19 avril, 2012 | Primeurs 2011 | Analyse |
Cinq mille personnes environ sont venues, de tous les continents, passer la première semaine d’avril en Gironde pour découvrir le millésime 2011. C’est désormais une tradition bien établie, et ces dégustations entrent dans le cadre d’une vaste opération vinicole baptisée la Semaine des Primeurs. Celle qui vient d’avoir lieu a suscité autant d’intérêt que les précédentes, et c’est grâce à ces multiples rencontres dans le vignoble bordelais que l’on en sait davantage sur la nature du millésime 2011.
C’est d’abord un millésime singulier, en raison du climat chaotique de l’année 2011. La vigne a encaissé des chocs thermiques inédits, avec un printemps qui a battu tous les records de chaleur et de sécheresse, et un été qui a battu tous les records de froid et de pluies (en juillet). On imagine sans peine le stress du viticulteur, le nez collé au baromètre pendant six mois….
C’est ensuite un millésime difficile, avec une précocité telle que les grappes ont eu une durée de vie très supérieure à d’habitude. La crainte de la pourriture a entrainé des traitements coûteux, les aléas de la météo ont perturbé le cycle normal de la plante … et la vie du vigneron. Le choix des dates de vendanges, en fonction de la maturité de chaque cépage, fut un vrai casse-tête. Et en matière de vinification, il fallait choisir entre extraction légère et massive, entre boisage partiel et total.
La querelle des Anciens et des Modernes
C’est enfin un millésime d’orfèvrerie, où la main de l’homme a dû compenser les caprices de la nature. Dans l’ensemble, les volumes ne sont pas importants, et l’on note des baisses de rendements notables comme à Pape Clément (28 hectolitres par hectare) ou Pontet Canet (32 hectolitres par hectare). Pour l’élaboration de rouges de type cru classé, il a fallu du cousu main, au chai comme à la vigne, et une attention de tous les instants.
Cela n’empêche pas de grandes disparités dans la nature comme dans la qualité des vins produits dans le Bordelais. Dans la plupart des grandes appellations, deux grandes écoles se dégagent : celle des viticulteurs qui ont joué la carte de l’élégance et de la finesse, sans forcer les macérations ni les remontages, et en choisissant des maturités « ni trop, ni trop peu ». S’ils prennent le risque d’un peu de fluidité parfois, les vins qu’ils proposent sont nets, souples, proches du fruit. Et puis les « Modernes », qui ont poussé loin la maturité, les extractions et le boisage, dont les vins sont puissants, fermes, tanniques, plus consistants que les précédents, mais un peu moins naturels au goût, du moins à ce stade de leur évolution.
Mais dans tous les cas, ce millésime ne ressemble à aucun autre, même s’il se rapproche tantôt du 2004, tantôt du 2006. A sa manière, il remet le terroir à sa place et le classement dans ses clous, tant les grandes étiquettes ont su tirer le meilleur. Une sélection sévère au chai, et un bon usage des assemblages (merci les cabernets !), ont leur part dans la réussite.
Il reste que la période de dégustation des professionnels, fin mars et début avril, a paru bien tôt pour juger des vins qui sont loin de leur épanouissement véritable, et de leur potentiel aromatique. Un élevage soigné pendant encore un an devra gommer les duretés et les astringences d’un millésime très tendu, qui réserve pour demain de magnifiques surprises.
19 avril, 2012 | En Bref... | Consommation |
Les Etats Unis ont bu l’année dernière 3,7 milliards de bouteilles de vins. Ils sont ainsi en volume les premiers consommateurs de la planète, devant les Britanniques, les Français et les Italiens.
Mais cette consommation ne représente toutefois que 12 litres de vin par habitant et par an, quatre fois moins que ces mêmes Français et Italiens, qui sont aussi les premiers producteurs du monde. Le marché américain est donc loin d’être saturé, et continue de représenter pour les négociants une terre pleine de promesses… Rappelons que cette même année 2011, la production mondiale de vins fut de l’ordre de 265 millions d’hectolitres, soit environ 33 milliards de bouteilles. (Source Bourgogne Aujourd’hui).
18 avril, 2012 | En Bref... | Récompenses |
Le Challenge International du Vin a tenu sa 36ème édition à Bourg sur Gironde, près de Bordeaux. 4.600 échantillons, provenant de 32 pays, ont été dégustés par 770 professionnels. Parmi ces vins, on a remarqué 40 bouteilles issues de la viticulture israélienne, et une participation accrue des vins bio. 375 médailles d’or et 415 médailles d’argent ont été décernées.
En outre, quatre prix spéciaux ont été attribués à : Villa Al Cortile, Brunello di Montalcino rouge 2007, en Toscane ; Château de Lagarde, bordeaux supérieur rouge 2010 ; La Petite Chardonne, Côtes de Bourg rouge bio 2009 ; et Château Bois Vert, Blaye Côtes de Bordeaux Blanc 2011.
18 avril, 2012 | En Bref... | Consommation d'alcool |
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a étudié la consommation d’alcool en Europe. Ses conclusions indiquent de grandes disparités selon qu’il s’agisse des pays du nord, de l’est, du centre ou du sud de l’Europe. Par rapport aux méfaits de l’alcoolisme pointés dans les pays scandinaves et de l’Europe de l’Est, la France est considérée comme un bon élève.
En effet, l’OMS a établi une échelle de 1 à 5 de consommation dangereuse de boissons alcoolisées, 5 étant le niveau le plus élevé. Il prend en compte la quantité d’alcool consommé par personne, et l’évolution depuis dix ans. La France a un niveau de dangerosité de 1,5, les pays nordiques de 2,8, et les pays du centre et de l’est de l’Europe, de 2,9. Les pays du sud de l’Europe, sont au même niveau que la France. L’OMS relève que la consommation de vins en France se fait principalement aux repas ; elle indique que la consommation d’alcool pur par personne y a été divisée par deux entre 1961 et 2005, et que les modes de consommation français ne sauraient se comparer aux beuveries qui sont devenues un véritable sport national pour les jeunes de certains pays.
L’association Vin et Société, qui regroupe des professionnels du vin et milite pour une consommation modérée, se réjouit des conclusions de cette étude, qui vont dans le sens de ses recommandations, et appelle à la promotion d’un véritable modèle de consommation de vins à la française.
18 avril, 2012 | En Bref... | On aime... |
Le comédien Pierre Arditi a présidé un dîner de gala organisé à l’Hôtellerie de Plaisance, à Saint Emilion, par les propriétaires du lieu, Chantal et Gérard Perse, qui sont également propriétaires de plusieurs crus de Saint Emilion, dont le Château Pavie.
Pierre Arditi a dégusté avec gourmandise plusieurs millésimes de ce célèbre vin, et n’a pas caché son attirance pour Saint Emilion : « J’ai découvert l’Hôtellerie de Plaisance lorsque j’ai été intronisé à la Jurade de Saint Emilion, raconte-t-il. Puis, j’y suis retourné à l’occasion du tournage du téléfilm « Le sang de la vigne », où je tiens le rôle d’un œnologue, et surtout d’un épicurien. J’en ai profité pour rendre visite à Chantal et Gérard Perse, qui sont des amis merveilleux. J’y suis retourné en automne dernier pour les « Escapades de Jean-Luc Petitrenaud ». Jesuis même passé en cuisine où l’on m’a confié la tâche de maître-rôtisseur pour le casse-croûte des vendanges…. ».
Pour découvrir Saint Emilion, et partager avec l’acteur une réelle affection pour cette vieille cité, rien de mieux que le grand week-end portes ouvertes qui aura lieu pendant quatre jours du samedi 28 avril au mardi 1er mai. Dégustations, visites guidées, découvertes des monuments historiques, bons restaurants, animations diverses : un programme chargé est mis en place pour l’amateur. Tous renseignements à la Maison du Vin, ou au 05 57 55 50 55.
18 avril, 2012 | En Bref... | Pessac-Léognan |
Le Château Le Pape, vignoble de sept hectares situé à Léognan, dans l’appellation Pessac-Léognan, vient d’être vendu.
La famille Monjanell’a cédé à Robert Wilmers, banquier américain propriétaire du cru classé voisin, le château Haut Bailly. C’est donc l’équipe de Haut Bailly, dirigée par Véronique Sanders, gérante, et l’œnologue GabrielVialard, directeur technique, qui va désormais cultiver les vignes du Pape, situées sur le point culminant de la commune de Léognan, sur un terroir de bonnes graves, planté principalement de merlots (75%). Comme Haut Bailly, Le Pape est un des rares domaines de l’appellation qui ne produit pas de vins blancs. Du moins, pas encore….
18 avril, 2012 | Dépêches AFP |
Le magnat du vin, Bernard Magrez, déjà propriétaire de 37 domaines viticoles en France et dans le monde, a étendu son emprise dans le Bordelais avec l’acquisition de trois nouveaux domaines viticoles, a indiqué mercredi son groupe.
M. Magrez a récemment acquis les domaines Château Romer, deuxième cru classé de Sauternes (7 hectares dont 3,5 en production), Château Malleprat (14 ha) à Pessac-Léognan et Château Moulin d’Ulysse (11 ha) à Listrac dans le Médoc, selon un communiqué.
Avec ces trois nouvelles acquisitions, son groupe viticole se trouve désormais à la tête de 40 vignobles dans le monde (France, Argentine, Espagne, Portugal, Chili, Japon, Urugay, Maroc…), soit plus de 950 hectares de vignes.
Il « devient l’un des seuls propriétaires d’autant de crus classés » bordelais, précise le groupe, dont trois grands crus classés, Château Pape-Clément, Château Fombrauge et La Tour Carnet.
Bernard Magrez, 75 ans, a réussi dans la grande distribution de spiritueux avant de bâtir son groupe de vins pesant aujourd’hui près de 600 millions d’euros. Quelque 4,5 millions de bouteilles ont été commercialisées par le groupe en 2011.
Mécène, il a également lancé en 2010 une fondation culturelle à Bordeaux consacrée notamment à la promotion de l’art contemporain.
© AFP 2010
17 avril, 2012 | En Bref... | Guide oenotouristique |
Découvrez les secrets des vins de Blaye Côtes de Bordeaux sur votre iPhone ou Android avec cette belle application (gratuite, précisons-le) réalisée à Bordeaux par la famille Xiradakis (Jean-Pierre, Pauline et Alexandre).
Des itinéraires vous seront proposés en fonction de votre géolocalisation. Châteaux viticoles, monuments historiques, points de vue, lieux gastronomique et hébergement de charme vous seront indiqués tout au long de votre promenade.
L’application est disponible sur iTunes à l’adresse suivante : http://itunes.apple.com/fr/app/vin-blaye/id515311457?mt=8
17 avril, 2012 | En Bref... | Bientôt l'été... |
Le mois d’avril encadre deux évènements importants dans le calendrier des manifestations provençales, le rituel Concours des Vins de Provence et le très attendu Mondial du Rosé.
Organisé par le Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence, le 31ème Concours des Vins de Provence a tenu sa finale le 11 avril, à Saint-Tropez. Après une présélection faite sur 604 échantillons, 372 d’entre eux ont été ensuite départagés par un jury formé de 75 dégustateurs professionnels, français et étrangers, et d’amateurs avertis. Les prescripteurs ont eu à juger des représentants des trois appellations régionales, Côtes de Provence, Coteaux d’Aix-en-Provence et Coteaux Varois en Provence, cela dans les trois couleurs. 156 médailles ont été ainsi décernées (68 d’or et 88 d’argent.)
Créé en 2004, sur l’initiative de l’Union des œnologues de France, le Mondial du Rosé siégera, quant à lui, à Cannes, du 27 au 29 avril. Sa vocation est internationale puisque 29 pays présenteront un total d’environ 900 rosés à un jury rassemblant 15 nationalités. La désignation des lauréats le devra à une majorité d’œnologues et de techniciens du vin. Le succès grandissant de la couleur a fait que le nombre de candidats a presque doublé depuis sa première édition. L’absence récurrente de grands noms du rosé dans cette compétition fait paradoxalement son intérêt dans le sens où il s’en dégage une hiérarchie inédite et distincte de celle habituellement admise dans la spécialité. D’autre part, son ouverture sur le monde en fait un pôle d’évaluation unique. Pour situer sa sélectivité, il faut savoir qu’en 2011, sur un échantillonnage comparable (917 rosés), 70 médailles d’or et 206 d’argent furent attribuées.
17 avril, 2012 | Dépêches AFP |
Une bouteille de vin jaune du Jura, datant de 1774, sera mise aux enchères le 15 mai à Genève par Christie’s qui avance une estimation de 40.000 à 50.000 francs suisses (32.000 à 40.000 euros), selon un communiqué publié mardi par la maison de ventes.
Cette bouteille provient de la famille Vercel, originaire de la commune d’Arbois, la capitale des vins du Jura, qui l’a conservée dans sa cave depuis huit générations.
Une bouteille de la même cuvée avait été dégustée en 1994au Château Pécauld, à Arbois, par 24 professionnels du vin, qui l’avaient qualifiée « d’excellente ».
Le vin de couleur ambrée avait un goût « de noix, d’épices, de curry, de cannelle, de vanille et de fruits secs », et avait été noté 9,4 sur 10 par les professionnels.
En février 2011, une bouteille de la même cuvée a été vendue aux enchères à Arbois. Estimée à 5.000 euros, la bouteille a été adjugée 57.000 euros au professionnel et collectionneur suisse de grands vins Pierre Chevrier.
© AFP 2010
16 avril, 2012 | Dépêches AFP |
Le Château Latour, un des cinq premiers grands crus classés 1855 dans le Médoc, vient d’annoncer aux professionnels son retrait du système de vente en primeur avec le négoce, une spécificité à Bordeaux respectée par l’ensemble des propriétaires, a-t-on appris lundi.
« A partir du millésime 2012 nos vins seront mis en marché au moment où nous estimerons qu’ils sont prêts à boire, et, non plus comme ces dernières années en primeurs », indique le directeur de Château Latour, Frédéric Engerer, dans une lettre envoyée vendredi aux courtiers et négociants bordelais, dont l’AFP a obtenu copie.
Instauré dans les années 70 pour aider les propriétés à vendre leur vin, le système dit des primeurs permet aux maisons de négoce d’acheter et payer aux propriétés le vin près de deux ans avant leur mise sur le marché.
Ce système a l’avantage pour les propriétés qu’elles sont payées pour un produit non encore commercialisé et ainsi peuvent financer leurs récoltes suivantes.
Mais depuis les envolées des prix dues à la spéculation, entre la vente en primeur et le prix du marché, château Latour voit une substantifique marge lui échapper.
Par exemple, un Château Latour 2008 en primeur s’est vendu 150 euros la bouteille alors que celle-ci se négocie aujourd’hui près de 800 euros auprès du consommateur.
« Leur décision est purement mercantile », estime un négociant.
Mais Château Latour, propriété de l’industriel et collectionneur François Pinault, assure de son côté vouloir seulement « répondre à la demande des amateurs pour des vins prêts à boire » et « proposer ces millésimes sur une durée plus longue ».
Dans sa lettre, le directeur du château, Frédéric Engerer, regrette qu’actuellement ses vins « soient malheureusement bus trop jeunes ».
Cette décision est « prise avec beaucoup de scepticisme », dit un courtier bordelais spécialisé dans les grands crus. « Le risque est que le marché se détourne de ce vin-là et se tourne vers d’autres premiers grands crus », estime-t-il.
© AFP 2010
16 avril, 2012 | Dépêches AFP |
Château Lafite Rothschild est le premier des grands crus bordelais a révéler lundi le prix primeur de son millésime 2011, annoncé à près de 50 % inférieur à celui de 2010, mais cette annonce ne permet pas de dessiner une véritable tendance sur l’ensemble du vignoble bordelais.
Ce domaine qui jouit d’une des plus fortes renommées internationales, notamment en Chine, est le premier des quelques 250 grands crus du Bordelais à annoncer son prix de mise en vente du millésime 2011, une semaine seulement après la fin de la semaine des primeurs à Bordeaux où 6.000 professionnels du monde entier ont dégusté et analysé ce millésime.
Donné à 350 euros HT prix professionnel, soit un prix de vente conseillé de 420 à 450 euros, il est à environ 50% inférieur au prix fixé à la même époque l’an dernier pour le millésime 2010, qualifié d’exceptionnel, dont les tarifs s’étaient envolés sous l’effet de la spéculation.
D’autres domaines du Bordelais devraient à leur tour révéler dans les jours qui viennent le prix de vente de leur millésime 2011, qualifié d’hétérogène par les critiques et en deçà de ses deux prédécesseurs, sous les yeux attentifs d’un marché qui attend des baisses encore plus substantielles pour les plus grands vins que ces 50%.
Ainsi, un professionnel a souligné auprès de l’AFP « la frilosité du marché » de lundi, indiquant que « les acheteurs ne se sont pas précipités » sur le Lafite Rothschild. Il ne doute pas qu’ils emporteront la totalité du millésime du domaine, « mais sans enthousiasme, car le marché s’attendait à des prix plus bas », a-t-il estimé.
Selon lui, la baisse relativement limitée que fait Lafite Rothschild, « un château qui s’est arraché ces deux dernières années en Chine, ne sera pas forcément acceptée par d’autres » moins cotés aux yeux de ce nouveau marché de millionnaires.
© AFP 2010
11 avril, 2012 | En Bref... | Commercialisation |
Les Vignobles Gilles Louvet mettent un pied dans le Roussillon grâce à un partenariat avec le Clos du Romarin à Maury (Pyrénées-Orientales).
Il s’agit d’un accord de commercialisation exclusif et d’un suivi technique associé. Le catalogue des vins bio Gilles Louvet comprend désormais des Côtes du Roussillon Villages, Maury et Muscat de Rivesaltes. Créé en 2003, le Clos du Romarin franchit le pas de l’agriculture biologique quelques années plus tard. La superficie totale du vignoble est ramenée de 60 à 40 ha, après l’arrachage de centaines de parcelles vieillissantes.
Une superficie qui correspond mieux aux exigences de l’agriculture biologiques qui implique un surcroît de travail et un suivi plus poussé. Officiellement en conversion depuis 2009, la récolte 2012 sera certifiée AB pour les cépages rouges et le sera en 2013 pour les cépages blancs.
11 avril, 2012 | En Bref... | Colloque |
Plus d’un siècle après Bordeaux et la Bourgogne, le Languedoc entre dans une démarche de hiérarchisation de ses vins.
Dans un objectif de clarification et de meilleure lisibilité d’une promesse qualité, les premières fondations d’une nouvelle pyramide Languedoc peuvent déjà laisser présager la voie de la réussite. Il en va de l’avenir et du visage des vins méditerranéens sur plusieurs générations.
Vino Latino, pôle de réflexion actif et engagé dans l’économie viticole languedocienne, a regroupé début avril, à Castelnau-le-Lez (Hérault) des professionnels au cœur de la problématique.
Plusieurs questions ont été posées : sur quels critères doit se fonder la hiérarchisation des vins ? Est-elle toujours bien pensée et révélatrice d’une réelle pyramide qualitative ? Est-ce que le terroir doit être retenu comme seul et unique indicateur ?
Plusieurs intervenants ont pris la parole. Catherine Richer, de l’INAO Montpellier, a dressé un état des lieux de la hiérarchisation actuelle et évoqué les perspectives d’avenir ; Sarah Lombroso, de Montpellier Sup Agro, a expliqué la différence entre segmentation et hiérarchisation des vins ; Olivier Tregoat (Viti Development) a mis en avant la pertinence du classement des vins de Bordeaux par rapport aux terroirs de l’appellation ; Stephane Prabonnaud, du Cabinet Natoli & Coe, a parlé des logiques et paradoxes posés par la hiérarchisation en Languedoc ; Marc Dubernet(Laboratoires Dubernet) a posé la question de savoir si l’œnologie pouvait être au service du terroir, question dont la réponse est assez évidente …
11 avril, 2012 | Dépêches AFP |
L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a appelé mercredi à Levernois (Côte-d’Or) les viticulteurs à « ne pas avoir peur de la Chine » car dans ce pays « qui va se développer considérablement en matière viticole », il y a « toujours une place pour qui est le meilleur ».
Le vice-président du Sénat, qui a indiqué être allé pour la première fois en Chine en 1971 et s’y rendre depuis « 3 à 4 fois par an », était invité par l’entreprise spécialisée dans le bouchon de liège Diam Bouchage à intervenir sur « les opportunités de développement des vins de Bourgogne en Chine ».
Se posant d’emblée en « observateur » de la Chine et non pas en « sinologue », Jean-Pierre Raffarin a estimé, en référence aux subtilités des appellations bourguignonnes, qu’il n’était « pas évident d’adapter cette dentelle au marché chinois ».
« Il ne faut pas avoir peur de la Chine. Les Allemands n’ont pas peur de la Chine. A Shanghaï, une voiture sur trois est une allemande », a-t-il néanmoins jugé devant une soixantaine de personnes, en majorité viticulteurs et représentants de maisons de vin.
« Il faut faire le pari que la Chine va se développer considérablement en matière viticole », a-t-il prévenu, indiquant que les consommateurs chinois de vin devraient passer à « deux litres par habitant avant 2015″.
« Il y a toujours une place en Chine pour ce qui est le meilleur », a-t-il conclu, estimant que « pour l’instant le summum c’est Château-Lafite » même si, a-t-il prédit, « ça s’essoufflera sur le Bordeaux ».
© AFP 2010
5 avril, 2012 | En Bref... | Transaction |
Le Château de Bellet ainsi que le domaine Les Coteaux de Bellet ont été acquis par la Française REM, un fond d’investissements impliqué dans l’achat de vignobles de renom. L’opération va réunir les deux structures en un seul pôle de production sous l’enseigne du célèbre Château.
Phare de l’appellation du même nom, et propriété de la famille de Charnacé depuis le XVIe siècle, le vignoble du Château de Bellet, soit 13 hectares, a été acheté par une filiale du Crédit Mutuel. Entre autres investie dans le foncier viticole, la Française REM a déjà effectué des placements ambitieux en Bourgogne, Val de Loire, Vallée du Rhône et surtout en bordelais, avec un important volet mis en valeur par les Vignobles Dourthe, dont le Château Belgrave, cru classé du Médoc.
Dans le cas présent, les termes de la transaction stipulent que Ghislain de Charnacé continuera à superviser l’exploitation pendant au moins deux ans. Son exercice se fera sous le regard avisé d’Eric Boissenot, œnologue venu du Médoc où il conseille de nombreux crus de renom. Le projet d’une nouvelle cave a d’autre part été entériné, conçu de manière à traiter également le produit de l’autre domaine acquis, Les Coteaux de Bellet (7 ha.) Ainsi, en totalisant 20 ha, cette fusion aura un impact significatif dans une appellation qui compte seulement 50 ha en production. A terme, seule l’étiquette Château de Bellet devrait subsister.
4 avril, 2012 | En Bref... | Distribution |
Le Salon des Vignerons Indépendants s’est tenu le mois dernier au Parc des Expositions de Bordeaux ; il a réuni 260 producteurs de vins de toute la France, et plus de vingt mille visiteurs. Il y a environ 500 viticulteurs qui se disent indépendants en Gironde, mais ils sont des milliers en France qui vinifient et commercialisent eux-mêmes leurs vins, connaissent leurs clients, et privilégient la vente directe, souvent au particulier.
Les salons des Vignerons Indépendants sont nombreux en France, notamment ceux de Paris qui reçoivent les amateurs par dizaines de milliers, lesquels goûtent les vins sur place, rencontrent le producteur et peuvent acheter directement le vin qu’ils ont aimé, sans intermédiaire. Ce système de vente connait une progression régulière et semble bien avoir de beaux jours devant lui.
C’est le 12 et 13 avril prochains que les Vignerons Indépendants de France organisent leur congrès annuel, qui se tiendra à Orange, dans le Vaucluse. Une délégation de vignerons indépendants du Québec s’y joindra, et profitera de l’occasion pour découvrir la viticulture régionale. Un programme d’ateliers techniques et de démonstrations est prévu pour les congressistes, notamment sur le thème de la maitrise de l’oxygène dans les vins, depuis la vinification jusqu’au conditionnement. L’Institut Rhodanien, le Lycée Viticole d’orange et Inter Rhône, sont partenaires de ces journées d’études et de congrès, où sera également abordée la sécurité alimentaire des vins du Rhône.
4 avril, 2012 | En Bref... | Lieu de rencontre et de travail |
Le mois dernier a été inaugurée la nouvelle Maison des Vins de Tain l’Hermitage, nouvelle adresse de référence pour le vignoble, en présence notamment de Christian Paly, président d’Inter-Rhône et nouveau président du Comité Vins de l’INAO.
Créé à l’initiative de la Communauté de Communes, de l’Interprofession des Côtes du Rhône et de la Vallée du Rhône et du Syndicat Général, cet espace abrite un laboratoire d’analyse, un espace œnotouristique ainsi qu’un service de douane. S’ouvre ainsi sur Tain l’Hermitage un lieu d’accueil pour le patrimoine viticole et vinicole, regroupant sur un nouveau site la Maison des Vins jusqu’à présent localisée à Tournon, ainsi que le laboratoire de Bourg les Valence. La présence physique de l’interprofession dans le secteur marque son engagement vis-à-vis des metteurs en marchés et du vignoble.
La Maison de Tain offre un service technique de proximité qui traduit une volonté d’assurer une continuité dans l’évolution qualitative des vins de la Vallée du Rhône. Véritable instrument de cohérence stratégique, cette installation est l’occasion de réaffirmer le lien entre l’ensemble des crus septentrionaux appelés à faire de cette maison un lieu de rencontre et de travail. Enfin, la Maison de Tain est un véritable outil de développement de l’image notamment sur le plan œnotouristique dont il sera un relais d’accueil.
4 avril, 2012 | En Bref... | Anniversaire |

Saint-Chinian est situé dans l’Hérault à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Béziers, à proximité des Monts du Caroux et de l’Espinouse.
Dans les années 70 et au début des années 80, sous l’impulsion du député du vin et Président du Syndicat, Raoul Bayou, et d’hommes passionnés par leur terroir, Saint-Chinian entreprit sa marche vers la reconnaissance en Appellation d’Origine Contrôlée. La consécration intervint le 5 mai 1982, date du décret d’AOC pour les vins rouges et rosés. Celui-ci est venu reconnaître la qualité du travail des vignerons de l’Appellation, l’originalité de son terroir, et la typicité des vins de Saint-Chinian. Dès lors, la qualité des vins de Saint-Chinian n’a cessé de croître et apparaît aujourd’hui comme une appellation phare du Languedoc.
L’année 2005 marqua une nouvelle étape avec la naissance de deux appellations communales (Saint-Chinian Berlou et Saint-Chinian Roquebrun) et la reconnaissance de l’appellation Saint-Chinian en blanc.Les vins de Saint-Chinian s’installent sur les grandes tables parisiennes mais aussi dans les grandes métropoles internationales : New York, Sydney, Montréal, Hong Kong, etc. Aujourd’hui, l’appellation s’offre une nouvelle image au travers d’une campagne de communication plus moderne et dans l’air du temps, en exhaussant les singularités de ses racines et de son terroir.
4 avril, 2012 | En Bref... | Dégustations |
Vingt dégustateurs, journalistes spécialisés et professionnels du vin, se sont retrouvés à Paris pour découvrir le millésime 2011 dans l’appellation Entre deux Mers. Une quarantaine de bouteilles de vins blancs ont été soumises à leur appréciation. Le jury a élu une liste de vingt crus, considérés comme les meilleurs, liste où l’on retrouve les habitués des podiums, comme Marjosse, Bonnet, Martinon, Turcaud ou Landereau. Mais les dégustateurs ont également décerné trois coups de cœur aux châteaux Lestrille, Fontenille et Chantelouve, qui ont particulièrement séduit le jury.
4 avril, 2012 | Dépêches AFP |
Organisée pour faire déguster aux acheteurs du monde entier le millésime 2011 des grands crus du bordelais, la Semaine des primeurs voit fleurir en parallèle son « festival off » où de nombreux « petits » domaines espèrent accrocher l’intérêt d’éventuels importateurs.
Rendez-vous traditionnel des grands crus, la campagne des primeurs qui permet, du 2 avril et à dimanche, de goûter et acheter du vin près de deux ans avant sa livraison, draine quelque 5.000 professionnels (négociants, cavistes, importateurs et critiques).
Syndicats d’appelations de vins Bordeaux ou oenologues-conseils entendent eux aussi profiter de la venue de ces professionnels excessivement courtisés.
« L’objectif est de nouer des contacts commerciaux et démontrer qu’il existe une large offre de vins bio », indique par exemple Gwénaëlle Le Guillou, directrice du Syndicat des Vignerons Bio d’Aquitaine qui a organisé sa troisième année de primeurs avec 65 exposants et 400 dégustateurs attendus sur deux jours.
Biodyvin, syndicat international des vignerons en culture biodynamique, a réuni des viticulteurs de toute la France et même de Champagne. « On veut profiter que le monde du vin soit là pour montrer un autre aspect de la viticulture », indique Alain Moueix, qui organise ces rencontres dans son château Fonroque, grand cru classé de Saint-Emilion.
Alors que les grands crus de Sauternes étaient présentés en début de semaine par l’Union des grands crus de Bordeaux (UGCB), les onze appellations des vins liquoreux, réunies sous la dénomination Sweet Bordeaux, ont choisi un château tout proche pour aiguiser les papilles des dégustateurs.
Des oenologues-conseils, chargés d’épauler les propriétaires dans l’élaboration de leurs vins, ont également rassemblé sous un même toit leurs « petits » et leurs « grands ». « Il y a des petits bijoux à découvrir », assure Stéphane Toutoundji, dont le laboratoire compte 300 clients.
Organisatrice de l’événement, l’UGCB se félicite de la floraison d’endroits de dégustation. « C’est un signe de réussite et c’est important que nos acheteurs puissent avoir un maximum de chance de déguster tous les vins de Bordeaux », indique sa présidente, Sylvie Cazes.
© AFP 2010
3 avril, 2012 | En Bref... | Gastronomie et Terroirs vinicoles |
Vinum Expo, le traditionnel salon des vins de Chouilly, se prépare à fêter sa 20e édition en grande pompe durant le week-end de Pâques. Un évènement placé sous le signe de la gastronomie et des terroirs vinicoles, et toujours en partenariat avec les étudiants du lycée viticole d’Avize.
Dans la salle panoramique du champagne Nicolas Feuillatte, les élèves de 1ère année BTS Viti-Oeno seront aux côtés des vignerons exposants. Il s’agit même d’une manifestation obligatoire dans le cycle pédagogique.
Christophe Freudenreich, le président de l‘association Vinum Expo, a eu la volonté de faire de ce millésime du salon un rendez-vous d‘exception. L’essentiel des idées se sont concentrées autour de la passion des Champenois pour la gastronomie. Afin de célébrer au mieux cet aspect des choses et de mettre en avant les vins des exposants, les rencontres ont été multipliées sur le secteur sparnacien afin d’associer le plus grand nombre de partenaires à la manifestation pour séduire les gourmets autant que les gourmands. On peut d’ores et déjà évoquer des séances de dégustation commentées par une œnologue durant les trois jours de l’évènement, ou encore un jeu concours qui emmènera les visiteurs vers les terroirs des viticulteurs présents. Et il se raconte que de très prestigieux véhicules (souvent de couleur rouge) pourraient faire leur apparition sur le parking du salon…
Comme à l’accoutumée de nombreuses régions seront représentées : Alsace, Beaujolais, Bordeaux, Bourgogne, Charente, Jura, Languedoc-Rousillon, Provence, Savoie, Sud-Ouest, Val de Loire, Vallée du Rhône. Ce ne sont pas moins de 40 producteurs qui viennent au cœur de la Champagne délivrer la bonne parole de leurs meilleures cuvées.
3 avril, 2012 | En Bref... | Evénement en Gironde |
Le « Printemps des Vins de Blaye » est une opération largement reconnue, qui lui a valu d’être nominée au Prix National de l’oenotourisme l’an passé. Elle a lieu tous les ans depuis 18 ans, et rencontre un succès constant.
Les 14 et 15 avril prochains, donc, 80 producteurs de vins de Blaye s’installent dans la célèbre Citadelle de Vauban, classée au Patrimoine Mondial, pour faire déguster et vendre leurs vins rouges, blancs et rosés, à des amateurs venus parfois de loin. Parallèlement, outre la rencontre avec les vignerons, et la découverte de ce lieu historique, les visiteurs (plus de dix mille l’an passé) pourront déguster maints produits du terroir, participer à un atelier de cuisine et à diverses animations, comme l’intronisation de personnalités par la connétablie locale, ou une démonstration de tonnellerie. Tous renseignements sur le site Internet du Printemps des Vins de Blaye.
3 avril, 2012 | Dépêches AFP |
Un noceur saoudien n’a pas hésité à débourser plus de 100.000 euros pour une bouteille de champagne lors d’une soirée arrosée dans une boîte de nuit huppée des Emirats arabes unis, rapporte mardi le quotidien 7Days de Dubaï.
L’homme, qui passait la soirée en compagnie d’une vingtaine d’amis au très sélect Cavalli Club à Dubaï, a commandé une bouteille de Louis Roederer Cristal 1990, facturée à 500.000 dirhams, soit l’équivalent de 136.000 USD ou 102.000 euros, selon le journal.
D’après le directeur de la boîte de nuit, David Lescarret, un Français, seulement deux autres bouteilles de ce champagne sont disponibles dans des boîtes de nuit, l’une à New York et l’autre à Londres.
Selon M. Lescarret, le Saoudien –dont le pays interdit l’alcool– est « un homme d’une quarantaine d’années, cultivé et parlant plusieurs langues » y compris le français, langue dans laquelle il a commandé la bouteille.
© AFP 2010
2 avril, 2012 | Dépêches AFP |
La Semaine des primeurs, le grand rendez-vous annuel des professionnels du vin du monde entier, qui réunit critiques, négociants et acheteurs venus déguster dans le bordelais le millésime 2011 et discuter de sa future mise à prix, s’est ouverte lundi dans l’effervescence.
Dans un contexte où les millésimes précédents -les 2009 et 2010 qualifiés « d’exceptionnels »- ont fait grimper les prix des crus les plus prestigieux qui ont atteint des niveaux de tarifs sans précédent, la question de la future mise à prix de la récolte 2011 nourrit, entre deux dégustations, les discussions.
C’est pourquoi, parmi les 250 journalistes invités, l’avis de la poignée des critiques les plus influents sur ce millésime 2011 est attendu avec anxiété.
A partir de ces notes d’experts, les propriétaires détermineront, généralement fin mai, le prix de leurs bouteilles qu’ils vendront à des négociants. Ces derniers les revendront dans la foulée, et à un tarif préférentiel, à des acheteurs qui récupéreront leur bien de 12 à 18 mois plus tard lors de sa mise sur le marché à un tarif généralement supérieur.
Pour recevoir les quelques 5.000 professionnels, dont une grande partie de grands acheteurs internationaux, les châteaux se sont drapés de leurs plus beaux atours.
A château d’Yquem, une des étiquettes stars du bordelais, le vin blanc liquoreux de Sauternes reçoit sur invitation privée. « Le Sauternes sera l’appelation du millésime 2011″ dit-on, très proche du grandissime 2001.
Sur l’ensemble des appellations, une quarantaine de lieux de dégustation répartis à travers le bordelais rivalisent pour faire découvrir, outre les 250 grands crus pour lesquels ce rendez-vous a été créé en 1962, le savoir-faire de l’ensemble des vignerons bordelais.
L’organisateur historique, l’Union des grands crus de Bordeaux qui réunit 139 grandes châteaux, a préparé aux dégustateurs un parcours balisé.
Après les Sauternes et Barsac lundi, place sera faite mardi aux Médoc et Margaux, puis viendront mercredi les dégustations des Saint-Julien, Pauillac, Saint-Estèphe et Haut-Médoc, avant les Graves et Pessac-Léognan jeudi, pour finir vendredi avec les Pomerol et Saint-Emilion.
© AFP 2010
30 mars, 2012 | En Bref... | Restauration |
Le Chapon Fin, situé en plein centre de Bordeaux, dans le quartier dit des Grands Hommes, est l’un des plus anciens restaurants de France; il date de 1825. Il a été créé rue Montesquieu par deux négociants dynamiques qui y ont également installé une boutique de vente de vins. Elle devint très vite une adresse fréquentée.
En 1902, le nouveau propriétaire, Joseph Sicard, y fit construire un décor de rocaille aujourd’hui légendaire, qui contribua à la renommée du lieu. Il n’est que de consulter le livre d’or pour découvrir la signature de rois, de princes, d’artistes, de grands politiques, de peintres et de vedettes. Sans compter les trois étoiles du Guide Michelin attribuées en 1933.
Le Chapon Fin appartient aujourd’hui à Sylvie Cazes, personnalité reconnue du monde du vin bordelais. Née à Pauillac, où sa famille possède notamment le Château Lynch Bages, elle a grandi dans l’ombre de son frère Jean-Michel, puis a pris progressivement son indépendance. Sylvie Cazes est aujourd’hui présidente de l’Union des Grands Crus de Bordeaux, et adjointe au maire, Alain Juppé ; elle est, à ce titre responsable du pilotage du projet du Centre Culturel du Vin sur le port de Bordeaux ; elle est aussi directrice des vignobles du groupe Roederer en Médoc, c’est-à-dire les châteaux Pichon Lalande, de Pez et Bernadotte. Il apparait que peu de femmes, à Bordeaux, ont cumulé autant de responsabilités, dans un monde du vin resté relativement masculin.
Sous la houlette de Sylvie Cazes, et du chef Nicolas Frion, le Chapon Fin poursuit sa belle destinée, à la fois chargé d’histoire et friand de nouveautés. La cuisine est jeune, colorée, inventive. Et la carte des vins est étonnante, avec 800 références et 8.000 bouteilles, parmi lesquelles grands crus de Bordeaux et champagnes constituent une irrésistible tentation. Dans son décor inchangé depuis 110 ans, le restaurant s’avance gaiment vers son bicentenaire : Clemenceau, Toulouse Lautrec, Alphonse XIII et Sarah Bernhardt peuvent revenir, petits oignons et grandes bouteilles sont toujours à leur place.
30 mars, 2012 | En Bref... | la fin de l'Ordinaire... |
L’appellation est à peine née que voici déjà une première étiquette en appellation « Coteaux bourguignons » (ex-AOC bourgogne grand ordinaire), portée par un nom célèbre de la Côte de Nuits : domaine Michel Magnien (Morey-Saint-Denis). Le domaine comptait des vignes plantées en pinot noir et chardonnay en BGO, alors il n’a pas hésité longtemps : « le nom coteaux bourguignons sera plus porteur que BGO qui donnait une image bas de gamme. La restauration française est déjà très intéressée », explique Frédéric Magnien. Le Domaine Michel Magnien produira deux cuvées dès le millésime 2011. L’AOC coteaux bourguignons devrait apparaître dans la liste des vins de la maison de négoce Frédéric Magnien dès 2012.
27 mars, 2012 | En Bref... | Médoc |
Le Château La Tour de By est un cru bourgeois du Médoc, situé à Bégadan, qui a été mis en valeur dans la deuxième partie du siècle dernier par Marc Pagès.
Ce sont aujourd’hui ses deux petits-fils, Frédéric Le Clerc, directeur, et Benjamin Richer, directeur commercial, qui gèrent le vignoble familial. Celui-ci ne cesse de prendre de l’importance, puisqu’il comprend désormais 109 hectares de vignes en production, ce qui en fait un des plus vastes de tout le Médoc. La Tour de By vient en effet d’acheter les 15 hectares du Château La Valière, situé dans le village voisin de Saint Christoly, vignoble de qualité qui va permettre aux héritiers de Marc Pagès d’augmenter encore leurs possibilités de cuvées et d’assemblages.
La Tour de By produit désormais six vins rouges et rosés différents, soit plus de 500.000 bouteilles qui sont vendues directement à un réseau de particuliers, cavistes, restaurateurs et importateurs.
27 mars, 2012 | En Bref... | Dégustations |
C’est une tradition bien ancrée : à Bordeaux, la première semaine d’avril est consacrée à la découverte du dernier millésime. Pendant toute la semaine, l’Union des Grands Crus propose aux professionnels la dégustation des plus grands vins (Mouton, Cheval Blanc, Yquem, etc) dans les plus grandes appellations du Bordelais. Et parallèlement, ce sont des dizaines de présentations de vins primeurs qui sont organisées aux quatre coins du vignoble girondin, pour des vins parfois moins prestigieux, mais aussi plus accessibles. Au total, on attend au moins 5.000 personnes pendant cette folle semaine, qui prend, au fil des années, une importance croissante pour toute la filière commerciale des vins de Bordeaux.
27 mars, 2012 | Dépêches AFP |
L’autorité de la concurrence a annoncé mardi l’ouverture d’une enquête approfondie sur le rachat du groupe viticole bourguignon Patriarche par le bordelais Castel, invoquant « des doutes sérieux » sur les effets de cette opération pour la concurrence dans les vins de table.
L’opération, annoncée au printemps 2011 et communiquée à l’autorité en octobre, « soulève des doutes sérieux et nécessite l’ouverture d’une phase d’examen approfondi », indique le communiqué de l’autorité.
Cette dernière veut donc « déterminer (…) si l’opération est de nature à porter atteinte à la concurrence en matière de vins de table de marques ».
En effet, la nouvelle entité issue du rapprochement disposera « de plusieurs marques de vin de cette catégorie (notamment Vieux Papes, La Villageoise, Cambras, Cramoisay, Champlure et Lichette), dont certaines apparaissent comme incontournables », souligne l’autorité.
L’examen approfondi doit en principe être effectué dans un délai de 65 jours ouvrés, un délai qui peut être allongé si nécessaire.
Créé en 1949 à Bordeaux par neuf frères et soeurs, Castel est progressivement devenu le premier producteur de vins en France et en Europe, avec une présence dans plus de 130 pays dont la Chine et la Russie.
Patriarche, créé en 1780, commercialise annuellement plus de 60 millions de bouteilles, parmi lesquelles des appellations prestigieuses comme Montrachet, Meursault, Pommard, Nuits Saint-Georges, mais aussi des marques plus grand public comme Couvent des Visitandines (Bourgogne) et Pisse-Dru (Beaujolais).
Le Château de Meursault et le Château de Marsannay ont été exclus de la transaction avec Castel, ainsi que certains actifs situés à Beaune (Côte d’Or).
© AFP 2010
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