4 juin, 2009 | Primeurs 2008 | Primeurs 2008 |

Dans une conjoncture peu favorable, et à cause d’une récession économique mondiale, plusieurs propriétaires ont baissé leurs prix de manière parfois significative. C’est notamment le cas de la plupart des premiers crus classés, certains domaines comme Mouton Rothschild, opérant une baisse spectaculaire de 50%, d’autres de 40%.
Les acheteurs ont apprécié cette diminution des cours qui était d’ailleurs attendue. Et la plupart des grandes étiquettes qui constituent le haut de la hiérarchie viticole bordelaise, ont trouvé preneurs. C’est également le cas des grandes marques du Médoc, qui jouissent d’une image forte à l’étranger. Pour d’autres, les ventes en primeur se sont limitées au marché français, plusieurs enseignes de la grande distribution ayant été également séduites par des baisses de prix notables. Les ventes de vins aux particuliers, notamment par le biais d’Internet, ont trouvé un bon écho chez les opérateurs spécialisés, qui ont la capacité de mettre en ligne immédiatement des offres de grands crus à des prix intéressants.
Pour autant, cette campagne est loin d’avoir atteint le retentissement des trois précédentes, tant en volume qu’en valeur. Elle marque un retour à des pratiques anciennes, où seule une poignée de quelques dizaines de crus, pouvait vendre leur récolte en primeur. Elle confirme aussi le poids des grands dégustateurs internationaux, dont les notes, longuement épluchées par les importateurs, sont toujours un levier de commercialisation pour les grands vins de Bordeaux, sur le marché mondial.
17 avril, 2009 | Primeurs 2008 | Bordeaux |

Plus de trente châteaux, parmi les plus célèbres du Bordelais, ont déjà mis leur vin sur ce marché bien spécifique de la vente en primeurs. Rappelons que les vins sont encore en cours d’élevage dans les chais, et ne sont donc pas livrables; ils le seront l’année prochaine. Et rappelons aussi que les premiers acheteurs de ces vins sont les négociants de la place de Bordeaux.
Les prix de sortie de ces grands vins marquent une baisse sensible, et parfois forte, par rapport aux prix du millésime antérieur. Un premier cru classé comme Mouton Rothschild n’a pas hésité à appliquer une baisse de 50%; d’autres se tiennent entre 30 et 50%, des premiers crus comme Margaux, Latour ou Angelus, affichant un repli de 45% par rapport à 2007.
Il apparait que de nombreux châteaux sont revenus à des prix comparables à ceux du millésime 2004, c’est le cas de marques connues comme Pichon Lalande, Gruaud Larose, Haut Marbuzet ou Petit Mouton, entre autres. Cette baisse, pour certains très significative, était demandée, pour ne pas dire réclamée, par les opérateurs, notamment les importateurs. D’une certaine façon, elle était aussi attendue du fait de l’environnement économique international.
C’est en tout cas la première fois que la campagne de vente en primeurs des grands vins de Bordeaux démarre aussi vite, avec la perspective de voir les plus grands vins mis sur le marché avant la fin du mois d’avril. Cela ne signifie pas que tous les vins proposés sont vendus, loin de là; à ce jour, seules les étiquettes les plus prestigieuses ont trouvé preneur, compte tenu de la baisse des prix et de leur image propre. Mais il est évidemment trop tôt pour tirer une leçon économique définitive de cette campagne atypique qui va se poursuivre pendant les jours qui viennent. On peut seulement constater que la vente en primeur du millésime 2008 à Bordeaux a bien lieu, contrairement aux prédictions de certains oracles qui avaient annoncé le contraire.
7 avril, 2009 | Primeurs 2008 | Bordeaux |

Le propriétaire de ce vignoble réputé, Hubert de Bouard, propose son vin aux négociants de la place de Bordeaux, au prix de 50 euros hors taxe la bouteille. Ce même vin avait été proposé à 85 euros l’année dernière, pour le millésime 2007, et au prix de 105 euros, il y a deux ans, pour le millésime 2006.
Ce prix de 50 euros la bouteille représente une baisse notable de 40% par rapport à l’an dernier. Hubert de Bouard justifie ce prix par la situation actuelle du marché, qui réclame à cor et à cris une forte baisse des grands crus de Bordeaux. Il est à noter que seule la moitié de la production des vendanges 2008 à Angelus est vendue en primeur. Le second vin du château, le Carillon de l’Angelus est proposé aux négociants à 22 euros hors taxe la bouteille, soit 18% de moins que l’an passé.
On notera que ce prix de 50 euros hors taxe la bouteille en primeur n’est pas le prix que paiera l’acheteur final. C’est un prix de gros pour les seuls négociants bordelais qui revendent à des distributeurs ou à des importateurs. Le consommateur pourra acheter ce vin (en primeur) autour de 70 euros. Il apparait que le Château Angelus a voulu revenir au prix du millésime 2004, millésime très classique et bien bordelais auquel le millésime 2008 s’apparente par plusieurs aspects. Ce retour aux prix de la campagne 2004 est aujourd’hui réclamé par de nombreux opérateurs, tant en France qu’à l’export.
Le démarrage de la campagne cette semaine montre une volonté des producteurs de devancer le calendrier habituel des ventes en primeur, souvent étalées sur les mois de mai et juin. Un autre cru a également mis son vin en vente, c’est le Château de Sales à Pomerol, que l’amateur pourra acquérir en primeur autour de 10 euros la bouteille.
7 avril, 2009 | Primeurs 2008 | Millésime 2008 à Bordeaux |

Grâce au beau temps rayonnant des mois de septembre et octobre, juste avant les vendanges, les vins affichent en général une couleur foncée, une large ampleur aromatique et des tanins élégants, qui signent un millésime classique et prometteur.
Les grands terroirs sont particulièrement à l’honneur, avec des vins élégants, bien typés Bordeaux, épicés et longs en bouche. C’est notamment le cas à Pomerol, à Margaux ou à Pessac Léognan. Les vins du Médoc ont paru à beaucoup d’observateurs assez homogènes, ayant bien profité d’une arrière saison particulièrement favorable au cabernet sauvignon. Les vins de Saint Emilion se recommandent par leur finesse, leur fraîcheur, et beaucoup de suavité.
Pour autant, on déplore à peu près partout les petits volumes de la récolte 2008, signe que la qualité n’est pas, cette année, synonyme de quantité. Les viticulteurs ont, en effet, souvent sacrifié une partie de la vendange, au prix d’une sélection draconienne tant à la vigne qu’au chai. Grâce à quoi le millésime 2008 à Bordeaux devrait rester comme l’année du bon vigneron.
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