de la moyenne régionale (87%.) Sa singularité se poursuit par un mode d’élaboration où la fermentation malolactique(*) est accomplie, à contrario de la technique qui prévaut quasiment partout. Il en résulte des expressions dites variétales, moins vives et aromatiquement moins flatteuses en comparaison du modèle habituel en rosé. En contrepartie, ce parti consolide la fraîcheur de fruit et privilégie la sensation de matière, caractère suggérant l’orientation gastronomique de son produit. Cela étant, dans leur ensemble, les vins de Château Léoube se définiraient comme des produits de gourmets, dans un style qui doit aussi au terroir, et dont l’ambition se défie des artifices (M. B.).
Nos vins préférés, tous en AOC Côtes de Provence :
Château Léoube rosé 2011 « Le Secret de Léoube »
Il exhale une sève délicatement fruitée et présente un volume fastueux, à la mesure de sa substance ; 18,50 euros.
Château Léoube rouge 2010
Une ligne foncièrement gourmande caractérise une expression pleine de fougue, sapide à souhait ; 14 euros.
Château Léoube rouge 2008 « Les Forts de Léoube »
Ici, les senteurs jouent l’attrait de leurs nuances, tandis que la texture, fraîche et fruitée à cœur, demande encore à s’affiner ; 18 euros.
(*) fermentation malolactique : elle se produit naturellement après la fermentation alcoolique, et se traduit principalement par une diminution de l’acidité.
11 avril, 2012 | Carnets de Provence | Rénovation et restructuration |
Située dans le Haut-Var, à cheval sur les Côtes de Provence et les Coteaux Varois, cette propriété fait valoir un terroir privilégié, devant autant à un microclimat qu’à un environnement très préservé. Profondément remanié depuis sa reprise, son vignoble transpose ces avantages dans des expressions saines et pleines d’allant.
Le Domaine Saint-Andrieu a été repris en 2003 par Jean-Paul Brignon et Nancy Bignon-Cordier, qui veillent par ailleurs aux destinées de Château Talbot, grand cru classé de Saint-Julien, dans le Médoc. La propriété s’étend sur la commune de Correns, connue pour être le premier « village bio » de France. Implanté en altitude (380 m), sur un sol calcaire, le site tire en outre parti de sa proximité du massif du Bessillon, soit un contexte avantageux pour l’acidité et le potentiel aromatique des raisins.
Après son acquisition, l’exploitation a été entièrement restructurée, suivant les choix de son responsable, Grégory Guibergia. Côté vignes, une large campagne de replantation a présidé à ce remaniement, avec notamment l’adoption de cépages inattendus sur un tel secteur, comme le mourvèdre et le cabernet sauvignon. Une autre particularité du domaine vient de sa répartition sur deux appellations, avec 12 ha en Côtes de Provence et 8 ha en Coteaux Varois.
Cette situation donne lieu à deux gammes de vins parallèles, sauf en blanc. Sans être en bio, la conduite d’ensemble se rapproche d’une viticulture durable et parvient ainsi à tirer profit d’un vignoble pourtant jeune. Ainsi, le terroir transparaît clairement dans le caractère minéral partagé par les différentes cuvées. D’autre part, le style des vins ne relève pas d’une technicité outrancière, avec des rosés sur un ton variétal, un blanc élaboré sans recours au fût, et des rouges où le naturel n’est pas sacrifié.
DEGUSTATION
- Côtes de Provence rosé 2011 : un rosé privilégiant habilement une matière autrement soulignée par un fruité pénétrant. 8 €
- Côtes de Provence blanc 2010 : allure suave et harmonieuse, doublée d’un fond savoureux où s’insinue une trame minérale. 9 €
- Côtes de Provence rouge 2010 : parfumé, profil ample et souple, assumant une ligne tannique fine et fraîche. 9 €
- Coteaux Varois en Provence rosé 2011, « L’Oratoire Saint-Andrieu » : un rosé aromatique et léger de corps, plutôt à vocation apéritive. 7 €
Domaine Saint Andrieu
Chemin Saint Andrieu
83570 Correns
Tél. : 04.94.59.52.42
www.domaine-saint-andrieu.com
29 mai, 2010 | Carnets de Provence | Senteurs de vacances |
Lors de ma dernière promenade sur la plage de Gigaro, j’ai découvert le Domaine de la Madrague.
Un nom comme celui-ci ne peut que nous évoquer les vacances, la mer, le soleil, le sable fin, une actrice et la Presqu’île de Saint Tropez.
C’est en effet sur les communes de Gassin et de La Croix Valmer que la Madrague exploite 17 hectares en conversion bio.
C’est en 2007 que le domaine a pris un nouvel essor grâce à Jean-Marie Zodo, passionné de vins, originaire du nord de la France, il a réhabilité le lieu.
Aujourd’hui c’est une ravissante exploitation viticole qui peut accueillir bon nombre de visiteurs.
Il se dégage une atmosphère raffinée dans le caveau de dégustation d’où l’on peut apercevoir le chai à barriques.
C’est sous la conduite d’Arnaud Gris, responsable du domaine, que j’ai pu déguster les différentes cuvées. Je retiendrai le Rosé 2009 cuvée «Claire». C’est un Côtes de Provence plein de fraîcheur, les arômes de fruits exotiques et de petits fruits rouges se mêlent à des notes salines. Le grenache, le mourvèdre et la syrah bénéficient des bienfaits de l’air marin.
Une bouillabaisse sera en parfaite adéquation avec les notes légèrement salées de ce vin.
Autre découverte, la cuvée Premium Rosé 2008. A la présentation de la bouteilles de forme conique, on pressent un vin peu ordinaire. La cuvée est proposée au caveau à 42 € !
Comprenez que la production est restreinte pour pratiquer un tel prix. Elle distille des notes délicates de fruits rouges, d’épices douces dues à un boisé discret. Il pourra vieillir sur trois ans. Ce rosé de repas sublimera une brandade de morue.
Pour les vins rouges, je garde en mémoire la cuvée «Claire» 2007 Côtes de Provence rouge élevée pendant 12 mois en demi-muids de 600 litres. Elle se compose de 58% de cabernet-sauvignon et de 42% de syrah.
Sudiste sans être pesante elle a une structure tannique accompagnée de notes animales, de mûres et de réglisse. Elle réclamera un tartare poivré.
La bouteille qui présente pour moi le plus d’intérêt, le Mas de Victoire 2007 cuvée «Syrah-Rissime» aux parfums délicieux de cacao, de cannelle et de fine violette, rappelle bien que nous dégustons de la syrah.
Elle sera ravie d’affronter une selle d’agneau aux épices.
Une révélation qui se mesure aux cotés des plus grandes syrah du Sud !
AOC Côtes de Provence Rosé Cuvée Claire 2009, 9,5 €
AOC Côtes de Provence Rodé Cuvée Premium 2008 en coffret individuel, 42 €
AOC Côtes de Provence Rouge Cuvée Claire 2007, 12,5€
AOC Côtes de Provence Rouge Mas de Victoire, Cuvée Syrah-Rissime, 15,70 €
Domaine de La Madrague
Route de Gigaro
83420 La Croix Valmer
T : 04 94 49 04 54
internet : www.domainedelamadrague.com
Les adresses à ne pas manquer :
Restaurant Couleurs Jardin, Plage de Gigaro
Restaurant Autre chose à Cavalaire sur Mer
22 mai, 2010 | Carnets de Provence | Terroir |
Je l’ai vu grandir ce domaine Fréjusien situé non loin de l’échangeur de l’autoroute en direction des Alpes Maritimes. Depuis quelque temps je sentais qu’un renouveau soufflait sur les vignes de l’ancien domaine de Sainte-Brigitte.
Il faut franchir le grand portail de fer forgé et longer au pas les premières vignes et les majestueux pins parasols pour découvrir une structure viticole flambante neuve.
C’est dans la salle de dégustation, boutique au décor contemporain baignée de soleil, que Laurence Barbero, fille du propriétaire m’expliqua qu’en 2006, sa famille a pris la décision d’investir et de réhabiliter ce vignoble de 36 hectares au sol d’origine volcanique bénéficiant de l’influence maritime.
Pourquoi changer le nom du domaine et le nommer Le Clos de Roses ?
Très attachée à ses traditions, la famille Barbero a décidé de le nommer ainsi en souvenir de Rose, prénom que portait la mère du propriétaire.
Donner à ce domaine le nom de Clos des Roses, c’était à la fois évoquer un terroir de fleurs, une famille et le vin de la même couleur.
Le vin me direz-vous ?
A la période où je suis passé, je n’ai pu déguster que le rosé et le rouge à l’habillage design et artistique.
La couleur du Rosé 2009 en Côtes de Provence issu en grande majorité de grenache porte bien le nom du domaine. Son nez est charmeur aux nuances de papaye, de mangue et de banane. En bouche, il est alerte sans être acide, idéalement fruité pour trouver des connivences avec une salade de poulpe au piment rouge.

L’étiquette du Rouge 2008 en vin de pays des Maures et de l’Esterel annonce l’assemblage du cabernet sauvignon et du mourvèdre. La robe rubis de ce vin Fréjusien s’associe à un nez de fruits rouges.
Gustativement la matière est juteuse, soulignée par des tannins sucrés.
Personnellement je le vois bien sur un carré de porc aux cinq épices.
Le vin blanc issu de vieilles vignes de cépages ugni blanc en cours d’élevage est très prometteur selon les dire de Laurence Barbera.
A la fin de la dégustation il ne faut pas oublier de visiter, accolée à la cave, la salle de réception «Baccarat» d’une superficie de 330m2 dotée des dernières installations technologiques, ainsi que la chapelle qui sert pour les cérémonies.
Ce vignoble-événements à tout pour vous séduire.
Le Rosé Côtes de Provence 2009 : 8,50€ ttc
Le Rouge VDP des Maures et de l’Esterel 2008 : 9 € ttc
Le Blanc Côtes de Provence 2009 : 12 €
Domaine le Clos de Roses
Lieu-dit Sainte Brigitte
RD 37 Route de Bozon
83600 Fréjus
T : 06 03 02 39 73 (vente de vin)
T : 06 24 18 00 40 (événementiel)
Site internet du Clos des Roses

Les adresses à ne pas manquer :
La Bastide du Clos : restaurant du Clos de Roses
A visiter : La Villa Aurélienne et les arènes de Fréjus
20 mars, 2010 | Agenda | Pâques en Provence |
l’Heure du Printemps a sonné ; l’agneau Pascal, plat de prédilection surtout dans notre Sud, s’invite au repas de Pâques.
L’Occasion révée pour vous faire découvrir un Cru de Provence, pas assez médiatique à mon goût, les Côteaux de Pierrevert où se niche le Domaine de la Blaque.
Au pays de Jean Gionio, sur les collines de Forcalquier dans les Alpes de Haute-Provence, le couple Laurence et Gilles Delsuc exploite cette propriété avec passion. Ils mettent tout leur coeur dans l’élaboration des différentes cuvées. Pour un accord parfait avec un carré d’agneau au thym, je préconise la cuvée Réserve rouge 2004 de la Blaque.
La Syrah (85%) et le Grenache (15%), exposés au sud-est sur des coteaux à 500m d’altitude, lui ont donné une robe rouge sombre d’où s’évade des parfums de fleurs de garrigue, de caramel et d’épices. En bouche, la texture dense porte des arômes persistants de réglisse, de fruits noirs et d’herbes sèches mêlées à une concassée de baies poivrées accompagnant la finale.
Côteaux de Pierrevert – Cuvée Réserve rouge 2004 – 9,80 € ttc
Domaine de la Blaque
Route de la Bastide des Jourdans
04860 Pierrevert
Tél : 04.92.72.39.71
www.domainelablaque.fr
L’adresse à ne pas manquer :
Restaurant Sens et Saveurs, 43 bd des Tilleuls à Manosque
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