3 octobre, 2012 | Connaître le vin | Jurançon |
Les deux grands cépages du Jurançon, dans le Béarn, sont le petit manseng et le gros manseng. Ce sont les deux plus grands cépages blancs de l’appellation, qui donnent des vins secs ou passerillés, selon le cas, et avec la même réussite. C’est en leur honneur qu’une troupe de théâtre s’est baptisée Manseng’Phonie, une troupe avec orchestre qui se produira samedi 6 octobre à Monein, village au pied des Pyrénées, qui est l’une des capitales de l’appellation. Animations, spectacle et musique sont au programme à partir de 16 heures.
C’est aussi à Monein que l’on pourra trouver Henri Ramonteu, dont le Domaine de Cauhapé est l’un des vignobles de référence de l’appellation Jurançon. Il cultive évidemment le manseng, mais tache aussi de réhabiliter deux anciens cépages de la région, le lauzet et le camaralet. Ils étaient jadis connus dans le sud-ouest, mais sont devenus rares ; ils donnent des vins blancs secs, épicés et fins.
4 juin, 2009 | Primeurs 2008 | Primeurs 2008 |

Dans une conjoncture peu favorable, et à cause d’une récession économique mondiale, plusieurs propriétaires ont baissé leurs prix de manière parfois significative. C’est notamment le cas de la plupart des premiers crus classés, certains domaines comme Mouton Rothschild, opérant une baisse spectaculaire de 50%, d’autres de 40%.
Les acheteurs ont apprécié cette diminution des cours qui était d’ailleurs attendue. Et la plupart des grandes étiquettes qui constituent le haut de la hiérarchie viticole bordelaise, ont trouvé preneurs. C’est également le cas des grandes marques du Médoc, qui jouissent d’une image forte à l’étranger. Pour d’autres, les ventes en primeur se sont limitées au marché français, plusieurs enseignes de la grande distribution ayant été également séduites par des baisses de prix notables. Les ventes de vins aux particuliers, notamment par le biais d’Internet, ont trouvé un bon écho chez les opérateurs spécialisés, qui ont la capacité de mettre en ligne immédiatement des offres de grands crus à des prix intéressants.
Pour autant, cette campagne est loin d’avoir atteint le retentissement des trois précédentes, tant en volume qu’en valeur. Elle marque un retour à des pratiques anciennes, où seule une poignée de quelques dizaines de crus, pouvait vendre leur récolte en primeur. Elle confirme aussi le poids des grands dégustateurs internationaux, dont les notes, longuement épluchées par les importateurs, sont toujours un levier de commercialisation pour les grands vins de Bordeaux, sur le marché mondial.
17 avril, 2009 | Primeurs 2008 | Bordeaux |

Plus de trente châteaux, parmi les plus célèbres du Bordelais, ont déjà mis leur vin sur ce marché bien spécifique de la vente en primeurs. Rappelons que les vins sont encore en cours d’élevage dans les chais, et ne sont donc pas livrables; ils le seront l’année prochaine. Et rappelons aussi que les premiers acheteurs de ces vins sont les négociants de la place de Bordeaux.
Les prix de sortie de ces grands vins marquent une baisse sensible, et parfois forte, par rapport aux prix du millésime antérieur. Un premier cru classé comme Mouton Rothschild n’a pas hésité à appliquer une baisse de 50%; d’autres se tiennent entre 30 et 50%, des premiers crus comme Margaux, Latour ou Angelus, affichant un repli de 45% par rapport à 2007.
Il apparait que de nombreux châteaux sont revenus à des prix comparables à ceux du millésime 2004, c’est le cas de marques connues comme Pichon Lalande, Gruaud Larose, Haut Marbuzet ou Petit Mouton, entre autres. Cette baisse, pour certains très significative, était demandée, pour ne pas dire réclamée, par les opérateurs, notamment les importateurs. D’une certaine façon, elle était aussi attendue du fait de l’environnement économique international.
C’est en tout cas la première fois que la campagne de vente en primeurs des grands vins de Bordeaux démarre aussi vite, avec la perspective de voir les plus grands vins mis sur le marché avant la fin du mois d’avril. Cela ne signifie pas que tous les vins proposés sont vendus, loin de là; à ce jour, seules les étiquettes les plus prestigieuses ont trouvé preneur, compte tenu de la baisse des prix et de leur image propre. Mais il est évidemment trop tôt pour tirer une leçon économique définitive de cette campagne atypique qui va se poursuivre pendant les jours qui viennent. On peut seulement constater que la vente en primeur du millésime 2008 à Bordeaux a bien lieu, contrairement aux prédictions de certains oracles qui avaient annoncé le contraire.
7 avril, 2009 | Primeurs 2008 | Bordeaux |

Le propriétaire de ce vignoble réputé, Hubert de Bouard, propose son vin aux négociants de la place de Bordeaux, au prix de 50 euros hors taxe la bouteille. Ce même vin avait été proposé à 85 euros l’année dernière, pour le millésime 2007, et au prix de 105 euros, il y a deux ans, pour le millésime 2006.
Ce prix de 50 euros la bouteille représente une baisse notable de 40% par rapport à l’an dernier. Hubert de Bouard justifie ce prix par la situation actuelle du marché, qui réclame à cor et à cris une forte baisse des grands crus de Bordeaux. Il est à noter que seule la moitié de la production des vendanges 2008 à Angelus est vendue en primeur. Le second vin du château, le Carillon de l’Angelus est proposé aux négociants à 22 euros hors taxe la bouteille, soit 18% de moins que l’an passé.
On notera que ce prix de 50 euros hors taxe la bouteille en primeur n’est pas le prix que paiera l’acheteur final. C’est un prix de gros pour les seuls négociants bordelais qui revendent à des distributeurs ou à des importateurs. Le consommateur pourra acheter ce vin (en primeur) autour de 70 euros. Il apparait que le Château Angelus a voulu revenir au prix du millésime 2004, millésime très classique et bien bordelais auquel le millésime 2008 s’apparente par plusieurs aspects. Ce retour aux prix de la campagne 2004 est aujourd’hui réclamé par de nombreux opérateurs, tant en France qu’à l’export.
Le démarrage de la campagne cette semaine montre une volonté des producteurs de devancer le calendrier habituel des ventes en primeur, souvent étalées sur les mois de mai et juin. Un autre cru a également mis son vin en vente, c’est le Château de Sales à Pomerol, que l’amateur pourra acquérir en primeur autour de 10 euros la bouteille.
7 avril, 2009 | Primeurs 2008 | Millésime 2008 à Bordeaux |

Grâce au beau temps rayonnant des mois de septembre et octobre, juste avant les vendanges, les vins affichent en général une couleur foncée, une large ampleur aromatique et des tanins élégants, qui signent un millésime classique et prometteur.
Les grands terroirs sont particulièrement à l’honneur, avec des vins élégants, bien typés Bordeaux, épicés et longs en bouche. C’est notamment le cas à Pomerol, à Margaux ou à Pessac Léognan. Les vins du Médoc ont paru à beaucoup d’observateurs assez homogènes, ayant bien profité d’une arrière saison particulièrement favorable au cabernet sauvignon. Les vins de Saint Emilion se recommandent par leur finesse, leur fraîcheur, et beaucoup de suavité.
Pour autant, on déplore à peu près partout les petits volumes de la récolte 2008, signe que la qualité n’est pas, cette année, synonyme de quantité. Les viticulteurs ont, en effet, souvent sacrifié une partie de la vendange, au prix d’une sélection draconienne tant à la vigne qu’au chai. Grâce à quoi le millésime 2008 à Bordeaux devrait rester comme l’année du bon vigneron.
17 juillet, 2008 | Primeurs 2007 | Bilan |

Les châteaux qui ont souhaité mettre leur vin sur ce marché très particulier des primeurs ont été deux fois moins nombreux et encore, seule une cinquantaine de grands crus, de réputation mondiale, peuvent se targuer d’avoir vendu la totalité des volumes proposés.
Cette campagne en demi-teinte était attendue, en raison d’un environnement monétaire défavorable. La force de l’euro par rapport à la livre et surtout au dollar, pénalise les acheteurs britanniques et américains, qui sont traditionnellement en première ligne pour ces achats. En revanche, plusieurs pays d’Asie en ont profité pour entrer sur ce marché spécifique. Le Japon, la Corée, Hong Kong et Singapour, ont acquis des marques fortes, telles les premiers crus du Médoc et de Saint Emilion, mais aussi des crus de renom comme La Mission Haut Brion, Pontet Canet, Branaire Ducru, ou Lynch Bages. Les crus bourgeois et les vins moins cotés ont connu plus de difficultés pour séduire les acheteurs.
L’export n’a donc pas acquis, comme prévu, des volumes comparables à ceux des quatre années précédentes, mais le marché intérieur a, en revanche, pris position. C’est notamment la grande distribution qui a acheté ce millésime en primeur, sans espoir de spéculation lucrative, mais dans le but de constituer un stock attractif pour les futures foires aux vins, et pour garder leur place sur un marché qui devient très concurrentiel en cas de grand millésime.
On notera aussi que les particuliers, grâce au développement des achats par Internet, ont été nombreux à s’inscrire, et n’ont pas boudé leur plaisir, tant dans les crus de rouge que du Sauternais.
Enfin les prix ont diminué pour les premiers crus du Médoc avec une baisse remarquée de moins 26% par rapport au millésime 2006. Mais beaucoup d’autres châteaux se sont contentés d’une baisse symbolique de moins 5%, ou même d’essayer de vendre au même prix que l’an passé. Ce qui n’a pas toujours très bien marché. Ceci explique peut-être cela…
23 juin, 2008 | Primeurs 2007 | Bilan |

Elle pourrait trouver son épilogue à la fin juin, et l’on attend cette semaine la mise sur le marché des quelques vins qui n’ont pas encore été proposés. A ce jour, deux cents étiquettes ont été mis en vente en primeur, et encore y avait-il parmi elles des vins blancs et rosés, ainsi que des seconds vins. Sur le plan des volumes, c’est donc une campagne très moyenne, inférieure de moitié à celle du millésime 2005. En outre, les grands marchés de l’exportation n’ont pas répondu avec enthousiasme aux offres du négoce bordelais, et la commercialisation de ces vins correspond à une ambiance générale, plombée par la faiblesse du dollar par rapport à l’euro, la crise bancaire internationale et le choc pétrolier. Toutes choses qui n’incitent pas à des achats de vins massifs.
D’autant que le millésime 2007 n’a pas su séduire les acheteurs ni les grands dégustateurs internationaux, comme avaient pu le faire les quatre années précédentes, beaucoup mieux réussies dans les vignobles bordelais.
C’est donc une fois encore le marché intérieur, et notamment les grandes enseignes de la grande distribution, qui sont les principaux acheteurs de ces vins, à condition qu’ils soient proposés à des prix nettement plus bas que le millésime 2006, ce qui n’est pas toujours le cas, loin de là. On notera aussi que les particuliers, attirés par les offres en primeur que des maisons spécialisées font sur Internet, deviennent des clients de plus en plus nombreux de cette campagne.
Il reste que les grands vins, dont le nom est une marque solide, ont, comme d’habitude, trouvé preneur malgré une conjoncture défavorable.
C’est principalement le cas des plus grands crus du Médoc, dont le nom est mondialement connu, et pour lesquels la demande faiblit rarement.
Cependant, c’est seulement en juillet que l’on pourra faire un bilan définitif de cette campagne qui apparaît à ce jour en demi-teinte.
3 juin, 2008 | Primeurs 2007 | C'est parti! |

En effet, après plusieurs semaines où ce marché semblait fort attentiste, des propriétaires d’étiquettes emblématiques du vignoble ont sauté le pas, et proposé leur récolte aux négociants de la place de Bordeaux. C’est principalement le cas de crus très connus comme Lynch Bages ou Carbonnieux, mais aussi Olivier, Meyney, Grand Puy Ducasse, ou Les Ormes de Pez. Ces vins sont « sortis » sur le marché à des prix à peine inférieurs à ceux du millésime 2006. Cette première semaine de juin pourrait donc permettre de savoir enfin si le marché veut, ou non, payer ces vins au même prix que ceux de l’année précédente, où bien s’il préfère attendre un millésime plus porteur, c’est-à- dire plus qualitatif et donc plus spéculatif. D’ores et déjà, on croit savoir que les gros acheteurs de l’exportation ne vont pas effectuer des achats considérables, compte tenu de la faiblesse du dollar par rapport à l’euro, qui les pénalise.
Mais il reste que l’achat en primeur est toujours intéressant pour l’acheteur qui veut fidéliser un approvisionnement, constituer un stock ou servir des clients qui recherchent des grands crus. Ceux-ci sont en effet terriblement contingentés, et leur prix en primeur est toujours inférieur à celui qui sera proposé deux ans plus tard, après la mise en bouteille
13 mai, 2008 | Primeurs 2007 | C'est parti |

A ce jour, ce sont surtout les crus classés de Sauternes et Barsac qui se sont mis sur le marché. La plupart sont à des prix légèrement supérieurs à ceux de l’an passé, en raison de la qualité jugée unanimement exceptionnelle du millésime 2007, pour les blancs liquoreux. Mais cette hausse est relative car ces vins sont généralement peu chers en comparaison des crus classés de rouges. Ces derniers se font un peu attendre, et rares sont les grands crus qui ont dévoilé leurs «prix de sortie». On peut tout de même citer Beychevelle à 21 euros hors taxe, au lieu de 22 l’an passé, ou bien Quinault à 16 euros hors taxe au lieu de 18 l’an passé. La plupart des crus «sortis en primeur» sont plutôt des bourgeois ou assimilés, et leurs prix sont très proches de ceux de l’année dernière. Le négoce attend désormais avec impatience l’arrivée sur le marché bien spécifique des crus emblématiques, type premiers et seconds crus classés, ainsi que des marques fortes, habituées à être vendues en primeur
29 avril, 2008 | Primeurs 2007 | Bordeaux |

Les opérateurs spécialisés de la place de Bordeaux, courtiers et négociants principalement, ne cachent pas leurs incertitudes devant la réalité de cette campagne. D’une part, le dollar veut deux fois plus cher (par rapport à l’euro) qu’en 2001, quand les américains ont acheté massivement le millésime 2000; d’autre part, le millésime 2007 ne possède pas la qualité ni l’image des grands millésimes bordelais récents.
Ces deux raisons incitent les acheteurs à se montrer prudents. D’autres font remarquer que le marché international est toujours demandeur de très grands crus, et que les stars du vignoble bordelais trouveront toujours des clients dans un monde où la possession et la consommation des grands vins s’apparentent à celles des produits de luxe. Il reste que ces stars n’excèdent pas une trentaine de marques, et qu’il y a traditionnellement entre 300 et 400 crus de Bordeaux qui tentent leur chance, chaque année, sur le marché des primeurs. La plupart n’y vendent qu’une partie des volumes espérés, mais on se rappelle qu’au printemps 2006, la quasi totalité des volumes du millésime 2005, mis en marché à des prix en hausse, avait trouvé preneur. Devant un millésime 2007 qui n’offre pas de grands potentiels spéculatifs, la demande risque d’être limitée à celle du marché intérieur, et des acheteurs habituels de l’Union Européenne.
Quelques nouveaux venus pourraient aussi en profiter pour entrer sur ce marché, comme les importateurs de Hong Kong, débarrassés depuis deux mois des taxes douanières, ou ceux de Russie, de plus en plus friands de grands vins français. Quant aux prix de sortie de ces vins, attendus par le négoce avec une forte baisse, ils constituent encore une inconnue, et la propriété semble s’amuser à faire durer un drôle de suspense….
9 avril, 2008 | Primeurs 2007 | Bordeaux 2007 |

Celle-ci regroupe 130 châteaux parmi les plus fameux du Bordelais (Yquem, Cheval Blanc, Lynch Bages, Beychevelle, etc), et draine chaque année vers les chais 5.000 professionnels du vin, qui viennent découvrir le dernier millésime en cours d’élevage. Le millésime 2007 a été marqué par une climatologie singulière, un printemps humide et un été morose, faisant suite à une floraison capricieuse. Une forte pression du mildiou s’est abattue sur les vignes, encouragée par une pluviométrie excédentaire.
Fort heureusement, le soleil revenu au cours des mois de septembre et d’octobre a permis de sauver la qualité de ce millésime, à condition d’effectuer un travail minutieux et souvent coûteux à la vigne, puis une sélection sévère au chai. Les bons vignerons ont souvent attendu la maturité maximum pour vendanger des raisins bien mûrs ( jusqu’à fin octobre dans le Médoc) ; ils ont en outre évité de trop longues extractions, laissant à leurs vins la fraîcheur du fruit.
L’année 2007 restera à Bordeaux comme un très bon millésime de vins blancs secs et aussi de liquoreux, grâce à une arrière saison exceptionnelle.
Les rouges reflètent une météo bien difficile, et constituent un millésime de transition, avec des vins qui seront vite prêts à boire, et utiles pour un marché de consommation relativement rapide.
Ces vins constituent à leur manière une belle prouesse, et compte tenu des conditions climatiques, il n’est pas exagéré de considérer les plus réussis comme un défi lancé (et gagné) aux redoutables circonstances de leur naissance. Sur ce point, les viticulteurs girondins, dont les vins seront agréables à boire, ont manifesté un savoir faire et une compétence qui méritent d’être signalés.
Pour autant, ce n’est pas un cas général, et ce millésime demeure extrêmement hétérogène. Si l’on excepte les blancs, tous délicieux, il n’y a guère que l’appellation Pessac-Léognan qui affiche en rouge un niveau qualitatif homogène et général. Les grands terroirs ont parlé avec talent, et leur micro-climat a fait le reste. Ce sont des vins très bordelais, classiques, fins, avec un fruit net, où l’on retrouve ce petit goût fumé qui disparaissait naguère trop souvent sous le bois. Parmi les plus attractifs, on peut citer Carbonnieux, Haut Bailly, Latour Martillac, Fieuzal, Chevalier, Les Carmes Haut Brion, Smith Haut Lafite, Pape Clément. Ce millésime confirme aussi les progrès de Bouscaut et Olivier, qui font un retour remarqué depuis le début du siècle, parmi l’élite. La réussite globale de cette appellation, ajoutée à la qualité des vins blancs, fait penser que le millésime 2007 en Gironde est surtout l’année du Sud. L’appellation Pomerol a produit des vins agréables, parfois un peu simples a regard de millésimes plus complexes, moins denses que les années précédentes, mais pas moins plaisants, avec des tanins fins et fondus, et des arômes de fruits, doux et friands, s’ils ne sont pas masqués par un excès de barrique neuve. Ces vins seront sans doute assez vite bons à boire, et représentent à leurs façons une bonne expression de leur terroir dans un registre souple et fin, tels Petit Village, Gazin, Rouget ou Vieux Maillet.
Saint Emilion présente un cas d’école, très différent, avec des vins magnifiques, et d’autres médiocres, signe que la nature du terroir ou de l’encépagement, et l’intuition du vinificateur, ont eu à jouer cette année une forte partie. Parmi les premiers crus, on relève la qualité de Figeac, Canon, Clos Fourtet, Angelus et La Gaffelière, vins le plus souvent épicés, bien équilibrés, et conforme autant à leur sol qu’à ce millésime. De nombreux autres crus classés ont également joué une partition de terroir et de modestie, tels Corbin, Clos des Jacobins, Les Grandes Murailles, Franc Mayne ou Laroze. Dans cette catégorie, le Clos Saint Martin et Grand Corbin Despagne paraissent même au dessus du lot.
Mais s’il y a des victoires, il y a aussi des défaites, et l’amateur sera confronté au rude défi d’avoir à faire le tri parmi les très bons, les bons, et les moins bons. C’est aussi le cas de Médoc, où l’abondance des étiquettes impose une sévère sélection dans des qualités disparates. La maturité tardive des cabernets a autorisé des vendanges de bonne qualité en octobre, sous le soleil, et donné des vins de bon aloi, souvent harmonieux et consistants, mais pas tous. On y relève, comme sur la Rive Droite, des finales amères et des tanins rustiques. Beaucoup de vins sont classiques, fruités et seront rapidement bons à boire.
Le millésime 2007 a aussi révélé les progrès manifestes de crus bourgeois, dont l’image était un peu endormie à la fin du 20ème siècle, et qui se réveillent aujourd’hui pleins de promesses, tels Malleret, Villegeorges ou Larrivaux. Dans les grands crus classés et les appellations communales du Médoc, 2007 apporte de bonnes surprises, et les grands terroirs de Pauillac et de Saint Julien sont au rendez-vous de la qualité. Osons tout de même quelques coups de cœur: Monbrison, Armailhac, Angludet, Le Tertre, Pontet Canet, Saint Pierre, Kirwan, Giscours, Batailley, Belgrave.
Au total, il semble que l’on n’aurait pas pu faire beaucoup mieux, compte tenu des conditions climatiques. Et il parait à peu près certain que les soins importants apportés à la vigne, ainsi que les progrès constants de l’œnologie, ont contribué à sauver un millésime qui eût été sans nul doute infiniment plus médiocre il y a vingt ans.
11 mars, 2008 | Connaître le vin |
3 mars, 2008 | Primeurs 2007 | Bonne nouvelle |
Elle s’établit à un peu plus de 1,5 million d’hectolitres, en hausse de 3,2%. Ce sont les crémants, avec une progression de près de 14%, qui tirent plus particulièrement la moyenne vers le haut. L’hétérogénéité du millésime a conduit certains producteurs de blancs à se tourner vers la production de vins effervescents. Blancs et rouges affichent des progressions modérées, qui sont respectivement de l’ordre de 2,7 et 1,7%.
12 janvier, 2007 | Accords Mets et Vin |
Fraisier, Clafoutis aux cerises…
Pacherenc du Vic-Bilh, Asti spumante.
Omelette norvégienne…
Champagne demi-sec.
Iles flottantes…
Loupiac, Sainte-Croix-du-Mont, Sauternes.
Eclairs, Millefeuilles, Choux à la crème, Crème brulée…
Bordeaux moelleux, Pacherenc du Vic-Bilh, Champagne demi-sec.
Kugelhopf, Brioche des rois, Tiramisu…
Gewurtztraminer, Clairette de Die, Asti spumante.
A noter :
Les sorbets aux fruits comme les glaces se marient difficilement avec les vins. De l’eau très froide, une liqueur, ou une eau de vie restent les plus appropriés.
► D’autres accords ici
12 janvier, 2007 | Accords Mets et Vin |
FRUITS FRAIS :
Tartes :
Tarte au citron, Gâteau à l’orange ou aux fruits exotiques…
Pacherenc du Vic-Bilh, Sauternes, Gewurtztraminer.
Tartes aux pommes, aux poires, aux pêches, aux abricots…
Asti spumante (Italie), Clairette de Die, Champagne Brut ou demi-sec, Bordeaux moelleux.
Tarte aux fraises, aux framboises, aux cerises, au cassis…
Saumur-Champigny, Bordeaux rouge, Bergerac rouge, Cabernet sauvignon du Chili.
Salade de fruits…
Gewurtztraminer (vendanges tardives si possible), Sauternes, Pacherenc du Vic-Bilh.
FRUITS SECS ou DOUX :
Tartes et gâteaux aux noix, aux noisettes, aux amandes (frangipane)…
Gewurtztraminer, Sauternes, Pacherenc du Vic-Bilh.
Tartes et gâteaux aux figues, aux bananes, aux abricots secs, aux pruneaux, aux châtaignes…
Gewurtztraminer, Bordeaux Moelleux, Clairette de Die, Crémant de Bordeaux.
► Dautres accords ici
Voir notre pochain article spécial chocolat !
12 janvier, 2007 | Accords Mets et Vin |

PATES MOLLES A CROUTE LAVEE :
Livarot, Munster, Pont-l’Evêque, Maroilles, Langres, Epoisses…
Vins blancs : Gewurtztraminer.
Vins rouges : Côtes du Rhône, Fronsac, Pomerol, Côtes de Saint-Mont, Madiran.
PATES MOLLES A CROUTE FLEURIE :
Brie, Camembert, Carré de l’Est…
Vins rouges : Saumur-Champigny, Saint-Emilion, Médoc.
PATES PRESSEES CUITES :
Comté, Emmental, Gruyère, Beaufort…
Vins blancs : Savoie Abymes, Bourgogne Aligoté.
Vin rouge : Bordeaux, Bergerac, Côtes de Duras, Médoc.
PATES PRESSEES CRUES :
Tomme (Savoie, Pyrénées), Saint-Nectaire, Cantal, Saint-Paulin, Gouda…
Vins blancs : Savoie-Abymes, Côtes de Duras, Premières Côtes de Blaye.
Vins rouges : Premières Côtes de Blaye, Saint-Emilion, Buzet, Beaujolais.
PATES PERSILLEES ou " BLEU ":
Roquefort, Bleu des Causses, Bleu d’Auvergne, Bleu de Bresse, Fourme d’Ambert…
Vins blancs doux : Bordeaux moelleux, Sauternes, Loupiac, Sainte-Croix-du-Mont, Monbazillac, Pacherenc du Vic-Bilh.
FROMAGES DE CHEVRE :
Chèvre frais :
Sainte-Maure, Valençay, Cabécou…
Vins blancs : Gewurtztraminer, Bordeaux sec, Entre-Deux-Mers, Gaillac.
Vins rouges souples et délicats : Bordeaux, Graves, Saumur-Champigny.
Chèvre plus ou moins sec :
Crottin de Chavignol, Pouligny Saint-Pierre, Banon…
Vins blancs secs : Savoie-Abymes, Riesling, Sylvaner.
► D’autres accords ici
12 janvier, 2007 | Accords Mets et Vin |

GRILLEES, ROTIES, SAUTEES :
Volailles blanches rôties :
Poulet, Oie, Pintade, Dinde, Chapon…
Premières Côtes de Blaye, Puisseguin Saint-Emilion, et Côtes de Provence rosé
en été !
Volailles de caractère, ou façon relevée :
Canard aux olives ou au poivre vert, Pintade à l’ail, Lapin en gibelotte, Oie farcie…
Vins rouges : Côtes du Marmandais, Pécharmant, Canon-Fronsac. Riesling pour les amateurs de blanc, sur le poivre vert ou les olives…
En harmonie sucrée-salée :
Canard à l’orange, Pintade aux pruneaux…
Moulis, Pessac-Léognan rouge, ou même la rondeur d’un Cabernet sauvignon du Chili
► Accords typiques :
Madiran sur Confit de canard.
Montagne Saint-Emilion sur Lapin Chasseur.
Moulis sur Caille aux raisins.
EN SAUCE OU MARINADE :
En sauce au vin rouge :
Coq au vin, Civet de lapin…
Canon-Fronsac, Côtes du Rhône rouge, mais aussi : Buzet ou Pécharmant.
Sauce à la crème :
Aromatique : Escalopes de dinde ou de poulet à la sauce citronnée, Poule à l’estragon…
Petit Chablis, Graves blanc ou simplement Côtes de Duras blanc de l’année.
Suave :
Poularde aux morilles, ou pochée sauce suprême, Poulet au vin blanc…
Bordeaux moelleux, Loupiac, Monbazillac, Sainte-Croix-du-Mont.
► Accords typiques :
Pessac-Léognan blanc sur Canard aux champignons.
Fitou ou Faugères sur Poulet aux girolles.
Côtes de Provence rosé sur Lapin à la moutarde.
► D’autres accords ici
12 janvier, 2007 | Accords Mets et Vin |

PORC
Grillé ou rôti :
Rôti aux herbes, Côtelettes grillés, Brochettes aux pruneaux…
Saint-Emilion, Buzet, Côtes de Saint-Mont, Beaujolais, et Cahors ou au Tursan
Sauté ou en sauce :
Emincé aux petits légumes, Jambonneau aux poireaux, Sauté aux haricots…
Petit Chablis ou jeune Graves pour le blanc, Saumur-Champigny ou Beaujolais pour le rouge.
► Accords typiques Vin blanc :
Echine aux oignons, Rôti du Portugal, Travers grillé à la moutarde de Meaux…
Bourgogne Chardonnay, Pessac-Léognan, Gewurtztraminer sur la moutarde de Meaux !
VEAU
Grillé ou rôti :
Côte grillée, Escalope panée, Rôti de veau…
Corbières, Côtes du Rhône rouge, ou Saint-Julien pour les amateurs de Bordeaux.
Sauté ou en sauce :
Paupiettes, Escalope à la crème, Blanquette de veau…
Vins rouges : Saumur-Champigny, Côtes de Provence rosé.
Vins blancs (sauce à la crème) : Bourgogne Chardonnay, Sylvaner ou même Riesling
► Accord Typique :
un Faugères jeune ou un Fitou pour le rôti de veau aux olives…
► D’autres accords ici
12 janvier, 2007 | Accords Mets et Vin |

LE BOEUF
Grillé ou rôti :
Bavette à l’échalotte, Tournedos Rossini, Entrecôte braisée sauce Périgueux…
Saint-Julien, Saint-Estèphe, voire Pomerol pour les Rossini, ou un Bordeaux supérieur bien riche.
Sauté ou en sauce :
Bourguignon, Daube, Bœuf mode aux carottes…
Buzet, Beaujolais, Côtes du Rhône rouge, voire un Faugères ou un Corbière.
Bouilli :
Pot au feu…
Beaujolais, Saumur-Champigny, Saint-Nicolas de Bourgueil, Fronsac.
Froid :
Rôti tranché, accompagné par exemple d’une sauce béarnaise…
Cahors, Côtes de Saint-Mont, Madiran, voire un Listrac ou un Moulis pour la béarnaise !
LE MOUTON
Grillé ou rôti :
Gigot à la ficelle, côtes grillées…
Pauillac, Saint-Estèphe, Saint-Emilion, Côtes du Rhône rouge, Boulaouane gris si méchoui !
Sauté ou en sauce :
Daube, Navarin…
Côtes du Rhône rouge, Canon-Fronsac, Puisseguin Saint-Emilion, Côtes de Saint-Mont.
Froid :
Gigot mayonnaise, Poitrine farcie…
Graves rouge, voire un Haut-Médoc pour le bordelais, Saint-Nicolas de Bourgueil, Beaujolais.
L’AGNEAU
Grillé ou rôti :
Carré, Baron, Gigot à la provençale, Gardianne à l’ail, Côtelettes grillées…
Pauillac bien sûr, mais aussi Corbières, Faugères, Saint-Julien ou tout Haut-Médoc bien mûr.
Sauté ou en sauce :
Epaule à la tomate et fines herbes, Blanquette à la menthe fraîche…
Côtes du Rhône rouge, Fitou, Côtes de Provence rosé, Cabernet sauvignon du Chili (aromatique !).
► D’autres accords ici
12 janvier, 2007 | Accords Mets et Vin |
FRUITS DE MER :
Crus, iodés : Huîtres, Oursins, Couteaux, Pétoncles…
Muscadet, Entre-Deux-Mers, Riesling.
Cuits, relevés : Bigorneaux, Bulots, Amandes de mer…
Petit Chablis, Bourgogne Chardonnay, Bordeaux blanc.
CRUSTACES :
Fins et délicats : Homard à l’américaine, Langouste farcie ou au naturel, Ecrevisses à la nage…
Petit Chablis, Bourgogne Chardonnay, Blanquette de Limoux, Pessac-Léognan blanc.
Caractère marqué : Cassolette de crabe, Gambas grillés, Araignée court-bouillon…
Côtes de Provence rosé, Gris de Boulaouane, Sylvaner.
► D’autres accords ici
11 janvier, 2007 | Conseils pratiques |

Appellations :
Appellation d’Origine Contrôlée (A.O.C.) :
C’est la catégorie la plus élevée des vins français. Leur élaboration est soumise à des contrôles et des règles de production strictes garantissant la qualité et l’authenticité du produit par rapport à son terroir d’origine : délimitation de l’aire de production, cépages utilisés, méthode de vinification, rendements limités.
A noter : le droit à l’appellation d’origine contrôlée n’est pas acquis à vie. Chaque année, le producteur doit recommencer cette procédure d’agrément pour une nouvelle récolte.
Vins Délimités de Qualité Supérieure (V.D.Q.S.) :
Les terroirs sont moins prestigieux que ceux des A.O.C. et leur réglementation est un peu plus souple. Sous certaines conditions très strictes, certains V.D.Q.S. peuvent être promus en A.O.C. (ex. : Coteaux Varois).
Vins de pays :
L’origine géographique est déterminée. Il peut s’agir d’une région (ex. : vin de pays d’Oc), d’un département (ex. : vin de pays de l’Hérault) ou d’une zone (ex. : vin de pays de la Vallée du Paradis). Ils proviennent de parcelles plantées en cépages recommandés, dont le rendement n’excède pas 90 hl/hectare. Ils doivent présenter un titre alcoométrique volumique naturel total supérieur à 9 ou 10,5% selon la zone viticole. Ces vins sont soumis à dégustation et analyse.
Vins de table :
Ils sont sans origine géographique déterminée et souvent obtenus par coupage, c’est-à-dire mélange de vins de différentes provenances (vins de France et de la C.E.E.). Ils sont produits sans limitation de rendement. Leur titre alcoométrique volumique acquis ne doit pas être inférieur à 8,5% ou dépasser 15%. Ils ne portent pas de millésime et sont généralement vendus sous des marques commerciales.
Apogée :
L’apogée d’un vin est le moment où celui-ci " s’exprime " le mieux. Voir notre article sur le potentiel de garde des grands types de vins.
Cépages :
Le cépage désigne la variété de vigne utilisée pour faire le vin. Il en existe plus d’une centaine en France. Un même cépage cultivé dans des terroirs différents donnera des vins différents, car le terroir marque le cépage. Chaque cépage apporte au vin des arômes et des saveurs qui lui sont propres.
Les cépages rouges les plus fréquents sont le Cabernet Franc, le Cabernet Sauvignon, le Gamay, le Merlot, le Pinot Noir, la Syrah et le Grenache.
Les principaux cépages blancs sont le Chardonnay, le Sauvignon, le Sémillon et le Riesling.
Pour une description plus détaillée de chaque cépage, voir notre rubrique "le monde des cépages"
Classements :
Les terroirs les plus prestigieux font souvent l’objet d’un classement donnant lieu à des mentions complémentaires sur l’étiquette. Ex. "Grand Cru" et "Grand Cru Classé", "Cru Bourgeois" pour les vins de Bordeaux.
Embouteilleur :
Celui qui se charge d’effectuer la mise en bouteille des vins et qui effectue cette opération sous sa responsabilité. Il s’agit en général du propriétaire exploitant ou du négociant acheteur. Son identité doit figurer obligatoirement sur l‘étiquette.
I.N.A.O. : Institut National des Appellations d’Origines.
Etablissement public placé sous l’autorité du Ministère de l’Agriculture, il est chargé, entre autres missions, de la protection des A.O.C.
Millésime :
Le millésime, c’est l’année de naissance du vin.
Chaque année, le vin a un caractère propre lié au climat. Les années pluvieuses donneront des vins légers tandis que les étés très ensoleillés favoriseront la richesse et la concentration.
Primeurs :
Les ventes en primeurs des grands vins correspondent à un usage particulier ayant cours sur les places de Bordeaux et de Beaune. Elles s’appliquent aux grands vins de es régions, particulièrement aptes au vieillissement, dont la vente ne peut se faire qu’après plusieurs années d’élevage.
11 janvier, 2007 | Conseils pratiques |

L’étiquette est le support légal des mentions obligatoires et facultatives.
Etiquette de vin, mentions obligatoires :
- Appellation (vin de table, vin de pays, VDQS, AOC)
- Degré alcoolique
- Volume de la bouteille
- Nom et adresse de l’embouteilleur.
Etiquette de champagne, mentions obligatoires :
- AOC Champagne
- Degré alcoolique
- Volume de la bouteille
- Type de vin (brut, sec, demi-sec, doux)
- Nom et adresse du responsable de la fabrication et n° du CIVC
La mention du lieu de mise en bouteille, bien que non obligatoire, est qualitativement importante. Une mise en bouteille au Domaine, à la Propriété ou au Château, participe à la garantie d’origine et d’authenticité du produit.
La dénomination A.O.C. (appellation d’origine contrôlée) et, à un degré moindre, les A.O.V.D.Q.S. (appellation d’origine vin délimité de qualité supérieure) garantissent le respect des " usages locaux, loyaux et constants " qui ont conduit à l’élaboration du produit, sanctionnée par l’obtention d’un label.
11 janvier, 2007 | La garde du vin |

|
Régions et types
|
Apogée
|
Longévité
|
|
Alsace, blancs secs
|
5 à 8 ans
|
10 ans
|
|
Alsace, vendanges tardives
|
5 à 20 ans
|
30 ans
|
|
Bordeaux, blancs secs, AOC Pessac-Léognan
|
4 à 5 ans
|
8 ans
|
|
Bordeaux, rouges, crus classés, crus bourgeois, AOC Médoc, Saint-Emilion, Graves, Pomerol
|
5 à 20 ans
|
15 à 40 ans
|
|
Bourgogne, blancs secs, Chablis, Chassagne-Montrachet, Meursault, Montrachet, Puligny
|
5 à 10 ans
|
20 à 30 ans
|
|
Bourgogne, rouges, grands crus et premiers crus de la Côte d’Or
|
8 à 12 ans
|
20 à 30 ans
|
|
Côtes du Rhône, rouges, Côte-Roties, Hermitage, Châteauneuf-du-pape
|
6 à 12 ans
|
25 à 30 ans
|
|
Sud-Ouest, appellation Cahors
|
3 à 8 ans
|
10 à 12 ans
|
|
Sud-Ouest, appellation Madiran
|
4 à 10 ans
|
15 ans
|
|
Vallée de la Loire, blancs moelleux
|
5 à 15 ans
|
10 à 25 ans
|
|
Vins du Sud-Ouest, blancs moelleux (Jurançon, Montbazillac)
|
5 à 10 ans
|
15 ans
|
|
Vins du Beaujolais (hors primeurs)
|
1 à 4 ans
|
4 à 8 ans
|
|
AOC Bordeaux, blancs secs
|
1 à 2 ans
|
3 ans
|
|
AOC Bordeaux, rouges
|
3 à 8 ans
|
12 ans
|
|
AOC Bourgogne, blancs
|
1 à 4 ans
|
3 à 8 ans
|
|
AOC Bourgogne, rouges
|
3 à 7 ans
|
8 à 10 ans
|
|
Côtes du Rhône, blancs et rosés
|
1 à 3 ans
|
1 à 3 ans
|
|
Côtes du Rhône, rouges
|
2 à 5 ans
|
6 à 8 ans
|
|
Vins du Languedoc, rouges
|
2 à 4 ans
|
4 à 8 ans
|
|
Vins de Provence et de Corse, rouges
|
2 à 4 ans
|
4 à 8 ans
|
|
Vins de Loire, blancs
|
1 an
|
2 à 3 ans
|
|
Vins de Loire, rouges
|
1 à 6 ans
|
6 à 8 ans
|
|
Bourgueil, Chinon, Saumur-champigny
|
3 à 8 ans
|
8 à 12 ans
|
|
Vins du Sud-Ouest, rouges
|
2 à 4 ans
|
4 à 8 ans
|
11 janvier, 2007 | La garde du vin |
Après avoir atteint, puis conservé un certain temps sa qualité optimale, tout vin perd irrémédiablement de sa structure et de sa puissance.
A l’aide d’une grille de millésimes, il est facile d’estimer la période d’apogée d’un vin ainsi que son potentiel de garde (voir notre tableau des apogées)
Un an avant cette date, il sera opportun d’ouvrir une bouteille pour en estimer le potentiel de garde. Si celui-ci semble encore important, de nouvelles dégustations pourront être opérées jusqu’à ce qu’il soit prêt.
Apogée et longévité
Il convient de bien distinguer les notions d’apogée et de longévité d’un vin. La période d’apogée correspond à celle durant laquelle le vin atteint le paroxysme de ses qualités gustatives. La longévité indique la durée durant laquelle le même vin est consommable, sans pour autant atteindre le même degré de perfection.
► Conseil :
consultez notre tableau pour optimiser vos dégustations
11 janvier, 2007 | La garde du vin |

Voici quelques astuces vont vous permettre de vous y retrouver plus facilement :
Organisation Générale de l’espace
Placez dans la mesure du possible les familles de vins par rangées horizontales, vins blancs en bas, liquoreux et moelleux étant placés au dessus des secs.
Réservez les étages intermédiaires aux rosés et aux rouges légers, et placez vos meilleurs crus de Bordeaux, Bourgogne de Vins de la Vallée du Rhône sur les parties supérieures.
Rangement des bouteilles
Les bouteilles doivent impérativement être conservées couchées, à l’exception de celles de porto, de vins doux naturels et de liqueurs et eaux de vies. Cette position permet au vin de toucher le bouchon et évite à celui-ci de se dessécher et de laisser entrer l’air.
Même si cela ne facilite pas la manipulation des flacons, préférez la position "goulots vers l’intérieur": elle limite le contact avec la lumière, et facilite la lecture des étiquettes, que vous prendrez soin de placer vers le haut pour éviter de trop manipuler les bouteilles.
Bien choisir ses casiers est également essentiel pour la vie de la cave. Ainsi, les casiers dits "alvéolés" (où chaque bouteille a son propre emplacement) seront préférés par le consommateur qui achète une grande variété de vins différents en très petite quantités (1 ou 2 bouteilles), donc plutôt pour la partie de la cave qui concernera les vins de petite et moyenne garde.
Pour les adeptes de l’achat par caisses de 6 ou de 12 bouteilles, des casiers "compartiments" (qui peuvent contenir jusqu’à 24 bouteilles) seront plus appropriés car ils permettront une bien meilleure gestion de l’espace.
11 janvier, 2007 | La cave |

Ces quelques règles vous permettront dele préserver au maximum de conditions climatiques extrêmes qui risqueraient de l’altérer considérablement et irrémédiablement.
Il convient donc, tout d’abord et avant tout, d’éviter les périodes de canicule en été, et de grand froid en hiver.
Législation
Les vins en vrac et les bouteilles sans capsules fiscalisées sont soumis à une législation stricte en matière de transport et de fiscalité.
Il doivent être accompagnés d’un formulaire que vous remettra le vendeur (le congé) attestant que les droits fiscaux ont bien été acquittés.
Si vous ne possédez pas ce document, vous pouvez faire la demande d’un laisser-passer à une recette-perception pour éviter tout risque d’amende.
Pas de problème par contre pour les bouteilles munies d’une capsule fiscalisée, arborant la tête de Marianne; cette capsule est appelée Capsule Représentative de Droits (C.R.D.).
Un code couleur existe pour les C.R.D., selon l’origine du vin :
Vert : A.O.C., Vin Doux Naturel, V.D.Q.S. (France).
Bleu : Vin de Table, Vin de pays (France).
Violet : Cidre, Poiré, Pétillant de raisin, Hydromel…
Instalation de vos vins ou changement de lieu de conservation :
Si votre cave dispose de dimensions raisonnables, vous pouvez vous- même organiser votre déménagement. Si toutefois elle est très importante, il vaut sans doute mieux alors faire appel à une entreprise spécialisée…
Mais quel que soit le mode de transport choisi, il est nécessaire de respecter quelques règles de base : tout d’abord, bien sûr, emballer très soigneusement les bouteilles, et les classer horizontalement bien calées dans des caisses en les protégeant de la lumière.
A l’arrivée, ne tardez pas à installer votre nouvelle cave, mais prenez bien votre temps, pour ne pas manipuler vos bouteilles trop brusquement. De plus, pensez à les laisser reposer suffisamment longtemps avant de les déguster.
11 janvier, 2007 | La cave |
11 janvier, 2007 | La cave |

La cave en sous-sol
Si vous disposez d’un sous-sol privatif dans votre immeuble, vous pouvez parfaitement y installer votre cave, à condition que celle-ci ne soit pas trop proche d’une source de fortes vibrations (parking, laverie commune…).
Dans un premier temps, prenez soin d’humidifier l’atmosphère grâce à une couche de sable ou de gravier, ou plus simplement d’une bassine d’eau, dans laquelle on peut verser un peu de cendre ou de charbon de bois pour augmenter l’efficacité du procédé. Pour éviter les écarts de températures, recouvrez les murs de béton (dont les capacités d’isolations sont plutôt réduites) de panneaux isolants : plaques de plâtre ou panneaux de polystyrène extrudé.
La cave climatisée
Dans une habitation moderne, vous pouvez, à défaut de cave ou de sous-sol, choisir un local plutôt au centre, un réduit sous escalier, ou un placard, loin de toute source de chaleur ou de froid. Le contact avec les murs extérieurs est à éviter, comme la solution du garage, en général peu ou pas calorifugé.
Que vous choisissiez la première ou la deuxième solution, l’idéal est d’aménager cet espace avec un climatiseur de cave de type "Winemaster Compact" qui en régulera la température, la ventilation et l’hygrométrie. Vous disposerez ainsi d’une cave aux conditions idéales pour conserver votre vin.
La solution de l’armoire à vin thermorégulée à hygrométrie contrôlée est efficace pour conserver de façon fiable quelques dizaines à quelques centaines de bouteilles selon le volume et les finances dont vous disposez.
Vous pouvez également installer un espace-cave, véritable pièce mobile permettant d’entreposer 500 bouteilles pour un modèle de 1 à 1,5 m de largeur sur 2 de hauteur. Il suffit ensuite de combiner les modules pour conserver jusqu’à 3 000 bouteilles.
La cave enterrée
Autre solution (en maison individuelle), la cave préfabriquée enterrée. Celle-ci se compose généralement d’un caisson étanche, à l’intérieur duquel est installée la cave proprement dite. Celle-ci peut être carrée, ovale ou, modèle le plus connu : circulaire, construite autour d’un escalier en hélice avec des casiers tout autour.
Dernière solution, pour les heureux possesseurs d’un jardin vallonné, creuser la cave dans une butte. La terre est en effet un excellent isolant thermique.
11 janvier, 2007 | La cave |
Une bonne cave est un lieu exposé au nord, clos, sombre, à l’abri des trépidations et du bruit, au sol recouvert de graviers ou de sable. Exempte de toute odeur, elle sera ventilée mais sans courant d’air, d’une humidité suffisante et surtout d’une température la plus stable possible, autour de 12 degrés.
Les écarts thermiques répétés sont en effet le principal facteur de vieillissement du vin. L’humidité relative de l’air ou hygrométrie doit être assez élevée, autour de 75%, pour éviter le dessèchement des bouchons.
L’idéal est d’avoir une ventilation haute et basse à la fois, à deux extrémités opposées, en veillant à ce que l’air arrive par l’ouverture la plus tempérée et sorte vers l’issue extérieure, sans courant d’air excessif, afin d’éviter les problèmes d’échauffement ou de refroidissement.
11 janvier, 2007 | La dégustation |

|
Beaujolais :
|
Banane, Cerise, Fraise, Framboise, Poire
|
|
Blancs d’Alsace :
|
Abricot (Riesling), Epices, Fleurs (Riesling), Litchi (Gewurztraminer), Miel de résineux (Gewurztraminer), Pamplemousse, Pomme Granny (Riesling), Rose (Gewurztraminer)…
|
|
Blancs de Loire :
|
Asperge (Sancerre), Herbe coupée (Sancerre), Groseille à maquereau, Massepain (Côteaux du Layon, Bonnezaux), Pêche…
|
|
Blancs jeunes :
|
Citron, Feuille de groseille (Sauvignon), Herbes aromatiques, Pêche, Poire…
|
|
Blancs liquoreux :
|
Miel, Amande grillée, Croûte de pain, Orange, Pêche…
|
|
Bordeaux:
|
Cassis (issus de Cabernet Sauvignon), Gentiane (Cabernet franc, Merlot), Chocolat, Clou de Girofle (jeunes issus de Cabernet Sauvignon), Epices, Eucalyptus, Poivron vert, Réglisse, Tabac, Vanille (vins ayant séjourné dans du chêne neuf)…
|
|
Bourgogne Blanc :
|
Noisette, Pain, Pêche…
|
|
Bourgogne rouge :
|
Beurre (Chardonnay, Meursault), Cerise, Chou, Fraise, Framboise, Gibier, Groseille, Noix, Noisette…
|
|
Champagne:
|
Biscuits, Brioche, Noisette, Pain, Pain brûlé…
|
|
Côtes de Provence :
|
Epices, Herbes de Provence, Fruits confits…
|
|
Côtes du Frontonnais :
|
Cerise, Mûre, Chêne…
|
|
Côtes du Rhône :
|
Abricot, Amande, Chocolat (Côte-Rôtie), Epices, Framboise, Gibier (Hermitage), Poivron…
|
|
Fronsac :
|
Café, Epices (coriandre, girofle), Cire d’abeille…
|
|
Graves:
|
Minéral, Tabac , Cèdre…
|
|
Margaux:
|
Fleurs, petits fruits, Chêne neuf…
|
|
Pauillac :
|
Cigares, Chocolat, Café, Vanille, Fruits rouges ou noirs très mûrs (vieux millésimes)…
|
|
Pessac-Léognan:
|
Fruits rouges, Pruneaux, Vanille, Fougères…
|
|
Pomerol:
|
Café, Réglisse, Goudron, Truffe, Coco…
|
|
Rouges corsés :
|
Cannelle, Cèdre, Chocolat, Réglisse, Prune, Tabac…
|
|
Rouges de Loire :
|
Framboise, Poivre vert, Poivron…
|
|
Rouges jeunes :
|
Olive, Poivron vert, Prune, Vanille…
|
|
Saint-Emilion:
|
Cèdre, Herbe fraîche…
|
|
Saint-Julien:
|
Fruits, Cèdre, Epices…
|
|
Sauternes:
|
Ananas, Miel, Orange…
|
|
Tokay:
|
Marmelade d’orange, Orange, Miel
|
|
Vin de Californie :
|
Asperge, Cigare (vieux issus de Cabernet Sauvignon), Clou de Girofle (jeunes issus de Cabernet Sauvignon), Chocolat, Epices, Eucalyptus, Framboise (issus de Pinot Noir), Melon (issus de Chardonnay) …
|
|
Vin de Nouvelle Zélande :
|
Asperge, Groseille à maquereau…
|
|
Vin du Portugal :
|
Cassis, Fruits secs, Prune…
|
|
Vins d’Espagne :
|
Fruits rouges, Pêche…
|
|
Vins Italiens :
|
Amande, Cerise…
|
|
Vins vieillis en fûts de chêne :
|
Chêne chauffé, Vanille, Epices (coco), Pain grillé…
|
|
|