3 janvier, 2012 | Economie | Export |

Bon bilan pour le Centre-Loire

A la fin juillet 2011, les ventes des vins du Centre-Loire ont augmenté de 11 % avec plus de 38 millions de bouteilles écoulées sur les marchés français et export. Selon l’interprofession, “les appellations les plus en vue sont Sancerre et les Coteaux du Giennois avec des hausses à l’export de 16 % pour le Sancerre blanc et 10 % pour les Coteaux du Giennois blancs. Quincy compense sa baisse à l’export par le marché français. Les autres appellations du Centre-Loire développent également leurs ventes à l’exception de Reuilly en léger recul de 2 %”.
45 % des volumes sont exportés dans 110 pays : en tête la Grande-Bretagne, les USA, la Belgique, l’Allemagne, les Pays Bas, la Norvège, la Canada, la Suède, l’Irlande et la Suisse.

2 janvier, 2012 | Economie | Production et commercialisation |

Les bordeaux rouges relèvent la tête

Les appellations bordeaux et bordeaux supérieur représentent plus de la moitié du vignoble girondin, et produisent chaque année plusieurs millions d’hectolitres de vins, rouges, blancs et rosés, qui ont connu au cours des dernières années des fortunes diverses.

Un cours du vrac tombé très bas, autour de 700-800 euros le tonneau de 900 litres, n’a pas permis aux viticulteurs d’engranger de bénéfices, encore moins de faire des investissements.
Il semble que l’année 2011 ait fini avec un peu d’espoir car de nombreuses transactions de bordeaux rouge en vrac se font désormais autour de 900 euros le tonneau, voire au-dessus. Par ailleurs, les stocks ont un peu baissé, et ne représentent plus que 13,5 mois de commercialisation. Enfin, la production de bordeaux rouge est en diminution d’environ 200.000 hectolitres au millésime 2011, en raison d’un repli vers des vins sans appellation, et d’une forte production de vins rosés et clairets.
Ces vins rosés sont en hausse assez nette sur certains marchés ; ils prennent 10% de parts de marché en France, et sans prétendre concurrencer les intouchables rosés de Provence, les rosés de Bordeaux devraient poursuivre leur progression dans les années à venir. En revanche, la commercialisation des crémants de Bordeaux, stabilisée autour de deux millions de bouteilles, ne décolle pas, et reste marginale par rapport à d’autres vignobles (Alsace, Loire et Bourgogne notamment).

Les bordeaux rouges sont vendus à 52% en grandes surfaces en France, à quoi s’ajoutent les 12% de ventes en hard discount ; ces dernières seraient toutefois en légère baisse. Si les bons chiffres des derniers mois de l’année 2011 se répètent en 2012, le vignoble girondin pourra espérer relever un peu la tête. Les observateurs annoncent un retour du consommateur vers des vins moins chers, mais au rapport prix/qualité bien avéré. Autour de 5-6 euros la bouteille, les appellations bordeaux rouge et bordeaux supérieur constituent des réservoirs insoupçonnés de bonnes adresses pour l’amateur.

29 décembre, 2011 | Economie | Leader régional |

Fusion de Bestheim et de la cave d’Obernai

C’est désormais fait depuis octobre dernier. La fusion a été opérée entre Bestheim et la cave d’Obernai. Le 3e et 5e opérateur alsacien ont donc décidé de s’unir pour devenir le premier producteur et metteur en marché régional.

Bestheim avec 5 millions de bouteilles, et 45% de son activité sur le secteur effervescent entretenait de longue date un partenariat avec les coopérateurs d’Obernai. Chaque entité se félicite de ce rapprochement qui débouche sur une production de 18,5 millions de bouteilles. La structure va compter 113 employés et 583 adhérents, le tout pour une surface de 1336 hectares et 480 hectares en négoce pour un chiffre d’affaires consolidé de plus de 56 millions d’euros.
Les observateurs notent que ce type de regroupement est bénéfique pour le vignoble alsacien, afin de mettre en avant le nom de l’appellation partout dans le monde. Une action en complément du travail essentiel des récoltants-manipulants qui sont les ambassadeurs du vignoble.

30 novembre, 2011 | Economie | Conjoncture |

L’exportation des vins et spiritueux en nette hausse

Les chiffres que vient de diffuser la fédération française des exportations de vins et spiritueux ne laissent aucun doute : le millésime 2011 sera excellent pour cette filière.

Selon les professionnels, le chiffre d’affaires de ces exportations devrait passer de 9 milliards d’euros en 2010 à 10 milliards d’euros en 2011.  Ce sont surtout les ventes de cognac et de grands bordeaux à l’étranger qui expliquent ces bons résultats.
La filière vins et spiritueux occupe donc le second poste du commerce extérieur, derrière l’intouchable aéronautique (18 milliards : merci Airbus !) mais devant les parfums et cosmétiques (7,7 milliards). Cette année encore, c’est l’Asie, et particulièrement la Chine, qui ont acheté en masse les produits français, et notamment les plus chers, comme on l’a vu lors de la dernière campagne de vente en primeur des grands crus de Bordeaux.
Cependant, cette tendance s’est fortement ralentie depuis septembre, et les achats en masse de la Chine en vins de Bordeaux connaissent une relative stagnation. Les observateurs prévoient que l’année 2012, en raison d’un climat économique pesant, n’aura pas des résultats aussi brillants. Aux incertitudes du marché chinois s’ajoute, en effet, le ralentissement des marchés européens. Et déjà, le prix des grands vins se joue à la baisse. C’est dire que l’on va clairement vers un retour à la normale, mais ce réajustement inévitable était attendu.

12 octobre, 2011 | Economie | justice |

Bordeaux : les cotisations interprofessionnelles au tribunal

Un collectif de viticulteurs girondins a décidé d’attaquer en justice la légalité des cotisations interprofessionnelles obligatoires, perçues par le CIVB (Conseil Interprofessionnel du vin de Bordeaux) auprès des vignerons et négociants de la Gironde.

Le tribunal de Libourne vient de se déclarer incompétent, et a décidé de transmettre ce dossier à la Cour de Cassation pour qu’elle se prononce sur la recevabilité de la demande (voir la dépêche AFP ci-contre). Parallèlement, les vignerons concernés, qui considèrent la position du tribunal comme une première victoire, ont suspendu le paiement de cette cotisation, en attendant la réponse des juges sur sa constitutionalité.

De son côté, le CIVB considère que la décision du tribunal est d’autant moins étonnante que l’état français a lui-même saisi les juridictions européennes de justice afin qu’elles tranchent sur la nature publique ou privée de ces cotisations. Cette décision ne remet donc nullement en cause, selon lui, l’existence de ces cotisations, dont la légalité n’est contestée ni par la France ni par l’Union Européenne.

12 octobre, 2011 | Economie | export |

Vins de Bordeaux : évolution spectaculaire du marché chinois

Un comparatif de l’expédition des vins de Bordeaux en Chine depuis quelques années laisse apparaitre des chiffres éloquents. En 2006, la Chine était le 13ème pays client des vins de Bordeaux, avec 24.000 hectolitres de vins exportés, pour un chiffre d’affaires de 17 millions d’euros. Cela représentait un bon de plus de 100% sur l’année précédente ! …
En 2007, la Chine devient le 10ème pays client de Bordeaux avec 43.000 hectolitres de vins expédiés, pour un chiffre d’affaires de 45 millions d’euros, soit une hausse de 158% !….
En 2010, la Chine est devenue le premier client de Bordeaux à l’export, avec un chiffre de 231 millions d’euros d’achats de vins, et 314.000 hectolitres de vins vendus, soit 40 millions de bouteilles environ. Cela représente une hausse en volume de 85% par rapport à 2009. On voit que cette progression est spectaculaire.
Par comparaison, on peut noter que les ventes de vins de Bordeaux lors des foires aux vins en 2010 ont totalisé 22 millions de bouteilles en France. Toujours en 2010, la Champagne a expédié en Chine …. 1 million de bouteilles.

15 juin, 2011 | Economie | N°1 de l'export |

Bourgogne : Baisse des volumes, mais hausse des exportations

Les chiffres officiels de la récolte 2010 en Bourgogne sont enfin connus, et confirment les craintes de producteurs. Avec 1,393 million d’hectolitres vinifiés, ce volume est en baisse de 6,5% par rapport à la moyenne, et de 12,4% par rapport à 2009. Ce sont surtout les rouges (-18%) et les crémants (-13%) qui sont les facteurs de cette diminution.
Parallèlement, depuis le début de l’année, les exportations de vins de Bourgogne ont redonné quelques couleurs aux bilans de campagne. L’Interprofession annonce des hausses significatives aux Etats Unis, au Japon et au Canada. Sur les douze derniers mois, le chiffre d’affaire s’affiche à 586 millions d’euros. Le duo Chine-Hong Kong n’y est pas étranger. Désormais, la Bourgogne peut se vanter d’être le vignoble français qui exporte le pourcentage de vins le plus élevé, oscillant entre 44% et 54% de sa production. Le recul de plusieurs marchés européens, Suisse et Allemagne notamment, serait compensé par l’arrivée de marchés émergents, comme le Brésil ou la Corée.
Enfin, une étude sur la perception des vins de Bourgogne par les consommateurs français, commandé par le Bureau Interprofessionnel, a montré un excellent taux de notoriété. La Bourgogne obtient la note globale d’appréciation de 7,8 sur 10, parfaitement comparable à celle de Bordeaux qui se situe à 7,9 sur I0. Cette s’expliquerait par l’image très positive de toute la région, sa gastronomie, ses vins, ses traditions, ses terroirs et son patrimoine.

14 juin, 2011 | Economie | conjoncture |

Le Languedoc veut revaloriser ses appellations

Le Comité Interprofessionnel des Vins du Languedoc va orienter son plan de communication vers la revalorisation des appellations du Languedoc, en particulier en dirigeant chaque action dans le cadre de la segmentation de l’offre. Selon le président de l’Interprofession, Frédéric Jeanjean :« Nous devons faire des appellations du Languedoc, un vignoble profitable et rentable pour assurer un avenir à nos entreprises, qu’elles soient petites ou de grandes tailles. Chaque fois que cela est pertinent, nous avons réfléchi les actions avec Inter Oc, Airsud et le CIVR dans le cadre d’Inter Sud, la fédération des interprofessions AOC et IGP du Languedoc-Roussillon : économie d’échelle sur le stand commun à Vinexpo, puissance de communication multipliée sur la campagne grand public mettant en scène les rosés du Languedoc-Roussillon pendant l’été prochain, pouvoir de négociation accru dans la construction du linéaire unique Languedoc-Roussillon en grande distribution. Plus nous coordonnerons nos actions au sein d’Inter Sud, en partenariat avec Sud de France export, plus la bannière du Languedoc-Roussillon Sud de France sera reconnue dans le monde entier. C’est par l’alliance de toutes les bonnes volontés que nous arriverons à imposer notre région comme la région leader de la filière viticole mondiale ».

29 avril, 2011 | Economie | chiffres |

Les ventes de vins en France

Le bilan des ventes de vins d’appellation en France, pour l’année 2010, fait apparaitre des chiffres intéressants. En ce qui concerne le marché global toutes appellations confondues, hors vins effervescents, les Bordeaux sont en tête avec 30% de parts de marché en volume, 2ème la Vallée du Rhône (18%), 3ème le Val de Loire (12%). En ce qui concerne les seuls vins blancs d’appellation, toujours sur le marché français : 1er le Val de Loire (27%), 2ème l’Alsace (25%), 3ème la Bourgogne (14%). Enfin, pour les vins rosés : 1er la Provence (47% des volumes !), 2ème le Val de Loire (20%) et 3ème la Vallée du Rhône (11%). On constate que le Val de Loire, qui est la troisième région française de production, se hisse trois fois sur le podium, ce qui parait digne d’être salué.

21 avril, 2011 | Economie | précarité |

Bordeaux : des vignerons en colère perturbent l’interprofession

Des viticulteurs girondins, regroupés dans un collectif de producteurs très en colère, se sont invités à la dernière assemblée générale du Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux (CIVB), à la Maison du Vin de Bordeaux. Leur présence n’est pas passée inaperçue, et pendant quatre heures, ils ont martelé leurs revendications, usant parfois de propos véhéments.
Leur situation est grave : les cours du vrac reste si bas, autour de 800 euros le tonneau, qu’ils ne peuvent pas faire face à leurs charges, notamment aux cotisations demandées par la MSA, Mutualité Sociale Agricole. A ce prix-là, il est impensable pour eux de gagner de l’argent, de pouvoir investir dans l’outil de travail, de faire des bénéfices, de payer leurs emprunts, et de vivre normalement de leur travail. Aussi, plusieurs centaines de producteurs de vins girondins sont dans une situation précaire, et attendent avec impatience des aides qu’ils réclament pourtant avec bruit, depuis plusieurs années.
L’interprofession a mis en place un « Plan Bordeaux » qui a été salué par l’ensemble de la filière, mais qui parait tardif, et dont les effets ne se font pas encore sentir. Selon la Chambre d’Agriculture de la Gironde, entre 20.000 et 30.000 hectares de vignes ne rapportent plus d’argent aujourd’hui, à leurs propriétaires. Les vignerons en colère ont promis de revenir à la Maison du Vin de Bordeaux, si leur situation ne connaissait pas rapidement une évolution favorable. En attendant, ils ne paient plus leurs cotisations à l’interprofession, comme la loi les y oblige, et réclament au CIVB le remboursement de dix années de cotisations, qui n’ont, selon eux, servi à rien….

19 avril, 2011 | Economie | crise |

Contre la suppression des droits de plantation

La plupart des grands pays producteurs de vins d’Europe sont aujourd’hui opposés au projet de Bruxelles de supprimer les droits de plantation de la vigne. C’est le cas de la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Hongrie. Un récent colloque au Sénat, à l’initiative des sénateurs Gérard César et Roland Courteau, spécialisés de ces questions, a clairement montré cette opposition. Selon les élus, la libéralisation des droits de plantation de la vigne en Europe entrainerait « une crise de surproduction, une chute de la qualité, et la disparition des exploitations familiales », ferments d’une viticulture authentique à la française. Ils souhaitent donc un maintien en l’état des droits de plantation.

3 mars, 2011 | Economie | 50e Edition |

Bourgogne : Nuits au grand jour

« Désolé, nous n’avons plus rien à vendre » !…. Habitués à entendre cette phrase dans bon nombre de domaines bourguignons, les amateurs vont pouvoir oublier leur frustration, le temps d’un week end, les samedi 20 et dimanche 21 mars prochains. Dans le cadre des festivités de la Vente des Vins des Hospices de Nuits, une cinquantaine de vignerons de l’appellation nuits-saint-georges seront présents sous la halle de la ville pour vendre leurs vins. Dans le cadre du salon « Nuits au grand jour », ils proposeront des grands crus rouges et blancs, ainsi que leurs nuits villages, et autres appellations bourguignonnes. On trouvera des millésimes récents, mais aussi plus anciens. Entrée (10 euros) de 10h à 18 heures, dégustations gratuites.
La vente des vins des Hospices de Nuits ( à ne pas confondre avec la vente des Hospices de Beaune, en novembre) fête cette année son 50ème anniversaire. La vente aux enchères aura lieu le 20 mars au Clos Vougeot, à 15 heures. La veille, un semi-marathon, lancé à 14 heures, amènera les concurrents dans les vignes autour de la ville. Un week end chargé pour fêter l’arrivée du printemps.

23 février, 2011 | Economie | partenariat |

Conjoncture : les Chinois investissent à Bordeaux

Le groupe Cofco, premier groupe alimentaire chinois, coté à la bourse de Hong Kong, vient d’acquérir pour la somme de dix millions d’euros, une propriété viticole du Bordelais. Il s’agit du Château de Viaud, qui représente vingt hectares de vignes dans l’appellation Lalande de Pomerol, à côté de Libourne.

Le Château de Viaud appartenait à M. Philippe Raoux, viticulteur et négociant à Bordeaux, propriétaire de plusieurs crus, dont le château d’Arsac, dans le Médoc, et la Winery qui se trouve à côté ; ce vaste ensemble consacré à l’univers du vin, a attiré 50.000 visiteurs l’an dernier. Philippe Raoux est aussi un amateur d’art et un mécène, qui a fait de ses propriétés une sorte de lieux d’expositions permanentes.

Tout porte à croire que le château de Viaud n’est que le début d’une stratégie vinicole de la part du puissant groupe Cofco, qui ne cache pas son désir d’investissements dans les grands vignobles, après un autre achat, au Chili notamment. L’accord signé avec Philippe Raoux stipule que ce dernier trouvera avec Cofco un partenaire privilégié pour expédier en Chine tous les vins de sa gamme. En retour, les Chinois ont trouvé avec lui l’occasion de mettre un pied, voire les deux, dans le monde du vin bordelais, qui fait rêver tout le pays.
En effet, si le vin français représente 50% des ventes de vins en Chine, Bordeaux assure 80% de cette part, grâce aux marques très fortes des grands crus, et à la présence d’un négoce traditionnellement ouvert à l’export. Lors de sa venue en Gironde, M. Jingtao Chi, vice-président du groupe, n’a pas caché que le vin était un axe prioritaire de l’actuelle stratégie de Cofco, en raison du développement de la consommation du vin en Chine.

Fondé en 1949, le groupe d’état Cofco possède plusieurs vignobles en Chine, mais a développé aussi d’importantes affaires avec l’alcool de riz, le chocolat, les spiritueux, l’huile, le sucre ou les céréales. Sa marque de vin Great Wall est leader sur le marché chinois, et partenaire des grands évènements comme les Jeux Olympiques de Pékin ou l’Exposition de Shanghaï.

14 février, 2011 | Economie | chiffres 2010 |

Les ventes de Cognac s’envolent

Simplement Cognac © BNIC

Au cours de l’année 2010, les ventes de cognac dans le monde ont battu un record avec 153 millions de bouteilles commercialisées, soit une hausse de 18% par rapport à l’année 2009. Le chiffre d’affaires a atteint 1,860 milliard d’euros, en progression spectaculaire de 28%.

Selon les données de l’interprofession, le marché du cognac se répartit sur trois grandes zones : l’Extrême Orient, l’Amérique du Nord, et l’Europe. Le marché intérieur n’absorbe que 3% des ventes…. Dans la balance commerciale de la France, les exportations de cognac représentent l’équivalent de la vente de 35 Airbus A 320. Les bons chiffres de l’année 2010 s’expliquent principalement par la forte progression des marchés asiatiques (+34%) et aussi des marchés européens (+11,7%).

Parallèlement, une mauvaise nouvelle est venue ternir l’euphorie du bilan. En effet, désormais, les quatre premières maisons de cognac (Hennessy, Martell, Rémy-Martin et Courvoisier), qui assurent les trois quarts des expéditions, devront payer une taxe « sur les activités polluantes » ! C’est l’évaporation de l’alcool, autrement appelée part des anges, qui est accusée de rejets polluants, en tant que composés organiques volatils. La part des anges est d’environ 5% du volume total des stocks de cognac qui vieillissent en fûts. Et la direction générale des douanes n’a pas laissé passer l’opportunité de ce nouvel impôt.

11 février, 2011 | Economie | chiffres 2010 |

Les meilleures ventes de la grande distribution

Selon un récent comptage du panel IRI pour Rayon Boissons, les bordeaux rouges sont toujours les vins les plus vendus sur les rayons de la grande distribution, en France. Pour l’année 2010, ils ont totalisé l’équivalent de 68 millions de litres, et un chiffre d’affaires de 282,5 millions d’euros. Ensuite, dans le palmarès des dix appellations les mieux vendues en grandes surfaces, on trouve, en second après bordeaux rouge, les Côtes du Rhône, puis les Côtes de Provence, et ensuite, dans l’ordre, les Corbières, les Cabernets d’Anjou, les Bordeaux Supérieur, les vins de Blaye, les Bergerac, les Bordeaux Rosés, et les Coteaux d’Aix, à la dixième place.

Il faut noter que les rosés font un bond spectaculaire : bordeaux rosé à +17%, les Côtes de Provence à +6%. Il faut noter aussi la progression des vins de Blaye (+12,6%), et celle des Coteaux d’Aix (+7%). A l’inverse, les Bergerac font une chute de -4,3%, les Cabernets d’Anjou reculent de -12,6%, et les Corbières de -5,6%.

Enfin, si les Bordeaux sont toujours en tête, ils ont perdu -3,6%, évolution qui n’est pas propre à la grande distribution. En effet, l’année dernière, les appellations bordeaux et bordeaux supérieur, ont lourdement chuté à l’export. Selon le président du syndicat viticole Bernard Farges, le recul serait de -27% en Grande Bretagne, et de -20% en Belgique et en Allemagne. C’est une régression spectaculaire sur des marchés traditionnels, et longtemps porteurs, et une baisse inquiétante, que l’ouverture du marché chinois, certes prometteur, ne permet nullement de compenser.

9 février, 2011 | Economie | en progression |

Côtes du Rhône : le Cellier des Dauphins en meilleure posture

L’année 2010 aura été meilleure que 2009 pour le Cellier des Dauphins dont les premiers chiffres viennent d’être connus. Avec plus de 50 millions de bouteilles vendues, il enregistre une progression qui représente +5% en volume et un chiffre d’affaires de 79 millions d’euros (+2%). La tendance forte de l’année aura été l’explosion des ventes de « bag in box », avec une progression de +22% qui oblige l’entreprise à investir dans une deuxième ligne de mise. Dans ce conditionnement ce sont les rosés ( +32%) et les rouges de la Marque Cellier des Dauphins ( +50%) qui ont entrainé cette hausse.

La distribution en grandes surfaces a progressé de +2,5% (60% des ventes) et l’Export de +3%. Il représente maintenant 28%% des ventes dans plus de 50 pays. Mais le chiffre d’affaires est fait à 80% dans les 6 pays majeurs que sont la Grande Bretagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, le Canada et la Suisse. A noter un début prometteur en Chine avec 500.000 bouteilles expédiées l’an passé

3 février, 2011 | Economie | conjoncture |

Situation tendue en Bordelais

La crise qui frappe durement les petits producteurs de vins en vrac du Bordelais, a pris un nouveau tour avec une manifestation contre un négociant. Plusieurs producteurs, notamment des jeunes, ont bloqué l’entrée de la maison de négoce G.V.G. (Grands Vins de Gironde), à Saint Loubès près de Bordeaux, accusé d’acheter du vin à des prix très bas. Cette manifestation était symbolique, et sans violence, mais elle voulait attirer l’attention des décideurs de la filière sur la situation très précaire de plusieurs centaines de viticulteurs girondins, obligés de vendre leurs vins à 700 ou 800 euros le tonneau de 900 litres, prix inférieur au coût de production.

Le syndicat des bordeaux, à travers le Plan Mercure, et l’interprofession, à travers le Plan Bordeaux Demain, essaient de mettre en place des outils pour endiguer la crise. Il s’agit notamment d’inciter les acheteurs à relever des prix qui ne rémunèrent plus la production. L’idéal serait de ne plus enregistrer la vente d’un seul tonneau de vins à moins de 800 euros pour 900 litres.

Parallèlement, cette même filière souffre d’un déficit d’image qui éloigne les jeunes des emplois qu’elle pourrait leurs procurer. La viticulture girondine est à la recherche d’une main d’œuvre qui se détourne d’elle, et en matière d’emplois, l’offre dépasse très largement la demande. Une récente étude fait état de 4.500 postes à pourvoir d’ici 2015, mais aucun candidat pour s’y intéresser. Ce désengagement des jeunes pour la terre est général pour l’ensemble des professions rurales. On a décidément bien oublié que la France fut la première puissance agricole du monde. Et c’est dommage.

31 janvier, 2011 | Economie | nouvelle étude |

Droits de plantation : le débat continue

L’association des élus du vin en France a pris, comme on le sait, une position ferme contre la suppression des droits de plantation de la vigne, prévue par Bruxelles à partir de 2015 dans l’Union Européenne. A son tour, l’assemblée des régions européennes viticoles (AREV) qui regroupe 75 régions, se lance dans le débat, et s’oppose aussi à cette libéralisation totale des droits de plantation.

L’AREV vient de décider de diligenter une étude pour mieux connaitre, au cas où cette réforme entrerait en vigueur, les risques de délocalisation des vignobles, la régression des enjeux qualitatifs, la modification des structures de production familiales, et leurs graves conséquences sur le plan économique et surtout social. Cette étude devrait être remise à la fin de l’année. A ce moment-là, l’AREV n’oubliera pas d’aller trouver la commission européenne, au nom des 17 pays viticoles membres de l’Union, pour demander au commissaire Dacian Ciolos chargé des questions agricoles, de revoir sa position.

Par un heureux hasard, le président de la république Nicolas Sarkozy en déplacement en Alsace, a clairement affirmé son opposition à la libéralisation des droits de plantation de la vigne : »C’est choisir le produit standardisé, a-t-il déclaré, le produit sans terroir, qui va inonder le marché, venant de nulle part pour aller partout (…) C’est condamner à terme une culture du savoir-faire et de la qualité. Et c’est une idée qui conduira à la catastrophe ! ». Ces fortes paroles ont été appréciées dans le vignoble local, mais aussi de l’autre côté du Rhin tout proche, car Mme Angela Merkel a pris la même position, s’élevant contre la suppression des droits de plantation viticoles.

13 janvier, 2011 | Economie | engagement |

Politique et vin : les élus s’intéressent aux plantations

L’association nationale des élus de la vigne et du vin (ANEV) œuvre depuis douze ans pour une meilleure information des députés, des sénateurs, des maires, sur le monde du vin. Elle regroupe une centaine de parlementaires et de nombreuses collectivités, issus principalement des grandes régions viticoles françaises.

Tout récemment, lors de son assemblée générale, l’ANEV a bien marqué son opposition à la suppression des droits de plantation de la vigne, telle qu’elle est prévue par la commission européenne à partir de l’année 2016. Les élus ont annoncé qu’ils allaient prendre des initiatives, tant à Paris qu’à Bruxelles, pour s’opposer à ce projet et le contrecarrer.

Rappelons que la France était en 2010 le premier producteur mondial de vins, avec 44 millions d’hectolitres, devant l’Italie (43) et l’Espagne (35). Selon les chiffres de l’OIV, Office International du Vin, la production mondiale fut de 260 millions d’hectolitres en 2010, soit dix millions d’hectolitres de moins qu’en 2009.

28 décembre, 2010 | Economie | conjoncture |

Languedoc : les prix repartent à la hausse

Lors de sa dernière assemblée générale qui s’est tenue à Narbonne, le Comité Interprofessionnel des Vins du Languedoc (CIVL) a fait le point sur le marché à la production. Il ressort que les sorties de chais du 1 août 2009 au 31 juillet 2010 se situent à 1,25 million d’hectolitres, en progression, par rapport à la campagne précédente, de 20 000 hectolitres. Les vins tranquilles représentent 91% ; les effervescents, 6% ; les muscats, 3%. Les rosés et les blancs totalisent 21% des volumes. Dans la répartition des ventes par couleurs des appellations de vins tranquilles, arrivent largement en tête les rouges (79%), puis les rosés (12%) et les blancs (9%).

En un an, les rosés du Languedoc-Roussillon ont gagné en volume de ventes plus de 1,9 millions de cols. Sur la nouvelle campagne, la plupart des appellations devrait avoir un niveau de commercialisation supérieur à la production, ce qui devrait entraîner une baisse des stocks l’année prochaine. Les volumes disponibles au 30 novembre étaient faibles pour certaines appellations comme Corbières et Languedoc et, selon le CIVL, ne vont couvrir les besoins en vrac au négoce que jusqu’à fin janvier 2011.

Pour ce qui est des transactions et cotations de campagne pour les appellations rouges, les chiffres communiqués par le CIVL font apparaître une nette progression des cours du vrac en début de campagne, la hausse des prix se faisant mécaniquement via la disparition des « premiers prix ». Dans sa conclusion le CIVL constate qu’au niveau du marché à la production, l’équilibre offre et demande a donc été respecté sur 2009-2010 et qu’il devrait l’être en 2010-2011. Les sorties sont en progression de 12%. Les stocks 2010 amorcent une décrue. Les volumes encore disponibles à la vente sont plutôt faibles. Les prix vrac des Corbières, Languedoc et Minervois sont nettement repartis à la hausse.

Au niveau du marché aval, l’interprofession note une progression en grande distribution, sur les segments de prix à plus de 4euros, sur les rosés et le BIB. En restauration, les vins du Languedoc affirment leur présence dans 40% des établissements. A l’export, malgré la reprise des exportations françaises, le Languedoc (-5%) souffre un peu des baisses sur les marchés traditionnels de l’Europe du nord, mais affiche des progressions sur le Canada, les Etats-Unis et la Chine.

24 décembre, 2010 | Economie | encadrement |

Languedoc : l’Interprofession surveille les sorties

Le conseil interprofessionnel des vins du Languedoc vient de mettre en place une Gestion Prévisionnelle des Sorties, pour la campagne 2010-2011. Il s’agit d’assurer une meilleure valorisation de l’offre de haut de gamme, d’éviter la spéculation à la baisse des prix du vrac, de piloter les capacités de repli d’une appellation sur l’autre, d’encadrer l’appellation régionale en régulant les volumes disponibles à la vente.

Le principe de cette gestion est de définir les volumes disponibles par appellation, et de bloquer ceux qui dépassent les besoins de commercialisation. Pour le président de l’interprofession, Frédéric Jeanjean : »L’objectif est d’inciter les opérateurs à ne produire que ce qu’ils sont capables de vendre ». C’est clair !

Parallèlement, l’interprofession réfléchit au portage financier des stocks pour certains vins du Languedoc. Le but est d’apporter de la trésorerie aux entreprises des Corbières, et de leur permettre d’affronter les prochaines échéances. Il s’agit de ramener de la confiance au marché pour les gros opérateurs de la production et du négoce, et de bloquer une partie des volumes disponibles, pour éviter les comportements de panique irrationnels

7 décembre, 2010 | Economie | bonne nouvelle |

Bourgogne : des exportations prometteuses

Depuis maintenant un an, les vins de Bourgogne retrouvent  progressivement des couleurs sur les marchés de l’exportation.  Les expéditions hors de l’hexagone ont progressé de 15% en volume et en valeur, au cours des huit premiers mois de 2010, par rapport à la même période de 2009 ; soit  52,8 millions de bouteilles pour un montant de 336,5 millions d’euros. Cette hausse est essentiellement due aux vins blancs (notamment Chablis), dont les exportations sont en hausse de 21%, tandis que celles de vins rouges avancent de 3%. Les deux couleurs progressent de façon similaire en valeur, de l’ordre de 15%. Le retard reste néanmoins encore significatif par rapport aux excellents huit premiers mois de 2008 (-13%). La réputation du millésime 2009 devrait soutenir la reprise dans les mois qui viennent.

27 novembre, 2010 | Economie | effet de bord |

Val de Loire : la campagne plombée par les blancs

Après une campagne 2008-2009 faible, faute de disponibilités suite au gel de 2008, les sorties de chais des vins de Loire affichent un bilan en hausse de + 6 %.  Cependant, avec 1,95 million d’hectolitres de vins vendus, le vignoble n’a pas retrouvé le niveau des années antérieures.
Si les appellations d’Anjou-Saumur et de Touraine ont écoulé des volumes qualifiés de “normaux” par l’interprofession, les sorties de chais des vins nantais (muscadet et gros-plant) ont progressé de 12%, mais restent inférieures à la moyenne décennale.
Dans le détail par couleur, les blancs donc sont fortement touchés par la baisse du muscadet à  685 000 hectolitres, contre 950 000 en 2007 et 2008. Loin des 600 000 hextolitres des campagnes précédentes, l’appellation nantaise en affiche 370 000 sur le dernier exercice. 
 Du côté des rosés, le niveau des sorties retrouve celui de 2008, avec 520 000 hl, dont 286 000 pour le cabernet d’Anjou, qui enregistre un record. A 126 000, contre 140 à 150 000 sur les dernières campagnes, le rosé d’Anjou a progressé par rapport à 2008-2009, mais n’atteint  pas son rang sur les marchés export où il est destiné. Avec un volume légèrement supérieur à 450 000 hl, les rouges sont à la peine et ont enregistré une nouvelle baisse. Ce retrait avait déjà été enclenché en 2008, alors que depuis le milieu des années 2000, le volume tournait autour des 530 000 hl. Seule saint-nicolas de bourgueil a progressé de 8 %, à 56 000 hl, tandis que saumur-champigny (73 000 hl) et chinon (84 500 hl) sont restés stables. Enfin, les vins à bulles d’appellation du Val de Loire enregistrent un bel exercice, à 290 000 hl, confirmant la tendance des dernières années. Après un tassement en 2008-2009 provoqué par une récolte moindre, Saumur, crémant de Loire et Vouvray affichent respectivement 86 000, 82 300, et 76 000 hectolitres vendus, proches de la campagne 2007-2008

2 novembre, 2010 | Economie | manifestations |

Des salons en tous genres

Les vendanges sont finies, c’est l’époque des salons, et les fêtes de fin d’année se profilent à l’horizon. Plusieurs manifestations sont attendues.

Le salon Dionysud aura lieu du 2 au 4 novembre prochains, au Parc des Expositions de Béziers, dans l’Hérault. Cette manifestation est dédiée aux techniques vinicoles, viticoles et oléicoles. Elle présente les équipements, les innovations, les services, les machines, utiles aux professionnels, ainsi que les matériels dernier cri, nés de la recherches. Ateliers, concours, démonstration, et colloques sont aussi au programme. Dans une région touchée par une grave crise viticole, ce salon se veut aussi un carrefour et un laboratoire d’idées pour préparer l’avenir.

Le quatrième Marché Gourmand des vins bio aura lieu les 20 et 21 novembre, salle de la Faïencerie, 24 rue de la rue de la Faïencerie, proche du Quai de Bacalan, à Bordeaux. 60 producteurs de vins bio y présenteront leurs bouteilles, issues principalement de la région, mais aussi de toute la France. Entrée libre ; tous renseignements au syndicat des vins bio d’Aquitaine, 05 57 51 39 60.

Enfin, à la Porte de Versailles à Paris, les Vignerons Indépendants de France proposent leur plus important rassemblement du 25 au 29 novembre. C’est le plus grand salon de producteurs de vins de France, qui attire un nombre d’acheteurs croissant. Ils sont assurés de rencontrer le vigneron lui-même, qui fait déguster ses vins, et de découvrir des vins attractifs, venus de tous les terroirs du pays.

22 octobre, 2010 | Economie | jeunes pousses |

Pépinière : la maison mère du vignoble

Le dernier congrès de la pépinière viticole française a permis de faire le point sur une activité mal connue de l’amateur, et pourtant primordiale. Les pépiniéristes français qui sont plus de 400, représentent un chiffre d’affaires de 220 millions d’euros environ. En 2009, ils ont commercialisé 130 millions de pieds de vigne, dont seulement un tiers en France, et le reste à l’exportation.

En effet, la pépinière viticole française est la première du monde, et constitue à elle seule 40% de la production européenne. Toutes les boutures et les plants exportés sont accompagnés d’un certificat phytosanitaire. Les trois porte-greffes les plus utilisés sont le SO4, le 3309 Couderc, et le 110 Richter. Ils représentent à eux trois 50% des assemblages.

Les pépiniéristes viticoles sont regroupés dans des syndicats régionaux, rassemblés dans une fédération nationale, que préside l’Alsacien Gilbert Jenny. La moitié d’entre eux sont installés en Provence et en Aquitaine, les autres en Charentes, Rhône Alpes, Languedoc et Val de Loire.

20 septembre, 2010 | Economie | enjeux |

Conjoncture : un plan pour Bordeaux demain

Un nouveau président a été élu cet été au CIVB, Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux. Il s’agit de Georges Haushalter, 50 ans, directeur général de la maison de négoce Compagnie Médocaine des Grands Crus, filiale du groupe Axa Millésimes. Ainsi, selon la règle de l’alternance, un négociant remplace pour trois ans un viticulteur, lequel était Alain Vironneau.

Dans une conjoncture très difficile pour une grande partie de la viticulture girondine, notamment les producteurs de vrac qui sont nombreux, le président Haushalter a d’emblée assigné à l’interprofession une sorte de feuille de route, qui s’intitule « Plan Bordeaux Demain ». Il s’agit, ni plus ni moins, de reconquérir les marchés perdus, de redorer l’image des petits bordeaux, et de redonner des marges aux vignerons.

Ce plan se décline d’une manière pragmatique en seize propositions, qui vont du renforcement de la compétitivité à la gouvernance de la filière, en passant par la stratégie de marque, le développement durable, l’agressivité commerciale, le développement de la vente directe, ou la lutte contre les contrefaçons. Cela concerne aussi une meilleure lisibilité de l’offre, la migration de vins rouges médiocres vers des vins légers ou rosés, l’intensification des contrôles de qualité, la redéfinition de la communication et de la promotion, enfin et surtout, une aide efficace aux mille exploitations environ, recensées en Gironde, qui sont en état de survie, et n’ont plus de ressources suffisantes, ni de marché, pour continuer.

Un gros chantier est donc ouvert à Bordeaux ; toutes les parties prenantes de la filière y sont convoquées, y compris des services publics. L’enjeu est d’importance, et concerne à la fois des milliers d’hectares et d’emplois. Il semble que l’élan donné par l’excellent millésime 2009, et les bonnes perspectives du millésime 2010 puissent aider ce plan d’une manière positive.

24 juillet, 2010 | Economie | Spéculation |

Enchères : les grands crus encore en hausse

La dernière vente de vins aux enchères chez Artcurial à Paris, les 7 et 8 juillet, a rapporté la somme de 381.000 euros hors frais. A nouveau, les grandes bouteilles ont été payées très cher, le plus souvent au dessus des estimations. Selon les commissaires priseurs « Ces résultats montrent une fois de plus une véritable concentration du marché sur les grandes marques ». Et ils confirment que les grands crus de Bordeaux sont les valeurs phares de ce marché.

Six bouteilles de Pétrus 2000 estimées 11.000 euros ont été adjugées 20.500 euros ! Douze bouteilles de Lafite 1989 estimées 3.000 euros ont été adjugées 7.200 euros. Une impériale de Château Climens 1997 (six litres), estimée 600 euros a été vendue 1.800 euros. Nombre de vins de Margaux, Palmer, Mouton, etc, ont carrément doublé leur estimation à l’achat.

Bons résultats aussi pour des vieilles bouteilles de Bourgogne, et pour certaines eaux de vie.  Une antique bouteille de cognac de 1811 (!) a été adjugée 2.400 euros, quatre fois plus que son estimation.

12 juillet, 2010 | Economie | Bonnes bulles |

Les bons comptes de la Champagne

Premier vignoble français en chiffre d’affaires, la Champagne renoue avec les profits après deux années difficiles. Quelques chiffres permettent de mieux mesurer l’importance et l’impact économique de cette région.

Vignoble de 33.000 hectares, la Champagne est composée de 5.000 expéditeurs de champagne, où l’on trouve 329 maisons, 42 coopératives et 4.718 vignerons ; en fait on dénombre au total 15.594 vignerons, mais 10.876 d’entre eux vendent leurs raisins au négoce.

En 2009, la Champagne a vendu 293 millions de bouteilles, dont 180 millions en France. Le chiffre d’affaires total a été évalué à 4,4 milliards d’euros pour l’année 2008. Il est intéressant de noter que la part des champagnes de vignerons (hors maisons de négoce et grandes marques) est plus importante qu’on ne croit. Ces « petits » producteurs indépendants ou coopérateurs, souvent très qualitatifs, représentent un tiers des ventes totales, et 47% des ventes en France, soit 84 millions de bouteilles !

Les Champagnes de Vinerons sont ainsi devenus une marque collective, dont le poids économique est avéré, à côté de celui des « grandes maisons ». Les producteurs multiplient les salons en France et à l’étranger, et devraient terminer l’année 2010 en franchissant la barre symbolique des 100 millions de bouteilles vendues en France et dans le monde.

3 juillet, 2010 | Economie | Grand succès |

Bordeaux : le vin fêté avec fastes

La grande manifestation « Bordeaux fête le vin » a connu cette année une ampleur inaccoutumée. Pendant quatre jours, du 24 au 27 juin, près de 500.000 personnes auraient arpenté les quais de Bordeaux, selon les chiffres des organisateurs. Ces derniers annoncent également qu’au total, 52.000 bouteilles de vins de Bordeaux et d’Aquitaine ont été ouvertes, ce qui représente environ 600.000 dégustations.

Sur un plan économique, cette fête unique en son genre représente, comme Vinexpo et Vinitech, des retombées importantes pour le Bordelais. Elles sont estimées à 20 millions d’euros, pour un budget d’organisation de 2,5 millions d’euros. On notera la participation officielle de la ville de Québec, jumelée avec Bordeaux, qui étudie très sérieusement, comme Hong Kong, la possibilité d’organiser une fête similaire au Canada.

Cette manifestation reste extrêmement populaire aves des concerts multiples, des feux d’artifices et des animations. Mais d’année en année, un pan plus professionnel se greffe sur la manifestation. Ce fut le cas en juin avec la création d’un concours mondial du sauvignon, le congrès national des œnologues, le symposium des masters of wine, la Fête de la Fleur sur les Quinconces, et les opérations parrainées par les grands crus classés.

Cette septième édition de « Bordeaux fête le vin » marque une étape importante ; la manifestation fait maintenant partie des dates majeures de la vie bordelaise, et semble appelée à un fort rayonnement international.

2 juillet, 2010 | Economie | Etude |

Sondage : le tourisme viticole en Aquitaine

Une étude a été menée dans les cinq départements d’Aquitaine pour mieux connaitre le tourisme viticole. Elle résulte du dépouillement de 3.600 questionnaires, adressés en six langues aux visiteurs, destinés à mieux cibler les clients de cette filière et à connaitre leurs motivations.

Pour l’Aquitaine, au sein de laquelle la Gironde prend une part prépondérante, il ressort que l’oenotouriste a en moyenne 45 ans, qu’il voyage en voiture, en famille ou avec des amis, et qu’il cherche d’abord à acheter et à déguster des vins. Ses autres objectifs sont : visiter des villages et des châteaux, s’informer sur les crus de la région, profiter de la gastronomie du sud ouest.

Ces oenotouristes sont pour les deux tiers français, principalement parisiens, franciliens et bretons, et pour le troisième tiers, des voisins anglais, belges et allemands. Ils ont été classés et quatre catégories : les épicuriens, qui sont des habitués des visites de vignobles et cherchent à bien déguster et bien manger ; les explorateurs, qui veulent percer les secrets du vin, et rencontrer les vignerons ; les classiques, sensibles à la culture et au patrimoine ; enfin les experts, qui veulent entrer dans le cercle des initiés et de ses codes.

Dans l’ensemble, les oenotouristes en Aquitaine trouvent que le vin fait partie de l’image de la France ; ils apprécient la gamme large et complète des vins, le prestige des châteaux, la sympathie des chambres d’hôtes. Parallèlement, ils déplorent que le vin et le restaurant soient chers et que les repérages soient compliqués. Un sur deux annonce son désir de revenir, et un sur quatre, son souhait de garder contact avec les vignerons visités.

NOTA Cette étude a été menée dans huit régions viticoles françaises, mais avec un quota de réponses parfois insuffisantes pour servir valablement de base de travail.