11 septembre, 2012 | International | Nouveauté |

Vinisud part en Chine

Suivant l’initiative de Vinexpo, le prochain salon Vinisud se tiendra en Chine, exportant le principe qui a fait sa spécificité et son succès, celui d’une vitrine strictement méditerranéenne.

Du 26 au 28 février 2013, donc, Vinisud prendra ses quartiers dans la métropole de Shanghaï pour présenter aux visiteurs asiatiques les vins et spiritueux du grand sud de la France, hors Aquitaine, et des pays du pourtour méditerranéen. Ce sera la première fois qu’un salon de cette catégorie est organisé en Chine continentale, puisque Vinexpo continue de miser sur Hong Kong. Les organisateurs de Vinisud Asia tablent sur la présence de trois cents exposants.

Toutes les informations sur Vinisud Asia

17 novembre, 2011 | International | Export |

Les bordeaux très présents en Chine

Le Festival des Vins de Bordeaux et d’Aquitaine vient de se tenir  pendant quatre jours à Wuhan en Chine.

En marge des dégustations, rencontres d’affaires, et présentations diverses qui ont eu lieu, un jury de dégustateurs chinois a sélectionné 21 coups de cœur, parmi les 176 vins de Bordeaux qui étaient présentés, tous médaillés au concours de Bordeaux Vins d’Aquitaine. Ces vins ont été récompensés d’un trophée. On notera que 23 producteurs ont fait le voyage pour rencontrer des importateurs chinois.

Dans le même temps, des producteurs de vins blancs liquoreux regroupés sous la bannière des « Sweet Bordeaux » ont participé avec succès au festival Wine Dine de Hong Kong. Cette manifestation aurait reçu 160.000 visiteurs, et une fois de plus, le mariage entre la cuisine orientale et les blancs liquoreux a été célébré avec entrain.  Les appellations bordeaux et bordeaux supérieurs se sont également rendues à Hong Kong pour cette opération, avec une délégation de treize viticulteurs, autour de leur président Bernard Farges.

Ces appellations misent beaucoup sur l’export actuellement, et furent présentes pour le seul mois d’octobre à Francfort, Berlin, Bruxelles et au Canada, en plus de la Chine. Une véritable offensive à l’international.

15 septembre, 2011 | International | événement |

Bordeaux – Hong Kong : l’année de la Chine

Wine and Dine Festival à Hong Kong en octobre

Du 27 au 30 octobre prochains, Hong Kong organise une importante manifestation internationale, baptisée « Wine and Dine Festival ». C’est la troisième édition de cet évènement annuel, qui a accueilli l’an passé plus de cent mille personnes. De nombreux négociants et viticulteurs girondins feront le voyage, car les liens tissés entre Bordeaux et Hong Kong sont de plus en plus étroits. Hong Kong ne cache plus son ambition de devenir une place forte du marché du vin, qui concurrence Londres, et Bordeaux ne cache pas que la Chine et Hong Kong sont aujourd’hui  le premier marché de ses vins à l’exportation.
Ces liens seront encore plus étroitement tissés en 2012, avec la tenue sur salon Vinexpo Asie, du 29 au 31 mai à Hong Kong ; et du 28 juin au 1er juillet 2012, avec la grande manifestation « Bordeaux fête le vin », sur les quais de la Garonne, dont l’invité d’honneur sera … Hong Kong !

9 septembre, 2011 | International | enchères |

Exportation : La Chine s’ouvre au vin de Cahors

Beau succès d’un vin de Cahors en Chine : un magnum de Château de Caïx 2008 a été vendu aux enchères à Pékin pour le prix inattendu de un million de yuans, c’est-à-dire environ 110.000 euros. Le Château de Caïx appartient au prince Henrik de Danemark, et représente de longue date une des meilleures étiquettes du Lot. En outre, il s’agissait d’une vente caritative, destinée à une association qui œuvre pour les handicapés. Il reste que cette enchère constitue une étape importante pour l’image des vins de Cahors sur le marché chinois.

7 septembre, 2011 | International | en guerre |

Grands Crus : le poison de la contrefaçon

Le conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux a décidé de partir en guerre contre la contrefaçon qui fait des ravages. C’est surtout vrai en Asie où les plus grands crus font l’objet d’imitations parfois grossières, mais pas toujours, qui bernent aisément des consommateurs peu avertis.
Selon le président de l’interprofession, le négociant bordelais Georges Haushalter : « Un chantier important est celui de la lutte contre la contrefaçon. Dans ce domaine, nous n’avons pas toujours été suffisamment exigeants et vigilants. Beaucoup de nos châteaux et de nos marques commerciales ne sont même pas enregistrés auprès de l’INPI. Je renouvelle mon appel pour que cet enregistrement soit plus largement effectué par les viticulteurs et les négociants ».
Ce problème de la contrefaçon se pose depuis longtemps, et il concerne les grands vins aussi bien que le cognac. Mais tout récemment, on a découvert un site internet en Chine, où l’on vend des bouteilles vides de grands bordeaux, notamment des bouteilles de Château Lafite, très prisé là-bas, bouteilles qui sont ensuite remplies avec des vins courants, mais revendues comme d’authentiques Lafite, à plusieurs milliers d’euros la bouteille. Ce commerce parallèle nuit beaucoup au négoce lui-même, mais surtout à l’image des grands crus.

26 mars, 2010 | International | Côtes du Rhône |

La télévision américaine dans les vignobles

L’Interprofession des vins de la vallée du Rhône a établi un partenariat avec l’émission de Téléréalité « The Wine Makers », qui a été diffusée sur la chaîne publique PBS ( PUBLIC BROADCASTING SERVICE)  de septembre à décembre 2009 aux Etats-Unis. La série relate le quotidien de 12 candidats s’affrontant autour de défis liés à la vigne et au vin. Pour cette première saison, un spot publicitaire consacré aux vins des Côtes du Rhône était diffusé au début et à la fin de chaque épisode.

Cette année, le partenariat a été renforcé et la saison II aura pour cadre principal la Vallée du Rhône. Le tournage aura lieu au mois de mai prochain et sa diffusion est prévue pour l’automne 2010. Le producteur de la série, Kevin Whelan, vient dans la région en mars pour effectuer des repérages et la sélection des lieux visités, avec pour objectif principal de faire évoluer et d’enrichir le scénario.

Chaque épisode fonctionne autour d’un défi sur un thème lié au vin (connaissances générales/vinification/dégustation) et d’un quizz, les candidats devant répondre individuellement à une série de 10 questions. Les membres du jury évalueront leur performance et détermineront les éliminations. En marge de ces épreuves, les candidats seront filmés dans leur quotidien (dans leur maison, au marché, au restaurant, lors de visites touristiques ou de réceptions officielles etc.).

Ce projet original est une occasion unique  de communiquer sur les vins de la Vallée du Rhône auprès du grand public américain de manière ludique et pédagogique : les épreuves proposées permettront d’aborder la notion de terroir, les cépages de la Vallée du Rhône,  et d’associer l’image de  la région à celle de ses vins, ses paysages, son art de vivre et sa gastronomie.

Découvrez The WineMakers sur thewinemakers.tv

29 décembre, 2009 | International | L'art et le vin |

Mouton 2007 décoré par Bernar Venet

Pour le millésime 2007, c’est au sculpteur Bernar Venet que Philippine de Rothschild a demandé un dessin. Il représente ces courbes monumentales en acier dont il est coutumier, qui peuvent évoquer ici l’armature de la barrique.

Bernar Venet a exposé des grandes sculptures métalliques dont il est spécialiste dans plusieurs villes de France et du monde. Une poutre oblique a été installée, non loin de Mouton, au Château d’Arsac, proche de Pauillac dans le Médoc.

L’illustration des étiquettes de Mouton est une grande tradition, à laquelle Mme de Rothschild veille personnellement. Avant elle, son père, le baron Philippe avait fait appel à des artistes renommés, tels que Braque, Dali, Carlu, César, Chagall, Cocteau. Vinrent ensuite Picasso, Balthus, Bacon, Soulages, Savignac, Warhol, ou des personnalités comme le Prince Charles.

 Au total, ce sont plusieurs dizaines d’artistes qui composent à leur manière une sorte d’exposition originale d’œuvres, peintures,  dessins et aquarelles. Chaque artiste est rémunéré de son travail avec du vin de la propriété, et garde une liberté totale pour son travail. Mais il apparait que les thèmes du vin et du mouton, reviennent très régulièrement dans cette collection.

L’existence d’une étiquette différente d’une année sur l’autre a favorisé les achats de véritables collectionneurs de vins de Mouton Rothschild. En outre,certaines étiquettes plus renommées que d’autres entrainent, quelle que soit la qualité du millésime, des prix élevés lors de ventes aux enchères de ce très grand cru classé de Bordeaux.

Photo © Pat Verbruggen

7 décembre, 2009 | International | Medoc |

Les crus bourgeois en pôle position

L’annulation du classement 2003 des crus bourgeois avait créé un vide juridique dans l’utilisation de cette dénomination sur l’étiquette, et en même temps un vide économique préjudiciable à la filière viticole du Médoc.

Désormais, les choses sont claires. L’arrêté du 16 novembre 2009, pris au ministère de l’économie, stipule que «le cahier des charges et le plan de vérification relatifs à la sélection des crus bourgeois du Médoc, déposés par l’Alliance des Crus Bourgeois du Médoc, sont homologués». Voilà pour l’aspect règlementaire et officiel.

La Reconnaissance Cru Bourgeois est une certification de qualité pour un vin, dans un millésime donné. Ce n’est pas un classement de propriété ou de terroir; c’est une garantie apportée au consommateur que ce vin, dans ce millésime, est conforme aux exigences définies par la dénomination Cru Bourgeois, posée sur l’étiquette. Ce n’est ni un label, ni une appellation, c’est une mention facultative, pour laquelle tous les crus du Médoc, qu’ils soient issus de chais indépendants ou de caves coopératives, peuvent être candidats.

Un jury de cinq personnes sera constitué par le Bureau Veritas, garant de l’intégrité du système, pour déguster à l’aveugle, et sans concertation entre elles, chaque vin proposé. Cet examen aura lieu un an et demi après les vendanges, avant la mise en bouteille. En 2010, seront donc agréés (ou refusés) les vins du millésime 2008. Puis l’année d’après, les jurys se réuniront à nouveau pour le millésime 2009, et ainsi de suite. Une quarantaine de dégustateurs sont d’ores et déjà retenus; ils seront spécialement formés à cet exercice.

L’Alliance des Crus Bourgeois, maitre d’ouvrage de cette procédure, estime qu’environ 300 châteaux du Médoc se porteront candidats à l’obtention de la Reconnaissance. Cela représente des millions de bouteilles de bons vins qui arriveront sur les rayons avec une garantie d’authenticité et de qualité qui n’est pas négligeable dans un marché aussi perturbé qu’encombré.

Si le consommateur d’ici et d’ailleurs valide à terme cette démarche, il n’est pas impossible que d’autres vignerons de Bordeaux, issus du Blayais ou du Sauternais par exemple, suivent l’exemple du Médoc.

19 novembre, 2009 | International | Wine Fair |

Coup de maître à Hong Kong

La participation du public, évalué à plus de 70.000 amateurs venus déguster des vins, a surpris les organisateurs par son ampleur. Les vins français ont fait l’objet d’une demande particulière, et on a pu constater un réel engouement de la part de certaines femmes et de jeunes Chinois.

Cette réussite peut s’expliquer par plusieurs causes. D’une part la part grandissante du vin en Asie, notamment en Chine, qui découvre une boisson et une culture qu’elle ne connaissait pas.

D’autre part, le niveau élevé du pouvoir d’achat des Chinois de Hong Kong, très riches, et passionnés à la fois par le commerce et la dégustation des grands vins.

Enfin, le rôle manifeste de la bande dessinée japonaise «Les gouttes de Dieu», phénomène d’édition spectaculaire, avec des dizaines de millions d’albums vendus dans le monde. Ils racontent une histoire à suspense, riche de mystères et de rebondissements, dans un univers de grands crus, avec ses traditions et ses rites.

Les participants à la première Wine Fair de Hong Kong soulignent aussi l’intérêt des restaurateurs de la ville, mettant en avant les vins français, notamment des petits châteaux de bordeaux à prix attractif.

Il faut dire que les Bordelais se sont beaucoup impliqués dans l’organisation de la manifestation, à la demande des autorités chinoises de la ville. La chambre de Commerce de Bordeaux, l’interprofession des vins et le collectif Bordeaux Grands Evènements, ont
apporté un savoir-faire reconnu, lequel a été à nouveau réclamé à Hong Kong, pour une seconde édition l’an prochain.

17 novembre, 2009 | International | Bourgogne |

La hausse surprise des Hospices de Beaune

Avec des envolées de 20, 30 ou 50% sur certaines cuvées, la vente a été particulièrement animée le 15 novembre dernier et au final, la hausse du prix moyen de la pièce de 228 litres est de 20,3 %. L’effet millésime 2009 a donc joué a plein. Il a même été démultiplié par l’effet Christie’s.

En effet, il est évident que l’ouverture de la vente à un plus large public, avec la possibilité d’acheter une pièce unique, a fait flamber les prix. Le pourcentage de vins adjugés pour des particuliers avoisine 30%; c’est du jamais vu depuis l’arrivée de Christie’s en 2005. Cette édition valide donc l’initiative du maire de Beaune, Alain Suguenot, de confier le marteau des enchères à la maison anglaise. En tout cas sur ce type de millésime bien né et encensé par la presse…

Ce coup de tonnerre pose déjà questions. Les exportations bourguignonnes sont en berne. Les deux principales destinations, l’Angleterre et les Etats-Unis enregistrent des baisses respectives de 35 et 40% en valeur depuis un an. "Dans le contexte actuel et après quelques années d’augmentations, les marchés réclament des baisses de prix conséquentes", martelait Pierre-Henry Gagey, Pdg de la maison Louis Jadot (Beaune), quelques heures avant la vente.

Cette vente risque donc bien de brouiller le message tant auprès des marchés et que des producteurs. La vente s’est conclue, tout près de son chiffre d’affaires record (2000), sur un gain de plus 5 millions d’euros.

10 novembre, 2009 | International | Hospices de Beaune |

Albert Bichot ouvre la vente aux particuliers

Un dispositif ambitieux qui permet à des "groupes virtuels d’achat" de se constituer autour d’une même cuvée. Cette démarche rend possible l’achat en petite quantité (à partir de 6 bouteilles). Pour cette première année, Bichot propose ainsi d’acquérir la cuvée de beaune premier cru "Cyrot-Chaudron" (rouge) et/ou la cuvée de meursault "Goureau" (blanc).

Une opération qui devrait être portée par la qualité du millésime 2009. Au vu des cours des enchères 2008, le prix final du beaune premier cru devrait se  situer en-dessous de 20 € la bouteille, un prix très compétitif par rapport au marché. La cuvée de meursault se positionnerait autour de 50 € (prix TTC, frais d’élevage et de mise en bouteille compris). Le site www.hospices-beaune.com donne toutes les informations nécessaires.

L’opération est menée par Jean-David Camus, directeur marketing de la maison. Ce dernier répond aux questions et aiguille les acheteurs. C’est ensuite la maison Bichot qui élèvera et mettra en bouteille les vins achetés.

Bichot est le premier acheteur des Hospices de Beaune (24 cuvées acquises l’an dernier) depuis une quinzaine d’année, lors de la célèbre vente. Jusqu’alors seul Christie’s proposait aux particulier d’acheter via internet.

Rappelons que la vente des vins des Hospices de Beaune se tiendra dans quelques jours, le dimanche 15 novembre.

7 octobre, 2009 | International | Bourgogne |

Greenpeace tire la sonnette d’alarme

Elles ont répondu à l’appel de Greenpeace France et du photographe américain Spencer Tunick, à l’occasion d’une performance à la fois militante et artistique, pour stigmatiser le réchauffement climatique et montrer son influence sur les vignes notamment de Bourgogne.

"Avant le rendez-vous de Copenhague, conférence internationale sur le climat en décembre prochain,  nous voulons dire que les effets du réchauffement climatique, ce n’est pas demain et ailleurs mais aujourd’hui et ici", a lancé Pascal Husting, directeur de Greenpeace France.

Et  Pascal Hunsting de prendre l’exemple du vignoble Bourguignon: "Si nous ne parvenons pas à contenir le réchauffement climatique à + 2° d’ici la fin du siècle, les vignes se déplaceront de 1000 km vers le nord.

Nos terroirs sont en danger. Avec des teneurs en alcool plus marquées, des gammes aromatiques trop ensoleillées et des textures plus denses, nos vins pourraient perdre leur âme singulière".

10 juillet, 2009 | International | Chine |

Une école de dégustation à Shanghaï

Cette école s’étend sur 500 mètres carrés dans un des plus vieux quartiers de la ville, et s’appelle World Wine Education. Elle se trouve au quatrième étage d’un immeuble baptisé la Cité du Vin, avec quatre salles de cours et de conférences. Tous les animateurs ont été formés en France.

Cette école doit beaucoup au dynamisme d’un certain Monsieur Yu, l’un des importateurs de vins les plus connus en Chine. Homme d’affaires avisé, il a construit un petit empire avec une revue viticole, six caves à vins, un restaurant gastronomique et une entreprise de négoce spécialisée dans les grands vins français. Il croit fermement à un fort développement de la consommation dans son pays, et l’accompagne avec des investissements dans la formation, comme cette nouvelle école.

Pour la diriger, Monsieur Yu a fait appelle à une Chinoise aussi francophile que francophone, Jia Peng, diplômée d’un BTS Tourisme à Reims, spécialiste du champagne et des grands crus français, journaliste férue de gastronomie et de dégustation, qui est la directrice de l’école. Elle a recruté une équipe de formateurs qualifiés tels que le sommelier Philippe Faure Brac, ou bien Mme Constant, master of wine. Son but avoué est de faire de l’Ecole de Shanghai le centre de formation le plus professionnel de toute la Chine.

11 juin, 2009 | International | Bourgogne |

Un classement à l’Unesco?

Une nouvelle étape vers ce classement a été franchie. La proposition a été officiellement inscrite sur la liste indicative des biens français pré-sélectionnés.
Les membres de l’association qui œuvre dans ce but, association présidée par Aubert de Villaine (cogérant du domaine de la Romanée-Conti), ont été auditionnés, avec succès en début d’année. Un document officiel vient de confirmer la décision émise par le comité national des biens français, composé de représentants des ministères de la culture et de l’écologie et d’experts du patrimoine et de l’environnement. Les "climats" du vignoble de Bourgogne sont plus précisément mis à l’honneur. Le terme "climat" est la traduction bourguignonne et singulière du mot terroir. "Ils sont le fruit de deux millénaires d’histoire, le creuset et le modèle de la viticulture de terroir. Un entêtement de civilisation", affirme Aubert de Villaine.
Leur valeur exceptionnelle et universelle est largement reconnue dans le monde du vin. Le dossier devrait être finalisé d’ici l’année prochaine et pourrait aboutir, au plus tôt, en 2012. Rappelons qu’un autre grand vignoble, celui de Saint Emilion en Gironde, a déjà fait l’objet d’un classement au patrimoine mondial de l’Unesco, il y a juste dix ans.

11 juin, 2009 | International | Senat |

Internet bien reconnu

Au cours du même vote, acquis par 274 voix pour et 35 contre, les sénateurs ont également décidé que l’encadrement de la dégustation n’était pas remis en cause, et que l’interdiction de vente d’alcool sur les aires d’autoroute ne s’appliquera pas dans les lieux de restauration ni dans les boutiques de vente.
Les discussions sont maintenant terminées au Sénat , la prochaine étape sera la réunion mixte paritaire sénateurs-députés, qui ne devrait pas remettre en cause ce qui a été voté ; seul subsiste cependant un flou sur le problème de la vente de vin dans les points de vente de carburant sur les autoroutes, qui pourrait être supprimée, malgré des propos rassurants sur ce point de Madame le Ministre de la Santé.
Il apparait en tout cas qu’une rude bataille aura été nécessaire pour convaincre les parlementaires de ne pas céder aux tentatives prohibitionnistes qui préconisaient  d’interdire les dégustations, de ne pas reconnaitre Internet, de supprimer le conseil de la modération, et autres mesures inspirées par l’ANPAA, association nationale de prévention de l’alcoolisme et de l’addiction. Celle-ci, on le sait, mène un combat contre le vin, mais semble cette fois avoir perdu une bataille.
L’association nationale Vin et Société qui défend la civilisation du vin en France et une politique de modération et d’éducation, se félicite du vote des parlementaires, notamment des amendements apportés par les sénateurs Courteau et César, très actifs pour soutenir les intérêts de la viticulture.

28 mai, 2009 | International | Classement |

Apaisement à Saint Emilion

Rappelons que ce texte permet aux crus classés en 1996 de se prévaloir de leur classement, mais aussi aux crus classés en 2006, de se prévaloir de cet autre classement. En d’autres termes, les crus récompensés dans ces deux palmarès le sont toujours.
Il convient de préciser que cette situation est autorisée jusqu’à la récolte 2011 incluse. Le Conseil des Vins de Saint Emilion parle d’une «solution d’intérêt collectif et d’apaisement, qui permet aux crus de fonctionner économiquement et de façon sereine».
Selon ce Conseil, le texte a pu voir le jour grâce «au concours sans faille» de deux parlementaires de la Gironde, le sénateur Gérard César, spécialiste des questions rurales et viticoles, et le député Jean-Paul Garraud, élu du Libournais.
Aujourd’hui, le classement officiel des vins de Saint Emilion comprend: quinze premiers grands crus classés, dont les deux promus de 2006, Troplong Mondot et Pavie Macquin; et 57 grands crus classés; soit un total de 72 étiquettes, qui constituent le sommet de la hiérarchie qualitative des vins de Saint Emilion.
Il reste que plusieurs crus non classés s’apparentent par leur qualité à la famille des crus classés, même s’ils ne font pas partie de ce palmarès

14 mai, 2009 | International | Bordeaux |

Un nouveau classement à Saint Emilion

Un nouveau texte entre en vigueur, qui modifie la loi du 4 août dernier, et vient de paraître au Journal Officiel.  Ce texte stipule très précisément ceci: «Pour les vins issus des récoltes 2006 à 2011, et à défaut d’intervention d’un nouveau classement applicable à certaines de ces récoltes, l’utilisation des mentions «grand cru classé» et «premier grand cru classé», est autorisée pour les exploitations viticoles ayant fait l’objet du classement officiel homologué par l’arrêté du 8 novembre 1996, relatif au classement des crus de Saint Emilion.
L’utilisation de la mention «grand cru classé» est également autorisée, dans les mêmes conditions, pour les châteaux Bellefont-Belcier, Destieux, Fleur Cardinale, Grand Corbin, Grand Corbin Despagne et Monbousquet. Et la mention "premier grand cru classé"  est autorisée pour les châteaux Pavie Maquin et Troplong Mondot.
En termes plus clairs, cela signifie que tous les crus classés en 1996 demeurent classés, et que ceux qui avaient été classés en 2006, y compris les deux crus classés par les premiers, le sont également.
On croit deviner dans ce nouveau texte une volonté d’apaisement dont le vignoble de Saint Emilion avait bien besoin. Il reste que tout cela n’est valable que jusqu’au millésime 2011, où en principe, un nouveau classement doit prendre le relai. Sauf si d’ici là, selon une coutume bien établie, de nouvelles décisions, viennent contrecarrer les précédentes.
Affaire à suivre, donc.

21 avril, 2009 | International | Bordeaux |

A la rencontre des grands crus

 Pour la quatrième fois, les 16 et 17 mai, plus de mille «grands amateurs» vont participer à un programme entièrement bâti autour du vin: dégustation de plus de cent grands crus au Hangar 14 à Bordeaux, au bord de la Garonne, dîners de prestige dans des crus classés, visites dans les châteaux, oenotourisme dans toute la Gironde, tournoi de golf sur le parcours du Médoc, soirée spéciale jeunes à Cap Sciences, séjours possibles à la carte de trois ou quatre jours, avec circuits œnologiques, etc…
Ce week end pas comme les autres mobilise les propriétaires de grands crus adhérents à l’Union, qui souhaitent ainsi ouvrir plus largement leurs portes à une clientèle d’amis du vin. Ceux-ci viennent de toute la France et de l’Europe entière, attirés par la perspective de mieux connaitre les producteurs et les terroirs des grands crus qu’ils achètent.
Ainsi l’Union des Grands Crus de Bordeaux poursuit la mission qu’elle s’est donnée lors de sa création en 1973. Mais le moins qu’on puisse dire est qu’elle a grandi depuis. Avec 132 membres actifs, du cru bourgeois au premier cru classé, elle dispose d’une force de frappe énorme, avec un budget de 4 millions d’euros pour la promotion des grands vins.
Elle est surtout devenue une véritable agence de voyage, dirigée par l’infatigable Jean-Marc Guiraud et ses collaborateurs, qui organisent quarante manifestations ou déplacements par an à l’étranger.
Les dégustations présentées à ces occasions attirent une foule de professionnels: plus de mille à Canton, à New York, et à Shanghai, cette année.
L’Union des Grands Crus est présidée par Madame Sylvie Cazes, propriétaire avec sa famille du Château Lynch Bages à Pauillac. Elle sera présente à Vinexpo en juin prochain, puis ensuite à Bruxelles, à Paris, à Milan, à Genève, à Séoul, à Tokyo, à Atlanta, Chicago, Los Angeles, Hong Kong, et dix autres… Soit un total de 3,8 millions de kilomètres parcourus par les membres en une seule année, avec leurs vins.
La tradition exportatrice des grands crus de Bordeaux n’est pas prête de s’éteindre.

8 avril, 2009 | International | De Narbonne à New York |

Val d’Orbieu

Situé rue Rec de Veyret, à la sortie sud de Narbonne, il porte désormais les couleurs de Visages et Vins, réseau de vignerons.
Avec 2.000 producteurs adhérents, 12 coopératives et 65 caves indépendantes, Val d’Orbieu ancre sa stratégie sur la proximité: «6.000 à 9.000 autobus passent chaque année à quelques centaines de mètres du Pavillon. A nous d’en capter 1%» annonce le directeur général Bernard Devic, qui croit beaucoup dans le développement de l’oenotourisme.  Et d’ajouter: "Nous souhaitons multiplier par deux le chiffre d’affaires de ce magasin, qui était de 500.000 euros en 2008".
Dans le même temps, Val d’Orbieu s’installe dans la Maison du Languedoc-Roussillon, à New York, avec un représentant permanent. Il travaille avec l’importateur des vins local, la société Pasternak.  Bernard Devic et Georges Frêche, président de la région, inaugurent cette Maison le 13 avril. L’occasion pour le groupe de consolider sa position aux Etats Unis, et d’y lancer les vins d’appellation de sa gamme baptisée Mythique. Une gamme que l’on retrouve aussi au Pavillon des Vins de Narbonne, avec 50 autres références,  vins de pays, vins de cépages, etc…

1 avril, 2009 | International | Bordeaux |

Le classement de 1855 revu et corrigé

Ce sont les opérateurs du site internet liv-ex.com, une des plus importantes bourses de vins fins du monde, fondée à Londres il y a dix ans, qui tient à jour une cotation scrupuleuse des grands crus.
Dans le nouveau classement qui vient d’être publié, on compte 60 vins répartis en cinq classes ; il y a neuf nouveaux, qui sont La Mission, Pape Clément, Haut Bailly, Smith Haut Lafitte, Malartic Lagravière, Chevalier et Carbonnieux pour les Graves, et Sociando Mallet et Haut Marbuzet pour le Médoc. Dix crus du Médoc ont été exclus; ce sont Marquis d’Alesme, La Tour Carnet, Desmirail, Pedesclaux, Croizet Bages, Cantemerle, Lynch Moussas, Camensac et Belgrave. Rappelons que seuls les cours, et non la qualité, ont été pris en compte.
Liv-ex a classé La Mission parmi les premiers crus, (les autres premiers ne changent pas), et Palmer, Pape Clément et Lynch Bages, parmi les deuxièmes crus. On relève l’ascension de Clerc Milon, de Pontet Canet, de Beychevelle et de Grand Puy Lacoste, promus troisièmes crus.  Pour autant, ce nouveau classement, qui n’a aucune valeur officielle ni économique, n’apporte pas de changements considérables; il se borne à entériner les prix du marché, comme cela avait été le cas en 1855.
On notera aussi que ces mêmes opérateurs anglais ont classé dans un tableau annexe les seconds vins des grands crus. Leur palmarès est uniquement fondé, lui aussi sur les prix de vente à Londres. Le classement est, par ordre de mérite: Carruades de Lafite, Forts de Latour, Petit Mouton, Pavillon Rouge, Clarence Haut Brion, Alter Ego de Palmer, Chapelle de la Mission, Pagodes de Cos et Clos du Marquis. On notera qu’une caisse de Carruades se vend aujourd’hui à Londres au même prix qu’une Caisse de Léoville Las Cases (en moyenne). Cela s’explique notamment par l’exceptionnelle renommée que ce vin a acquise sur les grands marchés d’Extrême Orient.

31 mars, 2009 | International | Bourgogne |

La baisse est confirmée

Un recul relativement modéré au vu du contexte économique. Sur le marché du vrac la situation est en effet à l’attentisme. Le négoce se montre très prudent sur les achats du millésime 2008 et les transactions sont rares.
En novembre dernier, la vente des Hospices de Beaune avait enregistré une baisse de 26%. Les acheteurs ont invoqué une moindre demande pour expliquer ces chiffres, mais ils ont  aussi mis l’accent sur la bonne qualité des vins produits par l’institution nuitonne.
La pièce exceptionnelle, issue de la cuvée de nuits premier cru "Fagon", a été adjugée 28 000 €. La somme sera reversée à la fondation "Greffe de vie", pour le don d’organe et la greffe. Le domaine des Hospices de Nuits s’étend sur 12,4 hectares essentiellement sur Nuits-saint-georges, mais aussi sur les appellations vosne-romanée et gevrey-chambertin.

17 mars, 2009 | International | Classement annulé |

Nouvelle tempête à Saint Emilion

L’année dernier, le tribunal administratif avait jugé de la même façon, entraînant une multitude d’actions juridiques et parlementaires. Mais toutes ces procédures n’ont pas abouti à quelque chose de satisfaisant, et les producteurs se retrouvent au même point.
On notera d’ailleurs que c’est bien pour la même raison que ce classement à été annulé  deux fois: c’est la méthode de travail du jury qui a été déclarée incompatible avec «l’égalité de traitement entre les candidats».
Privés d’un classement auquel ils tiennent beaucoup pour des raisons économiques, les viticulteurs de Saint Emilion sont dans une sorte d’impasse juridique, mais aussi commerciale. Pendant trois ans environ, c’est-à-dire jusqu’à la livraison du millésime 2009, c’est le classement de 1996 qui fait officiellement référence. Il s’appliquera donc, faute de mieux, aux millésimes 2008 et 2009, non encore vendus. Mais après? Il faudra trouver un système crédible qui établisse un palmarès fiable pour le consommateur et serein pour les producteurs. On vois mal la méthode actuelle reconduite.
Le ministère de l’agriculture, l’INAO et le syndicat viticole, devront donc inventer autre chose, et surtout s’acharner à instaurer un climat apaisé dans les vignes de Saint Emilion.
Une des pistes proposées est de se pourvoir en cassation, ce que le syndicat viticole verrait d’un bon œil. Mais la procédure est longue, et les chances de gagner sont minces, au regard des jugements déjà rendus.
Une autre est d’organiser un nouveau classement. Mais avec quel jury? On se doute que les candidats pour y participer ne seront pas légion, ce qui est bien compréhensible. A quoi s’ajoute cette éternelle question: comment juger en termes de droit une dégustation qui est par définition subjective?  Quel texte de loi peut-on opposer à une perception organoleptique?
Les meilleurs œnologues du monde jugent un vin selon des analyses sensorielles et intellectuelles. C’est à prendre ou à laisser. Et c’est sans doute là le fond de la question.
Depuis 1986, le classement décennal des vins de Saint Emilion n’en finit pas de faire des vagues, et on se demande s’il ne fait pas plus de mal que de bien à un vignoble, certes très renommé, mais qui se pose aussi des questions sur sa rentabilité, son avenir proche, et ses méthodes de commercialisation. Un immense chantier attend donc les producteurs de vins de Saint Emilion.

11 mars, 2009 | International | Parlement |

Le vin légal sur Internet et en dégustation

Celle-ci n’avait pas caché ses craintes, depuis plusieurs semaines, de voir de nouvelles interdictions tomber sur le commerce et la communication du vin, et de nombreuses organisations professionnelles et syndicales avaient dûment chapitré les élus. Il semble que cela n’ait pas été inutile. Finalement, les députés ont autorisé la publicité pour le vin sur Internet, manière d’actualiser la loi Evin de 1991, année où Internet n’existait pas.
Cette publicité est cependant interdite sur les sites voués aux sports et l’activité physique, ainsi que sur les sites destinés à la jeunesse.
Par ailleurs, la vente de boissons alcoolisées est interdite dans les stations service de 18 heures à 8 heures le matin. Elle est interdite partout et tout le temps aux jeunes de moins de 18 ans. Les «opens bars» où l’on peut boire autant d’alcool que l’on veut moyennant un forfait, sont également interdits.
Enfin, il convient de rappeler que, contrairement à une menace qui s’était précisée le mois dernier, les fêtes, foires, stages œnologiques, manifestations de dégustations populaires, repas avec vin compris, présentations de millésimes et autres opérations viticoles, demeurent parfaitement légales.
Ces mesures font partie d’un texte qui vise à combattre l’alcoolisme  dans notre pays, principalement chez les jeunes et sur la route.  La filière vins, notamment par l’intermédiaire de l’association Vin et Société,  s’est toujours associée à cette préoccupation, ne cessant de répéter que le vin et l’alcool sont bien deux choses différentes, et ne sauraient être confondues. Pour cette raison, elle cherche à promouvoir des moyens de lutte préventive, qui pourraient être calquée sur Educ’Alcool, méthode créée au Québec qui donne d’excellents résultats. C’est ainsi que l’Union des Grands Crus de Bordeaux s’est officiellement engagée pour installer en France de telles pratiques, beaucoup plus éducatives que répressives.

25 février, 2009 | International | Vers une interdiction des dégustations |

Forte résistance face à la prohibition

Pas moins de neuf organisations viticoles, représentatives de toute la production nationale,  dénoncent dans un communiqué virulent «cet acharnement contre le vin». Les viticulteurs se disent «ulcérés par l’inertie des pouvoirs publics, et ne supportent plus cette nouvelle attaque». En signe de protestation et de colère, les professionnels qui siégeaient au Conseil Vins de Viniflhor, ont quitté la séance.
De son côté, Georges Frêche, président de la région Languedoc Roussillon, a présenté un vœu lors de la réunion du Conseil Régional du 23 février, pour soutenir l’économie viticole. Il a été adopté à l’unanimité.  Dans ce vœu, le président Frêche déclare notamment: "Sur un marché international où la concurrence des pays du nouveau monde s’intensifie, les entreprises viticoles ne peuvent pas subir une réglementation qui ne prend pas en compte leur situation.
On ne peut pas contribuer à affaiblir davantage un tissu économique, qui est aujourd’hui décisif pour assurer une balance économique positive".
Symboliquement, à l’issue du vote, George Frêche a offert un verre de vin à tous les élus présents.

20 janvier, 2009 | International | Bourgogne |

Saint Vincent fêté partout

Fêté un peu partout en France, il fait l’objet d’un culte impressionnant dans les appellations de Bourgogne. C’est ainsi que la célèbre Saint Vincent tournante, fête ancestrale et religieuse des Bourguignons, a lieu les 24 et 25 janvier dans le Mâconnais. La messe des Chevaliers du Tastevin sera célébrée à Mâcon, et les festivités auront lieu dans deux villages: Chardonnay, patrie du cépage du même nom, et Pierreclos, où plane encore l’ombre de Lamartine.
On notera que des fêtes vigneronnes ont été vouées à Saint Vincent au cours du week end des17 et 18 janvier à  Santenay, à Mercurey, à Beaune et à Coulanges la Vineuse en Auxerrois.  Le 24 janvier, la Cousinerie de Bourgogne aura lieu à Savigny-les-Beaune, où les Joyeux Bourguignons animeront un banquet d’intronisations.  Le Mâchon de la Saint Vincent se déroulera au Château de Pommard le 31 janvier, avec grand dîner et intronisations. Enfin, la 42ème Saint Vincent tournante du Chablisien aura lieu les 7 et 8 février à Beines. Grand messe à 9h30 le dimanche, puis défilé, dégustations, déjeuner et animations diverses pendant tout le week end.
Les festivités bourguignonnes ne s’arrêteront pas là, puisqu’on reviendra à Mâcon le 21 février, pour une grande journée de présentation du crémant, avec dégustations et crêpes ! Nouvelle Fête du Crémant le 21 mars, pour l’arrivée du printemps à Chatillon sur Seine, avec défilé du Tape-Chaudrons. Enfin, on n’oubliera pas de célébrer la gastronomie régionale à Marsannay la Côte, lors des 26èmes Journées Gourmandes spécialisées dans les vins du cru et la cuisine régionale.

9 janvier, 2009 | International | Saint Emilion |

Un nouveau vote des députés

Après de nombreuses péripéties politico-judiciaires (nos informations précédentes), on sait que les déclassés du classement 2006 ont été finalement reclassés, mais que les promus dudit classement ont été renvoyés à leur classement de 1996. On sait aussi qu’un amendement présenté au Sénat pour reclasser les huit crus promus en 2006 a été rejeté, et donc annulé par le Conseil Constitutionnel, au prétexte qu’un tel texte n’avait rien à faire dans le cadre de la loi de finance 2009.
Le député UMP de Saint Emilion Jean-Paul Garraud n’a pas baissé les bras pour autant, et a eu l’idée de présenter à l’Assemblée Nationale un texte inclus dans le projet de loi du plan de relance proposé par le gouvernement au parlement. Ce texte prévoit donc de reclasser à leur niveau prévu dans le palmarès 2006 les huit crus qui en ont été exclus. Ce texte a été voté jeudi soir, au Palais Bourbon, par une assistance certes réduite, mais toutefois unanime. Un espoir de concorde revient donc dans les vignes.
Il reste que le conseil constitutionnel devra, là encore, donner son avis. Les élus et les propriétaires concernés veulent croire que cette fois, la proposition du député sera acceptée, d’autant qu’elle est incluse dans un texte qui a une vocation économique et sociale.

30 décembre, 2008 | International | Séparation |

Le Crédit Agricole vend Lamothe Bergeron

Il s’agit d’un vignoble de 60 hectares, situé à Cussac dans l’appellation Haut Médoc. Les discussions sont en cours avec la coopérative Unicoop, de Cognac, qui distribue la marque Prince de Polignac.
Unicoop avait déjà manifesté son intérêt pour les vins de Bordeaux en achetant la maison de négoce Calvet, revendue ensuite aux Grands Chais de France. La signature définitive de la cession de Lamothe Bergeron, pourrait aboutir au début de l’année 2009.
La société Crédit Agricole Grands Crus (CAGC) gère cinq châteaux à Bordeaux; ce sont Grand Puy Ducasse, cru classé de Pauillac, Rayne Vigneau, premier cru de Sauternes, Meyney à Saint Estèphe, Blaignan et Plagnac dans l’appellation Médoc.
Le professeur Denis Dubourdieu apporte son concours comme consultant et œnologue, pour épauler l’équipe de Bernard Montaut, directeur technique de ces propriétés.
Le directeur général de CAGC, Thierry Budin, affiche pour ces crus une politique de valorisation et un plan de développement destiné à viser la meilleure qualité. Il ne s’interdit pas non plus d’acquérir un cru supplémentaire, si une bonne opportunité se présente. Le but est de conforter le Crédit Agricole comme partenaire privilégié de la filière viticole, tout en constituant pour lui un portefeuille d’actifs stratégiques. Dans cet esprit, tous les vins qu’il produit en Gironde sont vendus aux négociants de la place de Bordeaux.
Il convient de ne pas confondre la société CAGC avec Grands Crus Investissements, dont le Crédit Agricole est actionnaire, et qui gère plusieurs domaines viticoles en France, tels que Montus et Bouscassé en Madiran, le château de Santenay en Bourgogne, et la Tour de Mons à Margaux, auquel a été adjoint son voisin, Marsac Séguineau.

22 décembre, 2008 | International | Saint Emilion |

Un nouveau reclassement

Le dernier en date est législatif puisque le parlement vient de rétablir le classement de 2006 pour les crus qui avaient été promus, puis déclassés ensuite par décision de justice.
Les élus du Libournais ont pu convaincre leurs collègues sénateurs et députés de repêcher en quelque sorte ces propriétés méritantes, car elles se trouvaient dans une impasse juridique et ne savaient plus ce qu’il faut inscrire sur l’étiquette.
Au  terme du vote, les châteaux Troplong Mondot et Pavie Macquin sont bien premiers grands crus classés, et les châteaux Bellefond-Belcier, Destieux, Monbousquet, Fleur Cardinale, Grand Corbin et Grand Corbin Despagne, sont bien grands crus classés de Saint Emilion. Cette décision s’applique aux millésime 2006 à 2009.
Ceci correspond évidemment aux vœux souvent affirmés des huit châteaux concernés, qui pouvaient à bon droit s’estimer lésés, lorsque le classement de 2006, qui les avait promus, avait été annulé, à cause des déclassés. Il semble en outre que ce vote du parlement rétablisse un peu de sérénité à Saint Emilion, fort secoué depuis deux ans par toutes ces péripéties judiciaires.
Il reste que l’affaire n’est pas finie. On attend pour la fin du mois de janvier, en principe, un arrêt de la cour d’appel de Bordeaux, statuant sur le fond. On saura alors qui, quand et comment, doit reconstituer un jury et refaire, pour la prochaine décennie, un nouveau classement, qui doit en principe avoir force de loi à partir du millésime 2010.

19 décembre, 2008 | International | Côtes du Rhône |

Les 30 ans de Suze la Rousse

Etudiants et professionnels viennent découvrir, apprendre et comprendre les vins et les métiers du vin. Et c’est là toute l’originalité de cette institution, qui est devenue à travers le temps un lieu de rencontres entre vignerons, étudiants, jeunes ou moins jeunes, venus de tous les pays. Ils peuvent y obtenir des diplômes nationaux et internationaux spécialisés.
Dans le domaine de la formation continue, Suze la Rousse permet d’acquérir des connaissances approfondies. Des stages de courte durée ont trait à l’œnologie, la dégustation, la commercialisation, la viticulture, etc.
Existe aussi un centre de documentation où l’on peut consulter les travaux de mémoires et de recherches d’étudiants précédents. Actuellement l’Université du Vin fait profiter plusieurs pays de son expérience, et dispense son savoir faire au Canada, au Mexique, au Portugal, En Belgique, en Italie, et bientôt jusqu’en Chine.

10 décembre, 2008 | International | Conjoncture |

Un Vinitech pas morose

En effet, malgré une période économique difficile, et une inquiétude toujours latente pour l’ensemble de la filière viticole, cette manifestation a conservé tout son pouvoir d’attraction, tant auprès des visiteurs que des exposants.
Les trois bâtiments d’exposition ont reçu la visite de 39.000 personnes,  uniquement des professionnels, parmi lesquels environ 15% de visiteurs étrangers. Parmi ces derniers, les Espagnols et les Italiens étaient les plus nombreux, mais on y a aussi repéré des délégations de Chiliens, Bulgares, Allemands, ou Américains, ce qui confirme l’impact international de ce salon.
Les nombreuses conférences du Forum des Idées ont atteint leur objectif, à la satisfaction affichée des auditeurs. Enfin, il apparaît qu’un réel courant d’affaires, sans doute supérieur à ce qui était prévu, a été enregistré. Les producteurs ont manifesté leur désir de renouveler leur matériel (tracteur, pressoir, machines à vendanger, etc), dans un climat pourtant peu propice à de lourds investissements. Par ailleurs, le salon Vinitech représente pour toute la région bordelaise des retombées économiques importantes, notamment pour l’hôtellerie, la restauration, les transports ou les services. Il constitue tous les deux ans, une semaine d’intenses activités dans la ville, exactement comme la semaine de Vinexpo.
La date du prochain salon Vinitech est déjà fixée; il ouvrira le 30 novembre 2010, pour sa 17ème édition.