3 novembre, 2008 | Innovations | Le salon de la nouveauté |

C’est, comme Vinexpo, un salon professionnel; c’est aussi comme Vinexpo un des rares salons leaders internationaux qui aient lieu en province et non à Paris.
Vinitech est le salon des nouveautés vinicoles et viticoles, celui des plus belles machines à vendanger, à embouteiller, à cultiver, à étiqueter, à pulvériser, entre autres. La technologie la plus récente et la plus innovante y est présentée en majesté sur 650 stands, où près de mille exposants au total attendent le vigneron, l’œnologue, le technicien, le tonnelier, et tous les professionnels de la longue chaîne du vin.
Ils y trouveront tous les outils nécessaires à leur art, de la plantation du porte-greffe au bouchage de la bouteille.
A cette vaste exposition, s’ajoute un important «Forum des idées», avec l’organisation de 70 débats, conférences, présentations, rencontres et autres ateliers pendant trois jours. Tous très techniques.
Ces causeries trouveront un écho sur le terrain avec la visite possible de plusieurs grands crus. Le plus souvent, les sujets traités porteront sur des thèmes d’actualité: développement durable, protection du terroir, hygiène du chai, amélioration de la commercialisation et du packaging, notamment.
Pendant trois jours, Vinitech va représenter huit hectares d’expositions, où sont attendus 40.000 visiteurs. Les organisateurs se montrent confiants sur l’impact de ce salon, car les exposants ont été nombreux à vouloir venir et revenir. Malgré une période d’incertitude économique pour les constructeurs de machines … et pour leurs clients.
2 octobre, 2008 | Innovations | Températures néfastes |

Non seulement il a créé un cours sur le vin à l’université qui rencontre un grand succès, mais il préside en outre la Commanderie du Vin de Bordeaux de Boston. Ses talents ne s’arrêtent pas là. Il est aussi l’inventeur d’une nouvelle méthode pour mesurer la température des vins pendant leur transport.
Eric Vogt a en effet remarqué que nombre de bonnes bouteilles étaient fort médiocres quand elles étaient dégustées aux Etats-Unis après un long voyage. Il a donc inventé une carte magnétique que l’on glisse dans la caisse de vins, et qui restitue à l’arrivée les écarts enregistrés. Ils vont communément de quinze degrés pour le plus froid, pendant la traversée de l’océan, à trente cinq degrés au plus chaud sur les quais de New York. Ces variations sont néfastes à la qualité du vin, et à celle du liège du bouchon. Des tests très probants ont été faits avec une caisse de cru classé du Médoc, millésime 2003, allant de Bordeaux à Memphis, dans l’état du Tennessee.
Le résultat fut, selon Eric Vogt «accablant, avec des bouteilles imbuvables».
Cette méthode permettra sans doute de corriger les défauts de ces variations en prenant les moyens nécessaires au confort des bouteilles.
On aura tous renseignements sur le site www.eprovenance.com.
23 septembre, 2008 | Innovations | Vinitech |

Les traditionnels Trophées de l’Innovation ont été décernés par un jury d’une quinzaine de spécialistes. Ils seront officiellement remis aux lauréats en décembre à Bordeaux. Sur les 70 dossiers présentés au jury, huit ont fait l’objet d’un trophée, et dix d’une citation.
Le Trophée d’or revient à la société Souslikoff, de Saint Yzans de Médoc, pour sa bineuse interceps pneumatique, avec régulation automatique de profondeur.
Trois Trophées d’argent ont été attribués aux entreprises: Bucher- Vaslin, pour un système de tri optique de la vendange, Pellenc pour un système de tri visionnique de la vendange, Sofralab pour la mise au point d’un test immunologique contre les protéines instables du vin blanc.
Quatre Trophées de bronze ont été décernés aux sociétés: Barena pour son procédé de régénération des barriques, Néotic, Vivelys et Avidor.
Par ailleurs, dix autres entreprises spécialisées ont fait l’objet d’une citation pour le caractère innovant de leur matériel. Bien entendu, toutes seront présentes comme exposants à Vinitech, qui va regrouper 850 stands sur près de huit hectares d’exposition au total.
Les contraintes environnementales et sanitaires qui pèsent désormais sur le vignoble amènent de nombreux vignerons à s’interroger sur la qualité de leur matériel et de leurs techniques. Ils trouveront sur ce salon de nombreux exposants présentant des outils qui vont dans ce sens, ainsi que toutes le nouveautés en matière de conditionnement, de produits de traitements et d’œnologie.
28 août, 2008 | Innovations | A la recherche du bouchon idéal |
L’usine de fabrication située au Portugal devra être agrandie pour satisfaire une demande croissante. ProCork pourrait, en effet, représenter 100 millions de bouchons vendus au total dans le monde, au cours de l’année 2008.
La singularité de ce bouchon en liège naturel tient à la membrane révolutionnaire dont il est équipé, qui permet au vin de respirer par
micro-oxygénation, mais diminue les risques de goûts de réduction et de bouchon, ainsi que du passage des bactéries type TCA. Cette membrane est un film microscopique appliqué sur les deux faces du bouchon de liège. En raison du succès rencontré, l’usine qui fabrique
ProCork avec du liège portugais pourrait doubler sa production dès l’année 2009!
28 août, 2008 | Innovations | Un travail de maître |
Chaque douelle est sélectionnée en fonction de la qualité du bois et la finesse du grain, et la chauffe est toujours réalisée sur mesure.
L’assemblage et l’ajustement de chaque élément sont le fruit d’un travail particulièrement soigné, sous le contrôle d’œnologues.
Une centaine de barriques, pas plus, toutes numérotées, seront commercialisées cette année, sous le nom de X Blend. Le prix de vente
dépasse mille euros pièce.
2 juillet, 2008 | Innovations | Modernisation |

Elle produit en moyenne environ un milliard de bouteilles par an, dont le vignoble de Bordeaux assure évidemment la plus grosse part.
Pour mieux connaître ce monde à la fois agricole, économique et social, la direction régionale de l’agriculture vient de créer un site Internet spécialisé, appelé : Observatoire aquitain de la viticulture. Il est ouvert à tous à l’adresse suivante: www.oav.agriculture.gouv.fr.
L’internaute intéressé trouvera des articles de présentation du vignoble, mais aussi sur la formation, la conjoncture, l’actualité des AOC (par exemple à Buzet), les données réglementaires, les chiffres de récolte et de stock, les alertes phyto-sanitaires, les problèmes de maladies ou de parasites sur la vigne, et des éléments statistiques et économiques.
Il s’agit d’un site d’informations tourné vers les viticulteurs, mais aussi destiné à détourner le public de quelques idées reçues et parfois fausses. Il permet au ministère de l’agriculture de se rapprocher un peu plus du terrain, et de diffuser une information crédible sur un secteur vital, où pèsent lourdement des contraintes qui s’appellent environnement, mondialisation, concurrence, réglementation européenne … toutes choses souvent mal comprises par les professionnels eux-mêmes.
15 mai, 2008 | Innovations | Le packaging en pleine évolution |
C’est ainsi que le BIB, Bag In Box, c’est-à-dire la fontaine en carton et robinet contenant trois ou cinq litres de vin, est en progression spectaculaire dans les ventes en France. Sa part de marché est passée en cinq ans de 6% à 17%! La bouteille classique tient toujours la première place, mais tend à reculer, au profit de ce BIB. Le cubitainer recule également, tout comme la bouteille plastique de un litre; celle-ci n’occupe plus que 3,5% de parts de marché, contre 6,3% il y a cinq ans
13 mai, 2008 | Innovations | Aboutissement |
Ce vin est l’aboutissement de travaux et d’études, qui ont bénéficié du concours de la fédération des vins de pays, de l’ITV et de partenaires professionnels comme le groupe Pernod Ricard. Cette nouvelle cuvée compte trois mille bouteilles de vins rouges et mille bouteilles de rosés, la bouteille est vendue 4 euros. Issus des vignes du domaine de Pech Rouge, les vins titraient au départ 14 degrés… Ils ont ensuite fait l’objet de plusieurs corrections des chercheurs de l’INRA, qui ont utilisé, pour diminuer la présence de l’alcool, la méthode de la technologie dite membranaire
27 février, 2008 | Innovations | Coffret malin |
Ce coffret, vernis et doré, comprend quatre mignonnettes de muscats et de rivesaltes, ainsi qu’un CDRom présentant la société, des conseils de consommation et un dépliant de promotion.
Le Journalduvin.com rappelle que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé et que les vins présentés dans nos articles sont à consommer avec modération
19 février, 2008 | Innovations | Initiative environnementale |

Cette opération a été dirigée par Jean-Marc Jancovici, qui est monsieur carbone à l’ADEME, association pour le développement des économies et de la maîtrise de l’énergie.
Il a traqué partout les émissions de CO2, le plus souvent issues de combustion des hydrocarbures (pétrole, gaz, charbon). Son analyse pointe les responsabilités du verre, des emballages, des transports et notamment l’avion, qui sont les principaux émetteurs du gaz proscrit.
Sait-on que la Champagne consomme 32.000 tonnes de bouteilles de verre par an? Du coup, elle envisage sérieusement de passer le poids moyen de la bouteille de 900 à 800 grammes, de réduire aussi les suremballages et les films plastiques parfois inutiles, de limiter les transports aériens, les rotations des voitures et des tracteurs qui ne sont pas nécessaires, de préférer les piquets en bois à ceux en métal, et mille autres recommandations qui vont progressivement entrer en vigueur. Dans ce but, les Champenois proposent aussi de réduire les engrais azotés et l’ensemble des intrans dans la vigne, de revoir et peut-être interdire les luttes antigel, de valoriser les marcs (120.000 tonnes par an !) et les sarments, de rénover des vieux bâtiments plutôt que d’en construire de nouveaux climatisés, d’étudier des biocarburants, bref, d’adopter une sorte de sobriété énergétique.
Cette démarche à la fois intelligente, écologique et citoyenne, a séduit les responsables de l’interprofession viticole bordelaise (CIVB). Lesquels ont demandé à Jean-Marc Jancovici de venir en Gironde y effectuer un bilan carbone, et appliquer sa méthode à l’ensemble de la filière des vins de Bordeaux. Les résultats de son travail devraient être connus aux prochaines vendanges.
Le prix du baril de pétrole devrait l’aider à faire passer certains messages…
10 décembre, 2007 | Innovations | Santé |

Le Madiran est, en France, son appellation de prédilection, mais on le rencontre aux quatre coins de la Gascogne et du Quercy. Bien vinifié et un peu attendu, le tannat donne des vins fruités, aptes à bien vieillir, suffisamment charpentés pour escorter une cuisine de viandes ou de sauces.
En outre, on vient de découvrir que le tannat n’était pas étranger à la belle longévité des habitants du Gers. Selon le professeur Roger Corder, auteur du livre « The wine diet », les tanins procyanidines polymères du tannat protègent les vaisseaux sanguins. Son étude a porté sur des vins issus des Côtes de Saint Mont et de Madiran ; les habitants du Gers auraient un taux de maladies cardiaques plus faible que la moyenne, et le professeur Corder n’hésite pas à attribuer cela aux vertus du vin. Selon lui, le tannat du Gers est même le cépage qui possède le plus haut taux de procyanidines dans le monde, et la présence de cette molécule bienfaitrice est renforcée par un mode de vinification traditionnel.
Selon Roger Corder, professeur et chercheur à Londres, il faut boire du vin rouge chaque jour, manger des fruits et du chocolat pour être en bonne santé, et la garder longtemps….
4 septembre, 2007 | Innovations | Génétique |

Ce sont les travaux et les efforts menés en communs par des chercheurs français et des universitaires italiens, depuis 2005, qui ont abouti à ce résultat. Ce dossier scientifique de haut niveau a été coordonné par l’INRA.
La vigne est la quatrième plante dont le génome est entièrement décrypté, après le riz, le peuplier et l’arabette. Désormais on connaîtra mieux la variabilité naturelle de la vigne, et on pourra opérer des sélections de variétés résistantes aux maladies. Ceci devrait permettre de réduire l’utilisation des pesticides, projet important quand on sait que la vigne avale à elle seule 450.000 tonnes de pesticides chaque année en Europe !
C’est une lignée de vigne cultivée à Colmar, provenant du cépage pinot noir, qui a permis l’obtention d’une séquence de très haute qualité, et révélé ainsi les secrets de la constitution du génome de la vigne. Les chercheurs ont également ont également révélé de nouvelles familles de gènes intervenant dans les caractéristiques aromatiques du vin.
4 mai, 2007 | Innovations | Trophée |

Tout se passe par le trou de bonde. D’abord la projection d’un abrasif naturel enlève une fine couche de bois sale, ce qui redonne à la barrique son pouvoir d’oxygénation, sans lui ôter ses constituants aromatiques.
Ensuite, la barrique est aseptisée avec une vapeur sous pression à cent degrés, puis traitée au soufre gazeux, ce qui décontamine les pores du bois. Cela libère de nouveaux tanins et élimine les bactéries accumulées. Il s’agit d’une sorte de rénovation intérieure, qui permet à la barrique, souillée par l’élevage d’un ou plusieurs vins, de retrouver une deuxième jeunesse.
Depuis deux ans, de nombreux tests ont été pratiqués au Château Grand Corbin Despagne, cru classé de Saint Emilion, par divers chercheurs, sous le contrôle de trois œnologues bordelais, dont le professeur Bertrand. Plusieurs dégustations comparatives ont mis en présence des barriques diversement traitées. Des analyses ont également été effectuées par le laboratoire Rolland à Pomerol.
Sur le plan technique, les résultats ont montré que le procédé Barena reproduit l’évolution oxydative de la barrique neuve, avec une oxydation ménagée comparable au bois neuf. Par ailleurs, le taux de substances aromatiques du chêne marque le vin d’un goût boisé recherché par le viticulteur, sans entacher l’équilibre aromatique du vin.
Les œnologues considèrent donc, à l’appui de ces tests, que le procédé Barena confère une nouvelle vie à la barrique d’occasion, et surtout la prolonge, à l’heure où la barrique neuve devient un investissement parfois douloureux pour certains. Cette méthode a été récompensée par le premier prix du Trophée Oenovation, remis tous les ans à Bordeaux à un entreprise jugée particulièrement novatrice dans la filière viti-vinicole.
16 avril, 2007 | Innovations | œnotourisme |

C’est la Winery. Une éolienne en signale l’entrée, et dresse à 15 mètres du sol ses pales en acier rouge qui tournent au vent d’ouest. Manière de dire qu’ici, on est dans l’air du temps.
Philippe Raoux, négociant bordelais à l’enseigne de la Marjolaine, a transporté ses chais et bureaux au bord de ce grand axe routier, non loin de son château d’Arsac, naguère peint en bleu et devenu au fil du temps un intéressant musée d’art moderne en plein air.
Cette Winery n’est pas seulement le nouveau siège de sa société de commerce, c’est un circuit de visite organisé pour les touristes, c’est une boutique de vente de vins avec plus de mille références de bouteilles du monde entier, c’est une aire de pique-nique, c’est un restaurant, c’est une école d’initiation ludique à la dégustation, enfin, c’est « le premier lieu de vie et d’échanges culturels autour du vin », tel qu’on n’en avait pas encore vu en France.
Philippe Raoux n’en est pas à sa première innovation. Derrière le visage souriant et bouclé de l’éternel jeune homme, se cache un viticulteur opiniâtre, un négociant réfléchi spécialisé dans la vente par correspondance, un collectionneur d’œuvres d’art fasciné par l’architecture. Les amateurs de modernité trouveront à la Winery d’Arsac des expositions d’art contemporain, en même temps que des concerts de piano et des cours de cuisine, tout cela dans un monde incroyable, né après deux ans d’un chantier pharaonique , et vingt millions d’euros d’investissements .
L’objectif avoué de la Winery est de recevoir cent mille visiteurs par an. Sur une route, qui draine des millions de touristes vers les châteaux, et l’été, vers les plages, le challenge ne paraît pas impossible. Mais devant ces hauts murs de métal aux reflets changeants, La Boétie, ancien châtelain d’Arsac, ne reconnaîtrait pas son « pays solitaire et sauvage »…
Toutes les informations sur La Winery de Philippe Raoux, http://www.lawinery.fr/
11 avril, 2007 | Innovations | Recherche |

Il s’agit d’une méthode d’analyse multiparamétrique, qui révèle, par chromatographie en phase gazeuse, une dizaine de molécules, marqueurs de ces défauts. Par exemple, vins au goût de terre, de poussière, de moisi, de bouchon, d’écurie ou de poivron. Des défauts inexcusables, quand le consommateur attend un vin au goût épicé, vanillé, ou fruité. En tout cas, net et propre.
Finis les vins acides et végétaux ? Pas encore, mais les chercheurs bordelais ont trouvé un appareil qui combine la spectrométrie de masse et la technologie « Twister », pour mettre en relation l’analyse sensorielle et la constitution chimique du vin. C’est déjà énorme. À ce jour, toutes les comparaisons entre la méthode nouvelle et les dégustations des œnologues ont donné exactement les mêmes résultats. Preuve sans doute que cette technologie est fiable.
Reste à en affiner le maniement. Il faudra aussi former avec soin les dégustateurs de contrôle. Puis, dans un deuxième temps, les chercheurs proposent d’établir un répertoire précis des « indicateurs de qualité du vin », qui reste à formaliser. Une manière utile d’éviter le rejet de vins mal élaborés par des consommateurs de plus en plus avertis. Et donc plus exigeants.
21 mars, 2007 | Innovations | Capsule |

On compte qu’en cinq ans, la capsule à vis est passée de 300 millions d’unités dans le monde, à 2 milliards (prévisions pour 2007). Soit plus de 8% du marché , puisqu’on décompte environ 17 milliards de bouteilles de vins de vins vendues par an sur la planète, en dehors des quarts aviation évidemment.
La progression de la capsule est donc spectaculaire, et elle semble de plus en plus demandée sur les marchés anglo-saxons. En revanche, les consommateurs italiens, allemands et même français, apparaissent relativement réticents. 90% des vins néo-zélandais sont capsulés, et 50% des vins australiens. Les vins californiens et suisses y sont également favorables. Pour les vins français, les professionnels prévoient un maximum de 200 millions de capsules à vis en 2007, ce qui reste très minoritaires. Toutefois, d’importantes maisons comme Laroche, les Vignobles Lurton, ou le négociant Boisset , ont adopté la capsule, qui gagne tous les jours des parts de marché sur certains vins blancs et rosés, et même rouges.
Le groupe international Alcan Packaging , ex Péchiney Capsules, est leader sur ce marché, avec sa capsule Stelvin en aluminium. Il possède sept usines dans lemonde proches de grands vignobles, et mise sur un développement constant. L’optimisme du fabricant est lié aux atouts de la capsule . Elle supprime les goûts de bouchon liés au liège ; elle évite le tire-bouchon ; et elle autorise la conservation de bouteilles débout . De nombreuses expérimentations ont été effectuées, au cours des trois dernières decennies, avec des vins de Bourgogne, de Bordeaux et de Suisse, autant blancs que rouges. Il s’agissait de comparer les mêmes vins, les uns bouchés traditionnellement, les autres avec des capsules, conservés dans les mêmes conditions. Selon les dégustateurs, les vins capsulés n’ont jamais présenté de dérives aromatiques, ou de vieillissement prématuré . Pour autant, il est bien évident que la clientèle des grands crus n’est pas encore préparée à ce bouchage, notamment en France. Mais pour les vins qui doivent être consommés dans les cinq ans qui suivent la mise en bouteille, c’est à dire l’immense majorité des vins de la planète, la capsule à vis représente désormais une alternative crédible.
28 février, 2007 | Innovations | Vins de Pays |

Cinq départements peuvent produire ces vins d’un nouveau style, ce sont la Gironde, les deux Charentes, la Dordogne et le Lot et Garonne. Rappelons qu’il s’agit de vins rouges, rosés et blancs, élaborés dans les vignobles existants dans ces départements, selon certaines règles précises : 90 hectolitres par hectare de rendement pour les vins blancs secs, 85 hectos/hectare pour les autres, autorisation de copeaux de chêne, possibilité de monocépage ou d’assemblage, degré alcoolique compris entre 9,5 et 12,5 degrés , etc…
A ce jour, 33.000 hectolitres de vins ont été déclarés au total dans ces cinq départements, principalement des blancs (8.000 hectos) et rouges (22.000 hectos). Mais le directeur du jeune syndicat des Vins de Pays de l’Atlantique, Pierre Cambar, pense que ce chiffre pourrait être rapidement dépassé. Il compte que d’ici à trois ans, ces vins dépasseront les cent mille hectolitres de volumes commercialisés chaque année.
Plusieurs négociants parmi les plus importants de la région (Ginestet, Castel, Calvet, Yvon Mau et d’autres) ont annoncé l’intention de créer des marques, et affirment avoir des marchés pour ces vins, tant en Europe, qu’à l’export lointain ou en France, dans la grande distribution. Ces nouveaux vins de pays devraient arriver sur le marché avec le printemps ; les premières dégustations d’agrément ont donné des résultats très encourageants, et même inattendus sur la plan de la qualité. Et désormais, tous les producteurs, qu’ils soient vignerons indépendants ou caves coopératives, affichent un optimisme serein pour l’avenir de ces nouveaux vins, qui sont aussi nécessaires pour soulager la surproduction structurelle des vignobles concernés.
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28 février, 2007 | Innovations | Controverse |
Il s’agit, selon l’Institut National des Appellations d’origine (INAO) « d’approfondir les connaissances en matière d’évolution des tanins en cas d’utilisation de cette technique », technique autorisée pour les Vins de Pays, pour aromatiser certraines cuvées, ainsi que le pratiquent plusieurs vignobles de l’hémisphère sud.
Ces sept appellations sont : Médoc, Haut Médoc, Côtes du Rhône, Muscadet, Anjou, Bordeaux et Bordeaux Supérieur.
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28 février, 2007 | Innovations |
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