10 janvier, 2007 | Le service du vin |

Un verre pour chaque vin

Le verre dans lequel le vin est servi doit surtout être exempt d’odeur (torchon, produit vaisselle, carton, meuble…). Un rinçage à l’eau claire est donc idéal avant utilisation.

 

Un verre idéal doit être incolore pour apprécier justement la robe du vin. Fin pour rester discret au contact des lèvres. Muni d’un pied pour empêcher son réchauffement par la chaleur des mains et en forme de tulipe plus ou moins évasée pour bien canaliser les arômes se dégageant du vin.

 

En règle générale, pour des vins non mousseux, il faut rechercher des verres fins, ayant une forme généreuse pour permettre de bien aérer le vin.
Le calice doit être rond, un peu allongé et rétréci vers le haut pour éviter que les arômes ne s’échappent trop rapidement.

Pour les champagnes, les flûtes ou les verres tulipes sont idéaux. Contrairement à une idée très répandue, il faut éviter à tout prix les coupes évasées qui laissent perdre les bulles et le bouquet.

 

La forme du verre est souvent typique de la région viticole, mais elle a une telle influence sur la dégustation que le verre dit " INAO " a été mis au point en relation avec l’association française de normalisation (AFNOR) ; c’est le verre maintenant admis comme référence par les professionnels et amateurs éclairés, pour la dégustation. 

Il existe également des verres dits « techniques » comme la série des Impitoyables, véritables outils de professionnels. Nous leur consacrerons bientôt un article pour vous les faire découvrir.

 

Pour vous convaincre de la pertinence d’un verre pour chaque vin, faites vous-même le test de la dégustation d’un même vin dans différents calices. La subtilité vous sautera au nez !

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10 janvier, 2007 | Le service du vin |

La décantation

Tradition d’antant, la décantation était nécessaire pour éliminer les différents dépôts dans la bouteille. Aujourd’hui, les technique de vinification modernes permettent largement de ce passer de cette étape. Elle reste pourtant utile dans certains cas : certains vieux vins dont la structure forte et très tannique le permet (grands millésimes, Bordeaux ou grands vins de la Vallée du Rhône), Grands crus de Médocs (chargés en matière)…

Attention un vieux vin ne supportera pas toujours cette oxygénation forcée et rapide. Mieux vaut alors le servir en bouteille, doucement pour le laisser respirer à son rythme, comme sont grand âge le mérite.

Comment procéder ?
Si cette opération vous tente, prévoyez une source de lumière pas forcément intense, mais précise (un projecteur, une ampoule nue ou une bougie). La bouteille doit être placée debout au moins 24 h (voire 72 h) avant la dégustation.

Après l’avoir débouchée, versez lentement le liquide dans la carafe en l’inclinant très doucement au dessus de la source de lumière. Sacrifier les 2 derniers centimètres de vin dans la bouteille n’est pas rare en fin d’opération.

Un vin plus jeune pourra profiter d’une oxygénation plus rapide, on procédera ainsi de façon plus énergique, augmentant ainsi son aération.

 

Carafer un vin.

L’acte de carafer un vin consiste à simplement le verser dans une carafe de façon à faire ressortir certaines de ces qualités. Cette façon de servir le vin se pratique souvent pour les vins très jeunes dont on tentera par cette méthode de les homogénéiser et de les rendre plus ronds.

 

Attention cependant à certains cépages comme par exemple le pinot noir qui supporte relativement mal l’oxydation.
Les vins jeunes ayant une ossature riche et complexe ou encore les vins du Sud, ensoleillés, méritent par contre d’être passés en carafe. Il en est de même pour les vins blancs.

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10 janvier, 2007 | Le service du vin |

Bien déboucher une bouteille de vin

10 janvier, 2007 | Le service du vin |

Température de service du vin

Les Rouges

Pour un vin rouge charpenté ou un grand vin rouge, placer la bouteille la veille dans un local tempéré (éviter la proximité de zones de chaleur ou de la cheminée). Ils peuvent être ouverts et mis en carafe jusqu’a 12 heures à l’avance afin d’optimiser leur oxygénation.

Les vins de Bourgogne rouges s’épanouissent entre 15 et 16°. Ils ont besoin d’un environnement très légèrement frais.

Les rouges légers et fruités seront à laisser dans un endroit frais (la cave, climatisée ou non), pour un vin jeune on peut même imaginer la placer 1 à 2 heures au réfrigérateur avant leur ouverture pour les rendre un peu plus tendres.

 

Les Blancs, Champagnes et Rosés

Les  blancs secs, souvent très expressifs  et les rosés seront plutôt à poser debout en bas du réfrigérateur vingt-quatre heures avant l’ouverture. Ce qui permettra de les servir à une température avoisinant les 8°.

Les vins blancs plus gras, issus par exemple du Chardonnay sont, eux, à servir moins frais, à une température comprise entre 10 et 12°

Enfin, les champagnes ou les blancs moelleux peuvent être refroidis ½ heure avant le service dans un seau, rempli d’eau et de glace (jamais de glace seule).
Les Grands Champagnes ou les Champagnes Millésimés doivent être quant à eux, servis à une température plus élevée, autour de 10 à 12° car ce sont avant tout des grands vins qu’il serait dommage d’effacer par une température trop fraîche.

A Savoir :

La  température du vin s’élève rapidement dans le verre jusqu’à acceder à la température ambiante, on pourra donc par précaution le servir à une température inférieure à celle optimale pour sa dégustation.

 

Les températures de service suivantes sont communément admises comme des références pour les appellations concernées :
6 à 9°C     : Vins effervescents. Vins rosés.
8 à 10°C   : Champagne.
10 à 12°C
:
Alsace, Bourgogne Blanc, Blanc sec.
12 à 14°C : Rouge léger.
13 à 15°C : Vin jaune, Beaujolais, Bourgogne Blanc racé.
15 à 16°C : Bourgogne Rouge
16 à 17°C : Bordeaux Rouge, Languedoc, Provence.
17 à 18°C : Grand Bordeaux Rouge, Grand Cru Bourgogne Rouge.