18 avril, 2013 | Viticulture | Les Bordeaux Primeurs |

Le millésime 2012 à la loupe

Pendant quinze jours, des dégustateurs du monde entier sont venus en Gironde, pour découvrir, en primeur, les vins du millésime 2012 dans toutes les appellations du Bordelais. Importateurs, courtiers, distributeurs, négociants, journalistes, sommeliers, cavistes, grands amateurs, grossistes et autres professionnels du vin ont parcouru les chais le verre à la main.

Au prix d’un marathon de dégustations parfois épuisant pour certains, on connait mieux ce millésime, qui fut incontestablement difficile et compliqué pour les viticulteurs girondins. La faute à une météo un peu chaotique, alternant froid et chaud, pluies et sécheresse, pas toujours comme il aurait fallu. A cela s’est ajoutée une forte pression des maladies et des champignons sur la vigne, conséquence du mauvais temps. Heureusement, le grand soleil d’août et de septembre a envoyé dans les raisins le sucre nécessaire à l’élaboration du bon vin.

Pour toutes ces raisons, le millésime 2012 ne peut pas être regardé comme une grande année à Bordeaux, mais il ne faut surtout pas en conclure qu’il s’agit d’une petite année, loin de là. 2012 n’est ni grand ni petit, c’est un bon millésime. Et encore faut-il ajouter que c’est un très bon millésime pour les vins blancs secs du Bordelais, qui sont vifs et fruités, pleins d’arômes et bien équilibrés. La récolte est beaucoup plus hétérogène dans les liquoreux, avec des caprices de style d’un terroir à l’autre, et de toutes façons, des volumes très faibles.

Les vins rouges sont d’abord marqués par une très bonne maturité du cépage merlot, aussi réussi à Saint Emilion qu’à Pauillac. Mais c’est à Pomerol, semble-t-il, que ces merlots ont le mieux bénéficié du terroir chaud et précoce. Bonnes réussites aussi, mais plus inégales, à Saint Emilion, si l’on excepte les grands terroirs, notamment ceux des premiers crus. Mais il faudra se méfier des vins mal boisés ou trop extraits, dont la vinification et l’élevage ont sottement dénaturé le fruit.

Dans le Médoc, exception faite des stars qui ont opéré des sélections parfois drastiques, on trouve un peu de tout : des crus bourgeois succulents ou médiocres, des crus classés décevants ou épatants, des « petits » vins réussis et d’une qualité inattendue, quand des marques établies ne dépassent pas la moyenne. La main de l’homme, la date de vendange, les soins à la vigne, la nature du terroir, tout concourt, là encore, à une hétérogénéité, ce qui n’exclut pas les bonnes surprises.

On en trouvera à Listrac comme à Castillon, à Saint Estèphe comme dans les Graves, et particulièrement dans ces quatre appellations, où les vins ne sont pas forcément les plus chers. En tout état de cause, il s’agit d’un millésime finalement assez classique, avec des vins qui seront assez vite prêts à boire, et qui seront d’autant plus attrayants qu’on attend une baisse de prix par rapport aux années antérieures.

Les différences de qualité et de nature des vins de ce millésime imposent à l’amateur de faire son marché en lieu sûr. On rappellera que le site CHATEAUPRIMEUR, spécialisé dans la vente en primeur et en ligne des grands vins de Bordeaux, et notamment des crus classés, apporte cette année, plus que jamais, son expertise dans la sélection des bouteilles les plus recommandables.

12 avril, 2013 | Viticulture | Pessac-Léognan |

Le prix de certains terroirs s’envole

Pessac-Léognan

Pessac-Léognan

Le marché du foncier viticole, dans le département de la Gironde, ne connait pas d’évolution spectaculaire au cours des dernières années, dans la plupart des appellations régionales. Les achats importants effectués par les investisseurs Chinois, qui ont acquis au total 500 hectares de vignes en 2012, ont permis de maintenir les cours des vignes de bordeaux rouge autour de 15.000 euros l’hectare, sans grand changement depuis 2010.

En revanche, certaines appellations, parmi les plus réputées et les plus qualitatives, ont connu une véritable envolée de leur prix. C’est le cas de Pessac-Léognan, qui a plus que doublé, passant en trois ans de 170.000 euros l’hectare en moyenne, à plus de 400.000 euros aujourd’hui. Même chose à Pauillac, célèbre terroirs de premiers crus classés, où il faut désormais débourser deux millions d’euros pour un hectare de vignes bien plantées et en bon état. Ce prix tournait autour d’un million en 2010….

Selon les estimations et le bilan annuel de la SAFER, Saint Julien et Margaux sont stabilisés autour d’un million d’euros l’hectare, Saint Estèphe à 350.000 euros, Pomerol à 900.000, Fronsac à 60.000 et Sauternes à 50.000. Mais il s’agit d’une moyenne, et chaque transaction apporte son lot de singularités, en fonction du classement de la propriété, son image, son terroir, l’état et l’âge de la vigne, la nature et la commercialisation des vins.

11 avril, 2013 | Viticulture | Une première à Bordeaux |

Les amphores reviennent à Pontet Canet

Les amphores reviennent à Pontet Canet

Les amphores reviennent à Pontet Canet

Désormais, le vin de Pontet Canet, cru classé de Pauillac dans le Médoc,  vieillit en partie dans des grandes amphores de béton, qui ont pris partiellement la place des barriques dans le chai d’élevage. Il s’agit de petites cuves, contenant 900 litres de vin, c’est-à-dire le volume de quatre barriques bordelaises, soit l’équivalent de 1.200 bouteilles de 75 cl. Actuellement, et après des essais menés à Pontet Canet depuis 2005, un tiers environ de la récolte est élevé dans ces amphores, un autre tiers dans du bois neuf, et le dernier tiers dans des barriques d’un an.

Il est à noter que Pontet Canet, un des rares crus classés du Bordelais dont la vigne est conduite en biodynamie, ne cesse faire des recherches pour améliorer la nature et la qualité du vin. Ces amphores, créées sur mesure, contiennent des graviers issus du terroir de la propriété, mélangés au béton, pour l’élevage des vins de cabernet sauvignon, et du calcaire et de l’argile, pour les vins des autres cépages. Ainsi, le vieillissement en chai de ces vins se fait au contact des éléments du terroir qui ont donné aux raisins les éléments de la personnalité du vin. C’est une première à Bordeaux.

11 avril, 2013 | Viticulture | Premier millésime pour le Clos de l’Abbaye |

Doyard très à cheval sur les traitements….

Champagne Doyard

Champagne Doyard

Premier millésime pour le Clos de l’Abbaye du champagne Doyard. Le vigneron de Vertus a su magnifier le chardonnay afin de proposer une nouvelle cuvée d’exception. Les premières bouteilles commencent à faire parler d’elles !

« La parcelle du Clos date de 1956. C’est en 2006 que mon père (Yannick) a constaté le caractère exceptionnel de ces raisins situés juste derrière notre exploitation. Sur environ un hectare et demi, avec un état sanitaire irréprochable, les vignes ont tendance à être rapidement mâtures », explique Charles Doyard. En 2007, le principe du Clos de l’Abbaye est lancé, avec un système cultural différent que celui appliqué au reste du vignoble Doyard. Cela implique un travail complet du sol, et dernièrement, un cheval est venu compléter les soins spécifiques apportés à la parcelle. Pour les traitements,  la famille se limite au cuivre et au soufre, sans pour autant revendiquer une étiquette « biologique ».

La production de la cuvée est limitée, d’une part en raison de la surface, mais également parce ce que le vin ne résulte que des jus de la première presse. Résultat : guère plus de mille bouteilles. Charles Doyard a noté une petite hausse de la production depuis 2008, pour arriver à 1.600 bouteilles par an, mais avec le travail particulier du cheval, qui influence le rendement de la vigne, il estime que le rendement va légèrement baisser. De toute manière, la quantité n’est pas souhaitée, seule compte la qualité du Clos de l’Abbaye !

« Elaboré sans fermentation malolactique, ce vin est vinifié dans le bois. Le vieillissement est de 3 ans minimum en cave, avec un dosage à 7g. Alors que nous pensions que 2008 serait « jeune », nous avons été surpris par l’ampleur », confie Charles Doyard. Le nez séduit et fait montre de promesses qui ne sont pas trahies une fois le vin en bouche. Ce premier millésime se révèle charnu, avec du gras. Un grand champagne aux accents gastronomiques, qui devrait ravir les épicuriens déjà adeptes des productions du vigneron de Vertus (A. V.)

11 avril, 2013 | Viticulture | Clos des Lunes |

Un nouveau cru s’habille en blanc

Clos des Lunes

Clos des Lunes

Il y a quelque chose qui est en train de changer dans les vignes du Sauternais. Voici qu’un nouveau cru vient de naitre : un cru qui produit exclusivement du vin blanc sec ! Exit le liquoreux. Ainsi l’a voulu Olivier Bernard, orfèvre en la matière, qui élabore dans le vignoble familial du Domaine de Chevalier, à Léognan dans les Graves, un des plus grands blancs secs de Bordeaux. Rompu aux exigences de cette production, l’homme a acquis 33 hectares de vignes blanches, sur les communes de Sauternes et de Bommes, vignes qui produisaient du vin liquoreux. Mais depuis le millésime 2012, sous la houlette des Bernard père et fils, c’est-à-dire Olivier et Hugo, est né le Clos des Lunes.

Il s’agit pour l’essentiel des vignes du Château Haut Caplane rebaptisées, auxquelles se sont ajoutées d’autres parcelles, naguère vouées au liquoreux. Mais le sec a remplacé le doux, et d’un encépagement classique de sauvignon (30%) et sémillon, trois cuvées viennent de naitre : Lune Blanche, Lune d’Argent et Lune d’or ; total : 150.000 bouteilles de blancs nouveaux, appellation Bordeaux, qui attaquent le marché cette année.

Olivier Bernard est actionnaire du Château Guiraud, premier cru classé de Sauternes, et proche voisin du Clos des Lunes. On ne peut donc pas dire qu’il ne croit pas à l’avenir du vin liquoreux. Mais la transformation radicale de 33 hectares en blanc sec est un signe qui ne trompe pas : les vins blancs doux et sucées du Bordelais sont presqu’en crise, et se posent des questions sur leur avenir. Olivier Bernard, avec toute l’équipe de Chevalier, a trouvé une réponse.

11 avril, 2013 | Viticulture | Une commission Inao est venue en Champagne |

Des critères parcellaires pour la révision de l’aire d’appellation

La deuxième phase de la révision de l’aire d’appellation de la champagne a commencé, c’est la détermination de la zone parcellaire. Pour y parvenir, des critères généraux doivent être définis. « Il y a une quinzaine de jours, une commission Inao est venue en Champagne. », souligne Pascal Ferrat, le président du syndicat général des vignerons. « D’autres échanges auront encore lieu et après validations, notamment par le Comité national Vins de l’Inao, je pense que les experts qui auront été nommés, pourront commencer leur travail d’évaluation des terrains à porter de la vigne AOC à l’automne 2013. » La sécurisation juridique de l’appellation constitue l ‘élément majeur qui doit guider cette révision de l’aire, « et c’est d’ailleurs pour cela qu’elle a été lancée », rappelait le président. Il convient également de prendre en compte la préservation de l’excellence des terroirs champenois par la maitrise de la délimitation. « Ce sont des points incontournables si nous voulons rester crédibles en tant que leader, dans le monde des effervescents ». Estimant à environ quatre années, le temps nécessaire à ces experts pour effectuer les visites de terrain dans toute la zone de production, mais aussi pour étudier et répondre à toutes les réclamations, on peut imaginer que cette révision pourrait aboutir vers 2018-2020.

9 avril, 2013 | Viticulture | Jean-Claude Albert |

La renaissance des Bugadelles

Les Bugadelles 2009 rouge

Les Bugadelles 2009 rouge

Voilà bientôt dix ans que M. Jean-Claude Albert s’est attelé à la rude tâche de redonner vie à un domaine complètement abandonné : les Bugadelles. Il est situé au cœur du massif de La Clape, entre Narbonne et la Méditerranée, et s’étend au total sur 400 hectares, dont les seuls habitants furent longtemps les sangliers.

Aujourd’hui, on y dénombre 250 moutons, des chevaux et des ânes, cinq hectares de chênes truffiers et d’arbres fruitiers, 25 hectares d’oliviers, et 40 hectares de vignes conduites en agriculture biologique. Une bergerie en ruine du 19ème siècle a été réhabilitée, et un gigantesque chantier de rénovation a été mené. Résultat : L’agro- pastoralisme a été réintroduit dans la Clape, ainsi que le souligne le directeur du vignoble, Dominique Laux, naguère en poste dans le Médoc. Et d’ajouter : « Le bétail fournit cent tonnes de fumier par an, qui engraissent dix hectares de vignes. Les brebis broutent dans les oliveraies, ainsi le couvert végétal est entretenu, et il y a moins de risque d’incendie…. ».

Le vignoble des Bugadelles fournit des vins de pays d’oc rouges, blancs et rosés, avec les vieux cépages du pays, mais aussi des plus nouveaux comme le peu connu marselan noir. Le terroir est celui de la garrigue calcaire de la Clape, en assemblage avec des schistes, grès, marnes ou argiles, selon le cas. Le chai est, lui, un outil résolument moderne, qui respecte le côté nature de la propriété, mais sans ignorer les innovations de la technologie et de l’œnologie. Bref, tout porte à croire qu’avec une volonté de pionnier, une nouvelle marque de vins est en train de naitre dans l’Hérault.

8 avril, 2013 | Commerce | Seguin Moreau renoue avec les bénéfices |

Seguin-Moreau habille le marché du luxe

Seguin Moreau

Seguin Moreau

Après avoir connu des années difficiles au début du siècle, la tonnellerie charentaise Seguin Moreau renoue avec les bénéfices. Son bilan pour 2012 fait état de 80.000 barriques et futs commercialisés sur les cinq continents, et un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros pour un effectif total de 200 personnes. « On est reparti en croissance depuis deux ans, et on a été élu meilleur tonnelier du monde par les Américains » peut annoncer le directeur général Nicolas Malher Besse.

Ce jeune dirigeant, issu d’une vieille famille de négociants bordelais, n’est pas étranger à la bonne santé de l’entreprise. Il y est arrivé en 2011 avec un bagage professionnel acquis chez le confrère Radoux ; mais aussi avec un esprit ouvert et novateur, dont son curriculum vitae porte la marque, avec un diplôme de biologiste, un autre de l’école supérieure de commerce de Bordeaux et un CAP de boulanger !

Pour autant, se griser du succès ne relève pas davantage de sa  philosophie : « Le monde ne va pas bien, convient-il.  Nous sommes dans une entreprise qui progresse et qui gagne de l’argent, mais si on n’avance pas on tombe. Si la crise s’accentue, on souffrira quand même, on n’est pas intouchable. Mais nous sommes positionnés sur le haut de gamme et le luxe ne marche pas trop mal. Notre bouclier contre la crise, finalement, c’est la qualité. C’est ça la bataille de demain ».

Si l’on remonte à la fondation de la tonnellerie Moreau en 1838, puis à celle de Seguin en 1870, lesquelles ont fusionné en 1959, l’histoire de ce petit groupe est fort longue ; elle s’étend sur trois siècles de partenariat avec le monde du cognac et du vin. Mais ses clients n’ont pas changé ; ce sont toujours les maisons de Cognac, les châteaux de Bordeaux, les vignobles de Californie, Bourgogne, Italie, au total 40 pays jusqu’en Israël…. Et c’est cette multitude de débouchés qui lui assure une place parmi les leaders du marché, comme la multitude de ses produits (barriques, foudres, produits alternatifs de boisage) conforte cette position.

Déjà, ces produits alternatifs, type douelles ou sticks, désormais autorisés, représentent 10% du chiffre d’affaires, et ce marché ne va pas cesser de grandir. Il va prendre, selon Nicolas Malher Besse, la place des barriques de moyenne gamme. Parallèlement, Seguin Moreau diversifie aussi son approvisionnement avec des achats de bois dans les grandes forêts domaniales françaises, en forêt privée et dans le Caucase.

Riche d’un long passé et d’une large aventure internationale, Seguin Moreau garde ses racines charentaises. Le groupe est toujours la propriété de la famille Hériard Dubreuil, actionnaire du cognac Rémy Martin et du groupe Rémy Cointreau ; et son siège est toujours à Merpins, à côté de Cognac, avec d’autres bureaux à Bordeaux. L’ancrage régional est totalement respecté.

4 avril, 2013 | Viticulture | Famille Cathiard |

Le Thil Comte Clary change de mains

Château Le Thil Comte Clary

Château Le Thil Comte Clary

La famille Cathiard vient d’augmenter son emprise viticole dans les Graves avec l’acquisition d’une propriété voisine de Smith Haut Lafitte : le Château Le Thil Comte Clary. Il s’agit d’un bel ensemble de vignes, parc et chartreuse, qui appartenait à la famille de Laitre, dans l’indivision. Une partie du vignoble (5,5 hectares) a été achetée par M. Pichet, propriétaire du petit château des Carmes Haut Brion à Pessac. L’autre partie, constituée de 3 hectares de blancs et 8 hectares de rouges, rentre dans l’escarcelle des Cathiard, qui nourrissent plusieurs projets pour relancer et faire vivre ce beau domaine, mitoyen du leur.

4 avril, 2013 | Kiosque | Jean Serroy aux éditions Glénat |

Les Côtes du Rhône à livre ouvert

Les vins du Rhône, côtes et vallée

Les vins du Rhône, côtes et vallée

Professeur agrégé de lettres, écrivain et journaliste, Jean Serroy signe un beau livre aux éditions Glénat : « Les vins du Rhône, côtes et vallée ». Il s’agit d’un portrait complet de toute la viticulture rhodanienne, du Gard jusqu’à Lyon, avec ses terroirs, sa gastronomie, ses paysages, et cette incroyable diversité qui fait toute sa richesse. 230 pages, 39,50 euros.

4 avril, 2013 | Commerce | Rencontres Nationales les 11 et 12 avril |

Les indépendants visent l’export

Les Vignerons Indépendants de France organisent leurs rencontres Nationales les 11 et 12 avril prochains à Epernay, en Champagne. Ils proposent deux jours de débats sur le thème : « L’export est-il un nouvel eldorado ? ». Plusieurs marchés seront expliqués, aussi bien les vieux clients comme l’Allemagne et la Grande Bretagne, que les nouveaux venus : Chine, Pologne, Russie, etc… On y attend de nombreux témoignages, et l’expertise de M.M. Castellucci, directeur de l’Office International de la Vigne et du Vin (OIV), et J. de Roany, conseiller du commerce extérieur.

4 avril, 2013 | Economie | Sud de France |

Le printemps du Languedoc

Jusqu’à la fin du mois d’avril, 850 restaurateurs parisiens participent à une vaste opération de promotion des vins du Languedoc et du Roussillon. Ils étaient 700 l’année dernière, et cette opération a permis de stimuler les ventes de vins dans les établissements de la  capitale, mais aussi chez les cavistes. Elle est donc reconduite cette année par l’interprofession, avec la marque Sud de France.

3 avril, 2013 | Viticulture | 500 millions d’euros de CA |

Les coopératives gardent leur place dans l’économie régionale

Bernard Solans

Bernard Solans

Dans le vignoble bordelais, terre de châteaux par excellence, on parle peu des coopératives vinicoles. Elles sont nées pour la plupart au milieu du siècle dernier, voire pendant la grande dépression des années trente, à cause d’une mévente qui touchait tout le monde. Souvent effacées par le prestige des grands crus, elles restent dans l’ombre, mais n’en représentent pas moins un acteur important de l’économie viticole régionale.

On compte 53 caves coopératives en Aquitaine, dont 40 pour le seul département de la Gironde. Elles rassemblent 5.500 vignerons, qui cultivent 36.000 hectares de vignes, et assurent un millier d’emplois. Leur chiffre d’affaires est évalué à 500 millions d’euros. Pour le Bordelais, on estime à une bouteille sur cinq le poids de la coopération, mais dans les appellations du Bergeracois, du Lot et Garonne et des Pyrénées Atlantiques, elles pèsent bien plus lourd, et ont parfois assumé seules la promotion d’un vignoble, comme à Buzet (47).

Pour autant, au cours des dernières décennies, plusieurs petites unités ont été absorbées par de plus grandes, par ce que l’union fait la force. En dix ans, vingt caves ont ainsi disparu, et la question se pose encore aujourd’hui, pour la survie de certaines unités comme celles de Pauillac ou de Saint Estèphe, dont les surfaces en production se réduisent à quelques parcelles. Il faut dire qu’à un million d’euros l’hectare de vignes dans certaines appellations où dominent les crus classés, les coopérateurs ne résistent pas longtemps à l’attrait d’une bonne cession….

Mais cela ne suffit pas à entamer le moral du président de la fédération régionale des coopératives vinicoles, Bernard Solans, viticulteur clame et droit, issu de l’Entre deux mers, dont le bons sens est apprécié de longue date dans les sphères professionnelles. « Il faut remettre l’humain au centre des débats. Le vin est quelque chose de vivant. Nous avons été les filles de la misère, nous devons devenir des entreprises qui font du cousu main. Et être à la pointe de la technique ».

S’il manque encore à la coopération vinicole bordelaise quelques marques phare pour valoriser les meilleurs terroirs, comme le fait le Grand Listrac dans le Médoc, les caves restent un approvisionnement majeur pour les grandes maisons de négoce. C’est là qu’elles font leur marché et trouvent des volumes conséquents pour leurs étiquettes, genre Malesan ou Mouton Cadet.

En raison de la place qu’occupe la coopération en Gironde, Bernard Solans a demandé d’avoir un siège de membre consultatif au Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux. Il devrait avoir bientôt satisfaction, car le prochain président du CIVB, Bernard Farges, qui sera élu sauf accident en juillet, est issu d’une coopérative de l’Entre deux Mers. Et c’est la première fois qu’un vigneron coopérateur va présider l’interprofession bordelaise.

2 avril, 2013 | Commerce | La famille Reiffers |

Nouvelle transaction dans le vignoble

Château Côte Baleau

Château Côte de Baleau

La famille Reiffers, propriétaire de trois crus classés à Saint Emilion, vient de vendre son patrimoine viticole à l’un de ses voisins, la famille Cuvelier, propriétaire du Clos Fourtet, premier grand cru classé. Les Cuvelier possèdent également le Château Poujeaux à Moulis dans le Médoc.

La transaction porte sur le Château Côte Baleau (8 hectares), le Clos Saint Martin (1,3 hectare) et l’emblématique Château des Grandes Murailles (2 hectares). Beaucoup d’observateurs considèrent que le petit Clos Saint Martin est une véritable pépite, dont le terroir s’apparente en tous points à celui d’un premier cru.

La famille Reiffers était dans l’indivision et devait aussi régler des problèmes de succession ; Sophie Fourcade, qui gérait les domaines de sa famille, reste à son poste avec le nouveau propriétaire.

2 avril, 2013 | Economie | 500 millions d’euros de CA |

Les coopératives gardent leur place dans l’économie régionale

Bernard Solans

Bernard Solans

Dans le vignoble bordelais, terre de châteaux par excellence, on parle peu des coopératives vinicoles. Elles sont nées pour la plupart au milieu du siècle dernier, voire pendant la grande dépression des années trente, à cause d’une mévente qui touchait tout le monde. Souvent effacées par le prestige des grands crus, elles restent dans l’ombre, mais n’en représentent pas moins un acteur important de l’économie viticole régionale.

On compte 53 caves coopératives en Aquitaine, dont 40 pour le seul département de la Gironde. Elles rassemblent 5.500 vignerons, qui cultivent 36.000 hectares de vignes, et assurent un millier d’emplois. Leur chiffre d’affaires est évalué à 500 millions d’euros. Pour le Bordelais, on estime à une bouteille sur cinq le poids de la coopération, mais dans les appellations du Bergeracois, du Lot et Garonne et des Pyrénées Atlantiques, elles pèsent bien plus lourd, et ont parfois assumé seules la promotion d’un vignoble, comme à Buzet (47).

Pour autant, au cours des dernières décennies, plusieurs petites unités ont été absorbées par de plus grandes, par ce que l’union fait la force. En dix ans, vingt caves ont ainsi disparu, et la question se pose encore aujourd’hui, pour la survie de certaines unités comme celles de Pauillac ou de Saint Estèphe, dont les surfaces en production se réduisent à quelques parcelles. Il faut dire qu’à un million d’euros l’hectare de vignes dans certaines appellations où dominent les crus classés, les coopérateurs ne résistent pas longtemps à l’attrait d’une bonne cession….

Mais cela ne suffit pas à entamer le moral du président de la fédération régionale des coopératives vinicoles, Bernard Solans, viticulteur clame et droit, issu de l’Entre deux mers, dont le bons sens est apprécié de longue date dans les sphères professionnelles. « Il faut remettre l’humain au centre des débats. Le vin est quelque chose de vivant. Nous avons été les filles de la misère, nous devons devenir des entreprises qui font du cousu main. Et être à la pointe de la technique ».

S’il manque encore à la coopération vinicole bordelaise quelques marques phare pour valoriser les meilleurs terroirs, comme le fait le Grand Listrac dans le Médoc, les caves restent un approvisionnement majeur pour les grandes maisons de négoce. C’est là qu’elles font leur marché et trouvent des volumes conséquents pour leurs étiquettes, genre Malesan ou Mouton Cadet.

En raison de la place qu’occupe la coopération en Gironde, Bernard Solans a demandé d’avoir un siège de membre consultatif au Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux. Il devrait avoir bientôt satisfaction, car le prochain président du CIVB, Bernard Farges, qui sera élu sauf accident en juillet, est issu d’une coopérative de l’Entre deux Mers. Et c’est la première fois qu’un vigneron coopérateur va présider l’interprofession bordelaise.

29 mars, 2013 | Viticulture | Audrey Chauvin |

Passion de femme, dans la Drôme

Audrey Chauvin

Audrey Chauvin

Audrey Chauvin est une jeune vigneronne du Sud de la Drôme. Son domaine est situé dans le petit village de la Roche St-Secret au pied de la Lance, la montagne qui sert de repère à toute la région. Le domaine est niché à flanc de  coteaux et en sus de ses 11 hectares de vignes, il possède 6 hectares de lavande. La répartition est de 3 hectares de cépages blancs (Viognier, Roussanne, Marsanne et grenache blanc) et le reste en Syrah et Grenache. Il bénéficie d’un microclimat tardif et d’altitude qui lui permet d’obtenir tard des raisins à maturité.

Audrey Chauvin a commencé ses premières vinifications au domaine en 2005 à la suite de son père. Mais c’est une femme de caractère qui a voulu, avant de se lancer,  penser globalement ce qu’elle voulait faire de ses vins, de son domaine, de l’image qu’elle voulait en donner. «  Je souhaitais qu’à travers mon vin, on puisse voir la vigneronne, et voir même sa façon de travailler» confie-t-elle. Du choix des vins au logo, de l’aménagement du caveau à la forme des bouteilles tout respire  la personnalité authentique  d’une vigneronne passionnée, qui cherche à explorer des chemins inconnus, et respecte la nature au plus haut point. C’est pourquoi elle  a fait sa   première vendange en 2012 avec des vins 100% bio. Ces vins sont aussi ses enfants, chaque cuvée à un nom bien défini qui la caractérise et l’identifie. Dont une au prénom de sa fille, Léa.

Les Vins du Domaine

Le Domaine propose en bouteilles 6 vins différents, rouges, rosés et blancs et notamment :

-  Un rouge fruité : cuvée « Passion d’Une femme ». C’est le vin représentatif du Domaine, un vin qui a obtenu, dès sa première vinification (2005)  une étoile au Guide Hachette. C’est un vin composé de 55 % Syrah, 45 % Grenache.  Un choix d’assemblage qui favorise les arômes de fruits comme le cassis, la myrtille, avec des notes épicées. Un vin à garder 5 ans. Millésime 2010 – 5,50€ au domaine.

-   Un rouge élevé en fût «Cuvée Léa », 70 % Syrah, et 30 % Grenache.  Millésime 2010 à 7,50€. Un rosé 100% grenache, obtenu par pressurage direct et par saignée. Millésime 2011 à 5,50€ Enfin en blanc la cuvée « Nuit Blanche » avec 50% de Viognier, 25% de Roussanne et 25% de Grenache blanc. Millésime 2011 à 6,50 euros la bouteille.

-  Le domaine produit aussi des vins de pays, et deux cuvées baptisées « extraordinaires », en bouteilles de 50 cl, à base de récoltes très tardives, Perle Noire et Vendanges de novembre.

-  Domaine Passion d’une Femme, chemin des Plaines Sud, - 26770 Roche Saint Secret Tél. 04 75 53 56 37 ; site http://www.passiondunefemme.fr/

28 mars, 2013 | Viticulture | Certification Haute Valeur Environnementale |

Eric Rodez, défenseur du terroir

Le vigneron champenois Eric Rodez a obtenu l’an passé la première certification Haute Valeur Environnementale décernée en France pour une exploitation viticole. Il a ainsi illustré sa démarche en faveur d’une production de qualité.

Il fait partie des élaborateurs mieux connus à l’étranger qu’en France avec ses 6 hectares de vignes et ses 45000 bouteilles par an, vendues à 80% à l’export. Il a débuté son parcours sur les terres familiales d’Ambonnay en 1984, une année catastrophique qui a provoqué chez lui une prise de conscience : inutile de cherche à surproduire, mieux vaut produire en suivant des méthodes qualitatives.

C’est aujourd’hui un défenseur de la logique de terroir, en faveur de vins qui ont une âme. Eric Rodez réfléchit en permanence aux moyens d’améliorer les choses. Il pratique la culture biologique, l’enherbement maîtrisé, et la confusion sexuelle. Il est lutte pour la mise en œuvre d’un référentiel de bonnes pratiques environnementales avec obligation de moyens et de traçabilité, comme la préservation de la ressource en eau, la réduction des produits phytosanitaires, la maîtrise de la fertilisation, et le respect de la biodiversité sur l’exploitation

13 mars, 2013 | Insolite | Bordeaux |

Jean Merlaut met de l’eau dans son vin

Jean Merlaut est un important propriétaire viticole du Bordelais. Issu d’une famille de négociants, et négociant lui-même, il possède (en tout ou en partie) les châteaux Camensac, Dudon, Gruaud Larose et Malagar, ce qui ne l’empêche pas d’être maire de sa commune, Baurech, village des « premières côtes » proche de Bordeaux.

Tout récemment, Jean Merlaut a diversifié ses affaires en prenant une participation majoritaire dans la source des Abatilles, une eau minérale bien connue puisée à Arcachon, dont l’un des actionnaires lui a vendu sa part. Comme le vin, l’eau des Abatilles fait partie du patrimoine girondin ; elle est d’ailleurs commercialisée dans une bouteille qui ressemble à celle du vin de Bordeaux comme deux gouttes … d’eau.

13 mars, 2013 | Commerce | Conjoncture |

Groupements de producteurs : l’union fait la force

Les groupements de producteurs pour mieux commercialiser le vin ne cessent de se créer dans toute la France. Ils sont le plus souvent le fait de jeunes vignerons, attachés à des propriétés familiales de moyenne taille, et désireux de trouver des nouveaux débouchés, tant en direct auprès des particuliers, que dans la grande surface ou le lointain export.

L’un des plus importants est aussi l’un des plus anciens, c’est le club Vignobles et Signatures, créé en 1984. Il rassemble 17 viticulteurs, qui cultive 1.600 hectares, et produisent 12 millions de bouteilles. C’est une force de frappe considérable….

L’un des plus récents est l’association BIOtiful Wines, ainsi plaisamment baptisé car ses neuf membres sont tous en agriculture biologique. Ils sont tous issus d’une région différente, et ont ouvert plusieurs marchés nouveaux, notamment en Asie, et au Salon Millésime Bio de Montpellier.

Dans le sud ouest, six propriétaires ont créé la Java Sud Ouest, autour du dynamique Luc de Conti, à Bergerac. Ils proposent une gamme élargie vers cavistes et restaurateurs, notamment.

Le GIE des Vignerons d’Aquitaine, que préside Thierry Maillié, à Camblanes en Gironde, réunit vingt viticulteurs indépendants de toute la région, qui veulent vendre en direct, tant en France qu’à l’export. Et ça marche….

Même chose dans la vallée du Rhône avec plusieurs groupements, récents ou non, comme Rhône Vignobles, bien structuré depuis 20 ans, Ambiance Rhône Terroirs, Femmes Vigne Rhône, joli jeu de mots pour un groupe de 30 professionnelles déterminées, ou les Toqués des Dentelles, groupe d’une quinzaine de vignerons qui se veulent paysans et artisans, au pied des célèbres Dentelles de Montmirail.

La liste est loin d’être exhaustive : on pourrait en citer vingt autres dans le Languedoc, la Gironde, la Bourgogne ou le Val de Loire. Et tout porte à croire que le phénomène va encore s’amplifier.

11 mars, 2013 | Commerce | Salons |

Les Vignerons Lauréats s’installent à Toulouse

Le Club des Vignerons Lauréats rassemblent une cinquantaine de producteurs de vins de toute la France, représentant chacun une appellation différente. Il est né en 1975 de la volonté de plusieurs viticulteurs médaillés au Concours Agricole de Paris, pour valoriser les récompenses obtenues et promouvoir leurs vins.

Plusieurs salons ont lieu chaque année en France à la rencontre des amateurs et des acheteurs, principalement des particuliers, notamment à Paris, où cette formule rencontre un bon succès, comme à Nantes. Il s’agit d’un système de « ventes privées », directement au consommateur, de la part de propriétés familiales qui distribuent leurs vins en direct.

Le prochain salon du Club des Vignerons Lauréats aura lieu à Toulouse du 15 au 17 mars. Quarante producteurs s’installent à l’Ecole d’Ingénieurs de Purpan, 75 Voie du TOEC, proche de la rocade, sortie 29.

C’est également à Toulouse, mais le mercredi 3 avril, qu’aura lieu le concours national des vins à indication protégée de France. Il est ouvert aussi bien aux vins de cépage et aux vins d’assemblage des trois derniers millésimes, et se tiendra dans la Médiathèque José Cabanis de l’Arche Marengo. L’an passé à Marseille, ce concours avait récompensé 200 vins sur 800 échantillons dégustés.

10 mars, 2013 | Viticulture | Corbières et Saint Chinian |

Chez les Miquel, la passion des cépages

Les Miquel sont issus d’une longue lignée de vignerons qui possédaient déjà des vignes dans le Languedoc au 18ème siècle. Ils sont installés au Domaine de Cazal Vieil, à Cessenon au nord de Béziers, dans la belle vallée de l’Orb, sous la tutelle de l’appellation Saint Chinian. Là, ils développent une gamme de vins à vase de cépages uniques ou en assemblage, tels que le viognier et le chardonnay pour les blancs, la syrah, le grenache et le cinsaut pour les rouges et les rosés.

Récemment, Laurent Miquel a fait l’acquisition du Domaine des Auzimes, à Lagrasse au cœur des Corbières viticoles, dont les trente hectares de vignes sont conduits en agriculture biologique. C’est là que, passionné de cépages et d’ampélographie, Laurent Miquel a eu l’idée de planter un cépage blanc très rare en France, l’albarino.

L’albarino, connu aussi sous le nom d’alvarinho, est répandu au nord du Portugal et en Galice. Il aurait été amené en Espagne par les moines de Cluny au moment de la Renaissance. Laurent Miquel suppose que son étymologie « alba-rino » pourrait indiquer qu’il s’agit d’un très ancien vin blanc du Rhin, mais sa véritable origine se perd un peu dans la nuit des temps….

Reste qu’avec quatorze hectares plantés, les Miquel sont les premiers producteurs d’albarino en France. Ils lui trouvent un cousinage avec d’autres cépages blancs comme le petit manseng ou le riesling, et des arômes nobles, qu’un beau terroir calcaire, avec un micro-climat de légère altitude ne peuvent qu’amplifier.

7 mars, 2013 | Commerce | Conjoncture |

Les grands concours se réunissent

Parce qu’ils ont senti que la multiplicité des concours de vins qui font florès sur le sol de la France pouvait nuire à leur crédibilité (1), les grands concours* les plus représentatifs de la production viticole ont décidé de se réunir dans une association qui a pour but de regrouper les grands concours Vinicoles Français qu’ils soient Régionaux ou Nationaux pour la défense des intérêts de ces Concours qui ont un rôle économique très important mais aussi d’assurer la représentation vis à vis des pouvoirs publics , l’harmonisation des règlements afin de faciliter les inscriptions des metteurs en marché  sur les différents concours et de lutter contre l’utilisation abusive des macarons. L’adhésion a été limitée à un concours par région réservée aux seules appellations françaises (AOC ou AOP et IGP). Peuvent participer uniquement les Concours ouverts à des vins jugés chacun dans leur catégorie, excluant de fait les  confrontations inter produit (type vins de cépages). Chaque concours doit évidemment respecter les règles imposées par la législation en vigueur de la DGCCRF. L’association a enfin pour but la mise en place de moyens de communication importants pour faire mieux connaitre ces concours dans la presse et vis-à-vis des distributeurs et de valoriser les produits médaillés dans la presse. La création de cette association a été annoncée par Michel Bernard, président du Concours d’Orange lors de l’édition 2013 de ce Concours.

*LISTE DES CONCOURS ADHERENTS A L’ASSOCIATION DES GRANDS CONCOURS VINICOLE FRANÇAIS : Concours des Grands Vins de France de Macon, Grand Concours des Vins d’Alsace de Colmar, Concours des Vins à Orange, Concours de Bordeaux, Concours des Vins de Loire, Concours Nantais-Anjou-Saumur-Touraine ou Concours des Ligers -Vin de Loire : de Nantes à Clermont Ferrand, Concours des Vins de Provence à Saint-Tropez ou Concours des vins de Brignoles (liste provisoire) .

(1)   voir nos informations du 27 février dernier

6 mars, 2013 | Communication | Portrait |

Geoffrey Orban, pédagogue passionné

Geoffrey Orban décline sa passion du vin sous différentes facettes très variées, qui font de ce champenois un personnage presque incontournable, dans sa région et au-delà. Sa devise : « Du terroir à l’assiette ». En créant la société Educavin en 2005, il a souhaité utiliser ses connaissances au service d’un concept basé sur les vins et leurs terroirs. Il associe ainsi l’aspect technique et œnologique pour les professionnels, à un aspect sommellerie pour les consommateurs.

Ainsi, il cumule les casquettes de consultant pour les syndicats interprofessionnels des vins de Bordeaux, Bourgogne, Champagne, de professeur pour divers organismes, de conseiller pour les producteurs. Pour ces derniers, il valorise leur terroir en suggérant des accords mets-vins, et les initie à une communication optimale.

Il se plait également à jouer au guide touristique en accompagnant des groupes au cœur des vignes de champagne, pour des dégustations ludiques « in situ ». On notera qu’il a reçu en 2006 le titre d’ambassadeur français du champagne, et celui de vice-ambassadeur européen.

6 mars, 2013 | Insolite | Pic Saint Loup |

Un autre Lascaux...

Si tout le monde connait (ou presque tout le monde) les célébrissimes Grottes de Lascaux, on connait moins le Château de Lascaux, propriété viticole située à Vacquières, au nord de Montpellier, dans le Languedoc. Si l’homonymie est parfaite, toute parenté est à exclure. La ressemblance sémantique entre les deux sites tiendrait à une étymologie commune, celle du calcaire. Pour le reste, il est plaisant de constater que le propriétaire du vignoble, Jean-Benoit Cavalier n’a pas trahi son patronyme en mettant un cheval de Lascaux (la grotte) comme logo sur ses étiquettes, réunissant du même coup les noms de tout le monde.

Jean-Benoit Cavalier cultive ses grenaches et ses syrahs sous la bienveillante tutelle du Pic Saint Loup, comme l’ont fait avant lui quatorze générations de vignerons. Et produit une gamme de quatre vins rouges, deux blancs et deux rosés, sur ce terroir de pierres, conduit en agriculture biologique. Lascaux…. Un nom facile à retenir.

3 mars, 2013 | Viticulture | Environnement |

Développement durable : un label de l’engagement coopératif

Sous la vigilance de l’Institut Coopératif du Vin (ICV), des coopératives parmi les plus dynamiques ont adhéré à « Vignerons Développement Durable », une association où elles s’engagent à satisfaire un ensemble de critères dont l’axe majeur est le respect de l’environnement.

Fortement inscrites sur leur territoire, les coopératives se trouvent largement impliquées dans les considérations sur le développement durable. C’est ainsi que des structures émergentes dans leur vignoble respectif (*) se sont impliquées dans un projet lancé en 2007 par l’Institut Coopératif du Vin, conciliant viabilité économique avec respect de l’environnement. Sa concrétisation a pris la forme d’une charte, développée sur des principes du développement durable et garantie par les compétences de l’ICV. Elle s’inscrit dans une démarche globale qui prend également en compte la gestion de l’entreprise, son économie et les facteurs humains. La satisfaction à 37 critères donne ainsi droit au label « Vignerons Développement Durable », lequel ne bénéficie pas pour autant de reconnaissance officielle, même s’il s’est vu décerner le Trophée de l’Agriculture Durable en 2011 par le Ministère de l’Agriculture. Malgré tout, il continue de sensibiliser le milieu coopératif et gagne progressivement des caves de régions plus septentrionales, comme celles du Val de Loire et de Bourgogne.

(*) Les détenteurs de la marque collective « Vignerons Développement Durables » sont : Vignerons de Caractère, Cave du Razès, Jaillance, Vignobles Dom Brial, Mont Tauch, Moulin de la Roque, Cave de Tain, Sieur d’Arques, Cave La Malepère, Vignerons du Mont Ventoux (M. B.). Voir le site internet : www.v-dd.com

3 mars, 2013 | Commerce | Oenotourisme |

Le tourisme arrive en bateau

Le tourisme de croisière fait une entrée remarquée dans le port de Bordeaux. Attirés par le label du Patrimoine Mondial de l’UNESCO, et la découverte des châteaux viticoles, les visiteurs sont de plus en plus nombreux en Gironde, et viennent désormais en bateau jusqu’au centre de Bordeaux.  Quarante paquebots de croisières sont attendus cette année dans le port, avec des passagers qui se comptent en dizaines de milliers. Les retombées économiques sont estimées à six millions d’euros, dont le tourisme viticole sera le premier à bénéficier.

En effet, selon des chiffres fournis par la mairie, l’oenotourisme est en progression spectaculaire dans le vignoble bordelais, avec un nombre croissant de sociétés spécialisées dans la visite des châteaux. Parallèlement, le concept de « Fête du Vin » qui attire des centaines de milliers de personnes pendant quatre jours sur les quais de la Garonne, s’exporte avec succès. Après Québec et Hong Kong, c’est Bruxelles qui aura sa « Fête du Vin «  l’année prochaine ». Au total, on compte que chaque année, plus de trois millions de touristes passent par Bordeaux.

2 mars, 2013 | Kiosque | Edition |

Les Goutorbe, une famille à livre ouvert

Des pépinières, une maison de champagne, un prestigieux hôtel… Il est indéniable que les Goutorbe avaient des choses à raconter. C’est donc en toute logique qu’un ouvrage rend hommage à cette famille d’Aÿ, une saga vigneronne qui débute juste après la première guerre mondiale avec Emile. Viendront ensuite Henri, puis René. Un tranquille parcours mené sur bien des fronts complémentaires avec comme dénominateur commun, le vin de Champagne.  Bref, chez les Goutorbe, on ne se monte pas du col et l’on suit une évolution lente qui se fait naturellement sans à-coups. Désormais la nouvelle génération constituée par Elisabeth, Bertrand et Etienne, est prête à reprendre le flambeau et à écrire les nouvelles pages de la saga.

- Une famille en Champagne, Goutorbe de père en fils, aux Editions de l’Effervescence.

2 mars, 2013 | Viticulture | Cépage |

Pas si folle que cela …

Le gros plant se cherche une nouvelle jeunesse. Le vin blanc sec du pays nantais a subi lui aussi la crise du vignoble, derrière le muscadet. Sans positionnement propre, ni commercial, ni d’image, il a trop souvent vécu dans l’ombre du muscadet, proposé par les vignerons, comme l’entrée de gamme. Avec un volume en perte de vitesse à 40.000 hectolitres, divisé par 4 en 20 ans, le gros plant se concentre sur un marché régional. Désormais, il veut rajeunir ses consommateurs, et donc changer d’image. Pour cela, les producteurs entendent désormais capitaliser sur le cépage : la folle blanche. Une marque “folle blanche de Nantes” va être déposée par les producteurs, et sera apposée sur les étiquettes. A long terme, l’appellation pourrait même demander à l’INAO de changer de nom.

27 février, 2013 | Viticulture | Viticulture durable |

Terra Vitis bien implanté dans l’Aube

En Champagne, un premier groupe de 16 viticulteurs de la Côtes des Bar, dans le département de l’Aube, a opté pour la labellisation Terra Vitis. Il leur a fallu répondre au cahier des charges qui porte à la fois sur la culture de la vigne et sur la vinification, associant une démarche qui sait faire appel au pragmatisme, aux réalités du terrain et au bon sens.

A travers 16 exploitations, ce sont 180 hectares qui sont désormais certifiés Terra Vitis, et d’autres sont déjà inscrits dans la même dynamique. Un élan qui a une vocation régionale, et les 16 producteurs se disent prêts à accueillir d’autres professionnels de la zone d’appellation champagne.

Rappelons que Terra Vitis permet de donner plus de visibilité, en France et à l’export, aux vins français produit dans un esprit de développement durable, de qualité et de transparence. Le label, une fois obtenu, est apposé sur les étiquettes des cuvées.

23 février, 2013 | Viticulture | Association |

Des Grains Galets pas gringalets….

Sept vignerons des Côtes du Rhône, issus chacun d’une appellation différente, ont décidé de se regroupe dans une amicale association, qu’ils ont joliment baptisés les Grains Galets… Ce trait d’humour révèle leur jeunesse, leur esprit d’équipe, leur volonté de partage avec un clin d’œil pour certains terroirs de la vallée du Rhône ou les galets sont prédominants.

Présents sur de nombreux salons, ils représentent ensemble une large gamme de vins rouges, blancs et rosés, répartis sur un million de bouteilles et quarante étiquettes. Respect du terroir, maintien de l’exploitation familial, volonté d’aller vers le consommateur, qualité du vin, tout cela est mis en commun. Bref, l’union fait la force.