29 février, 2012 | Viticulture | Nomination |

Christian Paly à la présidence du Comité national des appellations d'origine

Par arrêté du 9 février 2012, Christian Paly prend la présidence du comité national des appellations d’origine relatives aux vins et aux boissons alcoolisées et eaux de vie de l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) pour une durée de cinq ans.

Publiée le 21 février au journal officiel, la décision est une consécration professionnelle pour ce diplômé de l’Institut de Sciences Politique, Economiques et financières d’Aix en Provence, dont le parcours est marqué par l’engagement pour la filière viticole. Au niveau régional, après avoir été élu à 25 ans à la présidence de la Cave Coopérative de Tavel, il devient membre du Bureau du Syndicat Général des Vignerons des Côtes du Rhône. En 1992, il prend la responsabilité de la commission juridique et fiscale du Syndicat avant d’être élu quatre ans plus tard Président du Syndicat Général et Secrétaire Général de la Fédération des AOC du Sud Est.

Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2009, Christian Paly est Président de l’Interprofession des Vins AOC Côtes du Rhône et Vallée du Rhône. Au niveau national, Christian Paly entre en 1996 au Conseil d’Administration de la C.N.A.O.C. dont il assure la présidence de 2003 à 2008. Le premier comité national de la mandature fixé au 15 mars prochain posera les objectifs de travail : en partenariat avec les syndicats d’appellations et les pouvoirs publics, le comité entend favoriser les synergies pour offrir une excellente lisibilité des actions de l’INAO.

27 février, 2012 | Economie | Relance |

Montpellier : Vinisud l’indicateur du marché

La Méditerranée est le berceau de la viticulture mondiale et traditionnellement c’est ce salon Vinisud qui donne le « la » de la tendance de l’année pour toute la filière viticole du Sud. Pour 2012 on parlera de relance.
En effet,  malgré un contexte de plus en plus mondialisé de la production, les vignobles méditerranéens  semblent tirer  leur épingle du jeu puisqu’ils représentent  52,29% de la production mondiale de vin (source O.I.V.). En 2011, la France  s’est de nouveau  positionnée comme le 1er producteur mondial de vins (49.6 millions d’hectolitres) suivie par l’Italie (42.2) et l’Espagne (35.3) puis par les USA (18.7), Argentine (15.4), Australie (11.8), Afrique du Sud (9.2). Vinisud est donc un événement stratégique qui participe activement au soutien de la notoriété des vins du Sud, de la Méditerranée dans le monde. C’est ici que l’on présente ses nouveautés, que l’on accueille ses clients, que l’on rencontre de nouveaux prospects.

C’est aussi  un véritable outil d’aide à l’export pour les producteurs car il accueille une proportion toujours plus importante de visiteurs de tous les continents et les plus grands experts : acheteurs, sommeliers, journalistes d’Europe du Nord, des USA, de Chine, d’Inde…

24 février, 2012 | Insolite | Coopératives |

Les vins de Buzet seraient-ils plus féminins ???

La coopérative des Vignerons de Buzet, l’une des caves les plus importantes d’Aquitaine, dans le Lot et Garonne, a restructuré son service de ventes à l’export, dans l’espoir de développer cette commercialisation aujourd’hui très recherchée.
Désormais, c’est Mme Katia Doyhamber qui est responsable administration des ventes, M. Pierre Caizergues s’occupe des USA, de l’Amérique du sud, des pays de l’est et du Royaume Uni, Mme Catherine Deltreil est responsable pour l’Asie, et Mme Delphine Leuillet s’occupe de l’Europe et du Canada. On n’a jamais vu un organigramme aussi féminin, surtout dans le monde de la coopération vinicole, demeuré généralement assez masculin. Mais les vins de Buzet, bien connus en France, sont vendus seulement à 18% à l’export, et ceci explique sans doute cela…..

24 février, 2012 | Viticulture | Environnement |

Les vins d’Aquitaine de plus en plus bio

On les croyait un peu rétifs à l’écologie, eh bien, c’est faux : les viticulteurs aquitains sont en passe d’être les meilleurs élèves de la classe environnementale. Selon le syndicat régional des vignerons bio, 7.716 hectares de vignes sont cultivés en agriculture biologique en Aquitaine, soit 700 exploitations. La Gironde est évidemment au premier rang, mais la Dordogne a doublé ses surfaces en bio en quatre ans, et le Lot et Garonne a triplé.Signe des temps, 27 vignerons bio français, dont 18 producteurs aquitains, seront présents au Salon Prowein de Dusseldorf, du 4 au 6 mars prochains.

23 février, 2012 | Commerce | Consommation |

Le rosé de Provence toujours en tête

Selon les chiffres qui viennent d’être dévoilés par l’interprofession des vins de Provence, le rosé de Provence maintient sa position de leader, concernant la consommation de vins rosés dans le monde.

En fait, la Provence est la seule région viticole d’appellation à consacrer 87% de sa production au vin rosé, qui constitue à la fois un emblème, un art de vivre, une vraie spécialité et une filière économique rentable. Pour le millésime 2011, c’est l’équivalent de 152 millions de bouteilles qui ont été produites, alors que les rouges représentent « seulement » 16 millions de bouteilles.

Il n’est pas inutile de savoir que la consommation de vins rosés a augmenté de 17% en 8 ans dans le monde ; elle constitue désormais 10% de la consommation mondiale de vins, ce qui n’est plus du tout marginal ; la France est à la fois le premier producteur et le premier consommateur de vins rosés, devant l’Italie et les Etats Unis. Les vignobles français, qui ont du mal à vendre ou à valoriser leurs rouges, peuvent trouver dans le rosé une alternative utile, avec des perspectives grandissantes de débouchés commerciaux.

22 février, 2012 | Insolite | Autrement |

La renaissance de la cartagène, une boisson ancestrale à base de vin

Sans même bénéficier d’une législation officielle, la cartagène refleurit en Languedoc, ravivant la tradition d’un apéritif autrefois très populaire. A la faveur d’une certaine liberté d’élaboration, ce vin de liqueur a vu sa palette d’expressions s’élargir et lui ouvrir d’autres vocations. Sa production, disséminée sur toute la région, reste cependant la plus affirmée au pied des Cévennes.

La cartagène s’obtient par mutage, opération qui consiste à mélanger de l’eau-de-vie à du raisin frais, appelé aussi moût, en vue d’arrêter le processus de fermentation. Le résultat est un vin doux titrant autour de 16 degrés d’alcool et comportant environ 150 g de sucres non fermentés. Contrairement aux vins de liqueurs institués, comme le Pineau des Charentes, la cartagène n’obéit pas à une fabrication dûment codifiée et se réfère à un mode d’élaboration prôné par son syndicat. Ayant statut légal d’association (créée en 1985), ce dernier préconise un usage de plus de 50% de grenache (noir ou blanc) et pour le reste, des cépages autorisés dans la zone d’appellation en question. Quant à l’eau-de-vie de mutage, elle doit être d’origine réglementée Languedoc (AOR.) D’autre part, la durée minimale d’élevage est fixée à 15 mois.

Bien que suivies sur l’essentiel, ces conditions ne sont pas contraignantes et font que les producteurs prennent quelques libertés pour personnaliser leur cartagène. Il faut également savoir que ce vin de liqueur existe en blanc ou en rouge, suivant les raisins qui le constituent. En fait, les robes ne sont jamais aussi tranchées et se déclinent en teinte vieil or, ambrée ou rosâtre. Quant à l’étymologie du mot cartagène, la plus plausible viendrait du verbe « cartager », signifiant labourer la vigne une quatrième fois, une allusion à l’essence de sa recette : un quart d’eau-de-vie pour un litre de moût (1).

Aujourd’hui, dans le grand Languedoc, sa production annuelle est d’environ 2000 hectolitres, (équivalent de 150.000 bouteilles), concentrée dans le Gard, sur l’aire viticole cévenole, là où œuvre son principal promoteur, la coopérative de Massillargues-Atuech. En dehors de ce foyer, c’est surtout dans l’Hérault que des vignerons, parfois éminents, s’adonnent à cette spécialité. Comme partout ailleurs, ils individualisent leur produit dans la latitude permise par l’absence de cadre officiel d’élaboration. Ainsi, certains choisissent de patiner leur cartagène par un long élevage en fûts (Domaine Galtier, Domaine Le Conte des Floris), tandis que d’autres cherchent, au contraire, à préserver le fruité initial en pratiquant une mise en bouteille précoce (Mas Jullien.)

Si sa vocation traditionnelle d’apéritif va de soi, la cartagène s’est muée en vin d’accompagnement, (presque) partout où la douceur est de mise. Elle offre également une alternative aux liquoreux, lors d’accords classiques (foie gras) ou plus recherchés (mets salés/sucrés), et s’allie avec bonheur avec certains types de fromages, notamment ceux à pâte persillée.

(1) On trouve aussi l’orthographe carthagène.

Où se procurer quelques cartagènes exemplaires :
Cave de Massillargues-Atuech, 30140 Anduze, 04 66 61 81 64, cartagène « La Paysanne » rouge/blanche : 9,95€
Domaine Galtier, 34490 Murviel-Les-Béziers, 04 67 37 85 14, cartagène rouge : 7,80€ (50 cl)
Domaine Le Conte des Floris, 34720 Caux, 06 16 33 35 73, cartagène rouge 2006 : 13€ (50 cl)
Mas Jullien, 34725 Jonquières, 04 67 96 60 04, cartagène rouge 2011 (disponible en avril) : 16€

21 février, 2012 | Viticulture | Demi-teinte |

Millésime compliqué pour le salon d’Angers

Le Salon des vins de Loire 2012 qui s’est tenu au parc des expos d’Angers du 6 au 8 février a enregistré une baisse de fréquentation de l’ordre de 15 à 20 % selon les organisateurs.

La neige et le froid auraient fait perdre environ 700 visiteurs dès la première journée. Les deux jours suivants n’ont pas compensé la baisse du premier, et ont été jugés “calmes”. Toujours selon les organisateurs, ce sont les acheteurs du CHR du grand ouest, les belges et les britanniques, qui auraient le plus manqué à l’appel par rapport aux éditons précédentes. Pour autant, dans ce genre de manifestations, la quantité ne fait pas la qualité… et bon nombre d’exposants jugeaient au final, que leurs contacts avaient été plutôt bons.

Au-delà des conditions climatiques, le Salon des vins de Loire a certainement également perdu des acheteurs spécialisés en vins bio ou vins dits “natures”, qui avaient pu se rendre dans d’autres salons indépendants organisés à Angers une semaine plus tôt.
Une chose est sûre, la manifestation, incontournable pour la région, a besoin de se renouveler.
Christian Groll, directeur du Parc des Expositions d’Angers ne dit pas autre chose : “le salon du haut de ces 27 ans est entré dans un régime de croisière qu’il faut bousculer”. Pour relever ce défi, le président du salon, le vigneron angevin Pierre Aguilas, estime que “la filière viticole doit se donner les moyens de fédérer toutes les énergies pour que le salon reste le grand rendez-vous annuel des vins de Loire”. Rendez-vous en 2013, les 4,5 et 6 février.

21 février, 2012 | Economie | Sécurité |

Signature du « Plan Champagne »

Le 23 janvier, Pascal Ferat, président du Syndicat Général des Vignerons, et Ghislain de Montgolfier, président de l’Union des Maisons Champagne, ont signé avec le colonel Didier Bolot, commandant de la région de gendarmerie de Champagne-Ardenne, une convention dénommée « Plan Champagne ».

Considérant que la sécurité est une condition première du développement économique, de compétitivité et de l’attractivité d’un territoire, ils se sont engagés à mettre en œuvre toutes les actions de nature à améliorer la sécurité économique de la filière viticole champenoise. Il s’agit de l’acte fondateur d’un partenariat basé sur la prévention renforcée et un travail sur le terrain, avec de nouveaux outils, notamment lors des périodes critiques que sont les vendanges ou les fêtes de fin d’année.

Le plan concerne toutes les attaques aux biens et à l’image, et s’appuie sur les dispositifs qui existent déjà en termes d’intelligence économique. Les gendarmes vont notamment travailler sur les notions de passage à l’acte des délinquants, les techniques pour les dissuader, rendre les vols plus complexes ou encore les locaux à risques moins attrayants. En ce qui concerne la délinquance financière et les escroqueries, des correspondants « nouvelles technologies » vont par exemple s’efforcer de donner des conseils aux acteurs de la filière viticole, mais ils auront également la faculté lors d’enquêtes de conserver des éléments de preuves informatiques tout en maintenant la capacité de travail des vignerons sur leurs propres ordinateurs.
Ce plan comporte enfin un volet concernant les atteintes à l’environnement et à la santé publique. La campagne est prévue pour une durée d’un an dans chaque unité de gendarmerie.

17 février, 2012 | Commerce | Divergences stratégiques |

Des turbulences à l’UCCOAR

Installée à Carcassonne, l’UCCOAR (Union des Caves Coopératives de l’Ouest Audois et du Razès) semble traverser une période de turbulences qui a vu le départ de Nicolas Sinoquet, directeur général et président du directoire de l’UCCOAR) et de Laurent-Emmanuel Migeon , directeur général d’EVOC (Entreprises et Vignoble Ouest Carcassonne).
Des divergences stratégiques entre les dirigeants et les administrateurs pourraient être à l’origine de ces démissions. Le président de l’UCCOAR, Bertrand Sabadie tient à préciser que son groupe n’est pas en danger. Certes, il reconnaît une conjoncture difficile et note que suite à l’augmentation des cours du vin, il n’a pas été facile pour l’UCCOAR de la faire accepter aux grandes surfaces. Par ailleurs, l’année 2010 a été déficitaire à hauteur de 800 000 euros et les résultats de 2011 ne seraient pas meilleurs.
Ajoutons que Bertrand Sabadie a nommé Patrick Bordessoule, 48 ans, président du directoire à titre provisoire.
L’UCCOAR, créée en 1977, compte deux sites de conditionnement , à Carcassonne et Clermont l’Hérault, dont dépendent six caves de vinification : Arzens, Routier, Laure-Minervois, Talairan, La Redorte, Lézignan-Corbières. L’UCCOAR emploie 140 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 75 millions d’euros dont 20% à l’exportation. Les trois quart de la production sont conditionnés et le reste est vendu en vrac.

15 février, 2012 | Commerce | Consommation |

La vogue du bio ne cesse de croître

Le dernier Salon Millésime Bio, qui s’est tenu le mois dernier à Montpellier avec 600 exposants et 3.600 visiteurs professionnels, a confirmé, pour sa 19ème édition, la forte croissance de l’intérêt international pour ces vins « différents ».

La viticulture biologique semble avancer à pas de géant dans certains vignobles français et étrangers, et l’on comptait en 2010 plus de 50.000 hectares de vignes en production biologique en France. La progression des surfaces en bio est de l’ordre de 25% chaque année. Le Languedoc-Roussillon affiche 17.000 hectares de vignes en bio, suivi par la Provence (11.300) et par l’Aquitaine, qui a fait un bond de 40% avec 8.000 hectares. Aujourd’hui, la France se classe troisième vignoble bio au monde, après l’Espagne et l’Italie.

Côté consommation, le vin issu de l’agriculture biologique n’est plus une mode, mais bien une tendance lourde. Des importateurs américains et asiatiques, et plusieurs négociants spécialisés bio, se rendent désormais à Montpellier tous les ans, signe que ce marché est bien mondialisé. Les contacts, commandes et rendez-vous d’affaires sur le salon, ont amplement illustré la vitalité de cette filière, dont le chiffre d’affaires en France est estimé aujourd’hui à 350 millions d’euros. Il était de 250 millions d’euros en 2007.

15 février, 2012 | Viticulture | Recensement |

La Bourgogne en chiffres

Selon le dernier recensement agricole, la Bourgogne viticole est un peu plus grande qu’il y a dix ans. Le vignoble occupe désormais 31.500 hectares, et s’est donc étendu de 1.300 hectares au cours des dix dernières années. C’est surtout dans le département de l’Yonne (Chablis) que les augmentations sont les plus importantes. Parallèlement, le nombre des producteurs est en régression. On ne compte plus que 3.770 exploitations viticoles en Bourgogne.

8 février, 2012 | Viticulture | Bouchage |

Le bouchon en verre fait des adeptes

« Certaines années, il y a eu jusqu’à 7% de bouteilles polluées par des bouchons de mauvais liège, soupire le Bourguignon Vincent Fournier, on ne pouvait plus continuer comme cela. Alors j’ai essayé la capsule à vis, mais ce fut un fiasco sur le plan commercial. Le bouchon synthétique, je n’en veux pas. C’est comme cela que je suis venu au bouchon de verre. J’ai commencé en 2008, et je bouche avec le verre environ 10.000 bouteilles, sur une production de 80.000 au total. Cela marche aussi bien pour les rouges que pour les blancs ».

C’est ainsi que le Domaine Jean Fournier, en Bourgogne, a opté pour ce bouchage encore très peu répandu, et forcément plus cher que le liège. Ces bouchons sont fabriqués en République Tchèque, et obturent parfaitement la bouteille avec une fine capsule de plastique, pourvu que le goulot soit parfait et très régulier, car le verre n’a évidemment aucune élasticité. On n’a pas besoin de tire-bouchon, et on referme facilement la bouteille entamée. « C’est plus noble que la capsule, et ça passe mieux au plan commercial, sur tous les marchés » conclut Vincent Fournier.
Le vigneron bourguignon n’est pas seul dans son cas. On trouve désormais dans presque tous les vignobles français et européens, des adeptes du bouchage en verre.

7 février, 2012 | Viticulture | Environement |

Le management environnemental séduit les producteurs

Le Système de Management Environnemental (SME) du Vin de Bordeaux a été initié dans le vignoble girondin par l’interprofession, pour mettre un peu d’écologie dans la viticulture.

Ce système propose des méthodes pour moins consommer d’énergie, pour trier et recycler les déchets, pour veiller à la santé et la sécurité des employés, pour privilégier des modes de cultures alternatifs, bref, un outil de gestion environnementale.
D’emblée, 27 entreprises de viticultures et de négoce avaient été séduites par le SME, en Gironde, parmi lesquelles des noms aussi connus que ceux de Lurton, Castel, Rothschild, Dubourdieu, Ducourt, des crus classés ou de la coopérative de Saint Emilion. L’an dernier, la norme ISO 14001 a récompensé cette démarche collective, après trois ans de travail. Et en début d’année 2012, ce sont cent nouvellespropriétés viticoles du Bordelais qui sont engagées dans la gestion du  SME, avec douze animateurs spécialisés pour les accompagner. Le but recherché est principalement de préserver la nature des terroirs et de valoriser l’image de la production viticole bordelaise.

6 février, 2012 | Commerce | Conjoncture |

Le muscadet travaille sa gamme

Selon diverses études menées récemment, le muscadet générique ne correspond plus vraiment aux goûts du consommateur. S’il conserve une forte notoriété, ce premier niveau dans la pyramide des muscadets n’a pas l’image favorable des “muscadet sèvre et maine sur lie”, et se trouve concurrencé par des vins plus aromatiques. Les vignerons vont donc essayer de rendre plus accessible ce vin, en particulier auprès des jeunes. “On va travailler sur les pratiques culturales, le choix des parcelles, les modes de vinification, voire l’ajout d’un cépage secondaire comme le colombard”, indique Joël Forgeau, le président des producteurs.

Le muscadet en crise depuis le gel de 2008, commence à retrouver quelques couleurs, avec des sorties en croissance, même si les exploitations restent en difficulté. Les responsables de l’ODG (Organisation de gestion) en sont conscients. Mais il ne s’agit pas de se lancer dans une réforme de l’appellation qui prendrait 10 ans. Ils souhaitent agir vite, et proposer rapidement un cahier des charges à l’INAO (Institut National des Appellations d’Origine), en espérant mettre les choses en œuvre dès la prochaine récolte.

2 février, 2012 | Commerce | Négoce |

Les bons chiffres du négociant Castel Loire

Deux ans après son installation à la Chapelle-Heulin en Loire-Atlantique, suite au rachat des négociants nantais Sautejeau et Friedrich, Castel Loire affiche un chiffre d’affaires 2011 de 193,4 millions d’euros (+ 11 % par rapport à 2010), pour un volume équivalent à 188,5 millions de bouteilles, en hausse de 7 %. Dans ce centre de vinification, d’embouteillage et de logistique de 48 000 m2, les vins de Loire représentent 35 millions de cols (31 pour les AOC et 4 pour les cépages).

L’entreprise revendique 25 % de commercialisation des vins du Pays nantais (muscadet et gros plant), 10 % du cabernet d’anjou, et plus globalement, 10 % des appellations de la Loire. Elle mise sur une politique de marque forte : Roches Linières en muscadet et en touraine blanc, complétée en 2012 par un rosé d’anjou, Plessis-Duval en cabernet d’anjou et saumur champigny, auxquels s’ajoute un muscadet sèvre et maine sur lie.

30 janvier, 2012 | Kiosque | Beaux livres |

De la silice à l’effervescence

La bouteille sous toutes ses formes et symboles à travers 50 photographies et textes poétiques : «  Cage de Verre », le nouvel ouvrage d’Adam et Champin vient de sortir.

« C’est avant tout une histoire de passion et d’amitié », tient à souligner Philippe-Emmanuel Champin, le photographe qui a signé les illustrations de Cage de Verre, ouvrage réalisé avec son ami Anicet Adam. : deux années de travail, près de 1500 clichés, une sélection rigoureuse pour conserver 50 images afin de retracer la vie d’une bouteille de champagne de la silice à l’effervescence.

« Nous avons voulu mettre en avant toute la poésie qui s’y rattache, et cela dès le processus industriel de fabrication », confie Anicet Adam. « Il est question de séduction autour du flacon, et la forme a inspiré ce voyage en compagnie des bouteilles mythiques de la Champagne. » En parcourant Cage de Verre, l’œil s’attarde sur le rougeoiement des flacons en fusion en proie à l’intense chaleur de leur genèse, légions de bouteilles, ornées ou non de bouchons et muselets, angles de prise de vue originaux, présentation de la grande famille des bouteilles rangées par ordre de taille.

A travers les clichés et des textes courts plein de poésie, ils ont su capter cette expression du luxe qui s’associe si bien au champagne. L’important pour eux est de décliner un fil conducteur le plus loin possible. Et c’est chose faite à travers ce nouvel ouvrage puisque la vie de la bouteille est suivie jusqu’au recyclage du verre qui revêt ainsi une part d’infini.

24 janvier, 2012 | Kiosque | Témoignages |

Des nouvelles de Marius Chapoutier ?

La vie de Marius Chapoutier, vigneron et négociant en vins, a été un véritable roman. Un roman de terroir, gouleyant, ode à la vallée du Rhône, à la vigne, à l’amitié et à l’amour.

Il existe aujourd’hui deux cuvées « Marius » en rouge et en blanc. Michel Chapoutier les a créées en hommage à son arrière-grand-père Marius (1871-1937), un personnage  qui a placé leur nom tout en haut de l’affiche des côtes-du-rhône, et l’a rendu fameux jusqu’en Amérique. Il restait à reconstituer les épisodes romanesques de son destin, empreint de joie, de tragédie, de réussite.
Après une année d’enquête, d’immersion dans les archives et les correspondances, de collecte de témoignages et de photographies, Jean-Charles Chapuzet, journaliste et historien, nous permet de rencontrer Marius Chapoutier, négociant à Tain-l’Hermitage, amoureux de son terroir, du vin et des femmes. Editions Glénat, 128 pages, 12.94 euros.

24 janvier, 2012 | Kiosque | Bonnes adresses |

Escapades gourmandes en province

Les éditions du Petit Futé publient deux livres utiles et pas chers : Bonnes tables d’Alsace, et Bonnes tables de Bourgogne, au prix de 6,95 euros.

Il s’agit de nouvelles éditions, revues et complétées (128 pages), qui recensent aussi bien des bistrots sympas et accueillants que des tables de prestige, où il n’est pas interdit de faire une petite folie. La qualité des produits, l’accueil « au minimum courtois » et le cadre, sont les trois critères de base qui ont été retenus pour ces petits guides de la gourmandise dans deux fameuses régions viticoles.

23 janvier, 2012 | Viticulture | Talents |

Un jeune talent féminin aux commandes des Vignobles Audy

Cécile Dupuis

Agée seulement de 26 ans, Cécile Dupuis assure la direction technique des châteaux familiaux de la maison J.B. Audy, négociant à Libourne. Une fonction dont elle s’acquitte avec brio tout en affirmant ses capacités à cristalliser les compétences.

Originaire d’Auvergne, d’un père éleveur, Cécile Dupuis effectue ses études supérieures à Clermont-Ferrand avant d’intégrer la filière de spécialisation à Bordeaux (ENITA, faculté d’œnologie). Promue ingénieur en viticulture-œnologie et œnologue, elle rejoint en 2009 les propriétés du négociant Audy, là où un stage significatif avait scellé sa vocation. D’emblée, elle se voit confier la direction technique des cinq châteaux (*) appartenant à la famille Bourotte, héritiers de Jean-Baptiste Audy, fondateur en 1906 du négoce portant son nom. Elle devient ainsi responsable de l’un des fleurons de Pomerol, Clos du Clocher, et de Château Bonalgue, une valeur émergente dans l’appellation.
Sa fonction est d’autant plus éminente que les vignobles familiaux sont gérés par une seule équipe. Dans cette organisation, la conduite des vignes lui revient entièrement, tandis qu’en cave, seuls l’assistent un maître de chai et son second. Dans ses attributions figurent évidemment les assemblages, phase cruciale où son expertise est prise compte au sein du cercle de décision. Il faut dire que sur la foi des 2009 et 2010, millésimes portant son empreinte, les prescripteurs les plus notoires n’ont pas manqué de relever les progrès qualitatifs des châteaux emblématiques de la maison J.B. Audy.

(*) Clos du Clocher (Pomerol), Château Bonalgue (Pomerol), Château Monregard La Croix (Pomerol), Château Les Hauts-Conseillants (Lalande de Pomerol), Château du Courlat (Lussac Saint-Emilion)

20 janvier, 2012 | Viticulture | Coopérative |

Les cuvées atypiques de H. Blin

A Vincelles, depuis 2010, la coopérative H. Blin commercialise des cuvées de champagne en édition limitée. « Chaque année, nous identifions des cuves atypiques, et en 2002, nous avons pris la décision de séparer ce genre de vin pour le faire vieillir à part et ainsi créer des champagnes  en petite quantité qui s’adressent aux œnophiles, » explique Tony Rasselet, le directeur.

Ainsi a vu le jour la gamme Blin’s, comprenant un millésime 2002 extra brut, un rosé (issu de la vendange 2004 avec une base de vin rouge de 2003) et un blanc de blanc. Pas plus de 5000 flacons pour chacune des cuvées.
« Ces champagnes bénéficient d’un look différent du reste de nos vins. Présentés lors de dégustations, ils ont reçu un bel accueil même si pour le moment les ventes restent modestes. Il est vrai que nous sommes, avec ces produits, à l’opposé des grandes tendances marketing dans l’univers du vin. Notre philosophie est de montrer l’originalité du vin de Champagne. »
La coopérative rassemble une centaine de vignerons pour 115 ha exploités principalement dans la vallée de la Marne (une dizaine de villages de la région de Dormans).

C’est en 2004 que la nouvelle cuverie a été implantée, suivie deux ans plus tard par un cellier de 1500 m2. Depuis 2007, le champagne H. Blin a initié un programme de modernisation qui se poursuit encore. Les années normales, ce sont 500 à 800 hectolitres qui sont produits. Les ventes représentent 500.000 bouteilles chaque année, dont plus de 40% à l’export.

19 janvier, 2012 | Commerce | Récompense |

La cave coopérative de l’année

Les Vignobles Foncalieu ont été élus « Coopérative de l’année 2012 » par la Revue du Vin de France.

Cette distinction récompense une importante Union de Coopératives, née en 1992 dans le sud de la France, et qui fête donc cette année son vingtième anniversaire.
Les Vignobles Foncalieu emploient 80 salariés, et fédèrent une dizaine de coopératives vinicoles du Languedoc, des Côtes du Rhône et de Provence ; elles représentent au total sept mille hectares de vignes en production. Ils sont cultivés par 1.200 vignerons adhérents, qui produisent pas moins de 19 millions de bouteilles. Les vins sont vendus à 80% à l’exportation et distribués dans 40 pays ; les principaux marchés se trouvent en Europe et en Chine.

18 janvier, 2012 | Viticulture | Agitation en Bourgogne |

Polémique : Peut-on concasser la roche mère ?

Godet concasseur

Il est comme cela des serpents de mer qui a un moment refont surface avant, bien souvent, de s’en retourner dans les profondeurs abyssales. Depuis quelques mois, un sujet agite les vignerons bourguignons qui par ailleurs sont loin d’être tous d’accord sur la réponse à apporter à la question suivante : jusqu’où l’homme peut-il intervenir pour modeler un terroir selon sa volonté ?

C’est l’intervention en fin d’année 2011 de concasseuses sur certains premiers crus de Bourgogne : Gevrey-Chambertin Bel Air, Puligny-Montrachet Folatières et Beaune Montée Rouge qui a mis le feu aux poudres. Les présidents des vignerons de Gevrey-Chambertin ont même imposé au propriétaire de la parcelle d’arrêter les travaux et de remettre les lieux en état.

Le principe du concassage est simple : retirer la couche de terre de surface, concasser la roche calcaire (sur 40 cm environ) puis remettre la terre en place. La Bourgogne est un univers géologique où le calcaire dur est très présent sur les coteaux, parfois à quelques dizaines de centimètres seulement de la surface et dans beaucoup d’endroits l’homme a dû se battre pour implanter la vigne et la maintenir. Certaines parcelles devenues célèbres ont même été défrichées et plantées à l’aide de barre à mine ou d’explosifs. L’objectif de ces travaux est donc de faciliter la replantation de vignes dans des terroirs où les racines avaient du mal à entrer en profondeur. Mais la lourdeur des moyens mis en œuvre dans les cas cités ci-dessus interpelle. Les engins de travaux modernes semblent ne plus avoir de limite et Il est en effet impressionnant de voir la roche «mère» d’un blanc immaculé mise à nue, avec sur un côté de la parcelle un tas de terre volumineux qui n’attend plus que d’être remis en place une fois le concassage effectué.

Que dit la réglementation ? Le cahier des charges des appellations d’origine en Bourgogne précise : « Toute modification substantielle de la morphologie, du sous-sol, de la couche arable ou des éléments permettant de garantir l’intégrité et la pérennité des sols d’une parcelle destinée à la production de l’appellation d’origine contrôlée est interdite, à l’exclusion des travaux de défonçage classique ». Voilà en tout cas qui a le mérite d’être clair !

18 janvier, 2012 | Insolite | Terroir |

Le vin des Vosges existe

Les Vignes de La Neuville © Mairie La Neuville-sous-Monfort

Le massif vosgien n’est guère éloigné de la prestigieuse plaine d’Alsace. Pourtant, il a fallu travailler dur pour maintenir vivant le patrimoine vinicole du département. Une action qui a mobilisé la chambre d’agriculture et les propriétaires de vignes.
Contrairement aux autres régions touchées par le phylloxera, le vignoble des Vosges (6500 ha au XIXe siècle) ne sera jamais reconstitué, notamment à cause du conflit de 1914. Seul le village de La Neuville-sous-Monfort (près de Vittel) pouvait s’enorgueillir de posséder un réel petit vignoble. Surplombés par un château féodal, sur des côtes bien exposées, 6 hectares de vignes ont été parfaitement entretenus.En 1993, la chambre d’agriculture des Vosges souhaite sauver le patrimoine, préserver le bâti traditionnel de ce village de vignerons et relancer une production confidentielle avec le maximum de qualité. Le choix des cépages s’est arrêté sur des hybrides Oberlin et Kuhlmann, mis au point en 1920 par le Vosgien Léon Milot.
La coopérative de La Neuville a vu le jour le 1er janvier 2000, et les premiers vins ont été commercialisés à l’automne de la même année. Les Vignerons des Coteaux du Montfort rassemblent une petite vingtaine de producteurs. Deux cuvées existent : le rouge fruité et le vin bleu des Vosges, clin d’œil à la fameuse ligne bleue du massif…

9 janvier, 2012 | Viticulture | Convivialité |

La Ficelle de Saint Pourçain a 25 ans

La coopérative des Vignerons de Saint Pourçain, dans l’Allier, cultive un petit vignoble qui produit des vins rouges à base de gamay et pinot noir, et des blancs secs, issus du chardonnay et du rare cépage tressalier.
Les vins de Saint Pourçain ont acquis une certaine notoriété grâce au lancement en primeur de leur populaire Ficelle, vin rouge léger et sympa, à boire dans l’année sans se poser de questions.
Cette Ficelle a été lancée il y a juste 25 ans, avec l’idée de proposer sur la bouteille, à chaque millésime nouveau, le dessin d’un humoriste. Avoine, Trez, Piem, Laville, Bridenne, Dubouillon, Mose et bien d’autres, ont ainsi illustré la Ficelle d’un trait d’humour. La Ficelle 2011 est ainsi «croquée » par Lerouge.

Une légende raconte qu’au 15ème siècle, un tavernier de Saint Pourçain mesurait avec une ficelle la consommation des vins servis dans des pichets en terre, faute de bouteille transparente, ou de verre gravée. D’où l’origine de cette amusante Ficelle, réhabilitée par les vignerons en 1987.

On trouve les vins de Saint Pourçain chez des cavistes et dans plusieurs bistrots parisiens, notamment ceux qui sont fréquents par des Auvergnats….

6 janvier, 2012 | Viticulture | Tout est dans le terroir |

Gérard Bertrand acquiert le Château La Sauvageonne

Déjà propriétaire dans l’Aude du domaine de Villemajou, du Château L’Hospitalet, du domaine de l’Aigle, du domaine Cigalus, du Château Aigues Vives et, dans l’Hérault, du Château Laville Bertrou, Gérard Bertrand vient d’acheter le Château La Sauvageonne, à Saint-Jean-de-la-Blaquière, au pied du Larzac, dans le département de l’Hérault.
Cette nouvelle acquisition représente 40 hectares de vignes composées de grenache, syrah, mourvèdre, carignan, exposés plein sud à 300 d’altitude, ainsi que des chais rénovés récemment, et une production de 200.000 bouteilles par an. Elle pourrait constituer la première pierre d’une réorganisation vers le sud-est de la France.
En effet, Gérard Bertrand est toujours dans l’attente de pouvoir concrétiser son projet de cave viticole à l’entrée du massif de la Clape, projet qui a fait l’objet d’un recours de la part du Syndicat des vins de la Clape. « Si d’ici fin juin 2012, nous n’avons pas solutionné le problème, nous étudierons toutes les possibilités d’investissements à l’est de Montpellier, en direction de la Provence » souligne Gérard Bertrand.
Le groupe Gérard Bertrand représente 170 employés, 12 millions de bouteilles vendues, et 37 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont la moitié à l’export.

5 janvier, 2012 | Viticulture | Reconnaissance |

Pour la défense du ratafia de Champagne

L’association des producteurs de ratafia de Champagne œuvre à nouveau afin de déposer une IGP (indication géographique protégée).
« Toutes les appellations doivent déposer en janvier un cahier des charges pour un examen et un enregistrement notamment au niveau de Bruxelles. », explique Claude Giraud, le président de l’association. « Pour l’heure, le ratafia est reconnu dans les « annexes » du champagne et jouit jusqu’en 2015 d’une mention officielle. Mais si nous ne parvenons pas à réaliser un cahier des charges précis pour réajuster les choses afin d’obtenir une réelle appellation pour le ratafia de champagne, il pourrait y avoir des complications. L’IGP ou même l’AOC sont à notre portée. » L’enjeu se situe clairement en terme de reconnaissance du produit et de sa protection afin d’éviter que le terme ne tombe dans le domaine privé.
Rappelons que le ratafia de champagne trouve son origine vers le XIIIe siècle comme un mode de conservation des jus de fruits et de raisins dont on bloque la fermentation par l’ajout d’alcool. Il est classé parmi les vins de liqueur.

3 janvier, 2012 | Economie | Export |

Bon bilan pour le Centre-Loire

A la fin juillet 2011, les ventes des vins du Centre-Loire ont augmenté de 11 % avec plus de 38 millions de bouteilles écoulées sur les marchés français et export. Selon l’interprofession, “les appellations les plus en vue sont Sancerre et les Coteaux du Giennois avec des hausses à l’export de 16 % pour le Sancerre blanc et 10 % pour les Coteaux du Giennois blancs. Quincy compense sa baisse à l’export par le marché français. Les autres appellations du Centre-Loire développent également leurs ventes à l’exception de Reuilly en léger recul de 2 %”.
45 % des volumes sont exportés dans 110 pays : en tête la Grande-Bretagne, les USA, la Belgique, l’Allemagne, les Pays Bas, la Norvège, la Canada, la Suède, l’Irlande et la Suisse.

2 janvier, 2012 | Commerce | Consommatrices |

Le cognac au féminin

Du 22 au 25 janvier prochains, le bureau interprofessionnel du Cognac invite des professionnels à venir travailler autour du thème: “Le cognac au féminin”.

Sommeliers, cavistes, barmen vont venir de France, d’Europe et des Etats Unis pour des tables rondes, ateliers, dégustations, débats sur différentes questions : que pensent les femmes du cognac ? Quels sont les ingrédients d’un bon cocktail ? Comment faire pour plaire aux femmes avec le cognac ? Et autres interrogations susceptibles de développer l’attirance des consommatrices pour une eau de vie de plus en plus prisée à l’exportation.

2 janvier, 2012 | Economie | Production et commercialisation |

Les bordeaux rouges relèvent la tête

Les appellations bordeaux et bordeaux supérieur représentent plus de la moitié du vignoble girondin, et produisent chaque année plusieurs millions d’hectolitres de vins, rouges, blancs et rosés, qui ont connu au cours des dernières années des fortunes diverses.

Un cours du vrac tombé très bas, autour de 700-800 euros le tonneau de 900 litres, n’a pas permis aux viticulteurs d’engranger de bénéfices, encore moins de faire des investissements.
Il semble que l’année 2011 ait fini avec un peu d’espoir car de nombreuses transactions de bordeaux rouge en vrac se font désormais autour de 900 euros le tonneau, voire au-dessus. Par ailleurs, les stocks ont un peu baissé, et ne représentent plus que 13,5 mois de commercialisation. Enfin, la production de bordeaux rouge est en diminution d’environ 200.000 hectolitres au millésime 2011, en raison d’un repli vers des vins sans appellation, et d’une forte production de vins rosés et clairets.
Ces vins rosés sont en hausse assez nette sur certains marchés ; ils prennent 10% de parts de marché en France, et sans prétendre concurrencer les intouchables rosés de Provence, les rosés de Bordeaux devraient poursuivre leur progression dans les années à venir. En revanche, la commercialisation des crémants de Bordeaux, stabilisée autour de deux millions de bouteilles, ne décolle pas, et reste marginale par rapport à d’autres vignobles (Alsace, Loire et Bourgogne notamment).

Les bordeaux rouges sont vendus à 52% en grandes surfaces en France, à quoi s’ajoutent les 12% de ventes en hard discount ; ces dernières seraient toutefois en légère baisse. Si les bons chiffres des derniers mois de l’année 2011 se répètent en 2012, le vignoble girondin pourra espérer relever un peu la tête. Les observateurs annoncent un retour du consommateur vers des vins moins chers, mais au rapport prix/qualité bien avéré. Autour de 5-6 euros la bouteille, les appellations bordeaux rouge et bordeaux supérieur constituent des réservoirs insoupçonnés de bonnes adresses pour l’amateur.

30 décembre, 2011 | Commerce | Contrefaçons |

Des codes inviolables sur les bouteilles

La contrefaçon des grands vins de Bordeaux en Chine devient un vrai problème pour l’économie viticole.
Certes, il ne touche pas uniquement les crus bordelais et le marché chinois, mais c’est tout de même là que la fraude est la plus massive. Pour tenter une parade, plusieurs propriétaires installent une languette scellée sur la capsule de chaque bouteille; cette languette réputée inviolable renferme un code à bulles, qui contient tous les éléments de traçabilité de la bouteille. Dépourvue de cette languette baptisée Prooftag, la bouteille perd de son authenticité, et devient douteuse.

Des crus classés comme Château Palmer, ou Château Smith Haut Lafite, ont adopté le système Prooftag depuis le millésime 2009,  car ils sont vendus essentiellement à l’export. Cela doit sécuriser le consommateur, car certaines officines chinoises se sont fait une spécialité de vendre des grands crus, délicatement débouchés, vidés de leurs précieux contenant, et remplis avec de la bibine ; d’autres imitent l’étiquette et vendent ladite bibine au prix d’un cru classé….

Conscients de ces dérives, la plupart des propriétaires de premiers crus de Bordeaux ont déjà adopté des systèmes comme le marquage au laser ou la bouteille gravée, pour décourager les contrefacteurs. Le scellé Prooftag, assez sophistiqué avec ses micro-bulles, est une illustration de plus que le marché chinois réserve bien des surprises …. Bonnes et moins bonnes.