8 avril, 2013 | Commerce | Seguin Moreau renoue avec les bénéfices |

Seguin-Moreau habille le marché du luxe

Seguin Moreau

Seguin Moreau

Après avoir connu des années difficiles au début du siècle, la tonnellerie charentaise Seguin Moreau renoue avec les bénéfices. Son bilan pour 2012 fait état de 80.000 barriques et futs commercialisés sur les cinq continents, et un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros pour un effectif total de 200 personnes. « On est reparti en croissance depuis deux ans, et on a été élu meilleur tonnelier du monde par les Américains » peut annoncer le directeur général Nicolas Malher Besse.

Ce jeune dirigeant, issu d’une vieille famille de négociants bordelais, n’est pas étranger à la bonne santé de l’entreprise. Il y est arrivé en 2011 avec un bagage professionnel acquis chez le confrère Radoux ; mais aussi avec un esprit ouvert et novateur, dont son curriculum vitae porte la marque, avec un diplôme de biologiste, un autre de l’école supérieure de commerce de Bordeaux et un CAP de boulanger !

Pour autant, se griser du succès ne relève pas davantage de sa  philosophie : « Le monde ne va pas bien, convient-il.  Nous sommes dans une entreprise qui progresse et qui gagne de l’argent, mais si on n’avance pas on tombe. Si la crise s’accentue, on souffrira quand même, on n’est pas intouchable. Mais nous sommes positionnés sur le haut de gamme et le luxe ne marche pas trop mal. Notre bouclier contre la crise, finalement, c’est la qualité. C’est ça la bataille de demain ».

Si l’on remonte à la fondation de la tonnellerie Moreau en 1838, puis à celle de Seguin en 1870, lesquelles ont fusionné en 1959, l’histoire de ce petit groupe est fort longue ; elle s’étend sur trois siècles de partenariat avec le monde du cognac et du vin. Mais ses clients n’ont pas changé ; ce sont toujours les maisons de Cognac, les châteaux de Bordeaux, les vignobles de Californie, Bourgogne, Italie, au total 40 pays jusqu’en Israël…. Et c’est cette multitude de débouchés qui lui assure une place parmi les leaders du marché, comme la multitude de ses produits (barriques, foudres, produits alternatifs de boisage) conforte cette position.

Déjà, ces produits alternatifs, type douelles ou sticks, désormais autorisés, représentent 10% du chiffre d’affaires, et ce marché ne va pas cesser de grandir. Il va prendre, selon Nicolas Malher Besse, la place des barriques de moyenne gamme. Parallèlement, Seguin Moreau diversifie aussi son approvisionnement avec des achats de bois dans les grandes forêts domaniales françaises, en forêt privée et dans le Caucase.

Riche d’un long passé et d’une large aventure internationale, Seguin Moreau garde ses racines charentaises. Le groupe est toujours la propriété de la famille Hériard Dubreuil, actionnaire du cognac Rémy Martin et du groupe Rémy Cointreau ; et son siège est toujours à Merpins, à côté de Cognac, avec d’autres bureaux à Bordeaux. L’ancrage régional est totalement respecté.

4 avril, 2013 | Commerce | Rencontres Nationales les 11 et 12 avril |

Les indépendants visent l’export

Les Vignerons Indépendants de France organisent leurs rencontres Nationales les 11 et 12 avril prochains à Epernay, en Champagne. Ils proposent deux jours de débats sur le thème : « L’export est-il un nouvel eldorado ? ». Plusieurs marchés seront expliqués, aussi bien les vieux clients comme l’Allemagne et la Grande Bretagne, que les nouveaux venus : Chine, Pologne, Russie, etc… On y attend de nombreux témoignages, et l’expertise de M.M. Castellucci, directeur de l’Office International de la Vigne et du Vin (OIV), et J. de Roany, conseiller du commerce extérieur.

2 avril, 2013 | Commerce | La famille Reiffers |

Nouvelle transaction dans le vignoble

Château Côte Baleau

Château Côte de Baleau

La famille Reiffers, propriétaire de trois crus classés à Saint Emilion, vient de vendre son patrimoine viticole à l’un de ses voisins, la famille Cuvelier, propriétaire du Clos Fourtet, premier grand cru classé. Les Cuvelier possèdent également le Château Poujeaux à Moulis dans le Médoc.

La transaction porte sur le Château Côte Baleau (8 hectares), le Clos Saint Martin (1,3 hectare) et l’emblématique Château des Grandes Murailles (2 hectares). Beaucoup d’observateurs considèrent que le petit Clos Saint Martin est une véritable pépite, dont le terroir s’apparente en tous points à celui d’un premier cru.

La famille Reiffers était dans l’indivision et devait aussi régler des problèmes de succession ; Sophie Fourcade, qui gérait les domaines de sa famille, reste à son poste avec le nouveau propriétaire.

13 mars, 2013 | Commerce | Conjoncture |

Groupements de producteurs : l’union fait la force

Les groupements de producteurs pour mieux commercialiser le vin ne cessent de se créer dans toute la France. Ils sont le plus souvent le fait de jeunes vignerons, attachés à des propriétés familiales de moyenne taille, et désireux de trouver des nouveaux débouchés, tant en direct auprès des particuliers, que dans la grande surface ou le lointain export.

L’un des plus importants est aussi l’un des plus anciens, c’est le club Vignobles et Signatures, créé en 1984. Il rassemble 17 viticulteurs, qui cultive 1.600 hectares, et produisent 12 millions de bouteilles. C’est une force de frappe considérable….

L’un des plus récents est l’association BIOtiful Wines, ainsi plaisamment baptisé car ses neuf membres sont tous en agriculture biologique. Ils sont tous issus d’une région différente, et ont ouvert plusieurs marchés nouveaux, notamment en Asie, et au Salon Millésime Bio de Montpellier.

Dans le sud ouest, six propriétaires ont créé la Java Sud Ouest, autour du dynamique Luc de Conti, à Bergerac. Ils proposent une gamme élargie vers cavistes et restaurateurs, notamment.

Le GIE des Vignerons d’Aquitaine, que préside Thierry Maillié, à Camblanes en Gironde, réunit vingt viticulteurs indépendants de toute la région, qui veulent vendre en direct, tant en France qu’à l’export. Et ça marche….

Même chose dans la vallée du Rhône avec plusieurs groupements, récents ou non, comme Rhône Vignobles, bien structuré depuis 20 ans, Ambiance Rhône Terroirs, Femmes Vigne Rhône, joli jeu de mots pour un groupe de 30 professionnelles déterminées, ou les Toqués des Dentelles, groupe d’une quinzaine de vignerons qui se veulent paysans et artisans, au pied des célèbres Dentelles de Montmirail.

La liste est loin d’être exhaustive : on pourrait en citer vingt autres dans le Languedoc, la Gironde, la Bourgogne ou le Val de Loire. Et tout porte à croire que le phénomène va encore s’amplifier.

11 mars, 2013 | Commerce | Salons |

Les Vignerons Lauréats s’installent à Toulouse

Le Club des Vignerons Lauréats rassemblent une cinquantaine de producteurs de vins de toute la France, représentant chacun une appellation différente. Il est né en 1975 de la volonté de plusieurs viticulteurs médaillés au Concours Agricole de Paris, pour valoriser les récompenses obtenues et promouvoir leurs vins.

Plusieurs salons ont lieu chaque année en France à la rencontre des amateurs et des acheteurs, principalement des particuliers, notamment à Paris, où cette formule rencontre un bon succès, comme à Nantes. Il s’agit d’un système de « ventes privées », directement au consommateur, de la part de propriétés familiales qui distribuent leurs vins en direct.

Le prochain salon du Club des Vignerons Lauréats aura lieu à Toulouse du 15 au 17 mars. Quarante producteurs s’installent à l’Ecole d’Ingénieurs de Purpan, 75 Voie du TOEC, proche de la rocade, sortie 29.

C’est également à Toulouse, mais le mercredi 3 avril, qu’aura lieu le concours national des vins à indication protégée de France. Il est ouvert aussi bien aux vins de cépage et aux vins d’assemblage des trois derniers millésimes, et se tiendra dans la Médiathèque José Cabanis de l’Arche Marengo. L’an passé à Marseille, ce concours avait récompensé 200 vins sur 800 échantillons dégustés.

7 mars, 2013 | Commerce | Conjoncture |

Les grands concours se réunissent

Parce qu’ils ont senti que la multiplicité des concours de vins qui font florès sur le sol de la France pouvait nuire à leur crédibilité (1), les grands concours* les plus représentatifs de la production viticole ont décidé de se réunir dans une association qui a pour but de regrouper les grands concours Vinicoles Français qu’ils soient Régionaux ou Nationaux pour la défense des intérêts de ces Concours qui ont un rôle économique très important mais aussi d’assurer la représentation vis à vis des pouvoirs publics , l’harmonisation des règlements afin de faciliter les inscriptions des metteurs en marché  sur les différents concours et de lutter contre l’utilisation abusive des macarons. L’adhésion a été limitée à un concours par région réservée aux seules appellations françaises (AOC ou AOP et IGP). Peuvent participer uniquement les Concours ouverts à des vins jugés chacun dans leur catégorie, excluant de fait les  confrontations inter produit (type vins de cépages). Chaque concours doit évidemment respecter les règles imposées par la législation en vigueur de la DGCCRF. L’association a enfin pour but la mise en place de moyens de communication importants pour faire mieux connaitre ces concours dans la presse et vis-à-vis des distributeurs et de valoriser les produits médaillés dans la presse. La création de cette association a été annoncée par Michel Bernard, président du Concours d’Orange lors de l’édition 2013 de ce Concours.

*LISTE DES CONCOURS ADHERENTS A L’ASSOCIATION DES GRANDS CONCOURS VINICOLE FRANÇAIS : Concours des Grands Vins de France de Macon, Grand Concours des Vins d’Alsace de Colmar, Concours des Vins à Orange, Concours de Bordeaux, Concours des Vins de Loire, Concours Nantais-Anjou-Saumur-Touraine ou Concours des Ligers -Vin de Loire : de Nantes à Clermont Ferrand, Concours des Vins de Provence à Saint-Tropez ou Concours des vins de Brignoles (liste provisoire) .

(1)   voir nos informations du 27 février dernier

3 mars, 2013 | Commerce | Oenotourisme |

Le tourisme arrive en bateau

Le tourisme de croisière fait une entrée remarquée dans le port de Bordeaux. Attirés par le label du Patrimoine Mondial de l’UNESCO, et la découverte des châteaux viticoles, les visiteurs sont de plus en plus nombreux en Gironde, et viennent désormais en bateau jusqu’au centre de Bordeaux.  Quarante paquebots de croisières sont attendus cette année dans le port, avec des passagers qui se comptent en dizaines de milliers. Les retombées économiques sont estimées à six millions d’euros, dont le tourisme viticole sera le premier à bénéficier.

En effet, selon des chiffres fournis par la mairie, l’oenotourisme est en progression spectaculaire dans le vignoble bordelais, avec un nombre croissant de sociétés spécialisées dans la visite des châteaux. Parallèlement, le concept de « Fête du Vin » qui attire des centaines de milliers de personnes pendant quatre jours sur les quais de la Garonne, s’exporte avec succès. Après Québec et Hong Kong, c’est Bruxelles qui aura sa « Fête du Vin «  l’année prochaine ». Au total, on compte que chaque année, plus de trois millions de touristes passent par Bordeaux.

16 février, 2013 | Commerce | Salon d'Angers |

Les vins de Loire bien (re)partis

L’édition 2013 du Salon des vins de Loire, qui s’est tenue du 4 au 6 février à Angers, a renoué avec l’affluence. La manifestation professionnelle a accueilli – selon les organisateurs – quelque 9 000 visiteurs.

Après un millésime 2012 perturbé par la neige et des éditions antérieures un peu à bout de souffle, le Salon ligérien a redonné le sourire à une bonne partie de ses exposants. Surtout ravis de voir “de nouvelles têtes”, et des acheteurs variés : des cavistes en nombre, des restaurateurs, et des étrangers, même si le Salon des Vins de Loire n’a pas la vocation internationale de Prowein ou de Vinexpo, et n’attire pas les gros opérateurs. Les négociants sont d’ailleurs de moins en moins nombreux à rester fidèles au Salon. Une bonne part se concentre sur les salons plus internationaux. Ceux qui possèdent des domaines, tels que les Grands Chais de France, mettent plus en avant leurs vignobles.

Pour les vignerons, la manifestation est une occasion de rencontrer bon nombre de clients en peu de temps. “Je vois une cinquantaine de cavistes avec lesquels je travaille, en trois jours. Il me faudrait beaucoup plus de temps pour aller les voir un par un”, résume un producteur de Saumur Champigny. “Au-delà de l’aspect commercial, le salon est aussi une belle opération de promotion des appellations du Val de Loire. Ce salon fait parler de nous”, souligne un directeur de coopératives.

Cet intérêt pour les vins de Loire, s’est même élargi, au-delà du salon, pendant le week-end précédent son ouverture, puisque les “off”, désormais bien ancrés dans le paysage, ont connu également une grosse affluence. Deux principaux – il y en a quatre au total – ont accueilli plus de 1 500 acheteurs chacun. Orientés bio, ou vins naturels, ces salons parallèles reçoivent beaucoup de cavistes, de bars à vins et des importateurs. “En fait, les deux sont assez complémentaires, on ne vend pas les mêmes volumes d’un salon à l’autre”, résume un producteur en biodynamie, exposant au Salon des vins de Loire et dans deux « salons off ».

14 février, 2013 | Commerce | Succession |

Des Américains à la tête de Leclerc-Briant

Les Américains Denise Dupré et Mark Nunnely ont acheté l’an passé la marque, les bâtiments, les stocks et les contrats d’approvisionnement du champagne Leclerc-Briant à Épernay.

Suite au décès brutal de Pascal Leclerc-Briant, récoltant-manipulant renommé dans le monde de la biodynamie, la succession, comme souvent en Champagne, n’avait pas été simple. Fin décembre 2010, une partie des vignes situées en majorité sur le territoire de Verneuil, soit 17 hectares, avait été vendue au groupe Lanson-BCC et à la maison Roederer. Puis, en décembre 2011, Roederer a acquis tout le domaine avant de le revendre aux deux Américains. La maison a toutefois gardé les 13 hectares qui restaient encore sur les terroirs de Cumières, Damery et Hautvillers.

Les acquéreurs sont des passionnés de l’art de vivre à la française. Mark Nunnelly est un financier, Denise Dupré est professeur à Harvard où elle est à la tête de la chaire « Hospitalité, restauration et hôtellerie ». Francophiles, ils recherchaient une belle société en relation avec le vin. Le fait que Leclerc-Briant soit classé en bio a évidemment été un atout supplémentaire dans cette opération dictée par la passion du champagne.

9 février, 2013 | Commerce | Rapprochement majeur |

Coopératives : Une fusion d’importance dans la vallée du Rhône

Les deux caves coopératives des Vignerons de Caractère et des Vignerons de Balma Venitia regroupent 250 exploitations viticoles et exploitent 2.300 hectares de vignes au pays des Dentelles de Montmirail, dans le Vaucluse. Les conseils d’administration de ces caves viennent de décider à l’unanimité de travailler sur un projet de fusion pour regrouper les deux entreprises.

Ce rapprochement de deux acteurs majeurs de la coopération viticole en vallée du Rhône, a en effet du sens. Ces deux caves ont été créées il y a plus de 50 ans et partagent les mêmes valeurs à la fois dans la qualité des vins, leurs démarches de certification et leur implication dans le développement durable.  Elles ont acquis une longue expertise des crûs de la vallée du Rhône méridionale tels que Gigondas, Vacqueyras, Beaumes de Venise ou le célèbre Muscat de Beaumes de Venise. Ce sont également des acteurs majeurs de l’oenotourisme, chacune avec un restaurant dynamique et une démarche ambitieuse de découverte de ce site unique des Dentelles de Montmirail.

Cette union permettrait de passer à une nouvelle étape qui assurera la pérennité des exploitations viticoles, la protection de leurs terroirs et le savoir-faire de plusieurs générations de vignerons. Les capacités de développement seront ainsi démultipliées dans tous les domaines, (technique, recherche, commercial, marketing) avec une maitrise des coûts de fonctionnement. La nouvelle structure, dont le nom n’a pas encore été décidé, produirait l’équivalent de 8 millions de bouteilles pour un chiffre d’affaires avoisinant 30 millions d’euros.

28 janvier, 2013 | Commerce | Export |

Nouvelle histoire belge

Les vins français demeurent les plus appréciés par nos voisins belges. Selon les chiffres du ministère, ils sont numéro un en Belgique, avec 58% de parts de marché. Cela fait deux point de plus qu’en 2010, où l’on ne comptait que 56%. Il s’agit donc d’un progrès. Ce progrès est surtout sensible à Bruxelles et en Wallonie, où les vins français occupent plus de 66% de parts de marché. En Flandres, en revanche, la concurrence des vins italiens et espagnols est plus féroce, et ramène la part des vins français à 49%.

22 janvier, 2013 | Commerce | Effervescents |

Bonfils majoritaire dans le capital de la Maison Salasar

Le groupe viticole Bonfils se lance sur le marché des vins effervescents en devenant majoritaire dans le capital de la Maison Salasar, propriétaire  et élaborateur de Blanquette et Crémant de Limoux. Située à Campagne sur Aude, la Maison Salasar, créée en 1890, est aujourd’hui dirigée par René Salasar qui représente la 3ème génération. La famille est propriétaire du domaine de Beausoleil, un vignoble en terrasse de 60 hectares, planté essentiellement en Mauzac et Chardonnay.

La Maison Salasar produit et élabore plus de 1 million de bouteilles dont 95% de vins effervescents vendus sur les marchés français et étrangers. « L’entrée de la Maison Salasar dans notre famille est une continuité stratégique. Ce vignoble sur les hauteurs de Limoux est exceptionnel et nous permettra d’aborder le marché avec des vins de grande qualité » souligne Laurent Bonfils.

De son côté, René Salasar, âgé de 83 ans, ajoute : « Avec cette passation, nous allons bénéficier du dynamisme commercial des Vignobles Bonfils et explorer certains marchés qui, par notre taille artisanale, nous échappent aujourd’hui. Nous transmettons notre savoir-faire technique autour des vins effervescents ».

Les Vignobles Bonfils, dont le siège social est situé au domaine de Cabadies, sur la commune de Capestang  dans l’Hérault, sont aujourd’hui propriétaires de 1.400 hectares de vignes, avec un patrimoine viticole de 17 domaines en Languedoc-Roussillon et 3 dans le Bordelais.

21 janvier, 2013 | Commerce | Export |

Montpellier accueille le Forum International d’Affaires

Le Parc des expositions de Montpellier servira de cadre les 30 et 31 janvier à la quatrième édition du Forum International d’Affaires (FIA), organisé par les vignobles Sud de France Développement. Il est destiné à favoriser le développement export des entreprises viticoles du Languedoc-Roussillon. En alternance avec Vinisud, le FIA réunit tous les deux ans des acheteurs du monde entier. Ils seront 220 attendus de 40 pays pour l’édition 2013, venus des Pays-Bas,  d’Allemagne, les marchés historiques et prioritaires pour les vins Sud de France, mais également de Chine, Japon, Corée du sud, Hong-Kong, USA, Canada… Plus de 1 500 vins seront présentés. Les objectifs du FIA sont en premier lieu de favoriser les ventes à l’export des entreprises régionales mais également de promouvoir la marque Sud de France ainsi que celle de la région et du terroir auprès des acheteurs étrangers.

21 janvier, 2013 | Commerce | Chiffres |

Une bonne année pour le cognac

Avec 168 millions de bouteilles vendues en 2012, Cognac a fait mieux que l’année précédente. En fait, l’eau de vie charentaise enregistre une progression de 3% des volumes commercialisés, et surtout un bond de 16,7% du chiffre d’affaires, à 2,39 milliards d’euros. C’est l’extrême orient, avec 62,6 millions de bouteilles de cognac importées, qui a tiré l’export à la hausse.

17 janvier, 2013 | Commerce | Négoce |

Le grand retour du vrac

Le marché du vrac représente désormais la moitié des échanges internationaux de vins, selon une étude très intéressante publiée par la Lettre Vitisphère. Les chiffres sont éloquents : le vrac représentait 30 millions d’hectolitres sur le marché mondial du vin en 2000 ; il est passé à 62 millions d’hectolitres en 2010. Il a donc plus que doublé en dix ans. Et l’Office International du Vin (OIV) considère que ce vrac pourrait atteindre 90 millions d’hectolitres en 2020.
Les observateurs semblent unanimes à penser que le vrac a donc un bel avenir dans le négoce international. Ils s’appuient pour cela sur la vitalité de certains marchés émergents comme la Russie ou la Chine, et sur la demande mondiale croissante pour les grands cépages internationaux : merlot, chardonnay, syrah, sauvignon, etc.
Curieusement, la France reste complètement à l’écart de ce phénomène : en dix ans, la France a perdu 20% des volumes de vins qu’elle exporte en vrac (Source : Lettre Vitisphère).
6 janvier, 2013 | Commerce | La vie des sociétés |

Affaire à vendre, affaire vendue

La société de cognac Larsen, maison familiale fondée en 1926, vient d’être achetée par le groupe Rémy Cointreau. Très connue sur le marché scandinave, la marque Larsen devient ainsi complémentaire du cognac Rémy Martin.

De son côté, la société Marie Brizard, vieille entreprise bordelaise qui doit son nom à sa fondatrice et à l’anisette du même nom, est toujours à vendre. Sa maison mère, le groupe international Belvédère, fortement endetté, a reçu de nombreuses propositions de rachat. Trois acheteurs potentiels ont été sélectionnés et les négociations se poursuivent, qui devraient aboutir prochainement.

7 décembre, 2012 | Commerce | Acquisitions |

Le groupe Vranken continue à grandir

Un refinancement permet à Paul-François Vranken, PDG du groupe champenois Vranken-Pommery Monopole, d’acquérir cinq sociétés. L’augmentation de capital est au maximum de 42,5 millions d’euros, dont 37,6 millions servent à l’achat d’entreprises comme Bissinger & Co. Il s’agit là d’une marque historique de la Champagne fondée en 1875. Bissinger & Co détient deux sociétés : le Domaine de Montchenois, propriétaire de 22 hectares de vignes dans la Marne ; et la SCEV des vignobles Vranken avec exploitation de 98% de vignes en location dans la Marne. A noter que Bissinger possède une participation de 34% dans le capital de l’Auberge Franc Comtoise qui exploite le fonds de commerce du restaurant Alain Senderens, à Paris, anciennement Lucas Carton.

Les acquisitions portent aussi sur la GV Courtage, courtier traditionnel dans les relations entre les apporteurs de raisins et les maisons de négoce ; la SC de Pequigny, propriétaire de 2,6 ha de vignes dans l’Aube ; la CDA Gmbh, agence commerciale pour les produits Vranken-Pommery Monopole et distributeur des champagnes Bissinger sur le marché de l’est européen.

Au final, ces acquisitions permettent au groupe Vranken de rationaliser et sécuriser ses approvisionnements en raisins, d’intégrer la marge complémentaire liée à un flux de 2 millions de bouteilles par an, de détenir un domaine de plus de 20 hectares d’un seul tenant dans la région champenoise, et enfin, de détenir une société de courtage .

6 décembre, 2012 | Commerce | Consommation |

Grandes bouteilles au restaurant

L’opération « Carte sur table » qui fut un succès l’an passé, est renouvelée cette année pendant tout le mois de décembre, réveillons bien compris. Il s’agit de proposer aux convives de quinze restaurants parisiens des grands crus de Bordeaux à des prix plus accessibles que ceux ordinairement pratiqués.

Une douzaine de grands bordeaux, tels que Figeac, Lafite, Montrose ou Pétrus, sont ainsi disponibles, dans des millésimes aujourd’hui prêts à boire. Exemple : Beychevelle 2005 à 130 euros, Climens 2000 à 80 euros, Gazin 1995 à 105 euros, Chevalier 2000 à 110 euros ou Brane Cantenac 2004 à 85 euros. Notons aussi Grand Puy Lacoste 2001 à 100 euros, Pétrus 2002 à 500 euros, ou un « vieux » Ducru Beaucaillou 1986 à 160 euros.

Plusieurs restaurants étoilés ou non, mais aussi des brasseries, sont partenaires, comme ils l’étaient en 2011, de cette opération lancée par le Groupe Duclot, négociant à Bordeaux, et sa filiale La Vinicole à Paris. Liste des établissements et informations sur le site internet www.CARTESURTABLE.FR

5 décembre, 2012 | Commerce | Alimentation |

La Savoie impose sa Marque

Cinquante entreprises et organismes des pays de Savoie se sont regroupés pour créer la Marque Savoie. Ils sont essentiellement issus de l’agroalimentaire, de la viticulture, du tourisme, de la restauration et de l’horticulture, avec un but bien affiché : promouvoir les meilleurs produits de leurs terroirs.

Le cahier des charges de la Marque Savoie impose des critères stricts, en matière de production, de traçabilité, et notamment « de posséder des qualités organoleptiques supérieures aux éventuels produits standards correspondants ».  Cette marque garantit une origine, propose un circuit court et constitue un bon repère commercial pour le consommateur. On y trouvera aussi bien des poissons de lac que des fromages de montagne, des jus de fruits ou d’ancestrales recettes gastronomiques.

On y trouvera aussi des vins, avec deux mille hectares de vignobles en appellation, dont les deux tiers plantés de cépages blancs parfois peu connus : veteliner, mondeuse, jacquère, altesse, bergeron…. Un véritable conservatoire de vieux cépages inconnus ailleurs. Seize vignerons savoyards adhèrent à la Marque Savoie, et pérennisent à leur façon les traditions agricoles et alimentaires alpines.

4 décembre, 2012 | Commerce | Décrochage |

Champagne : l’année 2012 marque le pas

La champagne décroche à l’export : avec 49,4 millions de bouteilles, les exportations reculent de 4,2% au premier semestre 2012. Soit deux millions de bouteilles en moins. Les ventes baissent de 7% dans l’Union Européenne, et de 0,8% dans les pays tiers.

Dans le même temps, c’est-à-dire pour les six premiers mois de l’année, les ventes de champagne enregistrent une baisse de 1% dans la grande distribution, et le discount. Mais le prix moyen est à la hausse. En effet, le chiffre d’affaires gagne 0,6% sur ces marchés, et on note un net recul des bouteilles à moins de dix euros sur les rayons.

3 décembre, 2012 | Commerce | Acquisition à Saint-Emilion |

Bellefont Belcier devient chinois

Le château Bellefont Belcier, grand cru classé de Saint Emilion, vient d’être acheté par M. Wang, un riche industriel chinois spécialisé dans la métallurgie. C’est un vignoble de 14 hectares d’un seul tenant, sur un terroir de côte et de pied de côte, avec une parcelle de trois hectares sur le plateau de Pavie, plantée de vieux pieds de merlot.

Bellefont Belcier dispose d’un cuvier rond construit au 19ème siècle, qui passe pour une petite merveille de l’architecture viticole locale. Le domaine appartenait à un trio d’amis, M.M. Berrebi, Hébrard et La Guillaumie, qui ont bien œuvré pour redonner au vin son niveau de qualité actuel, et installer dans le château des chambres d’hôtes et des pièces de réception, qui n’ont pas pu laisser les Chinois indifférents…

29 novembre, 2012 | Commerce | Oenotourisme |

Le Château de Chamirey s’ouvre au tourisme

Hier aux commandes de la maison Antonin Rodet, et depuis une dizaine d’années aux côtés de ses enfants, Amaury et Aurore, sur le domaine familial, Bertrand Devillard fait partie des précurseurs en matière de communication et d’oenotourisme. La première tranche d’un projet ambitieux vient de voir le jour avec l’ouverture au public de la cuverie historique du Château de Chamirey (Mercurey – 71), propriété de la famille. « L’idée est de faire découvrir et mieux comprendre la Côte Chalonnaise, dont la richesse et la diversité des paysages, des terroirs et des vins, est encore méconnue », communique la famille Devillard.

Dans ce nouvel espace, les amateurs peuvent déguster gratuitement (vins protégés sous azote) et acquérir les vins des cinq domaines exploités par la famille (une cinquantaine d’hectares au total) : Château de Chamirey, Domaine des Perdrix (Nuits-Saint-Georges), Domaine de la Ferté et Domaine du Cellier aux Moines (Givry), Domaine de la Garenne à (Mâcon). La deuxième étape de ce grand projet d’accueil du public suivra, au printemps 2013, avec l’ouverture d’une table d’hôtes, mettant à l’honneur les cuvées des Domaines Devillard et une bibliothèque pédagogique du vin.

28 novembre, 2012 | Commerce | Chiffres |

Val de Loire : les appellations en hausse, les vins de pays en baisse

Selon des données fournies par l’Observatoire économique d’Interloire, les vins d’appellations du Val de Loire ont progressé à l’export de 13 % en volume, et de 12 % en valeur, sur les 8 premiers mois de 2012, par rapport à la même période de 2011.

Ces statistiques englobent l’ensemble des vins de Loire (de Nantes à Sancerre). C’est en blanc que les volumes sont les plus conséquents, tirés par le Muscadet et la zone de Sancerre : 181 000 hectolitres, soit + 16 %. Les rouges et rosés ensemble progressent de + 4 %. Enfin, les bulles avancent de 28 % à plus de 32 000 hectolitres ! En volume, le trio de tête des pays clients des vins de Loire est formé par le Royaume Uni, les USA et la Belgique. En valeur, ce sont les USA, le Royaume Uni et l’Allemagne.

En revanche, les vins de pays sont en baisse. Avec 285 000 hectolitres, le volume de vins de pays du Val de Loire revendiqué par 1.360 opérateurs (dont les trois quarts sont en Loire-Atlantique, Maine-et-Loire et Loir-et-Cher) sur la récolte 2011, affiche encore une baisse par rapport à 2010. Le volume a été réparti également entre négoce et vente directe. Il est dominé par les vins blancs, essentiellement sauvignon (79 000 hectolitres) et chardonnay (55 000 hectolitres). Les rouges (28 % du volume) et les rosés (20 %) sont majoritairement produits à partir du  cabernet franc et du gamay.

En 2010, 4 700 hectares avaient été engagés, contre 4 400 en 2011. En quelques années, le chiffre a été divisé par deux. Et il ne cesse de diminuer. Plusieurs raisons expliquent cette baisse : l’arrachage en Pays nantais et Loir-et-Cher, les cessions d’activité et la concurrence des vins de France avec cépage.

Et pour 2012, aucun doute n’est permis : le volume sera faible. Avec des rendements moyens de l’ordre de 35 à 40 hectolitres par hectare, le volume global devrait se situer entre 150 000 et  200 000 hectolitres. Du coup, les cours commencent à remonter au début de cette campagne 2012-2013. Sur les transactions de vendanges fraiches, les prix en blancs ont progressé de 24 %, et en rouge et rosé, de 14 %.

24 novembre, 2012 | Commerce | Réclame |

Les vins de Blaye sur les ondes

La proximité de l’estuaire de la Gironde qui les borde a habitué les viticulteurs du Blayais à naviguer sur les ondes. Aussi, on ne s’étonnera pas d’entendre parler d’eux sur les ondes … de la radio. Pendant trois semaines, fin novembre et début décembre, pas moins de 135 spots publicitaires de 25 secondes, concernant les vins de Blaye Côtes de Bordeaux, seront diffusés sur RTL et RMC. Dans le même temps, des insertions seront publiées dans les magazines spécialisés, histoire de ne pas oublier que c’est bientôt Noël….

21 novembre, 2012 | Commerce | Fin d'année |

Les marchés en plein essor

Avec l’arrivée des fêtes de fin d’année, les marchés de plein air ou d’intérieur se multiplient un peu partout. Le but est de proposer aux amateurs des produits du terroir, souvent présentés par les producteurs eux-mêmes. La plupart des vignobles organisent ce type de manifestations pour attirer le chaland et s’associent avec des productions alimentaires bien ciblées. Ce système de vente directe permet à des viticulteurs, des agriculteurs, des horticulteurs et des maraichers, de rencontrer le client final, et de nouer des relations commerciales, bien utiles en ces temps d’incertitudes et de baisses avérées de la consommation.

Un bon exemple de cette tendance se trouve dans les Côtes du Rhône, avec l’association des viticulteurs de Vacqueyras et de Beaumes de Venise pour leur Marché aux Vins. Il aura lieu le week end des 1er et 2 décembre dans la salle des Fêtes de Beaumes de Venise (Vaucluse). Le samedi soir, grand repas gastronomique avec vins à discrétion à la salle des Fêtes de Vacqueyras. Et le lendemain, la Ronse du Terroir, course pédestre de 5 ou 13 kms dans les vignes pour les plus sportifs. Bref, le week end sera chargé….

20 novembre, 2012 | Commerce | Enchères |

Hausse vertigineuse aux Hospices de Beaune

Vente des Hospices de Beaune 2012 - ©Christie's

La vente aux enchères des vins des Hospices de Beaune s’est conclue sur une hausse vertigineuse du prix moyen de la pièce de 228 litres : +57%. Le chiffre d’affaires, 5,2 millions d’euros, s’est situé tout proche du record historique. L’ampleur du phénomène a surpris mais ses causes sont pourtant bien rationnelles. Tout d’abord le petit volume à la vente : seulement 512 pièces. Il faut remonter à 1987 pour voir un nombre aussi faible. Les cuvées ont donc été fortement disputées. La qualité du millésime a également provoqué un surcroit d’attrait : les faibles rendements et le travail du régisseur des Hospices ont permis de tirer le meilleur parti des conditions de l’année. Un millésime, certes chaotique sur le plan météorologique, mais potentiellement très intéressant.

L’ouverture à une clientèle particulière et diversifiée, porte ses fruits. Timide lors des premières années (à partir de 2005), « l’effet Christie’s », comme on l’a nommé, monte en puissance. Les trois dernières ventes confirment qu’il faut maintenant compter, tous les ans, sur les particuliers pour animer les enchères. Cette clientèle, fidélisée, est manifestement séduite par l’idée d’avoir accès à ce domaine historique et médiatique.

Enfin sur le plan macro-économique, la bonne santé des vins de Bourgogne plus particulièrement à l’export, a mis un peu plus de vent dans les voiles. L’année 2012 va très certainement se conclure à des niveaux proches ou supérieurs aux chiffres d’affaires (records) enregistrés juste avant la crise de 2007-2008.

La pièce de Charité (350 litres de Corton « Charlotte Dumay ») a été adjugée 270 000 € à un homme d’affaires ukrainien, Igor Iankovskyi, acheteur de longue date aux Hospices via la maison beaunoise Albert Bichot. Le profit de ces enchères reviendra à deux associations caritatives : celle de Carla Bruni-Sarkozy pour l’accès à l’éducation des publics vulnérables et la Fondation Idée, qui combat l’épilepsie, parrainée par Guy Roux.

NOTA. Si l’on ajoute aux 5,27 millions d’euros de gains, le prix de la « pièce de charité » bien défendue par Carla Bruni-Sarkozy, et les frais du commissaire-priseur, on atteint le chiffre record total de 5,9 millions d’euros.

18 novembre, 2012 | Commerce | Terroir |

Un nouveau vin blanc en Touraine

La nouvelle dénomination Touraine Oisly est née avec le millésime 2011, et commence juste à se faire connaitre après un an d’élevage. Elle tient son nom du village d’Oisly, situé à l’est de Tours, dans un canton boisé entre la Loire et le Cher, qui le fait surnommé parfois la Sologne viticole. On y cultive le cépage sauvignon sur des terroirs sableux avec sous-sol argileux, et la nouvelle dénomination ne concerne que des vins blancs secs, sur une dizaine de communes seulement.

Pour l’heure, il s’agit d’une niche, avec une vingtaine d’hectares en production, appelés à devenir cinquante à moyen terme. Une production confidentielle, donc, limitée à une petite dizaine de producteurs, dont la coopérative d’Oisly, et représentant d’excellents vins blancs, vifs et denses, vendus entre 5 et 10 euros la bouteille.

16 novembre, 2012 | Commerce | Commercialisation |

Les vertus de l’export

Selon les chiffres du ministère de l’agriculture, Les exportations de vins français ont augmenté de 12% en valeur et de 6% en volume, au cours de la dernière campagne de commercialisation. Cela représente 14,7 millions d’hectolitres de vins, et un chiffre d’affaires de 7,7 milliards d’euros, ce qui constitue un record historique.

Autre progression, celle des ventes de vins en bag in box, c’est à dire l’emballage carton de « petit vrac » de 3 et 5 litres, très prisé du consommateur français. Ces ventes ont augmenté de 36 %par rapport à la moyenne des années 2006-2010, principalement en grandes surfaces. C’est là encore une hausse spectaculaire.

On notera enfin que les ventes de vins rouges sont en recul de 6% en volume dans la grande distribution, baisse compensée par une hausse de la vente des vins blancs et surtout des rosés (+17%).

15 novembre, 2012 | Commerce | 152e Vente |

Les Hospices de Beaune en hausse ?

La vente des vins des Hospices de Beaune va se dérouler ce dimanche 18 novembre dans un contexte bien particulier. Au plan qualitatif, après un printemps et un début d’été calamiteux, la Bourgogne a eu la chance de voir revenir des conditions sèches et ensoleillées à partir du début du mois d’août et ce quasiment jusqu’à la fin des vendanges. En blanc comme en rouge, le millésime s’avère donc être d’excellente qualité et c’est un premier élément qui va jouer sur les cours ; on déjà vu par le passé les acheteurs flamber pour les plus belles cuvées.

Un autre facteur va toutefois s’avérer plus important encore : les faibles volumes mis en vente sur le millésime 2012. Gel, coulure,  grêle, grillure, mildiou, sécheresse en fin de saison… Les éléments se sont en effet déchaînés tout au long de l’année, particulièrement sur la Côte de Beaune où se trouvent 90% des vignes des Hospices, et ces derniers ne mettront en vente cette année que 512 pièces de 228 litres, soit le plus faible total des 12 dernières années après 2003 (540 pièces). Quand on sait que la Bourgogne manque aujourd’hui de vin dans ses grandes appellations, le facteur volume a donc toutes les chances d’influer à la hausse sur les cours des 2012 des Hospices de Beaune.

Ajoutons enfin que la vente sera présidée cette année par Carla Bruni-Sarkozy, Gérard Depardieu et Guy Roux, un «trio» qui annonce une couverture médiatique plus importante que ces dernières années avec là encore un possible effet à la hausse sur les cours.

14 novembre, 2012 | Commerce | Chiffres |

Les vins du Sancerrois en hausse

Avec une hausse de 5 % des volumes vendus lors de la dernière campagne, les vins du Centre-Loire (Sancerre et ses satellites) retrouvent pratiquement le niveau historique de la campagne 2006-2007, soit plus de 40 millions de bouteilles.

“Le marché français, avec une augmentation de 5 %, l’export avec une hausse de 2 % et les achats du négoce extérieur à la région (+25%) expliquent cette très belle campagne”, souligne l’interprofession. Avec 12% de hausse à l’export et en France, Reuilly est l’appellation qui connaît la plus belle évolution. Les USA (+ 38 %) mais également la Belgique et le Royaume-Uni participent à cette hausse à l’étranger de l’appellation. De son côté, Sancerre, avec + 3% au global, bat son record absolu de ventes avec plus de 2,5 millions de bouteilles toutes couleurs confondues.

A l’export, des différences sont notables entre les pays. Ainsi le Royaume-Uni continue de baisser globalement  (– 16 %). Les USA, avec + 11 % de ventes, talonnent maintenant la Grande Bretagne. Ils sont même devenus, pour Sancerre, la première destination à l’étranger. Outre ce changement de leader, la Norvège a pris la 5ème place aux Pays-Bas dans le classement export de Sancerre. Enfin, à noter les fortes progressions du Japon et de la Russie. Au total ce sont 127 pays qui ont acheté des Vins du Centre-Loire lors de la dernière campagne.

“Avec un millésime 2012 de très bonne qualité et des volumes très intéressants au vu de la situation globale des vignobles français, les professionnels du Centre-Loire vont pouvoir continuer à travailler au développement en France et à l’export avec pour objectif une valorisation des vins nécessaires à la sécurisation des marges aptes à permettre les investissements nécessaires pour préparer le futur”, conclut l’interprofession.