11 janvier, 2007 | La dégustation |

Lexique des images olfactives et gustatives

Agressif :

Se dit d’un vin jeune, qui n’a pas encore pris suffisamment de moelleux. On peut aussi le dire " austère ".

Amer :

Saveur rude et désagréable.

Ample :

Riche en arômes et en couleur, taux d’alcool élevé.

Apre ou astringent :

Trop tannique, anguleux, épais, laisse une impression de bouche séchée, râpeuse.

Aromatique :

Arômes très présents, surtout ceux du cépage ou de fermentation. On dit aussi d’un vin qui a du bouquet qu’il a " du nez " ou qu’il est " pénétrant ".

Avancé ou évolué :

Qui a évolué plus vite que l’on pensait, voire qui a dépassé son apogée.

Boisé :

Vin qui a une odeur procurée par un élevage en fûts de chêne.

Bouchonné :

Qui a le " goût de bouchon ", ou plus exactement le faux-goût de bouchon ; c’est alors une contamination technologique (liège moisi ou résidus de substances chlorées).

Bouquet

(avoir du…) :

Vin ayant des substances qui se sont développées pendant son vieillissement. Pour les vins jeunes, on utilise plutôt le terme d’arômes.

Charpenté :

Bien équilibré. Lorsque l’on souhaite y ajouter une touche de noblesse, on dira qu’il est " distingué " ou " racé ".

Chaud, capiteux :

Riche en alcool. On dit aussi qu’un vin riche en alcool et en tannin a du corps, qu’il est " corsé ", " charnu ", " ferme ".

Corsé :

Vin à la fois charpenté et riche en alcool.

Court en bouche :

Sans longueur, le vin ne laisse pas de sensation particulière (arômes, saveurs, rondeur…) après avoir quitté la bouche.

Cuvé :

Le vin a séjourné trop longtemps en cuve, il est devenu astringent ou vert. Il ne se bonifiera pas forcément en vieillissant…

Dense :

De bonne couleur, riche en saveurs, concentré en matière.

Elégant :

Qui plaît par une harmonie de tous les éléments.

Epicé :

Présentant des odeurs de cannelle, poivre, clous de girofle…

Equilibré :

Vin harmonieux, qui présente un juste dosage entre l’acool, l’acidité et les tannins.

Fermé :

Dont les caractères olfactifs et gustatifs sont encore discrets (vin jeune ou de longue garde).

Frais :

Vif et nerveux, simple et agréable (généralement un vin jeune). On dira aussi (principalement pour les blancs) qu’il est " guilleret ".

Généreux :

Riche en alcool.

Gouleyant :

Vin souple et léger se buvant facilement.

Gras :

Capiteux, onctueux (pour un vin doux).

Léger :

Peu alcoolisé, facile à boire mais sans grande volupté.

Long

en bouche :

Les saveurs perdurent – c’est souvent signe d’un grand cru -, parfois plusieurs dizaines de secondes, après avoir bu ou recraché le vin

Lourd :

Chargé en alcool, déséquilibré.

Moelleux :

Vin onctueux, donnant une sensation de velours en bouche.

Mou, plat :

Manquant d’acidité et de fraîcheur.

Nerveux :

Frais et rafraîchissant, avec du caractère.

Parfumé, odorant :

Au bouquet fleuri ou aromatique.

Piquant :

Mot ambigu, pouvant selon les personnes, évoquer un vin plein de vivacité ou au contraire un vin " piqué ", terme utilisé quand une note de vinaigre se développe (dégradation bactérienne du vin).

Plein :

Riche en alcool, équilibré et bien corsé (impression de manger un aliment).

Racé :

Bonne marque du terroir, distinction naturelle.

Robe :

Qualifie la couleur du vin, à la fois dans sa nuance, sa brillance et sa limpidité.

Robuste :

Vigoureux et solide (se dit d’un vin rouge).

Rond :

Riche en alcool, franc, loyal, exprimant du volume en bouche.

Sec :

Sans trace de sucre.

Souple :

Agréable, bien équilibré et peu acide.

Sous-bois  :

Odeur terreuse, de souche humide et de champignons.

Tannique :

Riche en tanin, substance astringente provenant du bois de la barrique ou des rafles de raisin. La présence de tanin dans les vins rouges conditionne l’aptitude au vieillissement.

Tuilé :

Se dit d’un vin rouge aux nuances orangées (vin vieux).

Végétal :

(Souvent péjoratif) qui a une odeur d’herbe fraîchement coupée, de fougère écrasée, voire d’asperge.

Vert :

Jeune et âpre, provenant généralement d’un raisin pas assez mûr.

Vif :

Juvénile, stimulant, une acidité agréable au palais. Se dit aussi pour un vin simplement acide manquant de maturité.

Vigoureux :

Rustique, à l’odeur de terroir (comme les Graves, par exemple).

Vineux :

Riche en alcool, à la saveur et à l’odeur très marquées.

10 janvier, 2007 | La dégustation |

Le goût – Finaliser ses impression

Enfin, la prise en bouche d’un volume modéré de vin, combinée à l’aspiration d’un peu d’air que l’on fait rouler sur la langue, permettent de mieux stimuler les papilles dans la phase du goût.

Vous pouvez alors recracher ou avaler, selon les circonstances et le nombre de vins à goûter. La durée de perception aromatique comme celle de la structure (plus ou moins charnue ou vive) permettra alors de caractériser la longueur en bouche.

C’est dans cette conclusion des saveurs que l’on reconnaît la marque d’un grand vin.

La sensation du goût résulte en fait de 4 grands familles chimiques : sucré, salé, acide, amer, qui stimulent plus ou moins la langue. D’autres composants (alcool, tanin, gaz) du vin stimulent de façon plus générale l’ensemble de la bouche (muqueuses, palais…) et participent aussi aux saveurs. Mais les saveurs sont plus encore le résultat de la mise en action de l’odorat : essayez donc de goûter un vin avec une pince à linge sur le nez !

10 janvier, 2007 | La dégustation |

Le nez – Une première évaluation

Humez le vin une première fois, puis recommencez après une légère agitation pour faire apparaître les différentes "images olfactives" et en déceler toute la subtilité.

On retrouve dans le vin trois types d’arômes :

– les arômes primaires qui proviennent des cépages,
- les arômes secondaires qui proviennent de la fermentation,
- les arômes tertiaires qui proviennent du vieillissement, c’est le bouquet.

Les odeurs sont regroupées en 10 familles :

Animale : gibier, musqué, venaison…
Balsamique  : pin, résine, vanille…
Boisée : boîte à cigares, bois, douelle…
Chimique : alcool, soufre, iode, chlore…
Epicée : anis, aneth, truffe, réglisse, poivre…
Empyreumatique : fumée, tabac, pain grillé, silex, cuir…
Ethérée : vernis à ongles, bougie, cire, beurre…
Florale : toutes les variétés de fleurs…
Fruitée : toutes les variétés de fruits…
Végétale : herbe, feuille de cassis, tabac, sous-bois…
10 janvier, 2007 | La dégustation |

L’oeuil – Le premier contact

10 janvier, 2007 | Le service du vin |

Un verre pour chaque vin

Le verre dans lequel le vin est servi doit surtout être exempt d’odeur (torchon, produit vaisselle, carton, meuble…). Un rinçage à l’eau claire est donc idéal avant utilisation.

 

Un verre idéal doit être incolore pour apprécier justement la robe du vin. Fin pour rester discret au contact des lèvres. Muni d’un pied pour empêcher son réchauffement par la chaleur des mains et en forme de tulipe plus ou moins évasée pour bien canaliser les arômes se dégageant du vin.

 

En règle générale, pour des vins non mousseux, il faut rechercher des verres fins, ayant une forme généreuse pour permettre de bien aérer le vin.
Le calice doit être rond, un peu allongé et rétréci vers le haut pour éviter que les arômes ne s’échappent trop rapidement.

Pour les champagnes, les flûtes ou les verres tulipes sont idéaux. Contrairement à une idée très répandue, il faut éviter à tout prix les coupes évasées qui laissent perdre les bulles et le bouquet.

 

La forme du verre est souvent typique de la région viticole, mais elle a une telle influence sur la dégustation que le verre dit " INAO " a été mis au point en relation avec l’association française de normalisation (AFNOR) ; c’est le verre maintenant admis comme référence par les professionnels et amateurs éclairés, pour la dégustation. 

Il existe également des verres dits « techniques » comme la série des Impitoyables, véritables outils de professionnels. Nous leur consacrerons bientôt un article pour vous les faire découvrir.

 

Pour vous convaincre de la pertinence d’un verre pour chaque vin, faites vous-même le test de la dégustation d’un même vin dans différents calices. La subtilité vous sautera au nez !

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10 janvier, 2007 | Le service du vin |

La décantation

Tradition d’antant, la décantation était nécessaire pour éliminer les différents dépôts dans la bouteille. Aujourd’hui, les technique de vinification modernes permettent largement de ce passer de cette étape. Elle reste pourtant utile dans certains cas : certains vieux vins dont la structure forte et très tannique le permet (grands millésimes, Bordeaux ou grands vins de la Vallée du Rhône), Grands crus de Médocs (chargés en matière)…

Attention un vieux vin ne supportera pas toujours cette oxygénation forcée et rapide. Mieux vaut alors le servir en bouteille, doucement pour le laisser respirer à son rythme, comme sont grand âge le mérite.

Comment procéder ?
Si cette opération vous tente, prévoyez une source de lumière pas forcément intense, mais précise (un projecteur, une ampoule nue ou une bougie). La bouteille doit être placée debout au moins 24 h (voire 72 h) avant la dégustation.

Après l’avoir débouchée, versez lentement le liquide dans la carafe en l’inclinant très doucement au dessus de la source de lumière. Sacrifier les 2 derniers centimètres de vin dans la bouteille n’est pas rare en fin d’opération.

Un vin plus jeune pourra profiter d’une oxygénation plus rapide, on procédera ainsi de façon plus énergique, augmentant ainsi son aération.

 

Carafer un vin.

L’acte de carafer un vin consiste à simplement le verser dans une carafe de façon à faire ressortir certaines de ces qualités. Cette façon de servir le vin se pratique souvent pour les vins très jeunes dont on tentera par cette méthode de les homogénéiser et de les rendre plus ronds.

 

Attention cependant à certains cépages comme par exemple le pinot noir qui supporte relativement mal l’oxydation.
Les vins jeunes ayant une ossature riche et complexe ou encore les vins du Sud, ensoleillés, méritent par contre d’être passés en carafe. Il en est de même pour les vins blancs.

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10 janvier, 2007 | Le service du vin |

Bien déboucher une bouteille de vin

10 janvier, 2007 | Le service du vin |

Température de service du vin

Les Rouges

Pour un vin rouge charpenté ou un grand vin rouge, placer la bouteille la veille dans un local tempéré (éviter la proximité de zones de chaleur ou de la cheminée). Ils peuvent être ouverts et mis en carafe jusqu’a 12 heures à l’avance afin d’optimiser leur oxygénation.

Les vins de Bourgogne rouges s’épanouissent entre 15 et 16°. Ils ont besoin d’un environnement très légèrement frais.

Les rouges légers et fruités seront à laisser dans un endroit frais (la cave, climatisée ou non), pour un vin jeune on peut même imaginer la placer 1 à 2 heures au réfrigérateur avant leur ouverture pour les rendre un peu plus tendres.

 

Les Blancs, Champagnes et Rosés

Les  blancs secs, souvent très expressifs  et les rosés seront plutôt à poser debout en bas du réfrigérateur vingt-quatre heures avant l’ouverture. Ce qui permettra de les servir à une température avoisinant les 8°.

Les vins blancs plus gras, issus par exemple du Chardonnay sont, eux, à servir moins frais, à une température comprise entre 10 et 12°

Enfin, les champagnes ou les blancs moelleux peuvent être refroidis ½ heure avant le service dans un seau, rempli d’eau et de glace (jamais de glace seule).
Les Grands Champagnes ou les Champagnes Millésimés doivent être quant à eux, servis à une température plus élevée, autour de 10 à 12° car ce sont avant tout des grands vins qu’il serait dommage d’effacer par une température trop fraîche.

A Savoir :

La  température du vin s’élève rapidement dans le verre jusqu’à acceder à la température ambiante, on pourra donc par précaution le servir à une température inférieure à celle optimale pour sa dégustation.

 

Les températures de service suivantes sont communément admises comme des références pour les appellations concernées :
6 à 9°C     : Vins effervescents. Vins rosés.
8 à 10°C   : Champagne.
10 à 12°C
:
Alsace, Bourgogne Blanc, Blanc sec.
12 à 14°C : Rouge léger.
13 à 15°C : Vin jaune, Beaujolais, Bourgogne Blanc racé.
15 à 16°C : Bourgogne Rouge
16 à 17°C : Bordeaux Rouge, Languedoc, Provence.
17 à 18°C : Grand Bordeaux Rouge, Grand Cru Bourgogne Rouge.

10 janvier, 2007 | Accords Mets et Vin |

Accompagner Les soupes et potages

BASE POISSONS :
Soupe de poisson, Bouaillabaisse…
Gaillac perlé, Savoie-Abymes, Côtes de Provence rosé
Bisque de Homard ou de langoustines…
Bourgogne Chardonnay, Petit Chablis

VELOUTES DE LEGUMES
:
Velouté d’asperges, de champignons, de cresson…
Gaillac perlé, Côtes de Duras blanc, Savoie-Abymes

AROMATIQUES
:
Minestrone, Soupe au pistou, Potage au cerfeuil…
Gaillac perlé, Tursan blanc, Entre-deux-Mers, Vin rosé du Portugal

SOUPES FROIDES :
Gaspacho, Soupes froides…
Bordeaux clairet, Bordeaux rosé, voire un Bergerac rouge léger

► D’autes accords ici

10 janvier, 2007 | Accords Mets et Vin |

Ordre de service des vins à table

Il est communément admis qu’n vin blanc doit être servi avant un  vin rouge, qu’un vin jeune doit également l’être avant un vin vieux.

Autre règle de base : un vin léger se sert avant un vin capiteux, le contaire serait évidement en défaveur du second qui n’aurait plus qu’une très vague existance.

Dans cette même logique graduelle, on veillera à présenter un vin sec avant un moelleux…

Ces quelques principes restent cependant des indications plutôt que des règles immuables, l’important étant de respecter l’équilibre de chaque vin en montant à la fois dans la qualité des vins servis ainsi que dans leur "consistance".
Sachez également vous fier à votre instinct, et n’hésitez pas, parfois, à faire preuve de créativitéet ne pas vous focaliser sur des idées reçues pour surprendre ou étonner vos invités!

► D’autres conseils sur  service du vin ?