6 avril, 2011 | Innovations | restauration |

Une étiquette pour mesurer le vin

Une société bordelaise de négoce en vins, la maison Mvins, a lancé une nouvelle étiquette, pour mesurer la quantité de vin servie dans le verre. Elle est destinée en particulier aux restaurants qui servent le vin au verre. L’étiquette étant graduée, par exemple pour six doses de 12 centilitres, le client du restaurant ne paie que les quantités consommées, la mesure de l’étiquette faisant foi.
Plusieurs restaurateurs ont testé avec succès ce nouveau procédé, et la maison Mvins compte sur cette nouvelle étiquette pour une plus-value de ses ventes en restauration, voire en grandes surfaces.

28 mars, 2011 | Innovations | Icône |

Tonnellerie : une nouvelle barrique pour les grands crus

La tonnellerie Seguin Moreau, qui fait partie des leaders mondiaux de la barrique pour les grands vins, est implantée à Merpins, en Charente. De longue date, elle a investi dans la recherche sur la nature et la qualité des bois de chêne pour la futaille, et engagé dans ce but un partenariat étroit et fidèle avec la faculté d’œnologie de Bordeaux.
Ces recherches viennent d’aboutir, après une dizaine d’années d’études et d’expériences, à la création d’une nouvelle gamme de barriques, baptisée Icône. La collaboration de plusieurs chercheurs, ingénieurs et œnologues, a mis au point une technique pour identifier avec précision le potentiel aromatique, non seulement de chaque arbre, mais aussi de chaque douelle de la barrique, grâce à une analyse chimique de ses composants.
Car chaque grume possède sa personnalité, et la composition de son bois induit une capacité organoleptique et une finesse de grain particulières. Grâce aux analyses effectuées sur ces bois en laboratoire, la tonnellerie Seguin Moreau peut dès lors disposer de lots homogènes de douelles pour la barrique, d’une part, et adapter le fût à la personnalité du vin qui va l’habiter, d’autre part.
En fait, le but poursuivi par le tonnelier est clairement affiché. Avec ces nouvelles barriques, Seguin Moreau souhaite donner au vin plus d’ampleur en bouche, moins de goût de boisé, plus de complexité, des tanins plus fondus, donc plus ronds. La sélection des bois par le procédé Icône apporte des solutions, aujourd’hui avérées par d’innombrables dégustations, grâce à la collaboration d’une douzaine de propriétés du Bordelais. Pour l’heure, la première barrique de la gamme, appelée Elégance, est vouée aux grands vins rouges ; elle est plus chère que la barrique classique de château, et vendue autour de 800 euros. Les recherches continuent pour adapter ce procédé innovant aux vins blancs et aux eaux de vie.

28 janvier, 2011 | Innovations | proto |

Tonnellerie : Taransaud pond un nouvel œuf

Ovum ©Taransaud

Ce fut de tonnellerie est à la fois un tonneau d’élevage, un œuf, un meuble, un objet de collection, un outil de vinification et une prouesse technique. C’est également un prototype, puisque la tonnellerie Taransaud, située à Merpins à côté de Cognac, l’a fait réaliser par des meilleurs ouvriers de France pour le Champagne Marquet.

Mais en réalité, malgré sa forme novatrice, ou plutôt grâce à elle, ce fût baptisé Ovum est bel et bien une grosse barrique pour le vin. « C’est un fût d’élevage pour les rouges, et surtout pour les blancs sur lie », précise Jean-Pierre Giraud, directeur de l’entreprise charentaise. Ovum contient 20 hectolitres de vin et se remplit par une trappe en aluminium située au sommet de l’œuf. Il est entièrement constitué de douelles de chêne français, dont l’assemblage, le cintrage, le cerclage et le jointage, ont demandé des trésors de technologie et d’invention. Sa forme en fait une sorte d’objet d’art, et son prix un vrai objet de luxe.

Rien d’étonnant dès lors à ce que le foudre Ovum ait été une des attractions du dernier salon Vinitech à Bordeaux. Sur le plan technique, on retiendra ses apports en matière de micro-oxygénation naturelle, ainsi que pour le brassage des lies. « Le vin y gagne en pureté, en complexité et en fraicheur, sans compter l’aspect esthétique » conclut Jean-Pierre Giraud.

14 décembre, 2010 | Innovations | récompenses |

Vinitech : les trophées de l’innovation

Le salon Vinitech a remis plusieurs récompenses à des entreprises particulièrement innovantes de la filière vins. La tonnellerie Radoux a obtenu un Trophée d’Or, pour son système Oakscan, qui analyse chaque douelle de barrique, et la classe selon sa teneur en tanins. Ainsi triées, les douelles sont ensuite destinées aux différents vins qu’elles habilleront. Le trophée d’Argent a été décerné à la société Sud Ouest Emballage, pour ses capsules de surbouchage Elite, en aluminium, imprimées avec des encres UV sans solvant.

9 décembre, 2010 | Innovations | monde virtuel |

Max le Sommelier remporte un prix

La petite société bordelaise Vinoreco a inventé un concept astucieux de conseils en vins, c’est Max le sommelier virtuel. Il permet de choisir son vin en trente secondes, sur la borne interactive d’un magasin, sur Internet ou sur son mobile. Max permet d’aider le consommateur en arrêt devant un vaste rayon de vins. C’est pourquoi il a reçu un Trophée de l’Oenovation, qui vient de lui être décerné par la Technopole de Bordeaux Montesquieu.

19 novembre, 2010 | Innovations | prévention |

Languedoc : le souci de l’environnement au Val d’Orbieu…

Le groupe coopératif viticole Val d’Orbieu, installé à Narbonne dans l’Aude, a signé avec l’agglomération du Grand Narbonne une convention spéciale. Elle porte sur le déversement et le traitement des effluents, problème aigu qui se pose dans tous les chais importants. 330.000 euros ont été mobilisés pour appliquer cette convention, accompagnée par l’Agence de l’Eau à hauteur de 30%. Val d’Orbieu veut ainsi montrer son souci du développement durable, et de la prévention de la pollution. Par ailleurs, au Château Lastours, près de Narbonne, la famille bordelaise Allard, propriétaire de ce vaste domaine, a souhaité piloter dans ses bâtiments une politique qui marie l’énergie et l’écologie. Le nouveau chai très moderne est donc annoncé comme éco-énergétique, avec lumière naturelle, lignes épurées, ventilation et isolation à la pointe du progrès. Seules les cuves sont climatisées. Dans le cadre d’une démarche de développement de l’oenotourisme, ce chai innovant pourra être visité par le public ; ce dernier trouvera aussi sur le domaine un restaurant, des expositions d’art contemporain, des chambres d’hôtes, des gîtes et des activités sportives.

8 novembre, 2010 | Innovations | expérience |

Buzet : le carbone pris au piège

La coopérative des Vignerons de Buzet, dans le Lot et Garonne, a expérimenté aux dernières vendanges un système de captage du CO2. Le principe consiste à isoler le dioxyde de carbone qui se dégage des fermentations du vin, et de transformer ce gaz en bicarbonate de soude. L’expérience s’est déroulée dans deux cuves, selon un procédé développé par l’entreprise Alcyon, procédé qui aurait permis de piéger 10 kilos de CO2 par hectolitre de vin. Il ne s’agit que d’une expérience, mais qui laisse présager un potentiel intéressant, selon les Vignerons de Buzet.

21 octobre, 2010 | Innovations | beau stockage |

Un chai technologique dans le Médoc

Un nouveau chai de stockage vient de voir le jour à Ludon, au nord de Bordeaux dans le Médoc. Il a été édifié par les architectes Baggio et Piéchaud, pour la maison de négoce Ballande et Méneret . Le bâtiment a couté 6,5 millions d’euros ; il est en béton blanc, et peut accueillir six millions de bouteilles sur dix mille mètres carrés. Ce béton est réputé autonettoyant, et la façade se reflète dans un bassin d’eau de 80 mètres de long. Un système très élaboré de protection contre le vol, d’étanchéité et de régulation thermique a été mis en place. Les murs sont insonorisés et surtout isolés avec du liège ; c’est un véritable coffre-fort géant, opérationnel depuis le mois dernier.

24 avril, 2010 | Innovations | Tactile |

Initiative bordelaise : Primeurs 2009 sur iPhone

Des achats de grands crus en primeur sur téléphone ? Ca existe. Pas depuis longtemps, mais l’initiative parait appelée a un grand succès, car les demandes se comptent déjà par centaines.
De quoi s’agit-il ? Le site de vente de vins Chateauprimeur vient d’installer l’application iPrimeurs, accessible sur l’iPhone d’Apple pour ses clients. Chaque fois qu’un grand cru de Bordeaux du millésime 2009 est « sorti », c’est à dire mis sur le marché, l’information est aussitôt répercutée sur l’écran. Et l’amateur peut faire sa réservation immédiatement, s’il veut acheter une ou plusieurs caisses de ce vin.
Trois touches tactiles, et c’est fait.
Il a ensuite 24 heures pour valider son paiement sur son ordinateur, une fois revenu chez lui. On n’arrête pas le progrès. L’amour du vin, non plus….

L’application iPrimeurs est téléchargeable gratuitement sur l’AppleStore.

7 avril, 2010 | Innovations | Faire une pause |

L’oenotourisme ouvre ses portes

L’oenotourisme multiplie ses actions, et redouble d’inventivité pour proposer aux amateurs des haltes intéressantes dans le vignoble, voire des journées ou des séjours autour du thème du vin. Voyons deux exemples puisés dans le Bordelais.

Quatre crus bourgeois situés à Listrac, au cœur du Médoc, se sont regroupés pour offrir au visiteur un programme alléchant, dans chaque cru. Ce sont les châteaux Fourcas Hosten, Fonréaud, Fourcas Dupré et Lestage. On peut aller à bicyclette de l’un à l’autre à travers les vignes, excellente manière de connaître le terroir listracais. Outre cette randonnée cycliste, on découvrira l’art de l’assemblage et de la dégustation à travers des ateliers spécifiques, des repas typiquement médocains, des sessions d’informations sur l’élevage du vin et la barrique, ainsi qu’une approche sur le terrain des différents cépages. Le tout en une journée ou un week end. Cette originale visite de châteaux, restés tous familiaux, a valu à ce quatuor de propriétaires un trophée des Best Of Wine Tourism. Tous renseignements au 05 56 59 03 08.

En face du Médoc et de l’autre côté de l’estuaire, dans les Côtes de Blaye, le Château Bertinerie est un domaine de référence que la famille Bantégnies bichonne depuis déjà 50 ans, à Cubnezais. Les portes sont ouvertes tous les jours, sept jours sur sept, jusqu’au 31 octobre, l’occasion de découvrir le plus grand vignoble de France cultivé en lyre. Vins rouges, rosés et blancs sont proposés dans une gamme de prix allant de 4 à 12 euros la bouteille, ainsi que coffrets cadeaux, visite des chais et dégustations. Mais Bertinerie ne s’arrête pas là. Le domaine propose des chambres d’hôtes, une salle de séminaire pour 150 personnes, et toute une organisation de réceptions, banquets et mariages, à une demi heure de Bordeaux, au milieu des vignes. Tous renseignements au 05 57 68 70 74.

6 février, 2010 | Innovations | Blogs |

Les meilleurs blogs récompensés

Les blogs récompensés sont :

Dans la catégorie Prix des Internautes : Aurelia Filion – « Bu sur le Web » 
Dans la catégorie La plus belle Plume : Hervé Lalau –  » Chroniques Vineuses » 
Dans la catégorie Meilleur Design : Aurélia Filion  – « Bu sur le Web » 
Dans la catégorie Meilleure Intéractivité: Emmanuel Delmas – « Sommelier Vins » 
Dans la catégorie Mention Spéciale Loire: Jacques Berthomeau – « Vin&Cie, l’Espace de liberté »
Dans la catégorie Prix du Meilleur Blog: Anne-Laurence Chadronnier – « Rouge, Blanc, Bulles »

30 décembre, 2009 | Innovations | Œnologie |

Nouvelle technique de filtration avec l’inox fritté

De quoi s’agit-il? Une membrane d’inox fritté est fabriquée à partir de poudres d’inox compressés à chaud, sous haute pression, poudres dont tous les éléments se soudent entre eux par frittage, créant une paroi poreuse, rigide, neutre, hygiénique, répondant à tous les critères de la sécurité alimentaire.

Cette membrane est fine, de l’ordre de deux millimètres d’épaisseur, résistante, pratiquement inusable; sa porosité laisse évidemment passer le vin, et en retient les parties solides indésirables. Cette rétention de particules est supérieure à celle de procédés plus traditionnels.

Hervé Romat travaille sur la filtration des vins depuis longtemps, et a passé sa thèse de doctorat en œnologie sur ce sujet. Ses travaux, commencés il y a 25 ans ont fait suite à ceux de deux autres œnologues, Guy Guimberteau et Jean-Jacques Descout, qui ont beaucoup réfléchi à ce problème. Inventeur et propriétaire du brevet, Hervé Romat a lancé de multiples expérimentations, notamment depuis six ans, de telle sorte que cette technique est maintenant parfaitement au point.

En raison de son coût encore élevé, la filtration par inox fritté convient à une propriété d’au moins 50 hectares, car il faut un volume de vins conséquent pour l’amortir. Elle est alors d’un coût comparable à tous les autres procédés. Toutes les analyses et les dégustations qui ont été faites ont confirmé sa fiabilité et sa qualité.

27 novembre, 2009 | Innovations | Une récompense bien méritée |

Première mondiale à Epernay

Il s’adresse aux entreprises qui exposent sur le Vit’eff et aux laboratoires et équipes de recherche des pays européens.

Plusieurs catégories sont récompensées: dans la catégorie viticulture, c’est l’entreprise Kremer Viticole qui a été primée pour son "tracteur enjambeur électrique". Une première mondiale! Jacques Kremer, gérant de la société Kremer, basée à Venteuil (Marne) au cœur du vignoble, qui emploie quinze personnes, était très fier de cette distinction et aussi d’avoir pu la présenter au ministre Hervé Novelli lors de son passage au Salon.

L’engin est doté de deux roues à l’avant pour lui conférer de la stabilité et une seule à l’arrière pour le rendre plus manœuvrable. Il embarque 750 kg de batteries en lithium pour un poids total de 2,2 tonnes. Il possède  une autonomie de huit heures et aura un coût d’utilisation journalier de moins de 5€ (contre près de 100€ actuellement), tout en réduisant les frais d’entretien de près de 75 % et bien sûr aucune émission de CO². Il devrait avoir un coût d’achat proche des classiques hydrauliques.

Le Vit’eff a été l’occasion de tester le marché, avant même de songer à trouver des partenaires  industriels pour la commercialisation. Un bon salon pour cet inventeur.

Photo ©Guillaume Gellert

20 novembre, 2009 | Innovations | Katarina Zott nous explique |

Une thèse décapante sur les levures

Née en 1980 à Augsbourg (Allemagne), Katarina Zott a rejoint  l’Université Bordeaux 2 en 2005 pour y poursuivre ses études. En 2008 elle obtient un Doctorat, mention Sciences de la vie et de la santé. Depuis un  an elle effectue des recherches en microbiologie des vins à l’Institut des Sciences de la Vigne  et du Vin de Bordeaux.

La thèse primée porte sur: «LES LEVURES  NON-SACCHAROMYCES: dynamique, caractérisation et interaction avec Saccharomyces durant les étapes pré-fermentaires et la fermentation alcoolique». Ce sujet confirme l’importance et la complexité de l’écosystème lévurien pendant les premières étapes de la vinification.

Katharina Zott a choisi ici un thème innovant et d’actualité. Contrairement à la pensée établie, la candidate montre la présence de levures non-Saccharomyces tout au long de la macération préfermentaire (MPF) et de la fermentation alcoolique (FA). Il ressort de ces travaux que les levures non-Saccharomyces ne sont pas aussi indésirables qu’on le pensait. Au contraire, elles participent à l’élaboration complexe  des arômes des vins, notamment des vins blancs.

L’écosystème lévurien est majoritairement colonisé par les levures non-Saccharomyces pendant les premières étapes de la vinification. La population des non-Saccharomyces reste plutôt stable pendant la MPF et augmente pour atteindre sa population maximale dans la première moitié de la FA, avant de décroître vers la fin de la FA.

Pendant les trois millésimes d’observation, K. Zott a  isolé 14 genres, 26 espèces et placé en collection 232 individus. Elle constate globalement une microflore plus diverse au début de la MPF. Les populations Saccharomyces cerevisiae, minoritaires dans le moût dès l’encuvage, colonisent le milieu pendant la MPF et sont déjà dominantes au moment du levurage. En ce qui concerne la population lévurienne non-Saccharomyces, il est possible de mettre en évidence une dynamique des espèces. Selon le millésime et l’échantillon, Candida zemplinina domine la communauté des NS à l’encuvage avant de décroître au profit de Hanseniaspora uvarum en fin de MPF et redevenir majoritaire en fin de FA.

Dans une approche détaillée,  elle a évalué cette aptitude des levures non-Saccharomyces à contribuer à la structure aromatique des vins et plus particulièrement aux notes variétales par la libération de thiols volatils.  Elle a ainsi constaté que plusieurs espèces non-Saccharomyces ont une forte capacité à libérer les arômes de pamplemousse et les odeurs de buis.

Elle conclut elle-même en disant: «Nos premiers résultats montrent que les levures non-Saccharomyces ne sont pas systématiquement à ranger dans la catégorie de «levures indésirables» dites d’altération. En utilisant la collection de levures mise en place, la reconstitution de la diversité de la  flore non-Saccharomyces pendant la MPF de façon contrôlée au laboratoire doit permettre d’évaluer son impact sur la qualité des vins et de mieux comprendre si cette complexité microbienne est nécessaire pour obtenir un produit final plus complexe.»

19 novembre, 2009 | Innovations | Bordeaux |

Un centre culturel du vin en 2013

Il prendra place dans un bâtiment «à l’architecture voulue exceptionnelle» selon les termes du maire. Il sera édifié sur l’actuel site de la fourrière, dans le quartier de Bacalan, celui des bassins à flots, proche du fleuve, des quais, mais aussi du Pont d’Aquitaine et
du futur pont Bacalan-Bastide.

C’est un projet très ambitieux, qui a été chiffré à 55 millions d’euros, pour dix mille mètres carrés de surface. Il devrait remplir plusieurs objectifs:

  • être un symbole emblématique de Bordeaux capitale du vin, mettant en avant la dimension culturelle de la civilisation du vin
  • doter les deux grandes filières économiques de la région, qui sont le vin et le tourisme, d’un équipement à vocation économique, d’envergure internationale, à destination du grand public
  • servir de point d’ancrage à une politique oenotouristique de plus en plus importante dans toute la région.

Non seulement l’Etat, la région Aquitaine et l’Europe sont partenaires de ce projet, mais aussi le Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux, la communauté urbaine, la chambre de commerce et des investisseurs privés.

Le vin est un pan essentiel de l’économie bordelaise et aquitaine, avec un chiffre d’affaires globalement estimé à 3,5 milliards d’euros, et 50.000 emplois. Or, aucun lieu ne lui était encore consacré dans une ville qui a donné son nom au vin le plus connu du monde.

Les experts prévoient que ce centre puisse recevoir à terme 400.000 visiteurs par an.

6 novembre, 2009 | Innovations | Paris |

Grands crus chez ma tante

Depuis un an, le Crédit Municipal de Paris accepte les grands vins en gage, ainsi que les champagnes et les alcools anciens. Les bouteilles sont conservées dans une cave à vin du 18ème siècle située en plein Paris, dans le quartier du Marais.

La première vente de vins a eu lieu à l’Hôtel des Vins du Crédit Municipal de Paris en mai 2009, et a rapporté la somme coquette de 200.000 euros. C’est le signe que de très grands crus y avaient été déposés, à l’image des six bouteilles de Lafite 2000, adjugées 3.950 euros.

Il reste que 93% des objets déposés au Clou sont récupérés par leurs propriétaires, et que les bijoux représentent 85% des objets gagés. Le reste est constitué d’argenterie, tableaux, objets d’art, timbres, fourrures, poupées anciennes, statues… et bouteilles de vins!

C’est Théophraste Renaudot, médecin et journaliste, qui fonda le Mont de Piété à Paris en 1637. Louis 16 et Napoléon 1er confirmèrent son rôle de préteur officiel. Il devint le Crédit Municipal en 1918.

En 2008, il a connu une hausse de fréquentation de 20%, avec une moyenne de 500 personnes venant chaque jour déposer un objet contre un prêt en argent! La valeur totale des objets déposés dépasse 80 millions d’euros.

26 octobre, 2009 | Innovations | Vendanges |

Des raisins sous surveillance

Le but est d’éliminer au maximum tout ce qui ne contribue pas à faire du bon vin, c’est-à-dire les pétioles, les feuilles, les raisins pourris ou pas mûrs, des bouts de rafle, etc. Tous ces éléments peuvent être écartés, soigneusement, sur une table de tri où plusieurs personnes ont pris place pour traquer le moindre corps étranger. Mais depuis deux ans, une nouvelle machine fait ce travail à grande échelle avec des caméras.

Le système est déjà connu dans l’industrie agroalimentaire pour trier les légumes ou les fruits (petits pois, haricots, etc). Ce sont donc des petites caméras très sophistiquées qui détectent le mauvais raisin, ou tout autre élément indésirable, et qui l’éjectent  aussitôt, en une fraction de seconde, par un jet puissant d’air comprimé, centré sur l’objet en question. Une petite merveille de précision.

Au Château Lagrange, cru classé du Médoc, l’un des plus grands domaines viticoles de Bordeaux avec 117 hectares, on a expérimenté ce tri optique avec le millésime 2009. «La caméra ne laisse rien passer, observe Bruno Eynard, directeur général de Lagrange; si elle est bien paramétrée, elle ne se trompe pas. Bien sûr, on perd un peu le charme de la tradition, mais la machine filme dix tonnes de raisins à l’heure. C’est une véritable révolution technologique».

De plus en plus de grands crus sont tentés par cette machine, capable d’identifier les mauvais raisins, et travaille en centième de seconde. Mais son prix élevé, à plus de 100.000 euros, reste un handicap. C’est une machine très chère que beaucoup préfèrent louer, avant de sauter le pas. Seuls les grands crus, générant un gros chiffre d’affaires, peuvent s’offrir ce système. En attendant qu’un autre, encore plus sophistiqué, et peut-être moins cher, ne vienne remplacer celui-là…

15 octobre, 2009 | Innovations | Médoc |

Un satellite dans les vignes

Il y a longtemps que ces petits engins qui flottent dans le ciel surveillent les faits et gestes des terriens. Mais l’espionnage plus ou moins affiché peut aussi servir la cause de l’agriculture.

C’est le cas pour la vigne. Plusieurs propriétés du Médoc utilisent un satellite basé à 800 kms d’altitude, qui photographie le vignoble à l’infrarouge et envoie des images, avec des couleurs différentes.

«Le satellite mesure la quantité de surface foliaire par couleur, avec une précision de deux mètres carrés» explique Patrick Bongard, directeur du Château Barreyres, à Arcins, dans l’appellation Haut Médoc. «L’idée de départ, c’est de mieux connaitre le terroir; il y a des différences d’une parcelle à l’autre, et même dans une même parcelle. Les photos que nous recevons ne remplacent pas une visite dans le vignoble, mais cela nous met la puce à l’oreille. Ca va au-delà de ce que l’œil humain est capable de voir; une telle précision sur une propriété de 110 hectares, c’est impossible autrement. Grâce aux informations reçues, on a déjà réduit de 30% les produits phyto-sanitaires. Cela s’avère utile pour les fumures, la taille ou l’étude de la maturité».

Le satellite coûte globalement 50 euros par hectare, soit 5000 euros par an pour un vignoble de 100 hectares. Mais il est incontestable que le résultat est spectaculaire, et la précision effarante.

14 octobre, 2009 | Innovations | Bordeaux |

Le téléphone de la solidarité

Si l’on excepte les grands crus, qui ne représentent que 5% de la production girondine totale, et les marques fortes de la propriété et du négoce, tout un pan de l’économie viticole est mis à mal par la mévente, la stagnation de cours très bas, l’existence de stocks importants (plus de 8 millions d’hectolitres avant vendanges), et la forte baisse des marchés de l’exportation.

Cette situation crée de graves soucis chez les exploitants, et plusieurs centaines de vignerons sont aujourd’hui en difficulté, ne pouvant payer leurs cotisations, leurs impôts ou leurs remboursements, faute de pouvoir vendre leurs vins. Pour les aider à traverser cette période que l’on veut croire provisoire, le CIVB, Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux, a décidé de mobiliser toute la filière.

A partir du 15 octobre, le vigneron en panne de solutions pour s’en sortir pourra appeler un numéro de téléphone gratuit, le 0 805 56 20 20, baptisé «Numéro Vin». Un correspondant écoutera sa demande, notera avec précision le besoin exprimé, et les transmettra à un médiateur. Il s’agit de M. Bertrand de Balanda, personnalités bien connue en Gironde, où il exercé plusieurs fonctions dans les organismes viticoles.

Le médiateur s’efforcera alors de trouver une solution avec tous les partenaires concernés, qu’il s’agisse des banques, mutuelles, collectivités, chambres consulaires,  syndicats professionnels, services de l’état, ou tout autre organisme viticole et administratif mobilisé pour l’occasion.

Il ne s’agit pas de se substituer à un guichet déjà existant, mais de faciliter des démarches, parfois contraignantes, et d’apporter une aide et des informations à un professionnel (négociant ou producteur) qui rencontre un gros souci dans sa vie professionnelle.

25 mai, 2009 | Innovations | Bordeaux |

L’art et le vin dans le Médoc

C’est une valeur ajoutée pour les amateurs qui viennent visiter le cru, et découvrir le vin. Ainsi jusqu’au 30 juin, le château Paloumey, cru bourgeois du Médoc situé à Ludon, présente les œuvres du peintre bordelais Jean-Claude Bordage, spécialiste du pop art et du graphisme publicitaire. C’est ouvert tous les jours, et le week end sur rendez-vous.
A Saint Julien, aux châteaux Gloria et Saint Pierre, le président du club des Girondins de Bordeaux, Jean-Louis Triaud montre qu’il n’aime pas que le vin et le football, mais aussi la peinture. C’est pourquoi il a accroché sur ses murs les toiles abstraites du Chinois Wang Yan Cheng, ainsi que celles de l’artiste contemporaine Anne Pourny. C’est ouvert jusqu’au 30 juin.
Toujours dans le Médoc, à quelques rangs de vignes de là, à Pauillac, le Château Lynch Bages fête le vingtième anniversaire de son implication hardie dans le mariage de l’art et du vin. Vingt toiles, souvent de grand format, du peintre américain Ryan Mendoza, représentent des portraits et des thèmes figuratifs parfois troublants. Elles sont exposées dans le beau cuvier du 19ème siècle, où elles succèdent à des œuvres de peintres célèbres tels que Tapiès, Alechinsky, Rainer ou Jean Le Gac. Cette exposition est visible jusqu’au 30 octobre.

19 mars, 2009 | Innovations | Bordeaux |

Un institut unique en France pour l’enseignement du vin

C’est sur cette terre de graves, plantée de plusieurs vignobles, que s’élève un immense bâtiment de plus de dix mille mètres carrés, érigé par les architectes Ragueneau et Mazières. A l’intérieur: salles de classe et de dégustations, amphithéâtre, bureaux, ateliers, bibliothèque, et un nombre impressionnant de laboratoires.
Cet ensemble unique en France accueille désormais près de 200 enseignants, professeurs et chercheurs, et plusieurs centaines d’étudiants, qui s’intéressent au vin. Ils préparent l’un des quinze diplômes et masters que propose l’ISVV.
Cet institut est l’aboutissement d’une volonté commune manifestée à la fois par le président de la région Aquitaine, Alain Rousset, le professeur d’œnologie Denis Dubourdieu, aujourd’hui directeur général de l’ISVV, et le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB). Il a été inscrit dans un contrat de plan Etat-Région, et constitue une collaboration scientifique exemplaire entre les quatre universités de Bordeaux, plusieurs instituts d’études supérieures et grandes écoles.
En effet, on y prépare évidemment le Diplôme National d’œnologie, (50 étudiants par promotion), mais on étudie aussi le droit du vin, la botanique, la physiologie et les maladies de la vigne, le rôle des polyphénols, le marketing du vin, la gestion de l’entreprise viticole, la génétique des porte-greffes, les levures, les molécules, les bactéries, la microbiologie, la chimie, le commerce, et mille autres choses encore, à commencer par l’apprentissage de la dégustation.
Ce qui était la faculté d’œnologie de Bordeaux, établissement bien connu, est tout naturellement intégré à l’ISVV, avec son doyen, le professeur Donèche; le bâtiment que cette faculté occupait sur le campus a été affecté aux sciences cognitives.
Au mois de janvier, donc, les étudiants qui avaient l’habitude d’aller à Talence, ont pris le chemin de Villenave d’Ornon. Ils y ont retrouvé d’autres étudiants ou chercheurs de l’ENITA, de Bordeaux Ecole de Management, de l’INRA, du Centre d’Etudes et de Recherches sur le Vin, du Centre Montesquieu de la Vigne et du Vin, du GESVAB,  et de plusieurs UMR, unités mixtes de recherches.
Le professeur Denis Dubourdieu, a voulu placer l’enseignement dispensé par l’ISVV sous l’égide évidemment symbolique de trois mots clés: environnement, typicité et marchés. Ils signifient bien qu’ici tout est pris en compte, depuis la protection du terroir jusqu’à la distribution de la bouteille.
Et on notera que c’est un négociant tout juste à la retraite, Christian Delpeuch, ancien président du CIVB et figure du monde viticole girondin, qui a pris la présidence de l’ISVV. C’est là encore un signe politique fort, qui rappelle qu’à Bordeaux, l’étude du vin ne va jamais sans le négoce qui a enrichi la ville depuis mille ans.

17 février, 2009 | Innovations | Le bouchon moderne |

Fulgurante progression de la capsule à vis

A titre indicatif, une étude effectuée dans le Bordelais avait conclu qu’environ 2 à 3% des bouteilles de vins de Bordeaux bouchées au liège étaient affectées par ce «goût de bouchon», qui annihile complètement la dégustation du vin. Cela est considérable et représente entre 12 et 15 millions de bouteilles par an pour l’ensemble des appellations de la Gironde.
C’est pour cela que les bouchons artificiels en plastique se sont beaucoup développés, notamment pour les vins américains, ainsi que la capsule à vis, qui connaît une véritable explosion commerciale. On compte qu’en 2003, 300 millions de bouteilles de vins étaient bouchées par capsule dans le monde. En 2009, ce chiffre va dépasser les 3 milliards, donc multiplié par dix en six ans. On peut ainsi parler d’une progression spectaculaire. Les principaux vignobles qui utilisent la capsule à vis sont la Nouvelle Zélande et l’Australie, mais aussi la Suisse, la Californie et l’Amérique du Sud.
Les viticulteurs français ont découvert la capsule à vis après d’autres, mais représentent maintenant un marché en pleine expansion, avec 300 millions de capsules prévues cette année. Certains leaders comme Boisset, Blanck, ou André Lurton, n’ont pas hésité à briser la carcan de la tradition. Plusieurs crus et châteaux de Bordeaux s’y sont mis également. Pour le millésime 2008, les Vignobles André Lurton devraient capsuler environ 1,3 million de bouteilles de vins blancs et rosés, au détriment du liège.
C’est le groupe français Péchiney, aujourd’hui passé sous le contrôle du canadien Alcan, spécialiste mondial de l’aluminium, qui a pris la tête de ce marché florissant. Alcan est numéro un dans le monde de la capsule à vis pour le vin, et entend bien défendre cette position. Pour cela, il multiplie les dégustations comparatives et les tests, auprès des professionnels, pour bien montrer, le verre à la main, que la capsule n’altère pas le vieillissement du vin en bouteille, et peut même dans certains cas lui apporter une fraîcheur aromatique supplémentaire.

20 janvier, 2009 | Innovations | La Californie à Bordeaux |

Les femmes et le vin

L’an dernier, une délégation de viticultrices, oenologues et propriétaires de crus du Bordelais, constituée d’une quinzaine de jeunes femmes, avait rendu visite à leurs homologues de Californie. Cette année, ce sont leurs amies américaines qui sont venues en Gironde visiter leurs domaines et déguster leurs vins.
Ce voyage retour, apparemment très réussi, a permis aussi aux professionnelles californiennes, toutes issues de la Napa Valley, de mieux connaitre les terroirs bordelais, les modes de commercialisation, l’importance du négoce, la diversité des millésimes et des appellations.
De Pomerol à Cérons, en passant par Margaux, Léognan ou Saint Emilion, les échanges ont été si nombreux et les contacts si intenses, que la semaine a passé (trop) vite. Un dîner à Kirwan, un déjeuner à Franc Mayne, un atelier à Paloumey, une soirée à la Lagune, une visite à Haut Bailly, parmi d’autres, ont suffi pour se convaincre que les vins de femmes, comme celui d’Yquem, étaient au sommet de l’art.  Et au-delà, c’est toute une convivialité qui a été mise en avant, et qui ne manquera pas d’avoir des suites et des retombées. Il est clair qu’un axe Bordeaux-Napa est né, avec des femmes déterminées.
Par ailleurs, dans un tout autre esprit, l’organisation des Wine Women Awards contribue à sa façon à conforter la place des femmes dans l’univers du vin, de moins en moins masculin. Il s’agit d’un concours international, récompensé tous les ans, ouvert à celles qui s’intéressent au vin, dans tous les domaines: viticulture, tourisme, œnologie, communication, dégustation, etc. La finale se déroulera à Paris le 11 mai prochain, en partenariat avec le Bottin Gourmand; clôture des inscriptions le 20 février.

19 janvier, 2009 | Innovations | Quand l'Europe rencontre l'Asie |

So Yang





C’est Jacques Petit, vigneron Charentais pur souche, et Claire Coates, ancienne responsable de la communication du Cognac, qui, lors d’une dégustation des thés verts de Chine et de différents cognacs, ont remarqué que les méthodes et les termes se ressemblaient.
Ils ont donc eu l’idée de créer ce nouveau nectar tiré uniquement à 5000 bouteilles, conditionné dans un flacon très féminin qui fait penser à certains produits cosmétiques, au bouchon blanc facile d’ouverture.
La couleur me direz-vous ? Unique en son genre, jaune-ambré.
Olfactivement, je trouve des fragrances de pays lointains, notes de fleur de jasmin, de santal et de cannelle.
L’heureux mariage du cognac et de l’infusion du thé vert se fait davantage ressentir en bouche avec des notes végétales d’herbes sèches et de tabac blond, ainsi que de délicieuses saveurs de caramel. La petite pointe de suavité et de douceur est due au 3ème élément, l’infusion de la pêche de vigne (arbre protecteur en Asie). Une boisson spirituelle pleine de subtilité et de raffinement.
Je l’offre volontiers à l’apéritif additionné de champagne, ou nature à l’heure du dessert sur des sablés pomme-cannelle. Il excellera aussi sur un parfait glacé vanille-caramel au beurre salé.
Une autre version vient de sortir, plus racine que fruit, So Yang au gingembre, idéal à l’apéritif sur un caviar ou un carpaccio de Saint-Jacques aux épices.

Prix : 38€ TTC

Jacques Petit
16480 Berneuil
05.45.78.55.44

6 janvier, 2009 | Innovations | La qualité avant tout |

Tonnellerie et traçabilité

Propriétaires d’une scierie spécialisée dans le chêne en Dordogne, ils se sont associés avec le jeune tonnelier Didier Fesil, meilleur ouvrier de France, pour fabriquer et mettre en marché des barriques entièrement certifiées. Le Bureau Veritas garantit, en effet, la traçabilité de tous leurs bois, l’identification de chaque douelle, et l’origine de tous les arbres, issus exclusivement de forêts françaises, et principalement du centre de la France: Chateauroux, Loches, Tronçais, etc…
La Tonnellerie Bordelaise a en outre mis en place tout un système de recyclage de ses déchets de bois, avec la fabrication de briques de sciure, copeaux de chêne, plaquettes de chauffage, etc… Le séchage des bois a lieu pendant deux ans à l’air libre, et la qualité des fûts vendus gagne des clients nouveaux, puisque l’entreprise annonce «une pleine phase de croissance et d’investissements».
Cette année, deux nouvelles machines vont arriver à Martillac, et l’embauche de plusieurs agents commerciaux est prévue.
Pour l’heure, la Tonnellerie Bordelaise fait les deux tiers de son chiffre d’affaires dans le Bordelais, le Bergeracois et le Languedoc, et le reste à l’export (Espagne, Italie, Chili, notamment). Elle compte développer ces marchés extérieurs dans les mois qui viennent, et augmenter sa capacité de production, ainsi que son personnel pour faire face à une demande croissante.

5 janvier, 2009 | Innovations | Energie |

Le chauffage aux sarments!

C’est ce qui ressort de diverses études destinées à trouver une énergie propre et durable, tout en valorisant tous les produits de la vigne. Le sarment, c’est du bois qui chauffe comme tous les autres bois. Il faut un broyeur et une chaudière adaptées, avec un silo de stockage. Cet investissement coûte cher, mais la matière première est gratuite pour le vigneron, sans coût de transport puisque les vignes sont généralement autour de sa maison, et entièrement renouvelable sans autres frais que ceux de la taille.
Les industriels spécialisés dans ces équipements estiment que 15 hectares de vignes suffisent à chauffer la maison et les bureaux du viticulteur, avec une énergie naturelle et non polluante, sans aucune émission de gaz à effet de serre. En outre, la cendre de bois récupérée dans la chaudière peut être confiée à l’amendement des sols. Pour certains projets innovants de chauffage aux sarments, la région concernée ou l’ADEME, octroient des aides significatives.
Un département viticole comme la Gironde produit au bas mot 300.000 tonnes de sarments par an, sur la totalité des surfaces de vignes, qui s’élèvent à 120.000 hectares. Cela représente en volume d’énergie combustible l’équivalent d’une petite centrale hydraulique de montagne.
C’est donc la preuve que le sarment, tant apprécié jusque là pour la cuisson de l’entrecôte, peut aussi servir à chauffer sa famille, tout en faisant des économies d’énergie. Et de pollution.

22 décembre, 2008 | Innovations | Le milliardaire du bouchon |

Nomacorc

D’abord installés aux Etats-Unis, ils ont progressivement conquis le marché européen, puis le reste du monde, au point qu’ils sont maintenant implantés jusqu’en Chine.
Nomacorc est devenu en quelques années l’un des leaders mondiaux du bouchage des vins tranquilles avec des bouchons synthétiques, et annonce la fabrication actuelle de deux milliards de bouchons par an ! Une technologie de pointe a été utilisée pour permettre le transfert de l’oxygène dans la bouteille à travers le plastique, et plusieurs certifications de qualité ont récompensé le processus de fabrication.
Nomacorc poursuit ses investissements, et ouvre en janvier 2009, juste dix ans après sa création, un centre de recherche sur la gestion de l’oxygène, et son influence sur le vin. Il sera intégré au sein de l’interprofession des vins de la vallée du Rhône (InterRhône), à Orange dans le Vaucluse. Il sera dirigé par Stéphane Vidal, docteur en œnologie, entouré d’une équipe internationale de sept œnologues. Le but est surtout de mieux comprendre l’impact de l’oxygène sur l’évolution du vin dans la bouteille.

1 décembre, 2008 | Innovations | Conservation du vin |

Du gaz à effet de verre

Il s’appelle Qivino. Cela consiste à expulser l’air qui se trouve dans la bouteille, au contact du vin restant, et à le remplacer par un mélange inerte de gaz sans oxygène. Cela s’appelle «une atmosphère à composition contrôlée». Le but est de supprimer toute oxygénation, et donc oxydation du vin.
Le procédé a été testé avec succès, depuis plusieurs années, à la faculté d’œnologie de Bordeaux et dans divers crus de Bourgogne et Bordeaux. On y relève notamment «un outil précieux pour la dégustation et les visites de groupe».
Qivino se présente comme un gros bouchon design posé hermétiquement sur le goulot de la bouteille entamée. Il contient une cartouche de gaz, métallique et recyclable. Les inventeurs assurent que leur procédé sauvegarde les qualités du vin plusieurs jours, et jusqu’à deux semaines. Il existe deux sortes d’appareils en fonction de l’utilisation, dont les prix vont de 187 à 300 euros TTC.

21 novembre, 2008 | Innovations | A découvrir impérativement! |

Paris en bouteilles

L’association les Vins de Paris, qui rassemble les amoureux de la capitale, nous offre la possibilité de (re)découvrir notre Ville Lumière au travers d’arrondissements, de quartiers, de rues et de parcs mis en bouteilles.
Une balade historique et gustative avec comme origine quatre cépages de vins de pays des Bouches-du-Rhône: le Cabernet Franc, "Le Généreux", le Petit Verdot, "L’Insolent", le Chardonnay, "Le Rayonnant", et le rosé, "Le Glamour".
N’hésitez plus et venez découvrir les arrondissements de Napoléon, vivre l’atmosphère des quartiers chaleureux et vous perdre dans un dédale de rues historiques…simplement en sirotant un verre au bord de la Seine

5 novembre, 2008 | Innovations | Médoc |

La prime à l’environnement

Ils ne sont que cinq a avoir obtenu cette certification, et il est le premier domaine viticole ainsi couronné. Ce label récompense plusieurs années de travail et de recherches dans le souci du développement durable, avec une triple ambition: la préservation du terroir, l’épanouissement du personnel, la pérennité de l’entreprise. Ces objectifs ont conduit le domaine à changer de méthodes de travail pour économiser partout l’eau, l’électricité, l’énergie, pour recycler les déchets, pour éviter tout gaspillage, pour améliorer la formation professionnelle, etc.
Il est à noter que Larose Trintaudon  est un vignoble en agriculture raisonné, qui a depuis longtemps le souci de la protection de l’environnement, et qui avait déjà obtenu la Certification ISO 9001.
C’est Florence Meaux, directrice générale du groupe AFNOR Certification qui a remis officiellement le diplôme, à la propriété, à Bruno Pastre, directeur général du domaine. Larose Trintaudon appartient aux Assurances Générales de France, depuis 1986. Auparavant, et pendant vingt ans,  la famille Forner y effectua un travail considérable de restauration et remis le vin au niveau de qualité des bons crus bourgeois du Médoc.
Le vignoble s’étend sur 142 hectares d’un seul tenant, sur un beau terroir de graves sableuses sur argiles, typiques de l’appellation Haut Médoc, au cœur de celle-ci, sur la commune de Saint Laurent. C’est en fait le plus grand vignoble du Médoc, qui produit aussi les vins du château Larose Perganson et Larose Saint Laurent, soit une propriété qui comprend au total 175 hectares de vignes, et commercialise 900.000 bouteilles de vin rouge par an!