30 janvier, 2012 | Kiosque | Beaux livres |
La bouteille sous toutes ses formes et symboles à travers 50 photographies et textes poétiques : « Cage de Verre », le nouvel ouvrage d’Adam et Champin vient de sortir.
« C’est avant tout une histoire de passion et d’amitié », tient à souligner Philippe-Emmanuel Champin, le photographe qui a signé les illustrations de Cage de Verre, ouvrage réalisé avec son ami Anicet Adam. : deux années de travail, près de 1500 clichés, une sélection rigoureuse pour conserver 50 images afin de retracer la vie d’une bouteille de champagne de la silice à l’effervescence.
« Nous avons voulu mettre en avant toute la poésie qui s’y rattache, et cela dès le processus industriel de fabrication », confie Anicet Adam. « Il est question de séduction autour du flacon, et la forme a inspiré ce voyage en compagnie des bouteilles mythiques de la Champagne. » En parcourant Cage de Verre, l’œil s’attarde sur le rougeoiement des flacons en fusion en proie à l’intense chaleur de leur genèse, légions de bouteilles, ornées ou non de bouchons et muselets, angles de prise de vue originaux, présentation de la grande famille des bouteilles rangées par ordre de taille.
A travers les clichés et des textes courts plein de poésie, ils ont su capter cette expression du luxe qui s’associe si bien au champagne. L’important pour eux est de décliner un fil conducteur le plus loin possible. Et c’est chose faite à travers ce nouvel ouvrage puisque la vie de la bouteille est suivie jusqu’au recyclage du verre qui revêt ainsi une part d’infini.
24 janvier, 2012 | Kiosque | Témoignages |
La vie de Marius Chapoutier, vigneron et négociant en vins, a été un véritable roman. Un roman de terroir, gouleyant, ode à la vallée du Rhône, à la vigne, à l’amitié et à l’amour.
Il existe aujourd’hui deux cuvées « Marius » en rouge et en blanc. Michel Chapoutier les a créées en hommage à son arrière-grand-père Marius (1871-1937), un personnage qui a placé leur nom tout en haut de l’affiche des côtes-du-rhône, et l’a rendu fameux jusqu’en Amérique. Il restait à reconstituer les épisodes romanesques de son destin, empreint de joie, de tragédie, de réussite.
Après une année d’enquête, d’immersion dans les archives et les correspondances, de collecte de témoignages et de photographies, Jean-Charles Chapuzet, journaliste et historien, nous permet de rencontrer Marius Chapoutier, négociant à Tain-l’Hermitage, amoureux de son terroir, du vin et des femmes. Editions Glénat, 128 pages, 12.94 euros.
24 janvier, 2012 | Kiosque | Bonnes adresses |
Les éditions du Petit Futé publient deux livres utiles et pas chers : Bonnes tables d’Alsace, et Bonnes tables de Bourgogne, au prix de 6,95 euros.
Il s’agit de nouvelles éditions, revues et complétées (128 pages), qui recensent aussi bien des bistrots sympas et accueillants que des tables de prestige, où il n’est pas interdit de faire une petite folie. La qualité des produits, l’accueil « au minimum courtois » et le cadre, sont les trois critères de base qui ont été retenus pour ces petits guides de la gourmandise dans deux fameuses régions viticoles.
16 décembre, 2011 | Kiosque | Edition |
Le vignoble de Tavel est situé au nord de Nîmes, tout près d’Avignon, dans les Côtes du Rhône méridionales, et possède une particularité : la production de vins rosés très réputés.
Ce vignoble s’étend sur 900 hectares environ, et cultive au total dix cépages noirs et blancs, qui peuvent tous entrer en assemblage dans ces vins rosés ; parmi eux, des vieux cépages devenus rares comme le calitor ou le piquepoul.
L’originalité de ce vignoble n’a pas échappé au journaliste Rolf Bichsel, né en Suisse mais vivant à Bordeaux depuis vingt ans, passionné de musique, de vins, de jazz et de cuisine. Il raconte dans un beau livre largement illustré les 2.000 ans d’histoire de ce village, la vie des vignerons qui y sont attachés, et le détail des principales propriétés viticoles : « Tavel, des hommes et des vins », Editions Féret, 150 pages, 26,90 euros.
25 novembre, 2011 | Kiosque | Guides Vignobles |
La France reçoit à peu près 75 millions de touristes par an sur son territoire, et on compte que 7,5 millions de touristes s’intéressent au vin. Autrement dit, un sur dix.
Dès lors, le tourisme viticole s’impose comme une nécessité dans le premier vignoble du monde, et partout, les routes du vin, les opérations portes ouvertes, l’ouverture des chais et les tables d’hôtes retiennent les voyageurs.
Dans cet esprit, les éditions du Petit Futé publient « Tourisme et vignobles en France », un bouquin de 900 pages à 17 euros. Le livre est à lui tout seul un voyage de l’Alsace fleurie aux grands crus du Médoc en passant par les châteaux de la Loire, les abbayes de la Bourgogne, les restanques de la Provence, les restaurants, les expositions, les musées, les villages fortifiés ou les gîtes accueillants.
15 novembre, 2011 | Kiosque | Belles plumes |
« Gigondas, ses vins, sa terre, ses hommes » est un livre qui marque les 40 ans de l’appellation Gigondas. Mais cela fait plusieurs siècles que la vigne est présente dans cette cité. Niché au pied des majestueuses Dentelles de Montmirail, ce village pittoresque n’offre pas qu’un paysage bucolique et sa douceur de vivre. Il ouvre aussi les portes de ses caves et de ses vignerons. Le plateau des Garrigues, la bande de Saint Côme ou le Col du Cayron, sont autant de terroirs qui symbolisent la diversité des vins de Gigondas.
Cet ouvrage réunit les plumes de spécialistes pour une lecture-dégustation équilibrée : à l’œil, le parcours de la terre au vin selon Georges Truc, géologue spécialisé dans la vallée du Rhône ; au nez, la grande histoire et les petites anecdotes d’un enfant du pays, Jean Baptiste Amadieu, docteur ès lettres ; en bouche, 50 millésimes dégustés et commentés par John Livinstone-Learmonth, critique britannique ; en finale, les 82 domaines de Gigondas, vus par Louis Barruol, vigneron et Véronique Raisin, journaliste. Tout cela servi dans un verre dessiné par l’objectif de la photographe Ilka Kramer.
Edition Bottin Gourmand, 39 euros, 500 pages.
8 novembre, 2011 | Kiosque | patrimoine |
Trois nouveaux livres viennent de paraître, tous consacrés au vignoble champenois, et tous destinés à montrer la Champagne viticole sous son meilleur jour, dans le cadre d’un classement possible de cette région au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce sont : « La Champagne vue du ciel », qui recense les 319 villages de l’appellation, avec 371 photos, signées Michel Jolyot (32 euros) ; « Ay Champagne !!! », portrait d’un haut lieu champenois, avec ses ruelles et ses caves, en 200 photos couleurs (24 euros) ; et « Hautvillers, berceau de la Champagne », ou comment célébrer la mémoire de Don Pérignon en 128 pages et 220 photos (24 euros). Ces deux derniers bouquins sont également signés Michel Jolyot.
28 septembre, 2011 | Kiosque | édition |
 Guide Quarin des Vins de Bordeaux - Edition 2011
La saison des vendanges est traditionnellement celle où viennent sur le marché de nombreux livres et guides sur le vin. Le présent automne n’y échappe pas, et cette année, c’est Bordeaux qui tire la part du lion avec plusieurs ouvrages consacrés à ses crus et à ses hommes. Nous en avons sélectionné quatre.
« Le guides vins de Bordeaux » écrit par Jacques Dupont, paru chez Grasset, est une somme qu’il sera difficile d’égaler. C’est un véritable dictionnaire de 1.950 pages ( !), qui fourmille d’informations et d’anecdotes sur un ton très vivant. Un travail colossal qui est déjà une référence (39 euros).
« Portraits intimes des hommes du Bordeaux » est signé Jean-Marc Koch, qui fut longtemps le spécialiste du marketing au CIVB. Dix- huit personnalités du vin de Bordeaux dévoilent avec sensibilité leur jardin secret ; très jolies photos de Jean-Bernard Nadeau. Editions Féret, 120 pages, 29 euros.
Jean-Marc Quarin, dégustateur chevronné des grands crus, publie chez Solar son « Guide des vins de Bordeaux ». Un ouvrage remarquablement complet pour 320 châteaux ; on appréciera les commentaires de vieux millésimes, ainsi que les dégustations en primeur, du millésimes 2010. 800 pages, 29 euros.
Enfin, l’inévitable Parker, toujours chez Solar, poursuit un travail de bénédictin commencé il y a trente ans, avec ses annotations sur 100, et ses commentaires aussi attendus que redoutés. « Les notes Parker des vins de Bordeaux », 400 pages, 25 euros.
5 juillet, 2011 | Kiosque | bons bouquins |
 "Bars à vins, lieux de vie, lieux divins" chez Féret
Trois bons bouquins viennent de paraitre qui intéresseront, dans des registres très divers, les amateurs aussi bien que les professionnels. Chez Féret, « Bars à vins, lieux de vie, lieux divins » est un excellent guide de poche qui recense 79 adresses de restaurants, bars et brasseries de la Gironde, dont la carte des vins mérite qu’on s’y arrête. Le journaliste spécialisé Barthélémy y fait une sélection forcément subjective, mais fort alléchante, de ces « lieux de vins » dont l’ambiance, le cadre, le site (en ville, à la campagne, au bord de l’eau), l’accueil, la qualité de ce qu’on mange et surtout de ce qu’on boit, valent une mention, voire une recommandation (192 pages, 12,50 euros). Maintenant que ce livre existe, on n’arrive pas à croire qu’on ait pu s’en passer pendant si longtemps.
Toujours chez Féret, mais dans un tout autre ordre d’idées, le « Droit de la vigne et du vin, aspects juridiques du marché vitivinicole » fait le point sur des questions austères mais nécessaires. Les auteurs, Jean-Marc Bahans et Michel Menjucq, juristes bordelais de haut vol, et professeurs de droit, avaient déjà été récompensés en 2004 pour leur précédent ouvrage. Celui-ci fait le point sur la législation souvent complexe qui régit la production et le négoce (528 pages, 42 euros).
Enfin, quatre universitaires de Montpellier ont écrit « La vigne et le vin, mutations économiques en France et dans le monde » paru à la Documentation française (234 pages, 14,50 euros). Ils passent en revue la filière française, le marché mondial, les entreprises viticoles et leurs perspectives, l’actualité de la consommation et de la distribution. L’ouvrage a le mérite de mettre toujours en perspective la France avec le reste du monde, tant ce marché du vin est devenu international et concurrentiel.
11 juin, 2011 | Kiosque | le rosé... sa vie, son œuvre |
La France produit chaque année environ 900 millions de bouteilles de vins rosés, et se classe ainsi en tête de la production mondiale, devant l’Italie et l’Espagne. La consommation de ces vins, qui symbolisent l’été, les vacances et la fraicheur, a doublé au cours des vingt dernières années. La Provence a depuis longtemps associé son image à ces vins de plaisir, et les seuls rosés représentent dans cette région un chiffre d’affaires de 650 millions d’euros, et environ cinq mille emplois, pour 150 millions de bouteilles commercialisées chaque année. Loin d’être un vin de deuxième catégorie, le rosé est bel et bien devenu un vin d’appellation à part entière, et désormais, une tendance forte de consommation.
Ceux qui veulent tout savoir sur le rosé seront servis par « Le Vin Rosé », un ouvrage exhaustif sur un vin devenu phénomène de société. Placé sous le patronage du Centre de recherche et d’expérimentation sur le vin rosé, et du Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence, ce livre cumule plus de 65 collaborations d’experts et de spécialistes impliqués dans son élaboration ou son étude. Empreints de rigueur scientifique, les différents exposés techniques laissent sur une impression de croisements d’idées et de conceptions. C’est donc un esprit d’ouverture qui prévaut dans cette entreprise ambitieuse, qui ne se cantonne pas seulement à de la théorie, comme en témoigne une partie intitulée « perception et rosés du monde », traitée comme des morceaux choisis dans sa planète de production et de consommation. Cette somme intéressera en premier lieu les initiés, toutefois bien des chapitres restent abordables à un plus large public.
« Le Vin Rosé », éditions Féret, 334 p., 66€.
12 mai, 2011 | Kiosque | beaux livres |
La Maison Féret, doyenne des éditions viticoles de France, va fêter son bicentenaire l’année prochaine. En attendant, elle publie une réédition à l’identique de ce qui fut la troisième édition du célèbre « Bordeaux et ses vins », parue en 1874. Toujours signé de Charles Cocks, mort en 1854, l’ouvrage est presqu’entièrement rédigé par Edouard Féret, qui dirigea son entreprise pendant 40 ans, et lui donna toute sa dimension.
Ce livre de 600 pages (vendu 60 euros) recense 4.000 propriétaires et 2.000 châteaux en Gironde, à une époque où le mildiou et surtout le phylloxéra faisaient des ravages considérables dans la vigne. Les amateurs de l’histoire viticole du Bordelais y trouveront les classements, les commentaires et les descriptions des vedettes du 19ème siècle … qui sont souvent les vedettes d’aujourd’hui. La seule présentation des communes est d’une richesse documentaire rare, et cet ouvrage se déguste finalement comme un grand cru.
10 mai, 2011 | Kiosque | bouquin |
Le vignoble bordelais est très vaste : il s’étend sur 120.000 hectares, disséminés dans le plus grand département de France, la Gironde. Pour servir de guide au visiteur, qui souhaite mieux connaitre les grandes et petites propriétés, une équipe de jeunes Bordelais a édité « Les itinéraires de Charlotte. C’est un petit bouquin de 90 pages, bourré d’informations pour celui qui veut sortir des sentiers rebattus. Vin et golf, vins de femmes, vins et animaux, vins et Moyen Age, vins et chambres d’hôtes, vins et petits plats, vins et architecture, grands crus classés, petits trésors de la propriété familiale : autant de propositions de balades viticoles et touristiques dans le Bordelais. Ce guide a l’immense mérite d’être utile et gratuit. Tous renseignements sur le site www.lesitinerairesdecharlotte.fr .
1 avril, 2011 | Kiosque | Ã voir, Ã lire |
Avec « Château La Louvière, le bel art du vin », les éditions La Martinière publient un véritable livre d’art, qui rend hommage à l’une des plus belles propriétés viticoles du Bordelais. Les auteurs, Hélène Brun-Puginier, Jean-Paul Kauffmann, Didier Ters, et le photographe Alain Benoit, tous bons connaisseurs du monde viticole, racontent la longue histoire de ce cru, celle du peintre Lonsing, qui y a laissé des toiles magnifiques, et la rénovation opérée par André Lurton pendant trente ans. Les vins blancs et rouges, sont au sommet de l’appellation Pessac-Léognan, et leur classicisme bien bordelais ressemble à celui de la magnifique architecture du château, monument historique classé. Un livre qui se regarde autant qu’il se lit.
Stéphanie Reiss est à la fois ingénieur, photographe et écrivain ; elle est aussi directrice du Collège des Vins de Saint Emilion. Elle signe les textes et les photos d’un livre très original « Les mains du vin, le cœur de la terre », publié par les éditions Féret. Les belles images de ce livre en font une sorte d’album, dédié à ceux qui travaillent à la vigne et au chai, à leurs mains en particulier. Les quatre saisons des vignobles bordelais sont racontés à travers ces mains et ces doigts méticuleux, qui s’agitent sans cesse, d’un château l’autre, du Médoc à Pomerol en passant par Martillac. Une véritable dégustation de travaux manuels.
28 janvier, 2011 | Kiosque | chimie |
Francis Chaboussou, chercheur à l’INRA, vient de publier « Les plantes malades des pesticides », qui décrit les effets négatifs de ces produits sur la physiologie des plantes cultivées comme la vigne. Il condamne évidemment, preuves à l’appui, ces traitements chimiques et « le cercle vicieux dans lequel nous a conduit l’agriculture intensive depuis 60 ans ».
Ce livre de 300 pages est vendu 21 euros, par les Editions Utovie, Ã Bats dans les Landes.
24 janvier, 2011 | Kiosque | entretiens |
La maison d’édition bordelaise Elytis a lancé une collection intitulée « Autour d’une bouteille avec… », qui consiste à interroger des personnalités de la vie viticole bordelaise. C’est Gilles Berdin qui mène l’entretien, et retrace ainsi des conversations avec des propriétaires, des négociants ou des courtiers, tels André Lurton, François Lévêque, Christine Valette ou Anthony Barton. Ce sont des petits bouquins à petit prix, mais une mine d’informations et d’anecdotes, qu’on déguste pour le plaisir. Déjà cinq titres parus, mais d’autres sont sous presse (150 pages, 10 euros).
15 décembre, 2010 | Kiosque | édition |
Avec son « Dictionnaire universel des vins de Bourgogne », Jean-François Bazin n’a guère retenu sa plume. L’ouvrage est une véritable somme, de plus de 800 pages (90 euros), paru aux Editons Presse du Belvédère. Evidemment, il y a tout, et l’érudition bien connue de l’auteur fait de ce livre une référence absolue. Beaucoup moins ambitieux est le « Petit dictionnaire du vin de Bordeaux » édité par Confluences (12 euros). Deux journalistes bordelais, Franck Dubourdieu et Didier Ters, ont choisi 400 mots qui tiennent autant du parler viticole que du parler bordelais. Son format de poche rend l’ouvrage pratique, autant que la clarté de la présentation et la volontaire simplicité des définitions.
6 décembre, 2010 | Kiosque | lire |
L’écrivain Jean-Marc Carité, infatigable défenseur des produits naturels, propose un nouveau « Guide des vins bio », avec 600 bonnes adresses en France pour les amateurs (240 pages, 16 euros). Ce petit bouquin utile est publié par les Editions d’Utovie, que l’on trouve à Bats dans les Landes. Par ailleurs, Le champagne étant un compagnon traditionnel des fêtes de fin d’année, on pourra lire le nouveau Guide Evrard-Garnier du Champagne (29,90 euros). John Euvrard, sommelier, et Jean-Michel Garnier, photographe, ont dégusté 700 cuvées différentes ! D’où ce livre de 560 pages, aux éditions ACV Champagne.
15 novembre, 2010 | Kiosque | personnage |
Henry Marionnet est l’un des producteurs les plus talentueux et les plus connus du Val de Loire ; personnalité forte et originale, ce vigneron n’a cessé d’innover dans son domaine de La Charmoise en Touraine. Journaliste spécialisé, Barthélémy lui consacre un livre en forme d’hommage, sous le titre « Henry Marionnet, charmeur de cépages », aux éditions Féret ‘250 pages, 19 euros). Ce précurseur reconnu pour la qualité de ses vins cultive des vignes âgées de 160 ans, et des cépages oubliés, qu’il fait revivre avec un amour égal du terroir et de la vie.
1 septembre, 2010 | Kiosque | A lire... |
C’est une tradition : avec la rentrée, les éditeurs adressent aux libraires les guides de bonnes adresses utiles à l’acheteur de vins. Ces ouvrages sont riches d’informations, qui ne sont pas à négliger, compte tenu de l’importance actuelle de l’offre en vins de toutes sortes.
A tout seigneur, tout honneur : Parker ouvre le bal avec une « Sélection de vins de France et du monde à moins de 20 euros ». Ce sont trois mille vins répertoriés dans le monde entier, dont mille vins français, que le célèbre dégustateur américain a repérés pour leur bon rapport prix/qualité.  Ce bouquin de 520 pages est édité par Solar et vaut 19 euros.
Jean-Marc Carité, de son côté, poursuit sa croisade pour des vins propres et naturels. Il met la dernière main à son guide « Les bonnes adresses du vin bio », qui paraitra aux Editions d’Utovie le mois prochain. C’est la quatorzième édition (14 euros) pour laquelle l’auteur a dégusté mille vins et sélectionné 200 vignerons. Le Guide Carité est la référence du genre en France.
Le duo Bettane et Desseauve publie chez La Martinière leur traditionnel « Grand guide des vins de France ». On ne fait pas mieux. Mille pages de renseignements sur toutes les appellations françaises : c’est plus qu’un guide et presqu’un dictionnaire, avec 2.300 domaines sélectionnés. Bref, une mine, qui s’impose d’année en année comme un premier cru classé de l’édition viticole, au prix abordable de 24,90 euros.
25 août, 2010 | Kiosque | on aime ! |
Claude Gilois et Ricardo Uztarroz viennent d’écrire « Tour du monde épicurien des vins insolites », paru chez Arthaud (18 euros). Ce livre amusant décrit des vignobles aux quatre coins de la planète, découvre des cépages inattendus, raconte des crus improbables, et se régale de boire du vin de Lettonie, du Japon, du Pérou, de Crimée ou de Patagonie. L’histoire et la géographie se mêlent en de savoureuses anecdotes, d’où l’éclectisme et l’art de vivre ne sont jamais absents. Cette agréable promenade ampélographique a valu aux auteurs de recevoir le Prix de l’Oenotouriste de l’année 2010, qui leur a été remis cet été.
Disponible dans la bonne librairie au coin de la rue ou sur le net.
12 juillet, 2010 | Kiosque | Polar à Bordeaux |
Du nouveau dans la série des romans policiers à forte tendance viticole… « Pourriture noble et vengeance tardive » de Jean-Marc Carité aux éditions Utovie. Ce livre constitue le premier tome de la collection « La part des anges »
L’éditeur présente ce livre de la manière suivante : Au » Château Moulin « , figure emblématique du vignoble français, le corps du comte de La Valière, propriétaire récemment dépossédé par des affairistes, est retrouvé dans une cuve du vin prestigieux… Le commandant Lecoanet, oenophile sensuel et gourmand, est appelé sur place pour, discrètement, élucider l’affaire. Mais rien n’est simple dans ce domaine légendaire. D’autant plus que nous sommes en plein salon Vinexpo, vitrine mondiale du vin et que les passions s’exacerbent entre « bio » et « conventionnels » pour le traitement d’une grave maladie de la vigne… Lecoanet et sa divisionnaire préférée vont devoir faire preuve de beaucoup de diplomatie pour éviter une déflagration médiatique aux dégâts collatéraux insoupçonnés.
Biographie de l’auteur : Dès ce premier volume de la série policière » La part des anges « , Jean-Marc Carité, spécialiste du vin bio (naturellement !) depuis plus de 25 ans, observateur passionné, amusé (et parfois agacé) du monde du vin, nous fait pénétrer dans les secrets d’une profession où le rêve le dispute souvent au sordide.
Chez tous les bons libraires, 12€.
2 juillet, 2010 | Kiosque | on aime ! |
Signalons l’arrivée de «Vigneron» un nouveau confrère dans le monde de la presse viticole.  Aubert de Villaine - Romanée Conti Ce magazine trimestriel se propose de parler de ceux qui font le vin. Comme l’écrit Jean Nouailhac, le directeur de la publication « Vigneron, souhaite nous ramener vers les valeurs fondamentales de la terre, nous permettre d’admirer ces oeuvres d’art que sont la Romanéee-Conti, le Clos d’Ambonnay ou La Mouline, et célébrer les hommes qui les servent….»
Pour ce premier numéro, vous pourrez découvrir les univers d’Aubert de Villaine et de la Romanée-Conti, d’Alfred Tesseron chez Pontet Canet, Bérénice Lurton à Climens, d’Olivier Krugg, Philippe Guigal, d’Henri de Saint Victor à Pibarnon…
Un beau magazine où l’on prend le temps de revivre. Bien écrit. De superbes photographies.
Un bel honneur à l’art de vivre français.
Longue route à Vigneron.
Trimestriel, 9€ en kiosque.
28 juin, 2010 | Kiosque | Les pieds dans l'eau |
Le nouveau numéro de juin-juillet du magazine Etoile vient de sortir avec, pour préparer notre été, un spécial Vacances qui nous invite à découvrir 50 tables les pieds dans l’eau de la Bretagne au littoral méditerranéen en passant par les plages du sud-ouest.
Egalement dans ce numéro une ballade en Provence pour nous faire partager les 10 meilleures bouteilles du littoral, avec une mention spéciale pour le témoignage de notre correspondant local, Laurent Naudot, sommelier du Château de La Messardière.  Laurent Naudot - Château de La Messardière
En kiosque, N°13 Etoile – Juin/Juillet 2010 – 5,90€
23 juin, 2010 | Kiosque | Edition |
La maison d’édition Féret met sur le marché trois nouveaux livres sur le vin. D’abord « Le marché des réputations : une sociologie du monde des vins de Bordeaux », ouvrage utile pour mieux comprendre le rôle éminent du négoce et des courtiers de la place, signé Pierre-Marie Chauvin (39 euros); ensuite « Paroles de Vin » de l’intarissable docteur Lagrange, spécialiste des bons mots et des contrepèteries (19 euros); enfin, « Gestion opérationnelle de l’entreprise viticole », ou comment choisir une bonne stratégie commerciale pour surmonter la crise, (39 euros).
6 avril, 2010 | Kiosque | Success story |
« M » à Tain l’Hermitage ce n’est pas l’initiale d’un chanteur mais celle d’un vigneron. « M » c’est celui de Michel Chapoutier qui orne ses nouveaux locaux.
Michel Chapoutier a repris la Maison Chapoutier en 1990, il était alors âgé de 26 ans. Depuis ce boulimique de travail, d’invention, de paris-gagnés- lui a redonné le renom d’une des grandes maison du Rhône ( à l’instar des Guigal ou Jaboulet) Il a su donner un souffle- de l’ordre du tsunami- pour faire appliquer ses idées qui vont de la culture à la communication , il a régénéré les principes du métier de vigneron . Sa carte de visite s’étoffe maintenant de vigneron en Biodynamie à Tain à celui de « wine grower » en Australie, de négociant en vins prestigieux aussi tels Banyuls, Portugal et tous les Crus et meilleurs vins de la Vallée du Rhône. Il commercialise maintenant 5 millions de bouteilles à la vente sur tous les marchés, tout en trouvant le temps de s’engager dans de nombreuses actions caritatives , en participant à la marche d’associations (Slowfood), d’institutions (Maisons du Rhône, Inter Rhône), en créant une école du vin avec ateliers de dégustation et de découvertes mensuels, bi-hebdomadaires, ou sur une journée. Il vient d’inaugurer un nouveau site en bordure de l’autoroute A7 qui sur 13.000 mètres carrés (pour 15 millions d’euros) marque le début d’une nouvelle aventure. Dans son actualité proche notons qu’il vient d’être élu, à l’unanimité, par ses pairs président de la Commission Promotion d’Inter Rhône et que le livre de Jean-Charles Chapuzet (auteur de Cahors, le roman du vin noir, et du roman œnotouristique Verticale) que Les éditions Minerva lui ont consacré vient d’obtenir, après le « Gourmand Award » de meilleur livre sur le vin en 2009, « Cook Book Award » de meilleur livre sur le vin français au monde il y a quelque jours. Un beau cadeau pour 20 ans de Michel Chapoutier à la tête de la Maison Chapoutier.
24 février, 2010 | En Bref... | Livre |
Le Château Sociando Mallet, grand cru du Médoc situé au bord de la Gironde, à Saint Seurin de Cadourne, doit tout à Jean Gautreau, négociant et vigneron passionné. Un livre original rend hommage à ce vignoble : « Saisons du Médoc », écrit par douze auteurs différents, un pour chaque mois de l’année, avec des photos très personnelles de Jean Luc Chapin.  Un petit bouquin sensible et rare, littéraire aussi, et largement illustré. Editions Confluences, 20 euros.
4 novembre, 2009 | Kiosque | Un choix difficile |

Le premier est un gros bouquin, lourd et épais, avec 380 pages grand format, aux Editions La Martinière. Il s’appelle «Grands crus classés, grands chefs étoilés», et se vend 65 euros. Le but est de présenter les grands crus du Médoc et du Sauternais qui ont été classés en 1855, et pour chacun d’eux, de donner une recette élaborée par un cuisinier étoilé. Soit 85 recettes de grande cuisine, supposées accompagner un grand cru.
Si le mariage du Cantemerle avec la mandarine laisse un peu rêveur, comme celui du porc braisé avec le château Filhot, on ne peut nier que cet ouvrage est riche d’enseignements, que les photos sont magnifiques, et les textes consacrés à chaque cru excellents. L’ensemble est certes volumineux, mais très excitant pour les papilles, et donne envie de se précipiter dans sa cave pour faire danser un vieux Pauillac avec le poulet rôti. Quant à l’aspect purement culinaire, il est rare de voir autant de cuisiniers, et parmi les plus grands, ainsi mobilisés pour la défense et la convivialité du vin.
L’autre ouvrage est aux antipodes du précédents. Sous le titre «Apéros dînatoires et vins de cépage», les éditions Hachette publient un petit guide tout léger de 60 pages à 4,50 euros. Ambiance décontractée, repas genre tapas, recettes branchées sucré-salé, brochettes pas chères, vins à petit prix, c’est le livre des bonnes idées pour recevoir sans se ruiner, et faire chez soi une cuisine sympa, qui soit originale. Bonne idée aussi pour la promotion des vins de cépages, où se niche un réservoir de bons rapports prix/qualité.
16 octobre, 2009 | Kiosque | Lefèvre, Parker et Torrès |

Les femmes et le vin! Deux sujets qui font couler beaucoup d’encre, et parfois dresser les hommes et les femmes les uns contre les autres. Il n’est plus question de guerre des siècles à l’aube du 21ème siècle, mais d’un plaisir partagé autour d’une boisson pas comme les autres, qui assemble dans un verre culture et convivialité. Par Ségolène Lefèvre, éditions Féret, 184 pages, 19 euros.
Le Parker nouveau est arrivé. Avec la septième édition du «Guide Parker des vins de France», l’infatigable dégustateur américain livre une somme de 1.770 pages (45 euros) qui vaut son poids de tanins, de commentaires, d’annotations, de dégustations, d’éloges et blâmes. La qualité et la quantité des informations ainsi fournies sont à ce jour sans équivalent. Editions Solar.
«Le nouveau plaisir du vin». Cet ouvrage consacré à la dégustation du vin s’articule autour de cette idée simple que le plaisir va de pair avec la connaissance. Pierre Torrès nous fait partager son savoir avec des mots clairs et une ouverture d’esprit qui donnent envie de le suivre. Ce livre nous aide à comprendre ce que l’on ressent lorsque nous goûtons un vin, et nous explique comment mettre tous nos sens à la fête. Editions Oenoplurimédia, 26 euros, 160 pages.
26 août, 2009 | Kiosque | Le vin à la une |

Bonne occasion pour l’amateur d’aller chiner sur les rayons du libraire pour récolter tel guide, ou tel manuel, ou tel bouquin utile à une meilleure connaissance des vins que l’on boit. C’est d’ailleurs au cours du week end des 26 et 27 septembre qu’aura lieu le deuxième salon "Livres en Vignes" au Clos de Vougeot en Bourgogne. Editeurs, libraires et auteurs y présenteront leurs ouvrages sur le vin, au cours de rencontres, dédicaces et causeries; on attend notamment Bernard Pivot et ses confrères Pitte, Chapuzet, Lagrange, Oberlé, entre autres, ainsi que des personnalités politiques: Barnier, Ferry, Novelli notamment.
Pour rester en Bourgogne, signalons «Un siècle de construction du vignoble bourguignon» d’Olivier Jacquet, aux Editions Universitaires de Dijon. L’historien décrit la période qui va du phylloxéra à la naissance des appellations, période cruciale pour les vins de Bourgogne qui a vu émerger la vocation de la région à produire des vins fins. La volonté collective des vignerons a façonné les terroirs de Bourgogne, et fait naitre à partir de 1935 le système original et très moderne des AOC.
Le vin rosé, star des vins de l’été, a enfin sa bible. 65 auteurs parlent des rosés du monde entier dans un ouvrage de 330 pages grand format qui n’a pas d’équivalent. Les meilleurs spécialistes se penchent sur ces vins modernes, tels les Dubourdieu, Millo, Masson, Flanzy, Dubernet, Carbonneau, Maby, Torres, Cayla, et autres.
Parfois très technique, l’ouvrage dit tout sur les raisins, les terroirs, les climats, la fabrication, la fermentation et la conservation des vins rosés. Ce sont les éditions Féret, habituées aux ouvrages de référence, qui publient cette somme (66 euros).
Paul Torday signe chez Jean Claude Lattès un étonnant «Descente aux grands crus», roman sur la passion des grands vins, avec tous les excès que cela comporte.
Enfin, le Grand guide vins de France de Bettane et Desseauve est en librairie pour son édition 2010; mille pages d’adresses et de commentaires toujours utiles, et une mine d’informations sur tous les vignobles français, notamment les moins connus (chez Minerva, 29,90 euros).
7 juillet, 2009 | Kiosque | Edition |

Ce petit vignoble girondin sert de cadre à un voyage dans le temps aussi bien que dans l’espace, et dans les chais, avec ce qu’il faut d’intrigue pour lier le tout. Le livre se lit aussi vite qu’on boit un bon Côtes de Bourg (160 pages, 16 euros).
Avec « Les vins du monde », Sylvie Girard sillonne, elle, toute la planète du vin, visitant les vignobles des cinq continents. Textes courts, photos nombreuses, étiquettes amusantes, portraits de cépages, rien ne manque et c’est clair. Le livre est édité par Terres Editions, et sera disponible en librairie en septembre, au prix de 24 euros.
Enfin, « MicroVino » n’est pas le livre le moins original qu’on ait publié sur le vin. Bérénice Chang Ricard raconte aux Editions Confluences son expérience de « vin de jardin », une micro-production viticole vinifiée chez elle en toute petite quantité, avec les quelques rangs de vigne qui poussent sous ses fenêtres. Ce petit bouquin est plein d’enseignements, car l’auteur est biologiste, chercheur, docteur es sciences, spécialisée notamment dans la physiologie des plantes. Elle livre le récit de quatre millésimes bien particuliers dans le plus petit vignoble de la Gironde : 200 mètres carrés ! (90 pages, 14 euros).
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