2 février, 2012 | Commerce | Négoce |

Les bons chiffres du négociant Castel Loire

Deux ans après son installation à la Chapelle-Heulin en Loire-Atlantique, suite au rachat des négociants nantais Sautejeau et Friedrich, Castel Loire affiche un chiffre d’affaires 2011 de 193,4 millions d’euros (+ 11 % par rapport à 2010), pour un volume équivalent à 188,5 millions de bouteilles, en hausse de 7 %. Dans ce centre de vinification, d’embouteillage et de logistique de 48 000 m2, les vins de Loire représentent 35 millions de cols (31 pour les AOC et 4 pour les cépages).

L’entreprise revendique 25 % de commercialisation des vins du Pays nantais (muscadet et gros plant), 10 % du cabernet d’anjou, et plus globalement, 10 % des appellations de la Loire. Elle mise sur une politique de marque forte : Roches Linières en muscadet et en touraine blanc, complétée en 2012 par un rosé d’anjou, Plessis-Duval en cabernet d’anjou et saumur champigny, auxquels s’ajoute un muscadet sèvre et maine sur lie.

19 janvier, 2012 | Commerce | Récompense |

La cave coopérative de l’année

Les Vignobles Foncalieu ont été élus « Coopérative de l’année 2012 » par la Revue du Vin de France.

Cette distinction récompense une importante Union de Coopératives, née en 1992 dans le sud de la France, et qui fête donc cette année son vingtième anniversaire.
Les Vignobles Foncalieu emploient 80 salariés, et fédèrent une dizaine de coopératives vinicoles du Languedoc, des Côtes du Rhône et de Provence ; elles représentent au total sept mille hectares de vignes en production. Ils sont cultivés par 1.200 vignerons adhérents, qui produisent pas moins de 19 millions de bouteilles. Les vins sont vendus à 80% à l’exportation et distribués dans 40 pays ; les principaux marchés se trouvent en Europe et en Chine.

2 janvier, 2012 | Commerce | Consommatrices |

Le cognac au féminin

Du 22 au 25 janvier prochains, le bureau interprofessionnel du Cognac invite des professionnels à venir travailler autour du thème: “Le cognac au féminin”.

Sommeliers, cavistes, barmen vont venir de France, d’Europe et des Etats Unis pour des tables rondes, ateliers, dégustations, débats sur différentes questions : que pensent les femmes du cognac ? Quels sont les ingrédients d’un bon cocktail ? Comment faire pour plaire aux femmes avec le cognac ? Et autres interrogations susceptibles de développer l’attirance des consommatrices pour une eau de vie de plus en plus prisée à l’exportation.

30 décembre, 2011 | Commerce | Contrefaçons |

Des codes inviolables sur les bouteilles

La contrefaçon des grands vins de Bordeaux en Chine devient un vrai problème pour l’économie viticole.
Certes, il ne touche pas uniquement les crus bordelais et le marché chinois, mais c’est tout de même là que la fraude est la plus massive. Pour tenter une parade, plusieurs propriétaires installent une languette scellée sur la capsule de chaque bouteille; cette languette réputée inviolable renferme un code à bulles, qui contient tous les éléments de traçabilité de la bouteille. Dépourvue de cette languette baptisée Prooftag, la bouteille perd de son authenticité, et devient douteuse.

Des crus classés comme Château Palmer, ou Château Smith Haut Lafite, ont adopté le système Prooftag depuis le millésime 2009,  car ils sont vendus essentiellement à l’export. Cela doit sécuriser le consommateur, car certaines officines chinoises se sont fait une spécialité de vendre des grands crus, délicatement débouchés, vidés de leurs précieux contenant, et remplis avec de la bibine ; d’autres imitent l’étiquette et vendent ladite bibine au prix d’un cru classé….

Conscients de ces dérives, la plupart des propriétaires de premiers crus de Bordeaux ont déjà adopté des systèmes comme le marquage au laser ou la bouteille gravée, pour décourager les contrefacteurs. Le scellé Prooftag, assez sophistiqué avec ses micro-bulles, est une illustration de plus que le marché chinois réserve bien des surprises …. Bonnes et moins bonnes.

20 décembre, 2011 | Commerce | Transactions |

Leroy fait monter les enchères

Le célèbre domaine Leroy aurait récemment racheté 7 ouvrées (1 ouvrée = 428 m2) de grand cru blanc bâtard-montrachet, à un prix estimé entre 800.000 et 900.000 euros l’ouvrée, en l’absence de confirmation officielle.
La dernière transaction dans le bâtard date du début 2011. La maison Alex Gambal de Beaune,  et le domaine de la Vougeraie, qui appartient au négociant Boisset,  s’étaient alors partagés 8,5 ouvrées à un prix inférieur à 700 000 euros l’ouvrée. Cette dernière transaction s’est donc  faite à un tarif bien supérieur.
L’achat effectué par la maison Leroy, société de production et de négoce détenue par Lalou Bize Leroy, personnalité phare de la Bourgogne viticole, englobe également 10 ouvrées de puligny-montrachet village Les Enseignières, un climat situé juste sous le bâtard-montrachet. Cet achat  fait beaucoup parler dans le vignoble. Il faut en effet savoir que les droits de succession sont établis sur la base des dernières transactions enregistrées. Une ouvrée produit environ 250 bouteilles de bâtard-montrachet par an vendues en moyenne entre 70 et 100 euros TTC départ domaine la bouteille. Il est donc évident que de tels niveaux de prix du foncier viticole ne correspondent à aucune véritable logique économique d’exploitation.
Dans ces conditions, après les hausses considérables enregistrées ces dernières années sur les prix des grands terroirs de Côte-d’Or on peut compter sur les doigts des deux mains les domaines et négociants qui ont aujourd’hui les moyens d’acquérir des vignes en direct, sans recourir à des investisseurs. A qui appartiendront ces grands terroirs dans une vingtaine d’années ?

15 décembre, 2011 | Commerce | Chiffres |

Champagne : belle saison malgré tout

Les derniers chiffres des expéditions de champagne (fin octobre) démontrent une croissance de 5%. A noter que l’Hexagone reste stable avec – 0,3%, tandis que l’union européenne augmente de 4%, et les pays tiers de 13%.
L’exportation ressent les hausses les plus fortes, tout particulièrement la Grande-Bretagne qui est plus que jamais le marché phare pour le roi des vins, avec 43,2 millions de bouteilles expédiées de juillet 2010 à juin 2011. Le Japon va certainement terminer l’année en progression, les observateurs soulignant qu’il s’agit d’un pays particulièrement sensible au luxe et aux marques. Au final, l’année  2011 devrait se terminer avec un niveau de 327 à 329 millions de bouteilles vendues, tout proche du record enregistré en 2007 avec 338,7 millions de bouteilles.

14 décembre, 2011 | Commerce | Commercialisation |

Une campagne stable en Val de Loire

Sur la dernière campagne de commercialisation, un peu plus de 1,9 millions d’hectolitres de vins sont sortis des chais (soit l’équivalent de 260 millions de  bouteilles) concernant les appellations du Val de Loire dépendant d’Interloire.

“Le bilan de campagne est stable dans un contexte de marché difficile pour la filière viticole”, souligne l’interprofession. Les blancs, principale couleur du vignoble, sont en hausse de 3,6 %, notamment grâce à la reprise du muscadet. L’appellation du vignoble nantais est passée de 375.000 à 410 000 hectolitres,en progressant notamment de 12 % en grande distribution. Deuxième couleur du vignoble, les rosés (plus de 500 000 hectolitres) sont en baisse de 2 %. Après une campagne record en 2009, à 286 000 hectolitres le cabernet d’anjou est en léger retrait de 10 000 hectolitres. La seconde appellation en volume, le rosé d’anjou, est stable à 125.000 hectolitres. Du côté des rouges, dans un contexte plus difficile, les sorties sont globalement stables. Saint nicolas-de-bourgueil et saumur-champigny tirent bien eur épingle du jeu, avec des ventes en hausse de 6 et 7 %. Enfin, avec près de 300 000 hectolitres vendus, les fines bulles réalisent une belle campagne, notamment Saumur qui frise les 90 000 hectolitres, soit + 4 %.

1 décembre, 2011 | Commerce | Transaction dans le négoce |

Boisset toujours plus au sud

Deux grands noms du vin viennent d’unir leurs destins. La maison Boisset, basée à Nuits Saint Georges en Bourgogne, vient d’acquérir le groupe Skalli, spécialiste des vins du Languedoc et de la Vallée du Rhône, dont le siège est à Sète dans l’Hérault.

« Nous sommes honorés de poursuivre cette magnifique œuvre familiale, et, grâce à elle, de nous installer de manière physique, dynamique et qualitative, dans l’un des grands terroirs du monde, le Languedoc, et de renforcer notre présence dans la Vallée du Rhône », annonce Jean-Charles Boisset. « Nous sommes très heureux d’ajouter de nouveaux partenaires à travers le monde grâce à la famille Skalli et d’augmenter notre présence à l’international. Les vins Skalli est en effet présent dans 70 pays ».

Les deux familles se connaisse de longue date. Au début des années 1980, leur chemin s’étant déjà croisé lors de la vente par la famille Boisset d’un vignoble en Californie. Skalli restant sans succession familiale pour son activité vins en France, l’actuel dirigeant du groupe, Robert Skalli, s’est tourné vers Boisset.
La maison bourguignonne possède de nombreux vignobles (Chablis, Beaujolais, Côtes de Beaune et de Nuits, Côte Chalonnaise, Californie, Canada, etc.). Elle avait déjà un pied dans la Vallée du Rhône (Chartreuse de Bonpas). Avec cette reprise, elle s’assure ainsi une complémentarité avec le reste de sa gamme, et se renforce également comme acteur majeur des vins français à l’étranger.

21 novembre, 2011 | Commerce | dynamisme modéré |

Vente aux enchères : atterrissage en douceur aux Hospices de Beaune (Bourgogne)

Avec une baisse de 6% du prix moyen de la pièce de 228 litres, la 151e vente des vins Hospices de Beaune s’est soldée sans trop de dégâts dans un contexte économique incertain. Le chiffre d’affaires de la vente se situe même dans le Top 3 à près de 5 millions d’euros.

Tout proche des records de 2009 et 2000. Pour cause de millésime productif, il y avait beaucoup de vins à la vente cette année : 761 pièces (fût de 228 litres), soit 118 de plus que l’an dernier. C’était la quatrième vente la plus dotée en volume dans l’histoire des Hospices.
Après une année 2010, haute en couleurs, « boostée » par la 150e  édition de l’évènement (hausse de 11,25 % du prix moyen de la pièce), il était difficilement envisageable de voir cette nouvelle édition s’inscrire dans la même dynamique haussière. D’autant qu’on ne pouvait guère invoquer l’effet millésime pour aiguiser les appétits. 2011 est un millésime intermédiaire : bon sans être exceptionnel.

La pièce de charité a été adjugée à 110 000 euros pour une société Londonienne  de négoce de vins. Le fruit de la vente de ce Corton grand cru Clos du Roi cuvée Baronne du Baÿ sera reversée à France Alzheimer et Mécénat Chirurgie Cardiaque. Cette vente était placée sous la présidence de l’ancien mannequin Inès de la Fressange et du comédien Christian Clavier.
Cet atterrissage en douceur conforte le choix des Hospices de Beaune de faire appel à Christie’s, qui, en fidélisant ainsi une nouvelle clientèle particulière, évite des effets de yo-yo trop brutaux, comme la vente en a connu dans le passé. Depuis 2005, date d’entrée en lice de la maison anglaise, c’est seulement le deuxième vente (2008) à se conclure par une baisse …

8 novembre, 2011 | Commerce | distribution |

Prestigieux et vieux flacons : La folie des enchères

Le prestige des grandes bouteilles dans les ventes aux enchères ne se dément pas. Au contraire.

Pendant deux jours, les 9 et 10 novembre, les commissaires-priseurs de la société Artcurial, Hôtel Marcel Dassault, Rond Point des Champs Elysées à Paris, mettent en vente des flacons prestigieux de grands crus et de champagnes. Parmi eux, on trouvera d’exceptionnelles et vieilles bouteilles de grands bordeaux issues de la cave personnelle des Héritiers Nicolas. Cognacs centenaires, châteaux Margaux, Palmer, Cos d’Estournel, Lafite, Mouton, Trotanoy, Latour, Ausone, Yquem, Petrus, Haut brion, Cheval Blanc, portos et bourgognes… Certains vins sont cotés plus de mille euros la bouteille.

23 septembre, 2011 | Commerce | Portrait |

Brigitte Lurton ou la soif d’entreprendre

Brigitte Lurton

Les Lurton sont une des familles les plus nombreuses du vignoble, et on en rencontre fréquemment, dans le négoce et la production, principalement à Bordeaux, où ils possèdent, dirigent ou vinifient de très nombreux domaines. Brigitte Lurton, fille de Lucien, appartient à une fratrie de dix enfants, et elle est née comme eux sous un pied de cabernet à Margaux. Elle a déjà derrière elle vingt ans d’expérience viticole, tant avec son père en Gironde qu’avec son mari ou ses cousins en Espagne. Ces entreprises furent toujours menées avec passion, comme un défi, ce qui ne l’empêcha pas d’aimer aussi peindre, ou de créer en ville cette Maison Bordeaux, chic maison d’hôtes située en face des arènes gallo-romaines du Palais Gallien, revendue ensuite à son cousin Pierre Lurton.
Aujourd’hui installée dans le Pays Basque, Brigitte Lurton est en route vers de nouvelles aventures, et vient de créer sa maison de négoce, spécialisée dans les vins de terroirs. Elle propose en effet des vins de pays blancs, rouges ou rosés, vendus à moins de dix euros la bouteille. Ce sont des vins qu’elle considère comme authentiques, représentatifs des cépages français traditionnels, et issus pour l’essentiel de la moitié sud du pays.
« C’est le lien avec le sol et le terroir qui m’intéresse, confie la nouvelle négociante, Je cherche des producteurs qui ont ce lien, qui sont imprégnés de leur région, et liés à la vigne et au cépage ». Cette philosophie conduit à distribuer une gamme de vins de pays premium, selon un réseau commercial en cours de montage, avec l’objectif de séduire aussi bien la clientèle particulière que les grands marchés de l’export. Tous renseignements sur le site www.brigitte-lurton.fr .

20 septembre, 2011 | Commerce | Oenotourisme |

Un réseau hôtelier dans les grands vignobles

Le groupe ITC Développement va créer plusieurs sites hôteliers dédiés au tourisme, à la nature, au vin et à l’art. Ce sera en Bourgogne, où les pourparlers sont en cours, en Languedoc, au Château Bassanelle, près de Pézenas dans l’Hérault, et dans le Médoc, en association avec la Winery d’Arsac.
Sur un terrain mitoyen de la Winery, seront construits une trentaine de petits bungalows de confort quatre étoiles, dont les occupants pourront bénéficier d’un programme touristique et viticole alentour, ainsi que du restaurant de la Winery et de ses installations. L’ouverture est prévue pour Vinexpo 2013.
Philippe Raoux propriétaire de la Winery d’Arsac, et du domaine viticole du Château d’Arsac tout proche, vient d’enrichir sa collection d’art moderne, exposée dans ces lieux. Une oeuvre de Sam Dougados a été installée dans le Jardin des Sculptures, aux côtés de celles de Folon, Pagès, Venet ou Niki de Saint Phalle. Et une fresque peinte par Elodie Boutry vient d’être réalisée à la Winery, sur un étonnant mur noir.
Autre nouveauté, le Château d’Arsac met sur le marché un vin blanc sec, millésime 2010, baptisé Cuvée Céline, prénom de Madame Raoux. Il est issu de quatre hectares de vignes de sauvignon encore très jeunes, et constitue un vin peu complexe mais pur et sympathique, parfait pour l’apéritif. Ce blanc d’Arsac prend rang parmi les vins blancs du Médoc, qui représentent à ce jour une centaine d’hectares, sur des terroirs traditionnellement voués au vin rouge.

19 septembre, 2011 | Commerce | négoce |

Cordier soigne l’emballage

Vieille maison de négoce de la place de Bordeaux, Cordier est en train de donner un coup de marketing à sa stratégie de commercialisation. Sous l’impulsion de David Bolzan, directeur général, l’emballage des vins a été entièrement revu. D’abord la forme des bouteilles a changé, avec un retour au format d’antan, celui d’une bouteille plus ventrue, à mi-chemin entre la bourguignonne et le frontignan, le col plus long et le cul plus massif que la bordelaise. Au vingtième siècle, les bouteilles de Talbot ou de Meyney avaient cette silhouette, proche de celle de Haut Brion.
En outre, le packaging de livraison a été revu : grâce à un partenariat avec la maison Vuitton, l’emballage devient un paquet cadeau, qui remplace le carton ou la traditionnelle caisse en bois. Ces mallettes Vuitton renferment des grands crus, voire des premiers crus de Bordeaux, ce qui explique que certains coffrets peuvent atteindre 15.000 euros ! Une offre spéciale est destinée au marché chinois, avec huit bouteilles de grands vins de Bordeaux, issus de millésimes en 8 (2008, 1998, 1988 etc), car le chiffre 8 est un porte-bonheur recherché en Chine.
Enfin, Cordier relance la marque Fanning Lafontaine, du nom d’un ancien cru de graves réputé, que les Cordier possédaient à Pessac. Ce domaine a disparu, mais revit à travers la résurrection de l’étiquette, qui habille un vin rouge issu d’un vignoble de Léognan, principalement planté de vieux merlots.
La maison Cordier a été fondée en 1886 et fête donc cette année son 125ème anniversaire. Elle est associée à une autre ancienne maison de négoce de Bordeaux, Mestrezat ; aujourd’hui l’ensemble Cordier Mestrezat n’appartient plus aux familles fondatrices, mais à un groupe d’investisseurs, où l’on retrouve le Crédit Agricole, Tag Hauer (qui possède l’écurie McLaren) et la Languedocienne. Le chiffre d’affaires prévisibles pour 2011 est de 50 millions d’euros, pour un effectif de 50 personnes.

19 septembre, 2011 | Commerce | consommation |

La gastronomie en fête le 23 septembre

Le vendredi 23 septembre prochain sera un grand jour pour la gastronomie française (classée au patrimoine mondial de l’Unesco), les arts de la table, l’art de vivre et la convivialité du repas, les produits du terroir et les arts de la table. Sous l’égide officielle du gouvernement et de mille associations et organismes, une très officielle Fête de la Gastronomie va faire éclore près de deux mille évènements, manifestations, banquets divers, dégustations, dans tout le pays.
Les régions viticoles seront particulièrement en pointe, mais les marchés, les écoles de cuisines, les restaurants, des cantines jusqu’aux Relais et Châteaux, en passant par les traiteurs, les brasseries, les viticulteurs, les éleveurs, tout le monde s’associera à la fête aux quatre coins des terroirs gourmands du pays. En fait, dans certains cas, l’opération commencera dès le 19 septembre, et pourra se terminer le 25. Certains restaurants ont annoncé qu’ils ne factureront qu’un couvert pour un repas à deux. Tous renseignements sur le site : www.fete-gastronomie.fr.

30 juillet, 2011 | Commerce | distribution |

Primeurs 2010 : Les grands crus bordelais toujours demandés

Présentation des primeurs chez un négociant bordelais

Présentation des primeurs chez un négociant bordelais

La campagne de vente en primeur des grands crus de Bordeaux, millésime 2010, a été marquée par une présence accrue des acheteurs étrangers. Ceux-ci étaient notamment issus des marchés très actifs de Chine et de Hong Kong. Mais les importateurs européens étaient aussi au rendez-vous, tout comme les amateurs français, qui n’ont pas manqué l’occasion d’acquérir un grand millésime.
Car c’est l’excellente réputation du millésime 2010 à Bordeaux qui a favorisé ces transactions en primeur, ajoutée aux notes élogieuses des grands dégustateurs internationaux, et à la bonne organisation de la quinzaine de présentation de ces vins en dégustation début avril, dans toute la Gironde. Une fois de plus, les premiers crus classés ont fait l’objet d’une demande très forte, d’autant plus forte que les quantités mises en vente étaient inférieures à celles de l’an passé. Et globalement, toutes les marques fortes, notamment les grandes étiquettes du Médoc, ont trouvé preneur, pour tout ou partie de leur récolte.
On notera que les prix de vente ont connu des oscillations inattendues, avec des hausses prévisibles mais parfois spectaculaires, mais aussi des baisses sensibles, par rapport au prix du millésime 2009. Beaucoup de crus ont également maintenu le même prix qu’en 2009. En fait, chaque propriétaire a semblé vouloir obéir à une logique personnelle, en fonction de la nature de son propre marché.
Il reste que le négoce bordelais a une fois de plus assuré la distribution de ces grands vins dans le monde entier. Et que certaines hausses de prix n’ont pas été du goût de tous les acheteurs. Mais pour ceux qui n’avaient pas forcément l’intention d’acquérir des vins à 200 euros la bouteille, d’excellents crus à 20 euros ont fait parfaitement l’affaire.

7 juillet, 2011 | Commerce | inédit |

EntreCavistes.com : Comment trouver la bonne bouteille, au bon moment, au bon endroit...

Les cavistes du réseau Entrecavistes.com garantissent une livraison en main propre

C’est toujours la même question lorsque l’on doit se rendre chez des amis et que la charge « viticole » nous incombe et que vous en avez marre du traditionnel bouquet de fleurs. Vous êtes pris par le temps pour choisir les vins de l’apéritif improvisé avec des collèques, surtout quand le vin n’est pas votre domaine de prédilection, et qu’il est quelquefois difficile de trouver le caviste idoine.

Un nouveau site internet, inédit en France, Entrecavistes.com se propose de répondre à cette question. C’est un réseau de cavistes indépendants réalisant un service de livraison à domicile dans la journée d’un grand choix de vins issus de leurs offres et coups de coeur du moment.

Comment ça marche ?
Vous sélectionnez la localité de livraison parmi les 4000 desservies par le réseau d’Entrecavistes.com, vous choisissez vos vins dans la sélection faite par l’un des cavistes, vous passez la commande avant 16h, et celui-ci s’engage à vous livrer dans la journée.
Et combien ça coûte ? 10€… quelque soit le nombre de bouteilles livrées…
Un service original, simple à utiliser, proposant une belle sélection de vins faite par des professionnels pour des particuliers dans l’urgence et en manque de conseils…

Et pour vos amis vous pouvez aussi venir avec un bouquet de fleurs ! :)

4 juillet, 2011 | Commerce | négoce haut de gamme |

Distribution : Un négociant est né à Cahors

Une nouvelle société de négoce, baptisée Grands Terroirs de France, vient de naitre à Cahors. Elle propose des vins de marque des grands vignobles français, destinés surtout à l’export, dans un créneau de prix compétitif.
Grands Terroirs de France a été fondé par Philippe Lejeune,  spécialiste des logiciels informatiques, et propriétaire du Château de Chambert, à Floressas, près de Cahors dans le Lot. Ce dynamique vigneron est associé avec Pascal Verhaeghe, viticulteur de référence à Cahors, à l’enseigne du Château du Cèdre, et avec Alain Janicot, également producteur et spécialiste des produits des terroirs du sud-ouest.
Les trois compères ont mis sur pied une gamme de vins de qualité, issus des appellations  Saint Emilion, Listrac, Cahors et Haut Médoc, que l’amateur trouvera entre 7 et 25 euros. Ils préparent l’arrivée de bonnes cuvées de Bourgogne, de Côtes du Rhône et Chateauneuf du Pape, dans les millésimes 2009 et 2010.
Ils visent les grands débouchés de l’export, comme les USA ou la Chine, qui cherchent souvent des volumes importants, mais aussi la grande distribution française, et les marchés de niche. Le siège de l’entreprise est pour l’heure installé au Château de Chambert.

30 juin, 2011 | Commerce | au top ! |

Côtes du Rhône : Progression du rosé et surtout du bio

Si le rouge reste la couleur dominante et l’emblème des appellations de la Vallée du Rhône, le vignoble a su depuis quelques années diversifier sa production pour conquérir de nouveaux marchés. La commercialisation de vins rosés est passée de 8 à 13% du total en 6 campagnes. Le rosé représente ainsi 7% de la récolte des Côtes du Rhône régionaux en 2010 mais surtout 48% en Lubéron, 43% en Costières de Nîmes et 32% en Ventoux.
Concernant les vins issus de raisins de l’Agriculture Biologique, la progression est encore plus spectaculaire après de nombreux passages en conversion depuis 2007. D’après une étude réalisée sur la récolte 2010, 4.600 ha de vignes A.O.C. de la Vallée du Rhône, soit 6,2% des surfaces totales sont en Agriculture Biologique Certifiée, en Biodynamie, ou en conversion (55%). Les appellations de la Vallée du Rhône représentent à elles seules 12% des surfaces de vignes Bio nationales, tous vins confondus.
Preuve que cette évolution n’est pas qu’un phénomène de mode, Le Cellier des Dauphins a lancé il y a deux ans un Côtes du Rhône issu de vignes conduites en Agriculture Biologique. Il a d’ailleurs été la première marque d’Appellation à proposer ce produit, en bouteilles, en quart et en bag in box. En 2010 il en a commercialisé 500.000 bouteilles. . Forts de ce succès, les dirigeants ont entrepris toute l’année une étude pour un plan complet de passage à l’échelon supérieur. Ce plan a été validé par l’Agence Bio en décembre. Il bénéficie donc de la première aide collective de cette Agence, et il a commencé à être mis en œuvre en début d’année 2011.
Ce plan a pour objectif, d’ici 2014, de faire produire par les vignerons des 13 caves adhérentes 60.000 hectolitres de vin de Côtes du Rhône avec des raisins issus de l’Agriculture Biologique. Pour cela un partenariat a été mis en place entre les vignerons volontaires de chaque cave, avec l’Université du Vin de Suze la Rousse, et les chambres d’Agriculture du Vaucluse et de la Drôme. A terme, d’autres appellations (Côtes du Rhône Villages, Grignan-les-Adhémar, Crus) seront aussi proposées en Agriculture biologique.

27 juin, 2011 | Commerce | Noël 2015 |

Bordeaux (architecture) : l’audacieux centre culturel du vin

L’audace architecturale du futur Centre Culturel du Vin de Bordeaux, tel qu’il a été présenté sur une maquette, n’a pas manqué de faire réagir les Bordelais. Il s’agit d’un bâtiment très moderne, tout en rondeurs, qui ne ressemble à rien de connu, et sera implanté à l’entrée du Port de Bordeaux, au bord de la Garonne, dans le vieux quartier des Bassins à Flots.
Ce sont les architectes parisiens Legendre et Desmazières, de l’Agence X-TU, qui ont été sélectionnés, pour ce projet de 53 millions d’euros, appelé à drainer des centaines de milliers de touristes et visiteurs.
Le centre culturel du vin de Bordeaux est un vieux projet, qu’Alain Juppé a finalement pu faire aboutir, grâce à de multiples concours financiers, privés et publics. Le maire de Bordeaux en attend de fortes retombées sociales et économiques, avec 200 emplois créés sur place, et le double sur l’ensemble de la région. Des bateaux de croisières fluviales sur la Dordogne et la Garonne partiront de ce centre, avec la volonté de « donner envie aux touristes d’aller dans les châteaux ». En clair, le bâtiment sera aussi le pilier d’un politique d’oenotourisme désormais affichée dans tous les vignobles de l’Aquitaine.
Sous d’immenses espaces de béton, de verre et de bois, le visiteurs trouvera des salles d’expositions et d’explications, un restaurant situé à 45 mètres de haut pour surplomber le fleuve et l’agglomération, des salles de dégustation originales, et tout un parcours de visites avec caves, bars, murs d’images, musée, et trouvailles écologiques pour la consommation d’énergie. Le bâtiment sera aussi, selon la volonté des promoteurs, un site emblématique de la viticulture bordelaise, connue comme une référence mondiale, tant au plan du commerce que de la production. Raison pour laquelle l’interprofession est très engagée dans ce projet.
Les travaux pourraient commencer début 2013, et l’ouverture au public est annoncée pour Noël 2015. Une sorte de cadeau, dont l’architecture singulière n’a pas fini d’alimenter les conversations, à Bordeaux et ailleurs….

23 juin, 2011 | Commerce | hôtellerie |

Résurrection de la coopérative de Bélesta

Riberach : Cave, Hôtel, Restaurant, située au pied du château médiéval de Bélesta

Le dynamisme et la détermination de quatre amis ont permis de redonner vie à l’ancien site viticole de Bélesta, dans le Roussillon. Au pied du château du village, l’ancienne cave coopérative était abandonnée, victime de la crise. Luc Richard, enfant du pays, ne put se résoudre à accepter de voir mourir ces grands bâtiments dans une relative indifférence. Aussi, avec son amie architecte, Karin, son ami d’enfance Jean-Michel Mailloles, et leurs copains Patrick Rodrigues, œnologue, et Moritz Herzog, sommelier, ils se sont lancés dans la folle aventure de redonner vie à ce site.
Quelques années plus tard, au prix d’importants efforts, de beaucoup de passion et de gros investissements, ils ont ouvert Ribérach, à la fois cave, hôtel et restaurant, installé dans les murs mêmes de la cave. C’est un lieu touristique original à trente kms de Perpignan, des Pyrénées et des châteaux cathares. La coopérative de Belesta n’est plus, mais elle existe toujours dans une autre vie. Parallèlement, les amis ont sauvegardé dix hectares de bonnes vignes, dans les hauteurs de la vallée de l’Agly ; ils élaborent divers vins rouges et blancs, vinifiés à Ribérach, nouveau non du lieu, et proposés évidemment aux clients du restaurant.
L’amateur de lieux insolites trouvera une vingtaine de chambres et suites, certaines installées dans les anciennes cuves de la coopératives (!), des salles de séminaire et de réception, un magasin de vente de vins, un restaurant de cuisine méditerranéenne, une piscine, une décoration originale, et un vignoble typique du Roussillon. Tous renseignements sur le site internet de Riberach.

2 juin, 2011 | Commerce | J - 15 |

Bordeaux : Le salon Vinexpo dans les préparatifs

Le salon international Vinexpo a lieu, depuis trente ans, toutes les années impaires, au parc des expositions de Bordeaux Lac. Il se déroulera cette année pendant cinq jours, du dimanche 19 au jeudi 23 juin. Comme d’habitude, il se prépare à l’avance, en raison de l’importance de cette manifestation, et surtout des retombées considérables sur l’économie locale. Hôtels, restaurants, taxis, coiffeurs, traiteurs, fleuristes, et une infinité de services, transports, cadeaux, vêtements, locations, sont concernés par un évènement qui laisse des millions d’euros en Gironde.
Les décennies passent, et Vinexpo reste semblable à lui-même, comme indémodable. Il faut dire qu’on lui connait peu de concurrents, exception faite du dynamique salon de Dusseldorf, de plus en plus actif pour le marché européen. Mais la Wine Fair de Londres semble devoir décliner, avec un moindre impact international, et Vinexpo devra forcément en bénéficier. Il semble que les professionnels du monde entier lui accordent toujours autant d’importance. Cette année, le salon s’ouvre dans une conjoncture plutôt favorable, avec une reprise économique qui se fait timidement jour en Europe et aux Etats Unis, s’ajoutant à la bonne tenue des marchés orientaux. Les Argentins, les Espagnols, les Italiens et les Chiliens, seront comme d’habitude très présents sur le salon, avec des vins qui sont de plus en plus demandés sur le marché mondial.
Mais le principal atout de Vinexpo reste sa proximité avec les grands domaines du Bordelais, où ont lieu chaque jour, et surtout chaque soir, des réceptions prestigieuses. Haut Brion, Lascombes, Cheval Blanc, Clos Fourtet, Bouscaut, Meyney, Bonnet, Angelus, Brane Cantenac, Phelan Ségur … autant de cadres magiques, où le vin servira de sésame à des rencontres souvent partagées dans toutes les langues. Ces soirées souvent élégantes et raffinées, font partie depuis toujours de la réussite de Vinexpo.

26 mai, 2011 | Commerce | opportunités |

GIE Vignerons d’Aquitaine : l’union fait la force

Une trentaine de viticulteurs aquitains, mais principalement bordelais, ont créé l’an dernier un GIE, groupement d’intérêt économique, baptisé le GIE Vignerons d’Aquitaine, pour trouver des marchés, et vendre leurs vins à un prix rémunérateur. Ce GIE a montré son utilité après un an d’exercice, et permis d’écouler 775.000 bouteilles de vins, dans une large fourchette de prix qui va, en gros, de 3 à 9 euros la bouteille. L’export représente la moitié des ventes. Ce GIE met en marché une soixantaine de références et de vins différents, et donne à ses membres une opportunité commerciale que le négoce ne procurait qu’à des prix très bas, ou bien en vrac. Devant ce premier bilan prometteur, le GIE envisage d’ouvrir bientôt un bureau à Londres.

20 avril, 2011 | Commerce | Coopératives |

La Chablisienne : une entreprise pilote à Chablis

La Cave Coopérative de La Chablisienne peut être regardée comme une entreprise à part, du fait de son histoire, d’abord, et de son positionnement qualitatif, ensuite. Cette coopérative vinicole a été créée dans le village de Chablis en 1923, par les vignerons du cru qui ne trouvaient plus à vendre leurs vins qu’à des prix de misère.
On se plait à rappeler à Chablis que ce sont trois personnalités de l’époque qui l’ont fondée : l’abbé Balitran, l’instituteur Persenoud et l’administrateur Pinsot. Et cette époque était fort rude.
Aujourd’hui, la Chablisienne réunit trois cents vignerons adhérents, qui cultivent plus de mille hectares de vignes, et produisent une large gamme de vins, qui s’étend sur trente étiquettes. La plus célèbre d’entre elles est sans doute le Château Grenouilles, domaine constitutif des Grandes Crus de Chablis, qui compte 7 hectares d’un seul tenant. Cette superficie au demeurant modeste est très importante pour l’endroit, puisque l’ensemble du grand cru Grenouilles totalise seulement 9,4 hectares.
Au fil des années, la Chablisienne s’est fait une spécialité de grands vins blancs secs, issus du cépage chardonnay, qui rivalisent avec les plus grands blancs de Bourgogne dont ils font évidemment partie. Outre les Grenouilles, La Chablisienne vinifie d’autres grands crus (Les Preuses, Vaudésir, Blanchot) et une dizaine de premiers crus. Pour tous ces vins, comme tous les grands bourgognes blancs, l’usage est d’attendre cinq ans pour apprécier la finesse et la complexité du vin. Mais la coopérative propose aussi des « petits » chablis à prix doux, pas si petits que cela, et plus accessibles au porte-monnaie.
Au long de son histoire, la vie de la Chablisienne a marqué sa région, et influencé bien des pratiques, souvent dans le bon sens. Aujourd’hui, les coopérateurs veulent inscrire leurs cultures dans un environnement plus respecté ; les travaux du sol et de la plante changent en même temps que changent les méthodes de traitement, et la protection du terroir. Cette évolution est visible dans bien d’autres vignobles, et ne pourra être que bénéfique à l’agrément des vins.

8 mars, 2011 | Commerce | tendance |

Consommation : nette poussée du Bag in Box

L’emballage Bag in Box, plus connu sous le nom de Bib, connait une forte progression sur le marché français, pourtant très attaché à la traditionnelle « boutanche » de vin. Cette grosse boite en carton, qui renferme une solide poche rétractable, est vendue en contenances diverses de 2 à 10 litres de vins, mais surtout en trois et cinq litres. On trouve en Bib toutes de sortes de vins rouges, blancs et rosés, vins de table, de pays ou d’appellations et à tous les prix.
Le Bib a su se faire une place grâce à son maniement et son transport faciles ; on l’utilise aussi bien sur un coin de table dans la cuisine, que sur un bateau, un pique-nique dehors, où un apéritif d’été. Du vin de pays d’Oc rosé à 8 euros le Bib de 1,5 litre, jusqu’à des rouges AOC à 25 euros les 5 litres, le Bib est décidément très tendance, et donne un coup de jeune et de modernité à la consommation du vin.

28 février, 2011 | Commerce | nouveau challenge |

Julie Campos : du Rhône à la Marne

Après onze années passées à la Direction de la Cave de Tain l’Hermitage, Julie Campos quitte la Vallée du Rhône pour la Champagne. Sous sa Direction, de 1999 à 2011, la Cave de Tain a connu une période de forte mutation, passionnante et enrichissante : grâce à elle et à son équipe, la Cave a réussi à concrétiser de nombreux objectifs, notamment d’importants investissements sur les installations de vinification, jusqu’à l’acquisition du « Wine Scan » pour le nouveau laboratoire. Puis des démarches d’engagement qualité, comme l’introduction du Cahier du Vigneron, la certification ISO 9001, le développement durable, et le lancement de la cartographie du vignoble par GPS, entre autres. Enfin une démarche œnotouristique avec une nouvelle boutique, et la rénovation de la maison de Louis Gambert de Loche « Le Fief de Gambert », au cœur du domaine de la Cave sur l’appellation Hermitage, et l’inauguration de l’Espace Dégustation et du restaurant « Umia ».
Ces objectifs atteints, Julie Campos s’est trouvée libre d’accepter le nouveau challenge qui lui a été proposé par le groupe champenois Nicolas Feuillate , où elle prendra ses fonctions de Directeur Commercial le 14 mars prochain. Xavier Gomart, qui est à ses côtés à la Cave de Tain depuis début février, a été désigné comme son successeur. Homme d’expérience, il poursuivra la tâche entreprise avec dynamisme et savoir-faire.

24 février, 2011 | Commerce | bourgogne et ailleurs... |

Négoce : Du bio tous azimuts !

La Bourgogne en Bio - ©2010 JDV :)

Si la viticulture biologique reste une production encore marginale, sa progression est éloquente d’une année sur l’autre, gagnant de nouveaux territoires ou suscitant des formes inédites de commercialisation. Qu’elles soient converties ou en cours de conversion, les surfaces en viticulture biologique ont augmenté de manière spectaculaire ces dernières années. Ainsi, entre 2006 et 2010, on note une progression moyenne de près de 30% par an. Pourtant, ce mode de production concerne seulement 6,2% du total des plantations en vignes, soit 52.000ha. Au-delà de ces chiffres, le bio s’inscrit dans un courant global qui touche jusqu’à des vignobles qui peuvent prospérer sur leur propre notoriété.

Il en va ainsi de la Bourgogne où le phénomène reste très limité, même si, parmi ses adeptes, des domaines phares ont capté l’attention des observateurs. Il faut dire que les structures de négoce qui quadrillent le vignoble ne facilitent pas les initiatives dans cette filière. Aussi, est-il intéressant de constater que certaines maisons commencent à donner l’exemple sur leur propre domaine. Ainsi Champy, le plus ancien des négoces bourguignons (fondé en 1720) a-t-il entrepris en 2004 la conversion de ses vignes en propriété pour viser la certification en biodynamie, la plus exigeante en la matière. Celle-ci est effective depuis la récolte 2010 et concerne 27 ha, couvrant toute une palette de Villages et Premiers Crus de la Côte de Beaune, jusqu’au Corton Charlemagne. Récente acquisition de la maison Champy, le Domaine Laleure-Piot (10 ha), sis à Pernand-Vergelesses, est également conduit dans cette perspective.

Autre institution bourguignonne, Louis Max, fondée en 1859, a entrepris une démarche similaire en 2008 sur sa possession en Côte Châlonnaise, le Domaine La Marche, soit 24 ha en appellation Mercurey. Les premiers vins labellisés seront les futurs 2011. Partenaire totalement investi dans son activité de négociant, le Domaine de la Créa (7ha, essentiellement en Côte de Beaune) s’est engagé dans la même voie. Il faut rappeler que Louis Max possède une propriété dans les Corbières, Château Pech Latt, qui fait figure de pionnière dans la viticulture biologique depuis 1991.

Sous un autre aspect, la marque « A l’Origine » concrétise une initiative inédite en proposant derrière une étiquette commune, une gamme de vins élaborés suivant un cahier des charges bio par des producteurs bien identifiés. Bientôt disponible sur le marché, la gamme comprend déjà dix références et devrait s’étoffer de manière à représenter les principales appellations françaises. Conçue pour faciliter le choix du consommateur tout en lui donnant les qualités et les garanties attendues, cette ligne de produit vise la grande distribution. Transfuge d’un grand groupe agroalimentaire, Franck Bailleul, est le créateur du concept. Pour les sélections, il s’appuie sur le métier de Philippe Jury, un sommelier qui a fait ses classes dans la grande restauration.

10 janvier, 2011 | Commerce | anniversaire |

Ackerman fête son deuxième siècle

Arrivé à Saumur en 1811, le Belge Jean-Baptiste Ackerman y fonda la maison qui porte toujours son nom, et qui fête donc cette année son deuxième centenaire. Cette belle longévité ne fut pas sans accidents de parcours : Ackerman perdit trois de ses quatre enfants, et dut faire face à l’hostilité des Champenois, lorsqu’il créa ses « vins de mousse » selon la méthode champenois, qui lui valurent plusieurs procès, mais aussi beaucoup de succès et de médailles.

Grâce au soutien de sa femme et à la qualité de ses investissements, il put faire face et finalement léguer à son fils une belle entreprise qui s’agrégea successivement à Rémy Pannier, puis de Neuville et récemment Monmousseau, le tout sous l’égide du groupement des coopératives du Val de Loire, et du directeur général depuis dix ans, Bernard Jacob.

L’anniversaire d’Ackerman ne va pas passer inaperçu. Au salon des vins de Loire à Angers, on dégustera la cuvée du Bicentenaire, et en juin, c’est le Cadre Noir du Saumur, qui accompagnera l’effervescence légitime d’une marque devenue une référence, en matière de vins pétillants et de vins de Loire.

4 janvier, 2011 | Commerce | en direct du front |

La guerre des bouchons fait rage

Selon les chiffres qui viennent d’être publiés à l’occasion du salon Vinitech, 17 milliards de bouchons de bouteilles sont produits chaque année dans le monde. Le liège représente à lui tout seul 12 milliards de bouchons, dont l’industrie viticole mondiale absorbe 69%. Les bouchons synthétiques atteignent les trois milliards d’unités, et la capsule à vis, en forte progression, dépasse désormais les deux milliards d’unités.

Ces chiffres sont éloquents. Si le liège a dominé ce marché pendant des décennies, il est aujourd’hui sévèrement attaqué par des concurrents très actifs, qui surfent sur son principal défaut, malheureusement inhérent à sa nature : le goût de bouchon. Les professionnels du liège ne sont pas restés inactifs, et ont réagi de deux façons. D’une part en fabriquant des bouchons en liège traité, en principe sans mauvais goût ; le bouchon Diam en est un bon exemple, mais il y en a d’autres. Ainsi le bouchon Procork, annoncé à son de trompe comme naturel et révolutionnaire, avec cette fière devise : »Fini les vins bouchonnés ». D’autre part, ces mêmes fabricants ont lancé en 2010 une grande campagne de promotion pour le liège, aux qualités naturelles inégalées, parce qu’inégalables …

De leur côté, les producteurs de bouchons alternatifs vont au combat avec des armes lourdes et lancent l’artillerie du marketing à l’américaine, avec des arguments convaincants. Nomacork est ainsi devenu leader du bouchon synthétique et dépasse les deux milliards d’unités, grosses campagnes de communication à l’appui. Il le doit à des recherches très fouillées, intégrant notamment la gestion de l’oxygène dans la bouteille de vin. Le bouchon plastique a ainsi conquis en peu de temps des parts de marché appréciables sur les vins américains, les vins australiens, et les vins rosés, notamment.

Enfin, la capsule à vis, décriée par les uns, encensée par les autres, poursuit son bonhomme de chemin sur les vins dits à rotation rapide, comme les blancs secs. Bouchage incomparable quand on a oublié le tire-bouchon en pique-nique, elle doit son expansion au fabricant français d’aluminium Péchiney, devenu filiale du Canadien Alcan. La capsule à vis a même séduit des propriétaires de crus classés de Bordeaux ; dès lors, un bel avenir lui est promis….

13 décembre, 2010 | Commerce | conjoncture |

Vinitech et Sifel sous la neige

Les deux salons Vinitech et Sifel se sont tenus pendant trois jours au Parc des expositions de Bordeaux-Lac, pour la première fois ensemble. Vinitech a lieu les années impaires depuis 1977, et a acquis une dimension de leader international sur son marché. Quant au Sifel, salon international des fruits légumes, il a quitté Agen, sa terre natale, pour s’associer avec son cousin bordelais, complémentaire sans être concurrent.

Quarante mille visiteurs ont bravé les intempéries (notamment la neige du 2 décembre), pour visiter ces deux salons, ce qui constitue une fréquentation convenable, pour des manifestations professionnelles étalées sur trois jours. Cela montre toutefois que Vinitech a perdu des visiteurs, car les deux salons ensemble arrivent au même visitorat (40.000 entrées) que Vinitech tout seul il y a dix ans.

Il n’y a rien d’étonnant à cela. En effet, les ventes de matériel viticole sont en chute libre depuis 2009. Selon l’union des industriels de l’agroéquipement, au premier semestre 2010, les ventes de tracteurs étroits ont baissé de -50% ( !), celles de machines à vendanger de -8%, et celles d’enjambeurs de -28%. Les prix très peu rémunérateurs obtenus par les producteurs, notamment pour le vrac, n’incite pas les viticulteurs à investir dans du matériel lourd. Il est donc évident que Vinitech ne peut que souffrir d’une conjoncture qui lui est actuellement défavorable. Le rapprochement opéré avec le Sifel est donc une opportunité qui semble satisfaire les organisateurs. Ils ont d’ailleurs annoncé qu’ils seraient à nouveau ensemble dans deux ans.

27 novembre, 2010 | Commerce | Bordeaux sup' |

Bordeaux : Fonchereau très international

Le château Fonchereau est un domaine viticole de l’Entre deux Mers, à Montussan, qui possède plusieurs particularités. Le propriétaire est Mexicain, Alfredo Ruiz, avocat francophone et diplomate francophile, qui a fait de son vignoble une référence de l’appellation bordeaux supérieur. L’oenologue est grec, Athanase Fakorellis, installé à Bordeaux depuis 1986, et consultant de nombreuses propriétés. Le vin rosé est issu de pressée du seul cépage cabernet sauvignon. Le vin blanc provient d’une parcelle de sémillon de 80 ans. Le crémant rosé est élaboré à partir du cabernet franc. Enfin, une parcelle de vigne de 4 hectares vient d’être replantée de merlot et de petit verdot, à la densité de … 16.000 pieds par hectare ! Une densité de plantation extrêmement rare, mais qui devrait faciliter une maitrise naturel des rendements, et donc de concentration des raisins.