27 juin, 2011 | Commerce | Noël 2015 |
L’audace architecturale du futur Centre Culturel du Vin de Bordeaux, tel qu’il a été présenté sur une maquette, n’a pas manqué de faire réagir les Bordelais. Il s’agit d’un bâtiment très moderne, tout en rondeurs, qui ne ressemble à rien de connu, et sera implanté à l’entrée du Port de Bordeaux, au bord de la Garonne, dans le vieux quartier des Bassins à Flots. Ce sont les architectes parisiens Legendre et Desmazières, de l’Agence X-TU, qui ont été sélectionnés, pour ce projet de 53 millions d’euros, appelé à drainer des centaines de milliers de touristes et visiteurs.
Le centre culturel du vin de Bordeaux est un vieux projet, qu’Alain Juppé a finalement pu faire aboutir, grâce à de multiples concours financiers, privés et publics. Le maire de Bordeaux en attend de fortes retombées sociales et économiques, avec 200 emplois créés sur place, et le double sur l’ensemble de la région. Des bateaux de croisières fluviales sur la Dordogne et la Garonne partiront de ce centre, avec la volonté de « donner envie aux touristes d’aller dans les châteaux ». En clair, le bâtiment sera aussi le pilier d’un politique d’oenotourisme désormais affichée dans tous les vignobles de l’Aquitaine.
Sous d’immenses espaces de béton, de verre et de bois, le visiteurs trouvera des salles d’expositions et d’explications, un restaurant situé à 45 mètres de haut pour surplomber le fleuve et l’agglomération, des salles de dégustation originales, et tout un parcours de visites avec caves, bars, murs d’images, musée, et trouvailles écologiques pour la consommation d’énergie. Le bâtiment sera aussi, selon la volonté des promoteurs, un site emblématique de la viticulture bordelaise, connue comme une référence mondiale, tant au plan du commerce que de la production. Raison pour laquelle l’interprofession est très engagée dans ce projet.
Les travaux pourraient commencer début 2013, et l’ouverture au public est annoncée pour Noël 2015. Une sorte de cadeau, dont l’architecture singulière n’a pas fini d’alimenter les conversations, à Bordeaux et ailleurs….
23 juin, 2011 | Commerce | hôtellerie |
 Riberach : Cave, Hôtel, Restaurant, située au pied du château médiéval de Bélesta Le dynamisme et la détermination de quatre amis ont permis de redonner vie à l’ancien site viticole de Bélesta, dans le Roussillon. Au pied du château du village, l’ancienne cave coopérative était abandonnée, victime de la crise. Luc Richard, enfant du pays, ne put se résoudre à accepter de voir mourir ces grands bâtiments dans une relative indifférence. Aussi, avec son amie architecte, Karin, son ami d’enfance Jean-Michel Mailloles, et leurs copains Patrick Rodrigues, œnologue, et Moritz Herzog, sommelier, ils se sont lancés dans la folle aventure de redonner vie à ce site.
Quelques années plus tard, au prix d’importants efforts, de beaucoup de passion et de gros investissements, ils ont ouvert Ribérach, à la fois cave, hôtel et restaurant, installé dans les murs mêmes de la cave. C’est un lieu touristique original à trente kms de Perpignan, des Pyrénées et des châteaux cathares. La coopérative de Belesta n’est plus, mais elle existe toujours dans une autre vie. Parallèlement, les amis ont sauvegardé dix hectares de bonnes vignes, dans les hauteurs de la vallée de l’Agly ; ils élaborent divers vins rouges et blancs, vinifiés à Ribérach, nouveau non du lieu, et proposés évidemment aux clients du restaurant.
L’amateur de lieux insolites trouvera une vingtaine de chambres et suites, certaines installées dans les anciennes cuves de la coopératives (!), des salles de séminaire et de réception, un magasin de vente de vins, un restaurant de cuisine méditerranéenne, une piscine, une décoration originale, et un vignoble typique du Roussillon. Tous renseignements sur le site internet de Riberach.
2 juin, 2011 | Commerce | J - 15 |
Le salon international Vinexpo a lieu, depuis trente ans, toutes les années impaires, au parc des expositions de Bordeaux Lac. Il se déroulera cette année pendant cinq jours, du dimanche 19 au jeudi 23 juin. Comme d’habitude, il se prépare à l’avance, en raison de l’importance de cette manifestation, et surtout des retombées considérables sur l’économie locale. Hôtels, restaurants, taxis, coiffeurs, traiteurs, fleuristes, et une infinité de services, transports, cadeaux, vêtements, locations, sont concernés par un évènement qui laisse des millions d’euros en Gironde.
Les décennies passent, et Vinexpo reste semblable à lui-même, comme indémodable. Il faut dire qu’on lui connait peu de concurrents, exception faite du dynamique salon de Dusseldorf, de plus en plus actif pour le marché européen. Mais la Wine Fair de Londres semble devoir décliner, avec un moindre impact international, et Vinexpo devra forcément en bénéficier. Il semble que les professionnels du monde entier lui accordent toujours autant d’importance. Cette année, le salon s’ouvre dans une conjoncture plutôt favorable, avec une reprise économique qui se fait timidement jour en Europe et aux Etats Unis, s’ajoutant à la bonne tenue des marchés orientaux. Les Argentins, les Espagnols, les Italiens et les Chiliens, seront comme d’habitude très présents sur le salon, avec des vins qui sont de plus en plus demandés sur le marché mondial.
Mais le principal atout de Vinexpo reste sa proximité avec les grands domaines du Bordelais, où ont lieu chaque jour, et surtout chaque soir, des réceptions prestigieuses. Haut Brion, Lascombes, Cheval Blanc, Clos Fourtet, Bouscaut, Meyney, Bonnet, Angelus, Brane Cantenac, Phelan Ségur … autant de cadres magiques, où le vin servira de sésame à des rencontres souvent partagées dans toutes les langues. Ces soirées souvent élégantes et raffinées, font partie depuis toujours de la réussite de Vinexpo.
26 mai, 2011 | Commerce | opportunités |
Une trentaine de viticulteurs aquitains, mais principalement bordelais, ont créé l’an dernier un GIE, groupement d’intérêt économique, baptisé le GIE Vignerons d’Aquitaine, pour trouver des marchés, et vendre leurs vins à un prix rémunérateur. Ce GIE a montré son utilité après un an d’exercice, et permis d’écouler 775.000 bouteilles de vins, dans une large fourchette de prix qui va, en gros, de 3 à 9 euros la bouteille. L’export représente la moitié des ventes. Ce GIE met en marché une soixantaine de références et de vins différents, et donne à ses membres une opportunité commerciale que le négoce ne procurait qu’à des prix très bas, ou bien en vrac. Devant ce premier bilan prometteur, le GIE envisage d’ouvrir bientôt un bureau à Londres.
20 avril, 2011 | Commerce | Coopératives |
La Cave Coopérative de La Chablisienne peut être regardée comme une entreprise à part, du fait de son histoire, d’abord, et de son positionnement qualitatif, ensuite. Cette coopérative vinicole a été créée dans le village de Chablis en 1923, par les vignerons du cru qui ne trouvaient plus à vendre leurs vins qu’à des prix de misère. On se plait à rappeler à Chablis que ce sont trois personnalités de l’époque qui l’ont fondée : l’abbé Balitran, l’instituteur Persenoud et l’administrateur Pinsot. Et cette époque était fort rude.
Aujourd’hui, la Chablisienne réunit trois cents vignerons adhérents, qui cultivent plus de mille hectares de vignes, et produisent une large gamme de vins, qui s’étend sur trente étiquettes. La plus célèbre d’entre elles est sans doute le Château Grenouilles, domaine constitutif des Grandes Crus de Chablis, qui compte 7 hectares d’un seul tenant. Cette superficie au demeurant modeste est très importante pour l’endroit, puisque l’ensemble du grand cru Grenouilles totalise seulement 9,4 hectares.
Au fil des années, la Chablisienne s’est fait une spécialité de grands vins blancs secs, issus du cépage chardonnay, qui rivalisent avec les plus grands blancs de Bourgogne dont ils font évidemment partie. Outre les Grenouilles, La Chablisienne vinifie d’autres grands crus (Les Preuses, Vaudésir, Blanchot) et une dizaine de premiers crus. Pour tous ces vins, comme tous les grands bourgognes blancs, l’usage est d’attendre cinq ans pour apprécier la finesse et la complexité du vin. Mais la coopérative propose aussi des « petits » chablis à prix doux, pas si petits que cela, et plus accessibles au porte-monnaie.
Au long de son histoire, la vie de la Chablisienne a marqué sa région, et influencé bien des pratiques, souvent dans le bon sens. Aujourd’hui, les coopérateurs veulent inscrire leurs cultures dans un environnement plus respecté ; les travaux du sol et de la plante changent en même temps que changent les méthodes de traitement, et la protection du terroir. Cette évolution est visible dans bien d’autres vignobles, et ne pourra être que bénéfique à l’agrément des vins.
8 mars, 2011 | Commerce | tendance |
L’emballage Bag in Box, plus connu sous le nom de Bib, connait une forte progression sur le marché français, pourtant très attaché à la traditionnelle « boutanche » de vin. Cette grosse boite en carton, qui renferme une solide poche rétractable, est vendue en contenances diverses de 2 à 10 litres de vins, mais surtout en trois et cinq litres. On trouve en Bib toutes de sortes de vins rouges, blancs et rosés, vins de table, de pays ou d’appellations et à tous les prix.
Le Bib a su se faire une place grâce à son maniement et son transport faciles ; on l’utilise aussi bien sur un coin de table dans la cuisine, que sur un bateau, un pique-nique dehors, où un apéritif d’été. Du vin de pays d’Oc rosé à 8 euros le Bib de 1,5 litre, jusqu’à des rouges AOC à 25 euros les 5 litres, le Bib est décidément très tendance, et donne un coup de jeune et de modernité à la consommation du vin.
28 février, 2011 | Commerce | nouveau challenge |
Après onze années passées à la Direction de la Cave de Tain l’Hermitage, Julie Campos quitte la Vallée du Rhône pour la Champagne. Sous sa Direction, de 1999 à 2011, la Cave de Tain a connu une période de forte mutation, passionnante et enrichissante : grâce à elle et à son équipe, la Cave a réussi à concrétiser de nombreux objectifs, notamment d’importants investissements sur les installations de vinification, jusqu’à l’acquisition du « Wine Scan » pour le nouveau laboratoire. Puis des démarches d’engagement qualité, comme l’introduction du Cahier du Vigneron, la certification ISO 9001, le développement durable, et le lancement de la cartographie du vignoble par GPS, entre autres. Enfin une démarche œnotouristique avec une nouvelle boutique, et la rénovation de la maison de Louis Gambert de Loche « Le Fief de Gambert », au cœur du domaine de la Cave sur l’appellation Hermitage, et l’inauguration de l’Espace Dégustation et du restaurant « Umia ».
Ces objectifs atteints, Julie Campos s’est trouvée libre d’accepter le nouveau challenge qui lui a été proposé par le groupe champenois Nicolas Feuillate , où elle prendra ses fonctions de Directeur Commercial le 14 mars prochain. Xavier Gomart, qui est à ses côtés à la Cave de Tain depuis début février, a été désigné comme son successeur. Homme d’expérience, il poursuivra la tâche entreprise avec dynamisme et savoir-faire.
24 février, 2011 | Commerce | bourgogne et ailleurs... |
 La Bourgogne en Bio - ©2010 JDV Si la viticulture biologique reste une production encore marginale, sa progression est éloquente d’une année sur l’autre, gagnant de nouveaux territoires ou suscitant des formes inédites de commercialisation. Qu’elles soient converties ou en cours de conversion, les surfaces en viticulture biologique ont augmenté de manière spectaculaire ces dernières années. Ainsi, entre 2006 et 2010, on note une progression moyenne de près de 30% par an. Pourtant, ce mode de production concerne seulement 6,2% du total des plantations en vignes, soit 52.000ha. Au-delà de ces chiffres, le bio s’inscrit dans un courant global qui touche jusqu’à des vignobles qui peuvent prospérer sur leur propre notoriété.
Il en va ainsi de la Bourgogne où le phénomène reste très limité, même si, parmi ses adeptes, des domaines phares ont capté l’attention des observateurs. Il faut dire que les structures de négoce qui quadrillent le vignoble ne facilitent pas les initiatives dans cette filière. Aussi, est-il intéressant de constater que certaines maisons commencent à donner l’exemple sur leur propre domaine. Ainsi Champy, le plus ancien des négoces bourguignons (fondé en 1720) a-t-il entrepris en 2004 la conversion de ses vignes en propriété pour viser la certification en biodynamie, la plus exigeante en la matière. Celle-ci est effective depuis la récolte 2010 et concerne 27 ha, couvrant toute une palette de Villages et Premiers Crus de la Côte de Beaune, jusqu’au Corton Charlemagne. Récente acquisition de la maison Champy, le Domaine Laleure-Piot (10 ha), sis à Pernand-Vergelesses, est également conduit dans cette perspective.
Autre institution bourguignonne, Louis Max, fondée en 1859, a entrepris une démarche similaire en 2008 sur sa possession en Côte Châlonnaise, le Domaine La Marche, soit 24 ha en appellation Mercurey. Les premiers vins labellisés seront les futurs 2011. Partenaire totalement investi dans son activité de négociant, le Domaine de la Créa (7ha, essentiellement en Côte de Beaune) s’est engagé dans la même voie. Il faut rappeler que Louis Max possède une propriété dans les Corbières, Château Pech Latt, qui fait figure de pionnière dans la viticulture biologique depuis 1991.
Sous un autre aspect, la marque « A l’Origine » concrétise une initiative inédite en proposant derrière une étiquette commune, une gamme de vins élaborés suivant un cahier des charges bio par des producteurs bien identifiés. Bientôt disponible sur le marché, la gamme comprend déjà dix références et devrait s’étoffer de manière à représenter les principales appellations françaises. Conçue pour faciliter le choix du consommateur tout en lui donnant les qualités et les garanties attendues, cette ligne de produit vise la grande distribution. Transfuge d’un grand groupe agroalimentaire, Franck Bailleul, est le créateur du concept. Pour les sélections, il s’appuie sur le métier de Philippe Jury, un sommelier qui a fait ses classes dans la grande restauration.
10 janvier, 2011 | Commerce | anniversaire |
Arrivé à Saumur en 1811, le Belge Jean-Baptiste Ackerman y fonda la maison qui porte toujours son nom, et qui fête donc cette année son deuxième centenaire. Cette belle longévité ne fut pas sans accidents de parcours : Ackerman perdit trois de ses quatre enfants, et dut faire face à l’hostilité des Champenois, lorsqu’il créa ses « vins de mousse » selon la méthode champenois, qui lui valurent plusieurs procès, mais aussi beaucoup de succès et de médailles.
Grâce au soutien de sa femme et à la qualité de ses investissements, il put faire face et finalement léguer à son fils une belle entreprise qui s’agrégea successivement à Rémy Pannier, puis de Neuville et récemment Monmousseau, le tout sous l’égide du groupement des coopératives du Val de Loire, et du directeur général depuis dix ans, Bernard Jacob.
L’anniversaire d’Ackerman ne va pas passer inaperçu. Au salon des vins de Loire à Angers, on dégustera la cuvée du Bicentenaire, et en juin, c’est le Cadre Noir du Saumur, qui accompagnera l’effervescence légitime d’une marque devenue une référence, en matière de vins pétillants et de vins de Loire.
4 janvier, 2011 | Commerce | en direct du front |
Selon les chiffres qui viennent d’être publiés à l’occasion du salon Vinitech, 17 milliards de bouchons de bouteilles sont produits chaque année dans le monde. Le liège représente à lui tout seul 12 milliards de bouchons, dont l’industrie viticole mondiale absorbe 69%. Les bouchons synthétiques atteignent les trois milliards d’unités, et la capsule à vis, en forte progression, dépasse désormais les deux milliards d’unités.
Ces chiffres sont éloquents. Si le liège a dominé ce marché pendant des décennies, il est aujourd’hui sévèrement attaqué par des concurrents très actifs, qui surfent sur son principal défaut, malheureusement inhérent à sa nature : le goût de bouchon. Les professionnels du liège ne sont pas restés inactifs, et ont réagi de deux façons. D’une part en fabriquant des bouchons en liège traité, en principe sans mauvais goût ; le bouchon Diam en est un bon exemple, mais il y en a d’autres. Ainsi le bouchon Procork, annoncé à son de trompe comme naturel et révolutionnaire, avec cette fière devise : »Fini les vins bouchonnés ». D’autre part, ces mêmes fabricants ont lancé en 2010 une grande campagne de promotion pour le liège, aux qualités naturelles inégalées, parce qu’inégalables …
De leur côté, les producteurs de bouchons alternatifs vont au combat avec des armes lourdes et lancent l’artillerie du marketing à l’américaine, avec des arguments convaincants. Nomacork est ainsi devenu leader du bouchon synthétique et dépasse les deux milliards d’unités, grosses campagnes de communication à l’appui. Il le doit à des recherches très fouillées, intégrant notamment la gestion de l’oxygène dans la bouteille de vin. Le bouchon plastique a ainsi conquis en peu de temps des parts de marché appréciables sur les vins américains, les vins australiens, et les vins rosés, notamment.
Enfin, la capsule à vis, décriée par les uns, encensée par les autres, poursuit son bonhomme de chemin sur les vins dits à rotation rapide, comme les blancs secs. Bouchage incomparable quand on a oublié le tire-bouchon en pique-nique, elle doit son expansion au fabricant français d’aluminium Péchiney, devenu filiale du Canadien Alcan. La capsule à vis a même séduit des propriétaires de crus classés de Bordeaux ; dès lors, un bel avenir lui est promis….
13 décembre, 2010 | Commerce | conjoncture |
Les deux salons Vinitech et Sifel se sont tenus pendant trois jours au Parc des expositions de Bordeaux-Lac, pour la première fois ensemble. Vinitech a lieu les années impaires depuis 1977, et a acquis une dimension de leader international sur son marché. Quant au Sifel, salon international des fruits légumes, il a quitté Agen, sa terre natale, pour s’associer avec son cousin bordelais, complémentaire sans être concurrent.
Quarante mille visiteurs ont bravé les intempéries (notamment la neige du 2 décembre), pour visiter ces deux salons, ce qui constitue une fréquentation convenable, pour des manifestations professionnelles étalées sur trois jours. Cela montre toutefois que Vinitech a perdu des visiteurs, car les deux salons ensemble arrivent au même visitorat (40.000 entrées) que Vinitech tout seul il y a dix ans.
Il n’y a rien d’étonnant à cela. En effet, les ventes de matériel viticole sont en chute libre depuis 2009. Selon l’union des industriels de l’agroéquipement, au premier semestre 2010, les ventes de tracteurs étroits ont baissé de -50% ( !), celles de machines à vendanger de -8%, et celles d’enjambeurs de -28%. Les prix très peu rémunérateurs obtenus par les producteurs, notamment pour le vrac, n’incite pas les viticulteurs à investir dans du matériel lourd. Il est donc évident que Vinitech ne peut que souffrir d’une conjoncture qui lui est actuellement défavorable. Le rapprochement opéré avec le Sifel est donc une opportunité qui semble satisfaire les organisateurs. Ils ont d’ailleurs annoncé qu’ils seraient à nouveau ensemble dans deux ans.
27 novembre, 2010 | Commerce | Bordeaux sup' |
Le château Fonchereau est un domaine viticole de l’Entre deux Mers, à Montussan, qui possède plusieurs particularités. Le propriétaire est Mexicain, Alfredo Ruiz, avocat francophone et diplomate francophile, qui a fait de son vignoble une référence de l’appellation bordeaux supérieur. L’oenologue est grec, Athanase Fakorellis, installé à Bordeaux depuis 1986, et consultant de nombreuses propriétés. Le vin rosé est issu de pressée du seul cépage cabernet sauvignon. Le vin blanc provient d’une parcelle de sémillon de 80 ans. Le crémant rosé est élaboré à partir du cabernet franc. Enfin, une parcelle de vigne de 4 hectares vient d’être replantée de merlot et de petit verdot, à la densité de … 16.000 pieds par hectare ! Une densité de plantation extrêmement rare, mais qui devrait faciliter une maitrise naturel des rendements, et donc de concentration des raisins.
24 novembre, 2010 | Commerce | enchères |
Une vente aux enchères vraiment insolite vient d’avoir lieu à New York, chez Sotheby’s. Une carafe de cristal Lalique, contenant un whisky Macallan single malt de 64 ans d’âge, a été vendue 460.000 dollars. Cette somme représente un record pour une bouteille de whisky, mais il ne s’agit évidemment pas d’une bouteille ordinaire. Il convient de préciser qu’il s’agissait d’une vente de charité au profit d’une organisation humanitaire, Charity Water. Avec cet argent, l’ONG va pouvoir apporter de l’eau potable à 30.000 personnes habitant un pays africain en voie de développement. Il s’agit donc bien d’une œuvre de générosité de la part de Lalique et de Macallan. Cette vente a été précédée par une sorte de tour du monde de la carafe Macallan-Lalique, dans douze villes d’Asie et d’Europe, où elle a été présentée. A chaque étape, des mini-bouteilles de ce whisky ont été vendues à des amateurs pour la même cause. De telle sorte que 160.000 dollars supplémentaires ont été récoltés au cours de cette tournée. Au total, l’opération a donc rapporté 600.000 dollars qui ont été intégralement versés à Charity Water.
 La carafe Lalique + Macallan
21 octobre, 2010 | Commerce | label officiel |
Selon le secrétariat d’état au tourisme, 12 millions de personnes visiteraient les chais des viticulteurs français chaque année. Selon d’autres sources, ils ne seraient que 7 millions, mais c’est déjà beaucoup. Dans ce dernier cas, cela signifie qu’un touriste sur dix s’intéresse aux vins français, ce qui n’est pas rien. Fort de ces chiffres, le secrétaire d’état Hérvé Novelli et le président du conseil supérieur de l’oenotourisme, Paul Dubrule, ont décidé de créer un label officiel appelé « Vignobles et Découvertes ». Il récompense un projet de développement touristique sur un site viticole bien défini.
Les dix premiers bénéficiaires de ce nouveau label sont : La chambre de commerce de Beaune pour deux projets à Corton et Montrachet, l’office de tourisme de Dijon, l’agence de développement Loire en Layon, l’office du tourisme de Chinon, l’agence de développement de la vallée du Loir, le vignoble du Beaujolais, l’office de tourisme Rhône Crussol, le vignoble de Cognac, le vignoble de Gaillac.
Par ailleurs, la chambre de commerce de Bordeaux a attribué pour la huitième fois ses prix du tourisme viticole. 75 dossiers de candidature avaient été envoyés, et six trophées d’or ont été décernés. Les lauréats sont : Le château La Louvière (parcs et jardins), le château Paloumey (art et culture), le château Pichon Baron (évènements), le château Grand Corbin Despagne (environnement), le château Franc Mayne (hébergement), le château de Bonhoste (coup de cœur).
Tous ces crus seront à nouveau en compétition le mois prochain, avec des dizaine des domaines du monde entier, pour l’attribution des grands prix des Best Of Wine Tourism, récompenses créées par le réseau international des Capitales des Grands Vignobles, qui regroupe, depuis dix ans, neuf grandes villes viticoles des deux hémisphères.
20 octobre, 2010 | Commerce | grands noms |
Le Club Vignobles et Signatures a déjà bouclé un quart de siècle de bons et loyaux services, en réunissant dans toute la Frances des familles de viticulteurs confirmés. C’est en se rencontrant au salon Vinexpo de Bordeaux que plusieurs d’entre eux ont convenu de s’associer et de faire ensemble la promotion de leurs vins. Ils sont désormais quatorze, chacun représentant une appellation, attachés à un certain nombre de valeurs communes. Ils s’appellent Blanck, Janoueix, Couly-Dutheil, Guilbaud, Durup, Drappier, Rolet, entre autres, et représentent à eux tous, une force économique et commerciale qui n’est pas négligeable.
En effet, le Club Vignobles et Signatures, toujours très présent à Vinexpo, totalise 1.400 hectares de vignes en production en France, 360 salariés, 11 millions de bouteilles et 70 millions d’euros de chiffre d’affaires. Le 1er janvier prochain, les frères Lesgourgues redeviendront membres du Club que leur famille avait quitté naguère. Ils amènent avec eux le château de Laubade, l’une des marques phares de l’Armagnac, mais aussi le Château Peyron de Madiran, et deux vins de Graves, les châteaux Haut Selve et Le Bonnat. Il y aura donc alors 14 adhérents. Il suffira d’un de plus pour être quinze, comme au rugby….
31 juillet, 2010 | Commerce | Négoce |
Premier négociant européen, le groupe Castel vient d’acquérir la société bordelaise Barton et Guestion, spécialisée dans le commerce des vins français à l’exportation.
Barton et Guestier est une ancienne maison de négoce, fondée au 18ème siècle par l’Irlandais Barton et le Bordelais Guestier. Elle appartenait au groupe américain Diageo, qui avait annoncé l’an dernier son intention de ne plus commercialiser de vins de France. Barton et Guestier indique un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros (en baisse par rapport à 2008), un effectif de 40 personnes et la distribution de 10 millions de bouteilles de vins de marques dans 130 pays. L’entreprise est dirigée par Nicolas Gailly à Blanquefort, dans la banlieue médocaine de Bordeaux.
Outre son implantation à l’étranger grâce à des marques fortes, Barton et Guestier possède le très joli château Magnol, cru bourgeois, situé à Blanquefort, à proximité de l’entreprise, mais aussi des chais et des bureaux de Castel. Le nouveau propriétaire y disposera donc d’un lieu proche et agréable pour ses réceptions, ce qui ne nuira pas à son image.
10 juillet, 2010 | Commerce | Marketing |
 So Subtyle - Photo : Peter Lippmann Les viticulteurs de Sauternes et Barsac, en Gironde, ont décidé de donner un coup de jeune à l’image de leurs appellations, et de replacer leurs vins dans un contexte résolument moderne, jeune et gourmand. Ils ont demandé au photographe Peter Lippmann de concocter une image qui synthétise le plaisir des grands vins liquoreux, et qui donne envie de les boire. C’est chose faite.
Lippmann a réussi à isoler visuellement 13 des 50 arômes identifiés dans un verre de sauternes, et à les faire figurer sous forme d’une grappe de raisins fort alléchante, où l’on repère, en regardant bien, le citron, la poire, l’orange, la figue, la cannelle, etc… Le tout est annoncé finement comme étant « so subtyle », subtilité qui n’échappera pas à un œil circonspect.
Nous voilà donc prévenus : les vins de Sauternes et Barsac sont d’abord et avant tout riches de leurs saveurs fruitées ; bonne manière de rappeler le coté naturel et authentique de ces vins liquoreux, aussi bons au dessert qu’à l’apéritif, vins de plaisir et de gourmandise, vins d’été et de convivialité.
Le vignoble des appellations Sauternes et Barsac est situé au sud de Bordeaux, à côté de celui des Graves. Il s’étend sur 2.200 hectares, et réunit 180 producteurs, qui vinifient six millions de bouteilles de vins blancs en moyenne par an.
6 juillet, 2010 | Commerce | Motivés |
La campagne de vente en primeur des grands crus de Bordeaux, millésime 2009, a montré une hausse importante des prix de vente de ces vins à la propriété. L’augmentation par rapport au millésime 2008 est parfois spectaculaire ; elle est moins forte mais générale par rapport au millésime 2005, grande année de référence dans le Bordelais.
Cette hausse n’a pas découragé les acquéreurs, et la plupart des grandes étiquettes de Bordeaux, notamment les premiers crus et les grandes marques du Médoc, ont trouvé preneurs ; les acheteurs sont aussi bien des amateurs français, que des investisseurs étrangers, des négociants britanniques ou des fonds de pension. Existent aussi des spéculateurs attirés par une possible plus value de ce millésime à moyen terme, ainsi que la cohorte grandissante des collectionneurs de grands vins dans le monde.
Cette hausse manifeste des cours des grands crus est à rapprocher des prix enregistrés lors des ventes aux enchères. La dernière vente de vins chez Artcurial à Paris a récolté 260.000 euros hors frais, pour une évaluation de départ de 208.000. Une fois encore, ce sont les grands Bordeaux qui ont dépassé les estimations, avec des enchères spectaculaires comme ces six bouteilles de Pétrus 1993 adjugées 16.800 euros. Ou bien ces six bouteilles de Château Lafite Rothschild estimées 5.000 euros, et vendues 9.600 euros. La prochaine vente de grands vins chez Artcurial, à Paris, aura lieu les 7 et 8 juillet ; tout le monde s’attend à des enchères élevées, pour les premiers crus de Bordeaux notamment.
14 juin, 2010 | Commerce | En recul |
On connaît avec exactitude les chiffres de l’année 2009, en ce qui concerne les ventes de champagnes dans le monde. Le volume de commercialisation atteint très exactement 293.314.717 bouteilles, soit une régression de 9% par rapport à l’année 2008. L’environnement économique mondial serait le principal accusé dans ce recul.
Les Français demeurent, de très loin, les premiers amateurs de champagne, avec 182 millions de bouteilles, soit près de deux tiers des ventes totales. L’Union Européenne a acheté 70 millions de bouteilles, et le reste du monde 41 millions de bouteilles, soit 160 pays consommateurs au total. Selon les estimations du premier semestre de cette année, le bilan de 2010 devrait être supérieur à celui de 2009, en raison d’une petite reprise à l’export.
On notera que la filière française des vins et spiritueux affiche le troisième chiffre d’affaires de notre balance commerciale à l’exportation avec 7,7 milliards d’euros. Cela représente la vente de 130 Airbus ….
13 juin, 2010 | Commerce | Grandes écoles |
L’Université Paris-Dauphine a remporté le concours de dégustation 20 sur VIN, qui oppose chaque année des grandes écoles françaises et britanniques. Ce concours purement amical est organisé au printemps par la Commanderie du Bontemps, au Château Lafite Rothschild, premier cru classé du Médoc à Pauillac. Douze grandes écoles y ont participé, et envoyé une délégation, souvent accompagnée de supporters.
En phase finale, Oxford et Cambridge se sont retrouvés face à Polytechnique et Paris-Dauphine. Le match fut extrêmement serré en raison de la qualité et des connaissances des étudiants participants. Et puis le classement s’est établi comme suit : 1er Paris Dauphine, 2ème Polytechnique, 3ème Oxford, 4ème Cambridge. Les Français étaient donc maîtres chez eux.
Selon Emmanuel Cruse, grand maître de la Commanderie du Bontemps, le concours 20 sur VIN va s’internationaliser davantage à l’avenir. Pour son dixième anniversaire, l’an prochain, il sera ouvert à des grandes écoles françaises, mais aussi européennes et américaines.
11 juin, 2010 | Commerce | Distribution |
Un magasin unique vient d’ouvrir au cœur des Galeries Lafayette à Paris : la Bordeauxthèque. Unique car ce lieu ne vend que des vins de Bordeaux, mais une telle gamme que l’on chercherait presque celui qui n’y est pas.
On compte en effet 12.000 références : tous les grands crus et bien sûr les plus grands, mais aussi les petits châteaux au rapport prix/plaisir très attractif, les blancs, les rosés, les liquoreux….
C’est une association féconde entre le groupe de négoce bordelais Duclot, spécialiste reconnu des grands vins, et les Galeries Lafayette du boulevard Haussmann, établissement centenaire dont le chiffre d’affaires annuel atteint le milliard d’euros, qui a engendré cette boutique magique. On la trouve au sein de Lafayette Gourmet, réputé pour la qualité de ses produits.
A la Bordeauxthèque, l’amateur trouvera donc des vins de Bordeaux, petits et grands à tous les prix, et pour toutes les occasions, dans un univers dont la décoration et la lumière ont été particulièrement soignées. L’accueil aussi, avec des vendeuses parlant aussi facilement l’anglais que le chinois, le service également avec des livraisons gratuites dans Paris, pour des achats volumineux.
Dès son ouverture au début du mois, la Bordeauxthèque a fait l’objet d’un succès inattendu. Une bouteille historique de Château d’Yquem 1899 a trouvé preneur. A ce rythme, nul doute que beaucoup d’autres suivront.

15 mai, 2010 | Commerce | Consommation |
La progression régulière des vins rosés en France, depuis l’an 2000, est l’un des éléments les plus positifs de l’économie de la filière vin. En dix ans, toutes les régions productrices ont vu leurs ventes augmenter, certaines comme Bordeaux ont quasiment doublé leur production, avec 30 millions de bouteilles en rosés et clairets. Selon les derniers chiffres, les ventes de rosés français dans la grande distribution ont encore gagné +7% l’an dernier.
Quatre vignobles se partagent l’essentiel de la production : Provence, Loire, Rhône et Bordeaux. Mais le sud ouest fait également une percée spectaculaire et récente.
L’exemple des Vignerons de Buzet est éloquent. Cette grosse coopérative du Lot et Garonne annonce déjà 10% de ventes supplémentaires de rosés cette année. Il y a cinq ans, le rosé représentait une bouteille de Buzet sur cinq, aujourd’hui, une sur trois !
A Bordeaux, on se félicite à bon droit d’une hausse de commercialisation de 18% l’an passé dans les grandes surfaces françaises. Mais on apprécie aussi les ventes à l’exportation, avec 5,6 millions de bouteilles expédiées en 2009 vers l’Europe du nord. On notera que le clairet, spécificité bordelaise qui recouvre des vins rosés plus colorés, charnus et corsés, se maintient avec une production de l’ordre de 4 millions de bouteilles.
14 mai, 2010 | Commerce | Salons |
Les Côtes du Rhône participent pour la première fois cette année au salon Vinexpo Asie de Hong Kong (25-27mai). Huit entreprises seront présentes au côté de l’interprofession, et une table de dégustation, animée par deux sommeliers, présentera toutes les appellations de la vallée du Rhône. Par ailleurs, les œnologues du service technique d’Inter-Rhône, seront présents à la London Wine Fair de Londres, du 18 au 20 mai. Ils organiseront des dégustations commentées pour les acheteurs et les professionnels de la filière. Au programme, une séance de trente minutes pour donner un aperçu dynamique de la région, et une dégustation à l’aveugle d’un assortiment de vins de la vallée du Rhône.
14 mai, 2010 | Commerce | Investissement |
La société mexicaine Vyva Francia vient d’acquérir pour deux millions d’euros la cave coopérative de Felluns, village du vignoble des Fenouillèdes, dans le Roussillon, et 60 hectares de vignes, situées à 450 mètres d’altitude. Cette opération a abouti après un an et demi de concertation avec la SAFER, qui avait acheté cette cave et huit propriétés. Les Mexicains ont annoncé qu’ils recherchaient « un vignoble d’altitude, avec des vieilles vignes, dont certaines centenaires, pour faciliter les assemblages ». La commercialisation s’effectuera d’abord vers le Mexique, avec une gamme de vins entre 7 et 25 euros la bouteille. A raison de 28 hectolitres par hectare de rendement en moyenne, la production globale est estimée à 1.500 hectolitres.
11 mai, 2010 | Commerce | Grands Vins |
Deux étiquettes connues de l’appellation Pessac Léognan vont disparaître avec le millésime 2009. Il s’agit de La Ville Haut Brion, qui est remplacée par La Mission Haut Brion blanc, et Les Plantiers de Haut Brion, qui devient La Clarté de Haut Brion. Voyons pourquoi.
Le prince Robert de Luxembourg, gérant de ces illustres vignobles bordelais, qui appartiennent à sa famille, a souhaité clarifier les marques qu’il commercialise dans un souci de cohérence. Comme il y a Haut Brion rouge et Haut Brion blanc, il y aura donc La Mission rouge et La Mission blanc. Exit La Ville Haut Brion, qui fait les frais d’une sorte de recentrage commercial. Le vin, l’un des plus grands graves blancs, perdure évidemment, mais sous l’étiquette de sa maison mère.
Même politique pour les Plantiers. Ce nom n’avait pas vraiment fait sa place sur le marché, et devient La Clarté. Cette nouvelle étiquette recouvre les deux seconds vins blancs de Haut Brion et de La Mission. On peut rapprocher cette stratégie de celle qui a déjà présidé à ce type de changements. Déjà, au cours des années précédentes, Robert de Luxembourg avait supprimé Le Tour Haut Brion, petit vignoble dépendant de La Mission, et trop souvent assimilé à une deuxième marque, alors qu’il s’agissait d’un cru classé! La Tour Haut Brion a disparu et le vin est venu bonifier celui de La Chapelle de La Mission, qui est bien le deuxième vin officiel de La Mission.
Enfin, l’an dernier, c’est l’étiquette Bahans Haut Brion, deuxième vin de Haut Brion rouge, qui est passée à la trappe, remplacée par Clarence Haut Brion. Clarence Dillon, aïeul maternel de Robert de Luxembourg, avait acheté Haut Brion il y a 75 ans. Son nom figure donc désormais sur l’une des étiquettes du domaine. On notera qu’au total, deux étiquettes de vins rouges et deux étiquettes de vins blancs, ont disparu en peu de temps dans la même appellation. Mais, bien entendu, elles ont toutes été remplacées.
29 avril, 2010 | Commerce | Croisières |
Le développement important de l’industrie de la croisière amène dans le port de Bordeaux de nombreux paquebots. L’année 2009 a vu 30 navires accoster dans le Port de la Lune, avec un total de 42.000 passagers et membres d’équipage. Ils étaient 28.000 l’année d’avant ; ils seront en principe 21.000 cette année. Cet afflux de touristes, plutôt fortunés (mais pas tous), ne laisse pas indifférents les marchands de vins et même les producteurs. Car à chaque escale, ces passagers souhaitent visiter les châteaux et les vignobles; ils veulent également acheter du vin et profiter de la gastronomie locale. On compte que chacun d’eux dépense en moyenne 200 euros par jour et par escale, ce qui a fait pour l’an passé à Bordeaux la somme rondelette de 8,4 millions d’euros. Cette somme a été dépensée dans les magasins, les restaurants, les visites de monuments en Gironde, et forcément en achats de vins. L’arrivée de certains paquebots transportant plus de mille personnes, et parfois même trois mille, est bien devenue une aubaine pour l’économie locale, et pour la filière vins.
31 mars, 2010 | Commerce | Import |
Selon FranceAgriMer, les importations de vins en 2009 ont enregistré une légère hausse de 2 % par rapport à celles de l’année 2008, avec un total de 5,8 millions d’hectolitres. En revanche, elles reculent en valeur à 0,5 milliard d’euros, soit – 5 % par rapport à 2008. L’Espagne reste toujours le premier fournisseur de la France, avec 49 % du volume global importé, devant l’Italie dont la part de marché (27 %) est en légère augmentation par rapport à 2008. Au final, face à des exportations en forte baisse, le solde 2009 du commerce extérieur vins s’élève à 5 milliards d‘euros, en baisse de 20 % par rapport à 2008. Cet excédent reste toutefois le 3e poste positif de la balance commerciale française en 2009.
2 mars, 2010 | Commerce | Bonne nouvelle |
Le 9ème Vinisud, salon international des vins et spiritueux méditerranéens, vient de fermer ses portes à Montpellier. Il a engendré espoirs et encouragements à poursuivre pour les vignerons présents, soit 1 631 exposants. Il a enregistré la présence de 32 269 visiteurs sur les 3 jours, contre 32660 en 2008, dont 8 875 visiteurs internationaux (27%).
Il a permis de mettre en évidence la diversité des vins produits dans le Sud de la France (Corse comprise) et dans certains pays riverains de la Méditerranée, et surtout de découvrir un millésime 2009 excellent. Tout cela a confirmé que ces vins ont tout pour être présents sur les marchés français et export.
En parallèle, plusieurs conférences ont pu intéresser les visiteurs sur les thèmes actuels que sont la presse et le vin, Internet, l’œnotourisme, les nouveaux sigles de qualité ou le développement durable. Le Languedoc et le Roussillon étaient très bien représenté avec 665 exposants, mais aussi la Vallée du Rhône (377 exposants). Chez les étrangers, Espagnols (100) et Italiens(65) étaient les plus nombreux. Pour la première fois les vins des régions de Basilicata, du Haut-Piémont (Italie) et de Catalogne (Espagne) avaient fait le déplacement.
Parmi les nombreuses dégustations, notons celles proposées au Palais Méditerranéen, en partenariat avec l’Union des Œnologues de France : 1920 vins offerts à la dégustation et 8 500 visiteurs pour les découvrir. Un autre stand « Sud de France » proposait 400 vins de 250 producteurs, et une dégustation comparative mondiale pour les acheteurs animée par Dominique Lapierre, Meilleur sommelier de France 2004.
Nouveautés à Vinisud : A la Cave Anne de Joyeuse de Limoux Les Trois Social Club N°10 gamme de vins de pays d’Oc rouges, blancs et rosés, naturellement faibles en degrés à 10,5 %. Et au Cellier des Dauphins, une gamme « Signature » : côtes du Rhône rouge et blanc en fût de chêne, Vieilles Vignes et Vinsobres.
4 février, 2010 | Commerce | Vignobles |

Il s’agissait de récompenser les acteurs innovants du tourisme viticole en France, c’est-à-dire les vignerons, les négociants, les organismes, les coopératives, et plus généralement les professionnels du vin qui ont montré une démarche utile dans ce secteur.
Les quatre grands prix nationaux ont été attribués à : La Maison Cazes à Rivesaltes, la Table d’Olivier Leflaive à Puligny-Montrachet, La Route des Vins du Jura, et le Syndicat des Vignerons d’Alsace. Par ailleurs, quatre trophées ont été remis, comme Prix d’Honneur, à quatre familles dynamiques, considérées comme des pionniers du tourisme viticole : les Duboeuf pour l’oenoparc du Hameau Duboeuf, les Cazes pour le village de Bages à Pauillac, les Cathiard pour les Sources de Caudalie à Martillac et les Maire pour la Taverne d’Arbois dans le Jura.
Il faut noter que 360 candidats se sont manifestés pour cette édition 2009 ; une première sélection en a retenu 43, puis une seconde 14, avant d’élire les vainqueurs. C’est le conseil supérieur de l’oenotourisme qui a instruit les dossiers. Il s’agissait de récompenser la mise en valeur d’une cave ou d’un site, la qualité de l’hébergement et de la restauration dans le vignoble, la mise en réseau avec d’autres ressources touristiques naturelles ou culturelles, la création d’un projet économiquement viable ayant un fort impact sur le territoire concerné.
25 janvier, 2010 | Commerce | Négoce |

C’est une petite entreprise restée toujours familiale, qui est basée à Vacqueyras, dans le Vaucluse ; elle est spécialisée dans la vente des vins de la vallée du Rhône, qu’elle exporte en Europe et à l’autre bout du monde. Elle possède également en propre 40 hectares de vignes.
En attendant de fêter le tricentenaire de leur commerce, Marc et Jean-François Arnoux lance une gamme baptisée The Vins, qui renouvelle par son habillage l’étiquetage souvent très conventionnel des vins français. La marque The Vins recouvre quatre cuvées de Côtes du Rhône, Gigondas, Vacqueyras et Chateauneuf du Pape, qui sont présentées sous les noms respectifs de The Rhon, The Gig, The Vac et Chato9.
On voit d’emblée le coup de jeune donné à ces appellations, et comment la modernité fait ici bon ménage avec la tradition. La volonté de créer des marques à la prononciation facile dans le monde entier a évidemment prévalu. Ces vins sont issus de chais de producteurs sélectionnés par les Arnoux et partenaires de la maison. On les trouvera dans certains restaurants et chez des cavistes.
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