2 février, 2012 | Commerce | Négoce |
Deux ans après son installation à la Chapelle-Heulin en Loire-Atlantique, suite au rachat des négociants nantais Sautejeau et Friedrich, Castel Loire affiche un chiffre d’affaires 2011 de 193,4 millions d’euros (+ 11 % par rapport à 2010), pour un volume équivalent à 188,5 millions de bouteilles, en hausse de 7 %. Dans ce centre de vinification, d’embouteillage et de logistique de 48 000 m2, les vins de Loire représentent 35 millions de cols (31 pour les AOC et 4 pour les cépages).
L’entreprise revendique 25 % de commercialisation des vins du Pays nantais (muscadet et gros plant), 10 % du cabernet d’anjou, et plus globalement, 10 % des appellations de la Loire. Elle mise sur une politique de marque forte : Roches Linières en muscadet et en touraine blanc, complétée en 2012 par un rosé d’anjou, Plessis-Duval en cabernet d’anjou et saumur champigny, auxquels s’ajoute un muscadet sèvre et maine sur lie.
30 janvier, 2012 | Kiosque | Beaux livres |
La bouteille sous toutes ses formes et symboles à travers 50 photographies et textes poétiques : « Cage de Verre », le nouvel ouvrage d’Adam et Champin vient de sortir.
« C’est avant tout une histoire de passion et d’amitié », tient à souligner Philippe-Emmanuel Champin, le photographe qui a signé les illustrations de Cage de Verre, ouvrage réalisé avec son ami Anicet Adam. : deux années de travail, près de 1500 clichés, une sélection rigoureuse pour conserver 50 images afin de retracer la vie d’une bouteille de champagne de la silice à l’effervescence.
« Nous avons voulu mettre en avant toute la poésie qui s’y rattache, et cela dès le processus industriel de fabrication », confie Anicet Adam. « Il est question de séduction autour du flacon, et la forme a inspiré ce voyage en compagnie des bouteilles mythiques de la Champagne. » En parcourant Cage de Verre, l’œil s’attarde sur le rougeoiement des flacons en fusion en proie à l’intense chaleur de leur genèse, légions de bouteilles, ornées ou non de bouchons et muselets, angles de prise de vue originaux, présentation de la grande famille des bouteilles rangées par ordre de taille.
A travers les clichés et des textes courts plein de poésie, ils ont su capter cette expression du luxe qui s’associe si bien au champagne. L’important pour eux est de décliner un fil conducteur le plus loin possible. Et c’est chose faite à travers ce nouvel ouvrage puisque la vie de la bouteille est suivie jusqu’au recyclage du verre qui revêt ainsi une part d’infini.
24 janvier, 2012 | Kiosque | Témoignages |
La vie de Marius Chapoutier, vigneron et négociant en vins, a été un véritable roman. Un roman de terroir, gouleyant, ode à la vallée du Rhône, à la vigne, à l’amitié et à l’amour.
Il existe aujourd’hui deux cuvées « Marius » en rouge et en blanc. Michel Chapoutier les a créées en hommage à son arrière-grand-père Marius (1871-1937), un personnage qui a placé leur nom tout en haut de l’affiche des côtes-du-rhône, et l’a rendu fameux jusqu’en Amérique. Il restait à reconstituer les épisodes romanesques de son destin, empreint de joie, de tragédie, de réussite.
Après une année d’enquête, d’immersion dans les archives et les correspondances, de collecte de témoignages et de photographies, Jean-Charles Chapuzet, journaliste et historien, nous permet de rencontrer Marius Chapoutier, négociant à Tain-l’Hermitage, amoureux de son terroir, du vin et des femmes. Editions Glénat, 128 pages, 12.94 euros.
24 janvier, 2012 | Kiosque | Bonnes adresses |
Les éditions du Petit Futé publient deux livres utiles et pas chers : Bonnes tables d’Alsace, et Bonnes tables de Bourgogne, au prix de 6,95 euros.
Il s’agit de nouvelles éditions, revues et complétées (128 pages), qui recensent aussi bien des bistrots sympas et accueillants que des tables de prestige, où il n’est pas interdit de faire une petite folie. La qualité des produits, l’accueil « au minimum courtois » et le cadre, sont les trois critères de base qui ont été retenus pour ces petits guides de la gourmandise dans deux fameuses régions viticoles.
23 janvier, 2012 | Viticulture | Talents |
 Cécile Dupuis
Agée seulement de 26 ans, Cécile Dupuis assure la direction technique des châteaux familiaux de la maison J.B. Audy, négociant à Libourne. Une fonction dont elle s’acquitte avec brio tout en affirmant ses capacités à cristalliser les compétences.
Originaire d’Auvergne, d’un père éleveur, Cécile Dupuis effectue ses études supérieures à Clermont-Ferrand avant d’intégrer la filière de spécialisation à Bordeaux (ENITA, faculté d’œnologie). Promue ingénieur en viticulture-œnologie et œnologue, elle rejoint en 2009 les propriétés du négociant Audy, là où un stage significatif avait scellé sa vocation. D’emblée, elle se voit confier la direction technique des cinq châteaux (*) appartenant à la famille Bourotte, héritiers de Jean-Baptiste Audy, fondateur en 1906 du négoce portant son nom. Elle devient ainsi responsable de l’un des fleurons de Pomerol, Clos du Clocher, et de Château Bonalgue, une valeur émergente dans l’appellation.
Sa fonction est d’autant plus éminente que les vignobles familiaux sont gérés par une seule équipe. Dans cette organisation, la conduite des vignes lui revient entièrement, tandis qu’en cave, seuls l’assistent un maître de chai et son second. Dans ses attributions figurent évidemment les assemblages, phase cruciale où son expertise est prise compte au sein du cercle de décision. Il faut dire que sur la foi des 2009 et 2010, millésimes portant son empreinte, les prescripteurs les plus notoires n’ont pas manqué de relever les progrès qualitatifs des châteaux emblématiques de la maison J.B. Audy.
(*) Clos du Clocher (Pomerol), Château Bonalgue (Pomerol), Château Monregard La Croix (Pomerol), Château Les Hauts-Conseillants (Lalande de Pomerol), Château du Courlat (Lussac Saint-Emilion)
20 janvier, 2012 | Viticulture | Coopérative |
A Vincelles, depuis 2010, la coopérative H. Blin commercialise des cuvées de champagne en édition limitée. « Chaque année, nous identifions des cuves atypiques, et en 2002, nous avons pris la décision de séparer ce genre de vin pour le faire vieillir à part et ainsi créer des champagnes en petite quantité qui s’adressent aux œnophiles, » explique Tony Rasselet, le directeur.
Ainsi a vu le jour la gamme Blin’s, comprenant un millésime 2002 extra brut, un rosé (issu de la vendange 2004 avec une base de vin rouge de 2003) et un blanc de blanc. Pas plus de 5000 flacons pour chacune des cuvées.
« Ces champagnes bénéficient d’un look différent du reste de nos vins. Présentés lors de dégustations, ils ont reçu un bel accueil même si pour le moment les ventes restent modestes. Il est vrai que nous sommes, avec ces produits, à l’opposé des grandes tendances marketing dans l’univers du vin. Notre philosophie est de montrer l’originalité du vin de Champagne. »
La coopérative rassemble une centaine de vignerons pour 115 ha exploités principalement dans la vallée de la Marne (une dizaine de villages de la région de Dormans).
C’est en 2004 que la nouvelle cuverie a été implantée, suivie deux ans plus tard par un cellier de 1500 m2. Depuis 2007, le champagne H. Blin a initié un programme de modernisation qui se poursuit encore. Les années normales, ce sont 500 à 800 hectolitres qui sont produits. Les ventes représentent 500.000 bouteilles chaque année, dont plus de 40% à l’export.
19 janvier, 2012 | Commerce | Récompense |
Les Vignobles Foncalieu ont été élus « Coopérative de l’année 2012 » par la Revue du Vin de France.
Cette distinction récompense une importante Union de Coopératives, née en 1992 dans le sud de la France, et qui fête donc cette année son vingtième anniversaire.
Les Vignobles Foncalieu emploient 80 salariés, et fédèrent une dizaine de coopératives vinicoles du Languedoc, des Côtes du Rhône et de Provence ; elles représentent au total sept mille hectares de vignes en production. Ils sont cultivés par 1.200 vignerons adhérents, qui produisent pas moins de 19 millions de bouteilles. Les vins sont vendus à 80% à l’exportation et distribués dans 40 pays ; les principaux marchés se trouvent en Europe et en Chine.
18 janvier, 2012 | Viticulture | Agitation en Bourgogne |
 Godet concasseur
Il est comme cela des serpents de mer qui a un moment refont surface avant, bien souvent, de s’en retourner dans les profondeurs abyssales. Depuis quelques mois, un sujet agite les vignerons bourguignons qui par ailleurs sont loin d’être tous d’accord sur la réponse à apporter à la question suivante : jusqu’où l’homme peut-il intervenir pour modeler un terroir selon sa volonté ?
C’est l’intervention en fin d’année 2011 de concasseuses sur certains premiers crus de Bourgogne : Gevrey-Chambertin Bel Air, Puligny-Montrachet Folatières et Beaune Montée Rouge qui a mis le feu aux poudres. Les présidents des vignerons de Gevrey-Chambertin ont même imposé au propriétaire de la parcelle d’arrêter les travaux et de remettre les lieux en état.
Le principe du concassage est simple : retirer la couche de terre de surface, concasser la roche calcaire (sur 40 cm environ) puis remettre la terre en place. La Bourgogne est un univers géologique où le calcaire dur est très présent sur les coteaux, parfois à quelques dizaines de centimètres seulement de la surface et dans beaucoup d’endroits l’homme a dû se battre pour implanter la vigne et la maintenir. Certaines parcelles devenues célèbres ont même été défrichées et plantées à l’aide de barre à mine ou d’explosifs. L’objectif de ces travaux est donc de faciliter la replantation de vignes dans des terroirs où les racines avaient du mal à entrer en profondeur. Mais la lourdeur des moyens mis en œuvre dans les cas cités ci-dessus interpelle. Les engins de travaux modernes semblent ne plus avoir de limite et Il est en effet impressionnant de voir la roche «mère» d’un blanc immaculé mise à nue, avec sur un côté de la parcelle un tas de terre volumineux qui n’attend plus que d’être remis en place une fois le concassage effectué.
Que dit la réglementation ? Le cahier des charges des appellations d’origine en Bourgogne précise : « Toute modification substantielle de la morphologie, du sous-sol, de la couche arable ou des éléments permettant de garantir l’intégrité et la pérennité des sols d’une parcelle destinée à la production de l’appellation d’origine contrôlée est interdite, à l’exclusion des travaux de défonçage classique ». Voilà en tout cas qui a le mérite d’être clair !
18 janvier, 2012 | Insolite | Terroir |
 Les Vignes de La Neuville © Mairie La Neuville-sous-Monfort
Le massif vosgien n’est guère éloigné de la prestigieuse plaine d’Alsace. Pourtant, il a fallu travailler dur pour maintenir vivant le patrimoine vinicole du département. Une action qui a mobilisé la chambre d’agriculture et les propriétaires de vignes.
Contrairement aux autres régions touchées par le phylloxera, le vignoble des Vosges (6500 ha au XIXe siècle) ne sera jamais reconstitué, notamment à cause du conflit de 1914. Seul le village de La Neuville-sous-Monfort (près de Vittel) pouvait s’enorgueillir de posséder un réel petit vignoble. Surplombés par un château féodal, sur des côtes bien exposées, 6 hectares de vignes ont été parfaitement entretenus.En 1993, la chambre d’agriculture des Vosges souhaite sauver le patrimoine, préserver le bâti traditionnel de ce village de vignerons et relancer une production confidentielle avec le maximum de qualité. Le choix des cépages s’est arrêté sur des hybrides Oberlin et Kuhlmann, mis au point en 1920 par le Vosgien Léon Milot.
La coopérative de La Neuville a vu le jour le 1er janvier 2000, et les premiers vins ont été commercialisés à l’automne de la même année. Les Vignerons des Coteaux du Montfort rassemblent une petite vingtaine de producteurs. Deux cuvées existent : le rouge fruité et le vin bleu des Vosges, clin d’œil à la fameuse ligne bleue du massif…
9 janvier, 2012 | Viticulture | Convivialité |
La coopérative des Vignerons de Saint Pourçain, dans l’Allier, cultive un petit vignoble qui produit des vins rouges à base de gamay et pinot noir, et des blancs secs, issus du chardonnay et du rare cépage tressalier. Les vins de Saint Pourçain ont acquis une certaine notoriété grâce au lancement en primeur de leur populaire Ficelle, vin rouge léger et sympa, à boire dans l’année sans se poser de questions.
Cette Ficelle a été lancée il y a juste 25 ans, avec l’idée de proposer sur la bouteille, à chaque millésime nouveau, le dessin d’un humoriste. Avoine, Trez, Piem, Laville, Bridenne, Dubouillon, Mose et bien d’autres, ont ainsi illustré la Ficelle d’un trait d’humour. La Ficelle 2011 est ainsi «croquée » par Lerouge.
Une légende raconte qu’au 15ème siècle, un tavernier de Saint Pourçain mesurait avec une ficelle la consommation des vins servis dans des pichets en terre, faute de bouteille transparente, ou de verre gravée. D’où l’origine de cette amusante Ficelle, réhabilitée par les vignerons en 1987.
On trouve les vins de Saint Pourçain chez des cavistes et dans plusieurs bistrots parisiens, notamment ceux qui sont fréquents par des Auvergnats….
6 janvier, 2012 | Viticulture | Tout est dans le terroir |
Déjà propriétaire dans l’Aude du domaine de Villemajou, du Château L’Hospitalet, du domaine de l’Aigle, du domaine Cigalus, du Château Aigues Vives et, dans l’Hérault, du Château Laville Bertrou, Gérard Bertrand vient d’acheter le Château La Sauvageonne, à Saint-Jean-de-la-Blaquière, au pied du Larzac, dans le département de l’Hérault.
Cette nouvelle acquisition représente 40 hectares de vignes composées de grenache, syrah, mourvèdre, carignan, exposés plein sud à 300 d’altitude, ainsi que des chais rénovés récemment, et une production de 200.000 bouteilles par an. Elle pourrait constituer la première pierre d’une réorganisation vers le sud-est de la France.
En effet, Gérard Bertrand est toujours dans l’attente de pouvoir concrétiser son projet de cave viticole à l’entrée du massif de la Clape, projet qui a fait l’objet d’un recours de la part du Syndicat des vins de la Clape. « Si d’ici fin juin 2012, nous n’avons pas solutionné le problème, nous étudierons toutes les possibilités d’investissements à l’est de Montpellier, en direction de la Provence » souligne Gérard Bertrand.
Le groupe Gérard Bertrand représente 170 employés, 12 millions de bouteilles vendues, et 37 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont la moitié à l’export.
5 janvier, 2012 | Viticulture | Reconnaissance |
L’association des producteurs de ratafia de Champagne œuvre à nouveau afin de déposer une IGP (indication géographique protégée). « Toutes les appellations doivent déposer en janvier un cahier des charges pour un examen et un enregistrement notamment au niveau de Bruxelles. », explique Claude Giraud, le président de l’association. « Pour l’heure, le ratafia est reconnu dans les « annexes » du champagne et jouit jusqu’en 2015 d’une mention officielle. Mais si nous ne parvenons pas à réaliser un cahier des charges précis pour réajuster les choses afin d’obtenir une réelle appellation pour le ratafia de champagne, il pourrait y avoir des complications. L’IGP ou même l’AOC sont à notre portée. » L’enjeu se situe clairement en terme de reconnaissance du produit et de sa protection afin d’éviter que le terme ne tombe dans le domaine privé.
Rappelons que le ratafia de champagne trouve son origine vers le XIIIe siècle comme un mode de conservation des jus de fruits et de raisins dont on bloque la fermentation par l’ajout d’alcool. Il est classé parmi les vins de liqueur.
3 janvier, 2012 | Economie | Export |
A la fin juillet 2011, les ventes des vins du Centre-Loire ont augmenté de 11 % avec plus de 38 millions de bouteilles écoulées sur les marchés français et export. Selon l’interprofession, “les appellations les plus en vue sont Sancerre et les Coteaux du Giennois avec des hausses à l’export de 16 % pour le Sancerre blanc et 10 % pour les Coteaux du Giennois blancs. Quincy compense sa baisse à l’export par le marché français. Les autres appellations du Centre-Loire développent également leurs ventes à l’exception de Reuilly en léger recul de 2 %”.
45 % des volumes sont exportés dans 110 pays : en tête la Grande-Bretagne, les USA, la Belgique, l’Allemagne, les Pays Bas, la Norvège, la Canada, la Suède, l’Irlande et la Suisse.
2 janvier, 2012 | Commerce | Consommatrices |
Du 22 au 25 janvier prochains, le bureau interprofessionnel du Cognac invite des professionnels à venir travailler autour du thème: “Le cognac au féminin”.
Sommeliers, cavistes, barmen vont venir de France, d’Europe et des Etats Unis pour des tables rondes, ateliers, dégustations, débats sur différentes questions : que pensent les femmes du cognac ? Quels sont les ingrédients d’un bon cocktail ? Comment faire pour plaire aux femmes avec le cognac ? Et autres interrogations susceptibles de développer l’attirance des consommatrices pour une eau de vie de plus en plus prisée à l’exportation.
2 janvier, 2012 | Economie | Production et commercialisation |
Les appellations bordeaux et bordeaux supérieur représentent plus de la moitié du vignoble girondin, et produisent chaque année plusieurs millions d’hectolitres de vins, rouges, blancs et rosés, qui ont connu au cours des dernières années des fortunes diverses.
Un cours du vrac tombé très bas, autour de 700-800 euros le tonneau de 900 litres, n’a pas permis aux viticulteurs d’engranger de bénéfices, encore moins de faire des investissements.
Il semble que l’année 2011 ait fini avec un peu d’espoir car de nombreuses transactions de bordeaux rouge en vrac se font désormais autour de 900 euros le tonneau, voire au-dessus. Par ailleurs, les stocks ont un peu baissé, et ne représentent plus que 13,5 mois de commercialisation. Enfin, la production de bordeaux rouge est en diminution d’environ 200.000 hectolitres au millésime 2011, en raison d’un repli vers des vins sans appellation, et d’une forte production de vins rosés et clairets.
Ces vins rosés sont en hausse assez nette sur certains marchés ; ils prennent 10% de parts de marché en France, et sans prétendre concurrencer les intouchables rosés de Provence, les rosés de Bordeaux devraient poursuivre leur progression dans les années à venir. En revanche, la commercialisation des crémants de Bordeaux, stabilisée autour de deux millions de bouteilles, ne décolle pas, et reste marginale par rapport à d’autres vignobles (Alsace, Loire et Bourgogne notamment).
Les bordeaux rouges sont vendus à 52% en grandes surfaces en France, à quoi s’ajoutent les 12% de ventes en hard discount ; ces dernières seraient toutefois en légère baisse. Si les bons chiffres des derniers mois de l’année 2011 se répètent en 2012, le vignoble girondin pourra espérer relever un peu la tête. Les observateurs annoncent un retour du consommateur vers des vins moins chers, mais au rapport prix/qualité bien avéré. Autour de 5-6 euros la bouteille, les appellations bordeaux rouge et bordeaux supérieur constituent des réservoirs insoupçonnés de bonnes adresses pour l’amateur.
30 décembre, 2011 | Commerce | Contrefaçons |
La contrefaçon des grands vins de Bordeaux en Chine devient un vrai problème pour l’économie viticole. Certes, il ne touche pas uniquement les crus bordelais et le marché chinois, mais c’est tout de même là que la fraude est la plus massive. Pour tenter une parade, plusieurs propriétaires installent une languette scellée sur la capsule de chaque bouteille; cette languette réputée inviolable renferme un code à bulles, qui contient tous les éléments de traçabilité de la bouteille. Dépourvue de cette languette baptisée Prooftag, la bouteille perd de son authenticité, et devient douteuse.
Des crus classés comme Château Palmer, ou Château Smith Haut Lafite, ont adopté le système Prooftag depuis le millésime 2009, car ils sont vendus essentiellement à l’export. Cela doit sécuriser le consommateur, car certaines officines chinoises se sont fait une spécialité de vendre des grands crus, délicatement débouchés, vidés de leurs précieux contenant, et remplis avec de la bibine ; d’autres imitent l’étiquette et vendent ladite bibine au prix d’un cru classé….
Conscients de ces dérives, la plupart des propriétaires de premiers crus de Bordeaux ont déjà adopté des systèmes comme le marquage au laser ou la bouteille gravée, pour décourager les contrefacteurs. Le scellé Prooftag, assez sophistiqué avec ses micro-bulles, est une illustration de plus que le marché chinois réserve bien des surprises …. Bonnes et moins bonnes.
29 décembre, 2011 | Economie | Leader régional |
C’est désormais fait depuis octobre dernier. La fusion a été opérée entre Bestheim et la cave d’Obernai. Le 3e et 5e opérateur alsacien ont donc décidé de s’unir pour devenir le premier producteur et metteur en marché régional.
Bestheim avec 5 millions de bouteilles, et 45% de son activité sur le secteur effervescent entretenait de longue date un partenariat avec les coopérateurs d’Obernai. Chaque entité se félicite de ce rapprochement qui débouche sur une production de 18,5 millions de bouteilles. La structure va compter 113 employés et 583 adhérents, le tout pour une surface de 1336 hectares et 480 hectares en négoce pour un chiffre d’affaires consolidé de plus de 56 millions d’euros.
Les observateurs notent que ce type de regroupement est bénéfique pour le vignoble alsacien, afin de mettre en avant le nom de l’appellation partout dans le monde. Une action en complément du travail essentiel des récoltants-manipulants qui sont les ambassadeurs du vignoble.
27 décembre, 2011 | Viticulture | Fusion des personnalités |
Créée en 1997, cette structure assure l’entière commercialisation de vignerons indépendants du Beaujolais et du Mâconnais. Au-delà de sa vocation, elle constitue un point de ralliement pour leur activité et en fait rejaillir un estimable bénéfice.
Né sur l’initiative de quelques vignerons, ce groupement baptisé Terroirs Originels, compte aujourd’hui 16 membres dont il commercialise quasiment toute la production (98 %.) Dotée d’un statut de SARL, la structure laisse toute son autonomie à la production et se plie à ce principe jusqu’à la mise en bouteilles, toujours faite à la propriété. Cependant, ce mode de fonctionnement n’exclut pas un esprit coopératif, effectif dans le partage d’équipements ou lors d’achats groupés.
Au-delà de sa vocation officielle, Terroirs Originels est aussi un lieu d’affinités et de concordances sur une conception artisanale du métier. Dans ces préoccupations, le bio gagne du terrain et concerne 4 domaines (22 ha certifiés, 11 ha en dernière année de conversion.) Le groupement peut se prévaloir d’un vignoble où les Crus dominent largement, qu’ils soient du Beaujolais ou du Mâconnais. L’ensemble représente 400 ha (dont 55 en Mâconnais) et dégage un chiffre d’affaires moyen de 3,5 millions d’euros, en progression de 18% pour le 1er trimestre 2011, une dynamique remarquable dans le contexte que l’on sait. Sur le plan de la distribution, la France reste de loin son premier marché (85 %) tandis que le secteur traditionnel constitue son principal débouché (60%.)
Les vignerons membres de l’association Terroirs Originels sont : Pascal Aufranc – Pascal Berthier – Régis Champier – Gérard Charvet – Jean-Michel Dupré – Emmanuel Fellot – Laurent Gauthier – Lucien Lardy – Emmanuel Mandrillon – Pierre Desroches (Domaine de la Crouze) – Jean-Pierre Dutron – Pierre Gondard – Jean-Christophe Geugnon-Rémond – Robert Marin – Roger Perroud – Pierre Vessigaud (M. B.).
20 décembre, 2011 | Commerce | Transactions |
Le célèbre domaine Leroy aurait récemment racheté 7 ouvrées (1 ouvrée = 428 m2) de grand cru blanc bâtard-montrachet, à un prix estimé entre 800.000 et 900.000 euros l’ouvrée, en l’absence de confirmation officielle.
La dernière transaction dans le bâtard date du début 2011. La maison Alex Gambal de Beaune, et le domaine de la Vougeraie, qui appartient au négociant Boisset, s’étaient alors partagés 8,5 ouvrées à un prix inférieur à 700 000 euros l’ouvrée. Cette dernière transaction s’est donc faite à un tarif bien supérieur.
L’achat effectué par la maison Leroy, société de production et de négoce détenue par Lalou Bize Leroy, personnalité phare de la Bourgogne viticole, englobe également 10 ouvrées de puligny-montrachet village Les Enseignières, un climat situé juste sous le bâtard-montrachet. Cet achat fait beaucoup parler dans le vignoble. Il faut en effet savoir que les droits de succession sont établis sur la base des dernières transactions enregistrées. Une ouvrée produit environ 250 bouteilles de bâtard-montrachet par an vendues en moyenne entre 70 et 100 euros TTC départ domaine la bouteille. Il est donc évident que de tels niveaux de prix du foncier viticole ne correspondent à aucune véritable logique économique d’exploitation. Dans ces conditions, après les hausses considérables enregistrées ces dernières années sur les prix des grands terroirs de Côte-d’Or on peut compter sur les doigts des deux mains les domaines et négociants qui ont aujourd’hui les moyens d’acquérir des vignes en direct, sans recourir à des investisseurs. A qui appartiendront ces grands terroirs dans une vingtaine d’années ?
16 décembre, 2011 | Kiosque | Edition |
Le vignoble de Tavel est situé au nord de Nîmes, tout près d’Avignon, dans les Côtes du Rhône méridionales, et possède une particularité : la production de vins rosés très réputés.
Ce vignoble s’étend sur 900 hectares environ, et cultive au total dix cépages noirs et blancs, qui peuvent tous entrer en assemblage dans ces vins rosés ; parmi eux, des vieux cépages devenus rares comme le calitor ou le piquepoul.
L’originalité de ce vignoble n’a pas échappé au journaliste Rolf Bichsel, né en Suisse mais vivant à Bordeaux depuis vingt ans, passionné de musique, de vins, de jazz et de cuisine. Il raconte dans un beau livre largement illustré les 2.000 ans d’histoire de ce village, la vie des vignerons qui y sont attachés, et le détail des principales propriétés viticoles : « Tavel, des hommes et des vins », Editions Féret, 150 pages, 26,90 euros.
15 décembre, 2011 | Commerce | Chiffres |
Les derniers chiffres des expéditions de champagne (fin octobre) démontrent une croissance de 5%. A noter que l’Hexagone reste stable avec – 0,3%, tandis que l’union européenne augmente de 4%, et les pays tiers de 13%.
L’exportation ressent les hausses les plus fortes, tout particulièrement la Grande-Bretagne qui est plus que jamais le marché phare pour le roi des vins, avec 43,2 millions de bouteilles expédiées de juillet 2010 à juin 2011. Le Japon va certainement terminer l’année en progression, les observateurs soulignant qu’il s’agit d’un pays particulièrement sensible au luxe et aux marques. Au final, l’année 2011 devrait se terminer avec un niveau de 327 à 329 millions de bouteilles vendues, tout proche du record enregistré en 2007 avec 338,7 millions de bouteilles.
14 décembre, 2011 | Commerce | Commercialisation |
Sur la dernière campagne de commercialisation, un peu plus de 1,9 millions d’hectolitres de vins sont sortis des chais (soit l’équivalent de 260 millions de bouteilles) concernant les appellations du Val de Loire dépendant d’Interloire.
“Le bilan de campagne est stable dans un contexte de marché difficile pour la filière viticole”, souligne l’interprofession. Les blancs, principale couleur du vignoble, sont en hausse de 3,6 %, notamment grâce à la reprise du muscadet. L’appellation du vignoble nantais est passée de 375.000 à 410 000 hectolitres,en progressant notamment de 12 % en grande distribution. Deuxième couleur du vignoble, les rosés (plus de 500 000 hectolitres) sont en baisse de 2 %. Après une campagne record en 2009, à 286 000 hectolitres le cabernet d’anjou est en léger retrait de 10 000 hectolitres. La seconde appellation en volume, le rosé d’anjou, est stable à 125.000 hectolitres. Du côté des rouges, dans un contexte plus difficile, les sorties sont globalement stables. Saint nicolas-de-bourgueil et saumur-champigny tirent bien eur épingle du jeu, avec des ventes en hausse de 6 et 7 %. Enfin, avec près de 300 000 hectolitres vendus, les fines bulles réalisent une belle campagne, notamment Saumur qui frise les 90 000 hectolitres, soit + 4 %.
2 décembre, 2011 | Insolite | since 1322... |
La compagnie des courtiers jurés experts de Paris, autrement appelés Piqueurs de Vins de Paris, va fêter dans trois mois son 690ème anniversaire !
Elle a été fondée, en effet, en mars 1322, par un règlement de Charles 4 le Bel, et constitue aujourd’hui un des plus anciens groupements professionnels de France. La compagnie des courtiers piqueurs de vins de Paris rassemble 50 membres actifs, qui sont tous des professionnels du vin. Leurs missions sont multiples : conférences, inventaires, expertises amiables ou juridiques, conférences, participation aux jurys de concours, présentation de vins et champagne, et enfin dégustations et initiation à la dégustation dans le laboratoire de la compagnie, en son siège, rue du Port aux Lions, à Charenton (94).
L’année prochaine, cet anniversaire sera l’occasion d’éditer une nouvelle Carte des Millésimes, créée en 1937, un outil qui offre au consommateur une vue de la qualité des vins, région par région. Parallèlement, la compagnie veut développer ses activités, et surtout se faire connaitre davantage, car elle s’estime un peu méconnue par le grand public et l’administration ; elle souhaite donc recruter de nouveaux membres, et se faire entendre davantage dans la capitale.
1 décembre, 2011 | Commerce | Transaction dans le négoce |
Deux grands noms du vin viennent d’unir leurs destins. La maison Boisset, basée à Nuits Saint Georges en Bourgogne, vient d’acquérir le groupe Skalli, spécialiste des vins du Languedoc et de la Vallée du Rhône, dont le siège est à Sète dans l’Hérault.
« Nous sommes honorés de poursuivre cette magnifique œuvre familiale, et, grâce à elle, de nous installer de manière physique, dynamique et qualitative, dans l’un des grands terroirs du monde, le Languedoc, et de renforcer notre présence dans la Vallée du Rhône », annonce Jean-Charles Boisset. « Nous sommes très heureux d’ajouter de nouveaux partenaires à travers le monde grâce à la famille Skalli et d’augmenter notre présence à l’international. Les vins Skalli est en effet présent dans 70 pays ».
Les deux familles se connaisse de longue date. Au début des années 1980, leur chemin s’étant déjà croisé lors de la vente par la famille Boisset d’un vignoble en Californie. Skalli restant sans succession familiale pour son activité vins en France, l’actuel dirigeant du groupe, Robert Skalli, s’est tourné vers Boisset.
La maison bourguignonne possède de nombreux vignobles (Chablis, Beaujolais, Côtes de Beaune et de Nuits, Côte Chalonnaise, Californie, Canada, etc.). Elle avait déjà un pied dans la Vallée du Rhône (Chartreuse de Bonpas). Avec cette reprise, elle s’assure ainsi une complémentarité avec le reste de sa gamme, et se renforce également comme acteur majeur des vins français à l’étranger.
30 novembre, 2011 | Viticulture | Médoc |
Le vin blanc du Château Palmer, à Cantenac dans l’appellation Margaux, fait partie de la petite production de vin blanc sec que l’on trouve, çà et là, dans les vignobles du Médoc.
On ne compte pas plus de vingt producteurs et cent hectares de vignes blanches dans le Médoc, mais certains ont su développer une commercialisation de ces vins qui sont connus, comme ceux des châteaux Talbot, Fonréaud, Margaux ou Mouton Rothschild.
Le vin blanc de Château Palmer diffère de tous les autres. Il représente un volume d’à peine deux mille bouteilles, qui sont réservées aux réceptions du château et à la consommation des propriétaires. Il n’est donc vendu nulle part. Par ailleurs, il est fort insolite dans son encépagement. Le vin est en effet issu de deux cépages : la muscadelle pour 60% et le lauzet !
Le lauzet est un vieux cépage blanc de Jurançon, pratiquement disparu ou en voie de l’être, plutôt tardif, et qui pourrait être un proche parent du tannat, auquel il ressemble. Ses raisins de petite taille produisent « un vin sec, assez riche en alcool, aux arômes fruités et épicés » dixit Pierre Galet. Associé à la muscadelle, et planté sur des terres assez fortes, l’inattendu lauzet donne à Palmer un excellent vin blanc … probablement unique au monde.
30 novembre, 2011 | Economie | Conjoncture |
Les chiffres que vient de diffuser la fédération française des exportations de vins et spiritueux ne laissent aucun doute : le millésime 2011 sera excellent pour cette filière.
Selon les professionnels, le chiffre d’affaires de ces exportations devrait passer de 9 milliards d’euros en 2010 à 10 milliards d’euros en 2011. Ce sont surtout les ventes de cognac et de grands bordeaux à l’étranger qui expliquent ces bons résultats.
La filière vins et spiritueux occupe donc le second poste du commerce extérieur, derrière l’intouchable aéronautique (18 milliards : merci Airbus !) mais devant les parfums et cosmétiques (7,7 milliards). Cette année encore, c’est l’Asie, et particulièrement la Chine, qui ont acheté en masse les produits français, et notamment les plus chers, comme on l’a vu lors de la dernière campagne de vente en primeur des grands crus de Bordeaux.
Cependant, cette tendance s’est fortement ralentie depuis septembre, et les achats en masse de la Chine en vins de Bordeaux connaissent une relative stagnation. Les observateurs prévoient que l’année 2012, en raison d’un climat économique pesant, n’aura pas des résultats aussi brillants. Aux incertitudes du marché chinois s’ajoute, en effet, le ralentissement des marchés européens. Et déjà, le prix des grands vins se joue à la baisse. C’est dire que l’on va clairement vers un retour à la normale, mais ce réajustement inévitable était attendu.
28 novembre, 2011 | Viticulture | Cépages |
Sacrifié après le phylloxéra, le cépage rouge prunelard fait néanmoins parti de l’encépagement très singulier des rouges de Gaillac.
Ce père du côt connaît une renaissance significative dans le vignoble, même si son impact reste plutôt marginal. Validé par l’appellation, son usage l’est aussi dans celle de Marcillac, autre foyer où il a survécu.
Le prunelard constituait probablement une part importante du vignoble du Tarn avant le phylloxéra. On le trouvait également en Aveyron, sous le nom de menu (ou menut.) Variété peu productive du fait de sa propension à la coulure, il n’a pas été replanté pour cela après le fléau. On sait depuis peu, par analyse génétique, qu’il a engendré le côt (ou malbec) par croisement avec la magdeleine noire des Charentes. Subsistant à l’état résiduel, il n’a pas échappé à la sagacité de Robert Plageoles, lequel le fit multiplier pour en planter une parcelle en 1992 sur son Domaine de Très Cantous.
En 1997, une cuvée naîtra de cette plantation. Son initiative sera suivie par un autre vigneron épris d’authenticité, Michel Issaly (Domaine de la Ramaye.)
Ces deux artisans ont alors mis en valeur des caractères proches de ceux du côt, suscitant un engouement certain auprès de leurs pairs. Ce phénomène, en nette expansion ces toutes dernières années, fait que le vignoble de Gaillac en compte environ 30 hectares, dont la moitié en production. La reproduction du matériel végétal est assurée par l’Institut français de la Vigne et du Vin, lequel fournit les greffons à partir d’un conservatoire intra-variétal constitué d’une vingtaine de souches exemptes de maladies du bois. A ce jour, aucun clone n’a été agréé même si des travaux de sélection sont en cours (M. B.).
Nota Bene. Il existe aussi un prunelard blanc, cépage jadis connu en Aveyron, mais à peu près disparu aujourd’hui.
25 novembre, 2011 | Kiosque | Guides Vignobles |
La France reçoit à peu près 75 millions de touristes par an sur son territoire, et on compte que 7,5 millions de touristes s’intéressent au vin. Autrement dit, un sur dix.
Dès lors, le tourisme viticole s’impose comme une nécessité dans le premier vignoble du monde, et partout, les routes du vin, les opérations portes ouvertes, l’ouverture des chais et les tables d’hôtes retiennent les voyageurs.
Dans cet esprit, les éditions du Petit Futé publient « Tourisme et vignobles en France », un bouquin de 900 pages à 17 euros. Le livre est à lui tout seul un voyage de l’Alsace fleurie aux grands crus du Médoc en passant par les châteaux de la Loire, les abbayes de la Bourgogne, les restanques de la Provence, les restaurants, les expositions, les musées, les villages fortifiés ou les gîtes accueillants.
21 novembre, 2011 | Commerce | dynamisme modéré |
Avec une baisse de 6% du prix moyen de la pièce de 228 litres, la 151e vente des vins Hospices de Beaune s’est soldée sans trop de dégâts dans un contexte économique incertain. Le chiffre d’affaires de la vente se situe même dans le Top 3 à près de 5 millions d’euros.
Tout proche des records de 2009 et 2000. Pour cause de millésime productif, il y avait beaucoup de vins à la vente cette année : 761 pièces (fût de 228 litres), soit 118 de plus que l’an dernier. C’était la quatrième vente la plus dotée en volume dans l’histoire des Hospices.
Après une année 2010, haute en couleurs, « boostée » par la 150e édition de l’évènement (hausse de 11,25 % du prix moyen de la pièce), il était difficilement envisageable de voir cette nouvelle édition s’inscrire dans la même dynamique haussière. D’autant qu’on ne pouvait guère invoquer l’effet millésime pour aiguiser les appétits. 2011 est un millésime intermédiaire : bon sans être exceptionnel.
La pièce de charité a été adjugée à 110 000 euros pour une société Londonienne de négoce de vins. Le fruit de la vente de ce Corton grand cru Clos du Roi cuvée Baronne du Baÿ sera reversée à France Alzheimer et Mécénat Chirurgie Cardiaque. Cette vente était placée sous la présidence de l’ancien mannequin Inès de la Fressange et du comédien Christian Clavier.
Cet atterrissage en douceur conforte le choix des Hospices de Beaune de faire appel à Christie’s, qui, en fidélisant ainsi une nouvelle clientèle particulière, évite des effets de yo-yo trop brutaux, comme la vente en a connu dans le passé. Depuis 2005, date d’entrée en lice de la maison anglaise, c’est seulement le deuxième vente (2008) à se conclure par une baisse …
17 novembre, 2011 | International | Export |
Le Festival des Vins de Bordeaux et d’Aquitaine vient de se tenir pendant quatre jours à Wuhan en Chine.
En marge des dégustations, rencontres d’affaires, et présentations diverses qui ont eu lieu, un jury de dégustateurs chinois a sélectionné 21 coups de cœur, parmi les 176 vins de Bordeaux qui étaient présentés, tous médaillés au concours de Bordeaux Vins d’Aquitaine. Ces vins ont été récompensés d’un trophée. On notera que 23 producteurs ont fait le voyage pour rencontrer des importateurs chinois.
Dans le même temps, des producteurs de vins blancs liquoreux regroupés sous la bannière des « Sweet Bordeaux » ont participé avec succès au festival Wine Dine de Hong Kong. Cette manifestation aurait reçu 160.000 visiteurs, et une fois de plus, le mariage entre la cuisine orientale et les blancs liquoreux a été célébré avec entrain. Les appellations bordeaux et bordeaux supérieurs se sont également rendues à Hong Kong pour cette opération, avec une délégation de treize viticulteurs, autour de leur président Bernard Farges.
Ces appellations misent beaucoup sur l’export actuellement, et furent présentes pour le seul mois d’octobre à Francfort, Berlin, Bruxelles et au Canada, en plus de la Chine. Une véritable offensive à l’international.
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