24 novembre, 2011 | Dépêches AFP |
Le millésime 2011 des vins blancs liquoreux de Sauternes et Barsac, dans le Bordelais, devrait, selon le syndicat viticole de ces grands crus, « faire la passe de trois après 2009 et 2010 et rejoindre le rang des grands, voir des très grands millésimes ».
« Un mois de septembre radieux, avec des jours qui ont frisé la canicule, a balayé les doutes et engendré des raisins exceptionnels. La pourriture noble et le temps sec ont en effet permis des concentrations magnifiques », a estimé jeudi le syndicat des crus classés de Sauternes et Barsac dans un communiqué.
Ce temps chaud et sec en arrière saison, durant la période où se développe la pourriture, le botrytis, nécessaire à l’élaboration de ces vins liquoreux, a pu se développer dans les meilleures conditions et ainsi permis aux raisins de se concentrer en arômes.
« Le fruit et les équilibres sont en place, la qualité est au rendez-vous, cest incontestable », a confirmé Francis Mayeur, directeur technique du Château dYquem, premier cru classé supérieur de Sauternes pour lequel « le château dYquem 2011 devrait être très grand ».
Les vignerons sont unanimes pour évoquer une « singulière météo pour une année bizarre » et qu’ils ont dû se montrer « particulièrement vigilants » à lapproche des vendanges qualifiées « d’historiquement précoces ».
« A la veille des vendanges, nous n’avions pas le sourire, la pourriture avait gagné les vignes », s’est souvenu Pierre Montégut, directeur technique du Château Suduiraut, premier cru classé de Sauternes. « Le beau temps qui s’est installé début septembre a sauvé le millésime », s’est-il réjoui, qualifiant 2011 de « millésime sauvé des eaux ».
« Je ne me prononce jamais trop tôt mais je pense que c’est très joli, les lots présentent un très bon équilibre et une belle puissance », a pour sa part indiqué Martine Langlais-Pauly, propriétaire de Clos Haut-Peyraguey, premier cru classé de Sauternes.
« Bien sûr, il est trop tôt pour évoquer les vins mais les jus sont merveilleux, ils sont riches, complexes, purs et présentent un fruit remarquable. Je n’ai jamais vu des jus aussi homogènes. C’est un millésime complètement atypique », selon Olivier Castéja, propriétaire du château Doisy-Védrines, second cru classé de Barsac.
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20 novembre, 2011 | Dépêches AFP |
Le chiffre d’affaires à l’exportation des vins de Bourgogne est en hausse de 17,8% sur les huit premiers mois de 2011 par rapport à 2010, en dépit du contexte de crise mondiale, ont annoncé dimanche à Beaune les professionnels du secteur.
« La situation est plutôt saine. Fin 2011, on se retrouverait à nos niveaux de 2008, c’est-à-dire d’avant crise », a déclaré Louis-Fabrice Latour, président de l’Union des maisons de vins de Bourgogne (UMVB), lors d’une conférence de presse en marge de la célèbre vente des vins des Hospices de Beaune.
« Il ne faut pas que la Bourgogne se gargarise. Il y a un consensus au sein des exportateurs de vin en France: nous allons faire une bonne année », a-t-il ajouté en évoquant la situation générale de la filière.
« Nous devrions finir l’année à +12% ou +13%, soit les chiffres de 2008″, a conclu M. Latour.
« Les expéditions de vins de Bourgogne hors de l’Hexagone ont progressé de 0,4% en volume et, surtout, de 17,8% en valeur au cours des huit premiers mois de 2011, par rapport à la même période en 2010. Soit 53 millions de bouteilles pour un montant de près de 400 millions d’euros », indique l’interprofession (BIVB).
Les hausses sont particulièrement sensibles sur le marché asiatique, avec des progression sur la même période de 81% en volume et 103% en valeur en Chine et même au Japon (+8% en volume et 15% en valeur), malgré le tsunami du 11 mars.
« L’Asie représente 20% du marché à l’export des vins de Bourgogne. Hong-Kong et la Chine pourraient devenir le 6e marché de la Bourgogne », a prédit Pierre-Henri Gagey, président délégué du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne.
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20 novembre, 2011 | Dépêches AFP |
La « pièce de la présidente » de la 151e vente de charité des vins des Hospices de Beaune, organisée dimanche en Côte-d’Or par la maison Christie’s, a été adjugée à 110.000 euros par la styliste Inès de la Fressange, loin du « record » de 400.000 euros de 2010.
Ce tonneau de 460 litres de Corton Clos du Roi Grand Cru, Cuvée Baronne du Baÿ, a été mis aux enchères « à la bougie » par Inès de la Fressange et l’acteur Christian Clavier, au profit des associations France Alzheimer et Mécénat Chirurgie Cardiaque, dont la styliste est la marraine.
L’acheteur, Stephen Williams, marchand de vin et fondateur de « The antique wine company », basée à Londres, succède à Jacques Boisseaux, patron d’une maison de vins à Beaune et propriétaire du château de Meursault, qui avait remporté cette enchère en 2010.
L’enchère de cette cuvée, qui avait débuté à 50.000 euros, est inférieure au record de 2010 (400.000 euros) pour une pièce de taille similaire.
En tout, 761 pièces (fûts de 228 litres) de vin de la récolte 2011 du domaine des Hospices, fondé en 1459, étaient mises en vente dimanche.
Quarante-cinq cuvées étaient proposées (32 en rouge et 13 en blanc): Bâtard-Montrachet, Beaune Premier cru, Corton-Charlemagne, Mazis-Chambertin, Meursault, Pommard, Pouilly-Fuissé, Volnay…
La vente des vins à des négociants-éleveurs ou à des particuliers, qui rapporte 2 à 5 millions d’euros chaque année, financera la modernisation des hôpitaux de Beaune et l’entretien de l’Hôtel-Dieu, bâtiment historique.
La vente devait se poursuivre jusqu’en début de soirée.
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19 novembre, 2011 | Dépêches AFP |
Une décision de l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao) d’accorder à l’AOC Gaillac la mention « Vendanges tardives » fait bondir les viticulteurs alsaciens, qui estiment qu’elle « met en danger » cette mention seulement utilisée en Alsace et dans le Jurançon.
Fin septembre, le Comité national des appellations dorigine relatives aux vins, aux eaux-de-vie et autres boissons alcoolisées a approuvé ladjonction de la mention traditionnelle « Vendanges tardives » à lAOC Gaillac.
« Aucun élément réglementaire » ne s’opposait à cette demande du syndicat des vins de Gaillac, explique une porte-parole de l’Inao.
Les conditions d’utilisation de cette mention dans le cahier des charges de l’AOC Gaillac sont aussi strictes que celles figurant dans les cahiers des charges des trois appellations pouvant l’utiliser à ce jour, rappelle-t-elle, soulignant que la mention existe aussi pour les vins italiens, allemands ou autrichiens.
Mais l’Association des viticulteurs d’Alsace (AVA) dénonce un élargissement qui « met en danger » la notoriété de leur production et de toutes les appellations en France. Selon elle, l’Inao met sur le même plan le respect d’un cahier des charges et une technique traditionnelle. La production des AOC Alsace et Alsace Grand Cru en « vendanges tardives » a atteint environ 9.000 hectolitres en 2010, et 662 hl pour le Jurançon.
« L’Inao considère les vendanges tardives comme un type de production tel que le crémant, le moelleux, alors que cette mention traditionnelle est liée à une région », affirme le directeur de l’AVA, Frédéric Bach.
Pillage
L’association a reçu le soutien de dix députés alsaciens, qui dénoncent dans une lettre ouverte au ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire « un véritable pillage du patrimoine des appellations alsaciennes » et la fragilisation de « l’ensemble des mentions traditionnelles ».
L’AVA, comme les parlementaires, demande au ministre de ne pas signer le décret d’homologation du cahier des charges de Gaillac et à l’Inao de réexaminer la demande.
A Gaillac, on assure comprendre les inquiétudes alsaciennes tout en affirmant que la mention permettra au contraire d’éviter la confusion dans la production de ce petit vignoble.
« Nous faisons des récoltes tardives depuis des siècles », assure le directeur du syndicat, Bernard Petiot. « Le problème, c’est que sous l’appellation Gaillac doux se côtoient des vins très différents. Le consommateur ne comprend pas pourquoi certains vins sont à 7 euros, et d’autres à 20″, affirme-t-il.
Il souligne également un cahier des charges « très contraignant » pour faire des vendanges tardives de Gaillac « une référence qui évitera la ruée d’autres candidats ». M. Petiot met aussi en avant des volumes relativement faibles, entre 500 et 800 hectolitres par an, soit 10% de la production de Gaillac doux et un chiffre peu ou prou équivalent au Jurançon.
Le dossier, déposé à l’Inao pour la première fois en 2005, « n’a pas pour objectif de développer notre production mais de faire reconnaître des produits différents vendus jusqu’ici sous une appellation unique », explique M. Petiot.
Et si une bouteille de Gaillac VT atteint 30 euros, « ce sera un bonus pour le producteur qui aura fait l’effort de respecter un cahier des charges », conclut-il.
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18 novembre, 2011 | Dépêches AFP |
Le premier coup de marteau de la 151e vente des vins des Hospices de Beaune sera donné dimanche à 14H30 sous la présidence de la styliste Inès de la Fressange au profit de l’institution hospitalière bourguignonne et de deux associations de mécénat médical.
Dirigée par la maison de ventes Christie’s, cette vente annuelle de charité, suivie dans le monde entier parmi les grands événements vinicoles, concernera 761 pièces (fûts de 228 litres) de vin de la récolte 2011 du domaine des Hospices, fondé en 1459.
Quarante-cinq cuvées seront proposées (32 en rouge et 13 en blanc): Bâtard-Montrachet, Beaune Premier cru, Corton-Charlemagne, Mazis-Chambertin, Meursault, Pommard, Pouilly-Fuissé, Volnay…
La « pièce de la présidente » sera vendue au profit des associations France Alzheimer et Mécénat Chirurgie Cardiaque, dont Inès de la Fressange est la marraine. En 2010, la pièce de charité avait atteint 400.000 euros reversés à la Croix-Rouge et à l’Association pour la Vie et l’Espoir contre le Cancer.
L’an dernier, la vente des Hospices de Beaune, marquée par un afflux d’acheteurs chinois, avait généré près de 4,5 millions d’euros pour 647 pièces de vin. Un fût de 228 litres de Bâtard-Montrachet Dames de Flandres 2010 avait atteint l’adjudication record de 63.000 euros.
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16 novembre, 2011 | Dépêches AFP |
De la rondeur, vanille et caramel, des accents boisés ou toastés, une pointe d’épice: le bourbon, encore souvent méprisé, profite de l’engouement des Français pour le whisky, devenu ces dernières années le premier spiritueux consommé, devant le pastis.
Ce whisky doux américain, distillé à base de 51% de maïs minimum et d’autres céréales, « reste souvent perçu comme un sous-whisky », note Gaël Caté, caviste à La Maison du Whisky à Paris, « alors qu’il représente parfois un bien meilleur rapport qualité-prix que certains écossais » dont les Français raffolent.
« A 15 euros, vous avez un bon bourbon », note-t-il, et à 30-35 euros de « très bons » à déguster purs, sur glaçons ou encore en cocktails, comme les classiques Bourbon Sour (jus de citron et sucre) ou Mint Julep (menthe fraîche et glace pilée).
Si les Français consomment globalement moins d’alcool, le whisky continue à tirer son épingle du jeu (+2,7% en 2010) et à porter l’ensemble des spiritueux (+0,7%), selon la Fédération française des spiritueux.
Dans son sillage, bien que sans quitter un positionnement de niche, le bourbon gagne un peu en notoriété, avec quelque 3,9 millions de litres vendus en grande distribution en 2010, soit moins de 5% du total des whisky au sens large.
Les marques importées en France restent peu nombreuses, souligne Christophe Hamieau du blog Malts & Houblons: Celles trouvées en grande distribution sont le plus souvent consommées avec du coca, le haut de gamme se concentre sur les bars d’hôtels branchés où le cocktail revient en force depuis deux ans.
« Les barmen arrivent à trouver de bons accords avec les bourbons, qui sont plus ronds et parfumés que les whisky », souligne-t-il.
« Le bourbon se marie plus facilement », confirme M. Caté, quand le scotch, « avec son amertume et son côté fumé », n’est utilisé que pour aromatiser d’un trait.
« C’était une boisson de cow-boy »
Pour Bill Samuels, qui a dirigé la marque Maker’s Mark, reconnaissable à son goulot recouvert de cire rouge, pendant plus d’une trentaine d’années, avant de passer le relais à son fils, c’est cette mode des cocktails qui porte l’exportation de bourbon vers la France et la Grande-Bretagne.
« Les spiritueux se sont introduits à l’apéritif grâce à une nouvelle génération de barmen +mixologistes+ super doués, curieux et gourmets », fait-il valoir à l’AFP lors d’un entretien fin octobre à Paris.
L’image de cet alcool ambré a radicalement changé en vingt ans, « même aux Etats-Unis, où il était assez méprisé », rappelle le distilleur du Kentucky tout en bonhomie sudiste. « C’était une boisson de cow-boy. C’était fort, amer, grossier », rappelle-t-il, avant d’évoluer vers davantage de finesse.
Pour ce connaisseur, la « meilleure façon de savourer un grand bourbon » est de le servir avec des glaçons et un soupçon d’eau: « Cela diminue légèrement le degré d’alcool, évitant que la langue soit anesthésiée et les papilles cramées, pour pouvoir apprécier sa pleine expression », décrit-il avec gourmandise.
Selon Gaël Caté, les Américains aussi redécouvrent actuellement « leur » bourbon, avec un intérêt renouvelé pour tout ce qui est à la fois qualitatif et « vintage ».
Tout comme son ancêtre pré-Prohibition, à savoir le « rye » à base de seigle, « plus sec, aromatique, plus franc et mentholé ». Avec son caractère fort, « il tend la main à l’Ecosse », suggère-t-il.
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16 novembre, 2011 | Dépêches AFP |
L’équivalent de 400.000 bouteilles de vin de Savoie sont parties en fumée mercredi à Apremont (Savoie) dans un incendie qui a détruit un bâtiment de la maison de négoce Philippe Viallet, a-t-on appris de sources concordantes.
Le feu s’est déclaré vers 00H30 dans un bâtiment technique de 1.000 m2 (la Winerie) utilisé pour les vendanges, a-t-on appris auprès des pompiers.
Les quelque 300.000 litres de vin de Savoie qui y étaient stockés dans des cuves sont partis en fumée, dont du Chignin-Bergeron, de la Mondeuse-Arbin et de l’Apremont, a indiqué à l’AFP Philippe Viallet, gérant de la société.
M. Viallet a estimé le préjudice à environ 2 millions d’euros, en incluant l’ensemble des dommages (bâtiment, outils, tracteurs, vins, véhicules 4X4).
« Il n’y a pas d’impact direct sur l’activité de la société », a-t-il toutefois précisé, le vin parti en fumée n’étant pas destiné à être commercialisé cette année.
La Maison Viallet commercialise 1,7 million de litres de vin de Savoie chaque année, provenant de 75 producteurs.
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16 novembre, 2011 | Dépêches AFP |
Des milliers de personnes ont célébré mercredi soir l’arrivée du Beaujolais nouveau lors de la fête des Sarmentelles à Beaujeu (Rhône), au coeur de la région viticole où mûrit le vin primeur le plus connu au monde, avant le percement à minuit des premiers tonneaux.
C’est un négociant chinois ayant acheté quelque 80.000 bouteilles qui doit donner à minuit le coup de maillet dans un grand fût symbolisant l’arrivée de la cuvée 2011, qui marque les 60 ans du Beaujolais nouveau.
La Chine est une nouvelle terre de conquête pour ce vin, dont 40% de la production part déjà à l’export, principalement au Japon, aux Etats-Unis et en Allemagne.
Des fêtes de lancement sont également prévues un peu partout à travers le monde, notamment à Tokyo et New York.
Selon Daniel Bulliat, président des Sarmentelles et producteur, cette fête est « le moyen de célébrer une année de travail ». La cuvée est « très bonne, très fruitée », a-t-il assuré à l’AFP.
C’est en 1951 qu’un décret a autorisé la commercialisation des vins primeurs à partir du 15 novembre, soit un mois avant celle des vins de garde.
Et depuis 1985, c’est à partir du troisième jeudi de novembre que les flacons du plus célèbre d’entre eux, le Beaujolais nouveau, peuvent être débouchés.
Dès 20H00 mercredi, les invités du conseil général du Rhône et du groupe du quotidien Le Progrès ont pu déguster des Beaujolais nouveaux à l’Hôtel du département à Lyon.
Quelque 400 litres devaient aussi arriver peu avant minuit par la Saône dans des tonneaux qui seront roulés jusqu’à proximité de la place Bellecour pour être offerts aux Lyonnais, une initiative des Jeunes agriculteurs et viticulteurs du Beaujolais.
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15 novembre, 2011 | Dépêches AFP |
Le designer de Chanel, Karl Lagerfeld, a réalisé à l’occasion du 350e anniversaire du château bordelais Rauzan-Ségla, propriété de la marque de luxe française depuis 1994, l’étiquette du millésime 2009 commercialisé à partir de décembre, a-t-on appris mardi auprès du domaine.
Pour célébrer cet anniversaire, le choix s’est porté sur le millésime exceptionnel 2009, commercialisé en 2011, qui assurera une très bonne garde dans les années futures.
Les 120.000 bouteilles de ce célèbre Margaux ont commencé à être expédiées « depuis une dizaine de jours », a-t-on indiqué, dont environ 15% est réservé au marché français. Le prix de vente conseillé est de 180 euros mais cette bouteille ornée d’une étiquette signée par le célèbre designer devrait rapidement devenir un objet de collection.
C’est la première fois que château Rauzan-Ségla « rompt complètement les codes » de son étiquette depuis la modernisation de cette dernière effectuée en 2004, a-t-on indiqué.
Dans son esquisse, Karl Lagerfeld a choisi de représenter une variation colorée et singulière à partir du croquis de la façade du château construit en 1904 et a apposé sa propre signature sur l’étiquette.
D’une superficie de 62 hectares sur un sol composé de graves fines et profondes et d’argile, Rauzan-Ségla, second grand cru classé 1855 en Médoc, est composé d’un assemblage de Cabernet sauvignon (54%), de Merlot (41%), de Petit Verdot (4%) et de Cabernet franc (1%).
Le groupe Chanel est également propriétaire depuis 1996 du château Canon, Premier grand cru classé de Saint-Emilion.
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15 novembre, 2011 | Dépêches AFP |
Un lot composé de 5 magnums du grand vin français du domaine de la Romanée-Conti 2001 a été vendu mardi à un acheteur asiatique pour 92.000 francs suisses (76.000 euros, 101.000 USD), lors d’une vente aux enchères consacrée à des vins et grands crus par la maison Christie’s à Genève.
Selon un communiqué publié à l’issue des enchères, Christie’s a indiqué que la vente avait rapporté 3,633 millions de francs suisses (3 M d’euros).
La maison d’enchères dispersait une « collection privée exceptionnelle » de grands vins millésimés.
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8 novembre, 2011 | Dépêches AFP |
La production mondiale de vin devrait rester stable en 2011 en dépit d’une diminution de la surface des vignobles tandis que la France demeure le premier pays producteur au monde, selon les estimations publiées mardi par l’Office international du vin (OIV).
Alors que la récolte de l’hémisphère sud est dans les chais depuis avril et que celle de l’hémisphère nord vient de se terminer, la production mondiale devrait rester stable (+0,4%), autour de 270 millions d’hectolitres, a annoncé Federico Castellucci, directeur général de l’OIV, lors d’un point presse.
L’Europe enregistre sa cinquième récolte faible (depuis 2007), avec une moyenne de 158,2 millions d’hectolitres, en légère progression de 1%.
Avec près de 50 millions d’hectolitres de vin (+9%), la France reste au premier rang des pays producteurs. L’Italie qui occupait auparavant cette place voit, elle, sa production baisser de près de 13% à 42,2 millions d’hectolitres.
La Grèce et le Portugal enregistrent eux aussi, pour des raisons climatiques, une chute de leur production de 17%.
En dehors de l’UE, la production est stable mais avec des situations contrastées.
Aux Etats-Unis, la production est en assez net recul (-10,3% à 18,7 millions d’hectolitres). Au Chili, la production atteint un niveau record (+15,5% à 10,6 millions d’hectolitres) tandis que la situation est moins favorable en Argentine (-4,8% à 15,5 millions d’hectolitres).
Production record également en Nouvelle-Zélande (+23,2% à 2,3 millions d’hectolitres) tandis que l’Australie est aussi dans le vert (+5,5% à 11,9 millions d’hectolitres). En Afrique du sud, la récolte est stable (+0,3% à 9,25 millions d’hectolitres).
La production s’est maintenue en dépit d’une forte baisse de la superficie des vignobles au niveau mondial, a souligné M. Castellucci.
En 2011, environ 60.000 hectares de vignes devraient être arrachés pour arriver à une superficie totale de 7,8 millions d’hectares de vignobles. Déjà en 2010, quelque 66.000 hectares avaient été supprimés au niveau mondial.
L’Europe est la région la plus touchée en raison de la campagne d’arrachage menée pendant trois ans (2008-2010) sur injonction de Bruxelles qui souhaitait favoriser une restructuration du vignoble sur le critère d’un vin de meilleure qualité.
En 2011, les pays les plus touchés sont l’Espagne (-28.000 hectares), l’Italie (-9.000 hectares), la France (-6.000 hectares), la Hongrie (-2.000 hectares) et le Portugal.
L’ensemble du vignoble européen dans les 27 pays-membres pourrait reculer en 2011 de 50.000 à 55.000 hectares, à 3,5 millions d’ha.
Les superficies diminuent aussi dans l’hémisphère sud et aux Etats-Unis. En Argentine, la surface devrait reculer de près de 10.000 hectares. En Australie, où la situation de la filière « demeure préoccupante », selon l’OIV, la réduction devrait se poursuivre (-6.000 hectares en 2010). La Nouvelle-Zélande et l’Afrique du sud, devraient également « connaître une érosion lente des superficies plantées en vignes ». Seul le Chili est en croissance.
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8 novembre, 2011 | Dépêches AFP |
La société qui organise Vinexpo, grand rendez-vous annuel des professionnels du vin qui se déroule alternativement à Bordeaux et Hong Kong, va lancer un événement destiné au grand public pour son retour à New York, dont la première édition se déroulera en novembre 2012.
En 2002 et 2004, le continent américain avait encore les faveurs de la société bordelaise avec l’organisation du salon Vinexpo Americas, respectivement à New York et Chicago. Mais, depuis 2006 et les perspectives d’évolution du marché asiatique, Vinexpo s’est durablement ancré à Hong Kong, délaissant ainsi un marché américain déjà suffisamment prospère.
Ce retour sur le continent américain, Vinexpo le justifie par une « attente », soulignant qu’ »avec une perspective de 3,8 milliards de bouteilles de vin consommées en 2012, les Etats-Unis deviendront le premier marché mondial de consommation devant l’Italie et la France ».
Ainsi, en partenariat avec une société de communication éditrice du magazine Wine Spectator et le salon du chocolat de New York, une nouvelle entité baptisée « Rendez-vous by Vinexpo » a été créée pour organiser trois jours de dégustation dédiés aux consommateurs de New York, « première place pour la consommation de vin aux Etats-Unis ».
Quelque 6.000 personnes et 150 exposants sont attendus pour cette première, qui devrait être reconduite chaque année. A titre de comparaison, Vinexpo à Hong Kong accueille un millier d’exposants et l’édition bordelaise, chaque année paire, réunit 2.400 exposants représentant 45 pays producteurs et 50.000 visiteurs.
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7 novembre, 2011 | Dépêches AFP |
Une vente aux enchères à Hong Kong de vins français exceptionnels a rapporté 10,5 millions d’euros, un montant record pour une vente de ce type cette année, qui souligne une nouvelle fois la montée en puissance de ce territoire chinois sur le marché du vin.
La vente, qui s’est déroulée ce week-end, comprenait des vins de la collection Don Stott, considérée comme « la bibliothèque de référence des grands Bourgogne », a indiqué lundi la maison aux enchères américaine Acker Merrall and Condit.
« Des enchères acharnées se sont déroulées pendant les deux jours de cette vente exceptionnelle, reflétant la demande croissante et la passion pour de grands vins de Bourgogne sur le marché mondial », a ajouté la maison dans un communiqué. Quelque 98% des lots sont partis.
Selon Acker Merrall and Condit, 145 records de vente aux enchères ont été battus, dont 23 pour des bouteilles Georges Roumier, 22 pour des Domaine Dujac, 17 pour des Romanée-Conti et 13 pour des Louis Jadot.
Le lot « star » de la vente, une caisse de Domaine de la Romanée-Conti La Tache 1990, est partie pour 536.800 dollars de Hong Kong (50.170 euros), a précisé la maison aux enchères. Une caisse de ce même vin, cuvée 1985, s’est vendue pour 390.400 dollars de Hong Kong.
Le Romanée-Conti est élevé et récolté sur la commune de Vosne-Romanée, sur une parcelle de moins de deux hectares, pour une production d’environ 6.000 bouteilles par an.
« Don Stott est le plus grand collectionneur au monde de Bourgogne et sa cave est sans équivalent pour la profondeur et la diversité de ses Bourgogne, même après cette vente », a déclaré le directeur de Acker Merrall and Condit, John Kapon.
Cette vente montre également que les acheteurs chinois étendent désormais aux Bourgogne leurs intérêts pour les grands vins, après avoir largement privilégié pendant des années les Bordeaux.
Hong Kong, où les taxes sur l’importation de vin ont été abolies en 2008, est devenu l’une des trois premières places mondiales de ventes aux enchères de vin, avec New York et Londres, en raison notamment du nombre croissant de milliardaires chinois.
Les Chinois du continent sont des clients réguliers lors des ventes les plus prestigieuses d’objets d’art, de bijoux ou de vins, et Hong Kong est une plateforme pour le vin en Asie et une formidable porte d’entrée pour la Chine.
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4 novembre, 2011 | Dépêches AFP |
Alain Delon va vendre aux enchères fin novembre sa cave à vin riche de mille bouteilles de crus très prestigieux réunis depuis des dizaines d’années, a annoncé vendredi la maison de vente Cornette de Saint Cyr.
Cette grande vente de vins se tiendra le 26 novembre au Fouquet’s, sur les Champs-Elysées.
Composée de grands crus mythiques, la cave de l’acteur, fin connaisseur de vins, est estimée à environ 100.000 euros. Chacune des bouteilles portera létiquette qui figurait dans la cave dAlain Delon ainsi quun sticker mentionnant sa provenance.
L’acteur a acheté beaucoup de premiers grands crus en plusieurs millésimes dont beaucoup de 1935, lannée de sa naissance : Château Latour (de 1935 à 2006), Château Lafite (de 1928 à 2007), Château Haut-Brion, Château Mouton-Rothschild (de 1936 à 2007), Cheval Blanc et Petrus.
Deux rares Cognac Bisquit-Dubouché de 1840 sont estimés chacun entre 500 et 600 euros. Un whisky recherché Bowmore de 1969 est estimé entre 80 et 100 euros.
Au total, la maison de vente dispersera cinq mille bouteilles de vins. D’abord des crus classés « accessibles » le samedi matin pour une large clientèle. Puis les vins d’Alain Delon en début d’après-midi. Enfin des grands crus classés d’exception, qui susciteront l’intérêt de la clientèle internationale notamment chinoise.
Le Shanghaï Savour Club, principal distributeur de vins français en Chine, est partenaire de cet événement. Le catalogue qui présente près de 600 lots est édité en français et en chinois.
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2 novembre, 2011 | Dépêches AFP |
Pierre Cointreau, président d’honneur du groupe de vins et spiritueux Rémy Cointreau qu’il a dirigé pendant plus de trente ans, est mort lundi à l’âge de 90 ans, a-t-on appris mercredi auprès de la direction du groupe.
Né le 4 avril 1921 à Angers, Pierre Cointreau avait présidé la société de 1963 à 1997, initiant le rapprochement puis la fusion avec les cognacs Rémy Martin, qui a donné naissance en 1991 à l’un des principaux groupes de vins et spiritueux français.
Actionnaire minoritaire du groupe Rémy Cointreau (environ 7%), via sa participation à la holding Récopart, il siégeait encore il y a peu au conseil de surveillance. En mai, il avait confié la responsabilité de l’héritage familial au sein du groupe à son petit-fils Alfred, qu’il avait solennellement présenté à l’ensemble des collaborateurs.
Pierre Cointreau était l’arrière-petit-fils d’Edouard-Jean Cointreau, le co-fondateur en 1849 de la distillerie angevine du même nom, et le petit-fils d’Edouard, le créateur du Cointreau, célèbre liqueur à base d’écorce d’oranges amères.
Il fut pendant près de dix ans le président de la Chambre de commerce d’Angers et porta le projet d’installation de l’entreprise sur son site actuel de Saint-Barthélémy-d’Anjou, à l’est d’Angers.
Le groupe Rémy Cointreau a réalisé pour l’exercice 2010-2011 (clos au 31 mars) un bénéfice net en baisse de 18,3% à 70,5 millions d’euros, en raison d’une provision pour dépréciation de la marque grecque Metaxa.
Le groupe, dont le chiffre d’affaires s’est établi à 907,8 millions sur la période, en hausse de 12,4%, a annoncé le 31 mai un accord de cession pour 412,2 millions de son activité champagne au groupe EPI. Il conserve toutefois la distribution de Piper-Heidsieck, Charles Heidsieck ainsi que de Piper Sonoma.
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27 octobre, 2011 | Dépêches AFP |
L’historien français Anthony Rowley, spécialiste de l’histoire de la gastronomie et du vin, est mort mercredi d’une crise cardiaque à l’âge de 59 ans, a-t-on appris jeudi auprès des éditions Fayard dont il était directeur littéraire de la section histoire.
Né en France en 1952 d’un père britannique, Anthony Rowley avait su concilier sa passion pour la table avec sa vocation d’historien. Il est l’auteur d’une « Histoire mondiale de la table » en 2006, ainsi que de « A table! la fête gastronomique » (1994).
Bon vivant à la stature impressionnante, Anthony Rowley avait également signé « le Vin » (2003, avec Jean-Claude Ribaud) et cofondé l’Institut européen de l’histoire alimentaire.
Maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris, il était également l’auteur d’une « Histoire générale du XXème siècle » (1987-1992), d’une « Histoire du continent européen » (1998, avec Jean-Michel Gaillard) et d’un essai d’histoire virtuelle « Si on refaisait l’histoire ? » (avec Fabrice d’Almeida).
Anthony Rowley faisait partie du Comité d’orientation scientifique de la Maison de l’Histoire de France.
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27 octobre, 2011 | Dépêches AFP |
Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta va célébrer la nouvelle année en dégustant une bouteille de vin de 1870 après avoir gagné un pari avec un ami qui le mettait au défi de mettre la main sur Oussama Ben Laden, ont indiqué des responsables du Pentagone.
Ted Balestreri, un restaurateur, avait pris ce pari avec M. Panetta, alors que ce dernier était encore directeur de la CIA, lors du dernier réveillon pour la nouvelle année, qu’ils ont passé ensemble en Californie. L’enjeu: une bouteille de Chateau Lafite Rothschild de 1870.
Quatre mois plus tard, la femme de M. Panetta, Sylvia, a appelé cet ami de longue date pour lui dire: « Ted, tu peux aller chercher le tire-bouchon », a raconté Ted Balestreri à un journal local californien, le Monterey County Herald. L’histoire a été confirmé par des sources anonymes au Pentagone.
Le leader d’Al-Qaïda a été tué par un commando américain dans une maison d’Abbottabad le 2 mai, au nord d’Islamabad.
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26 octobre, 2011 | Dépêches AFP |
Les coopératives de vin sont optimistes grâce à une récolte 2011 plus abondante et des prix qui devraient se maintenir, a affirmé mercredi la Confédération des coopératives vinicoles de France (CCVF).
« On retrouve le sourire après trois années de crise qui ont laissé les vignerons dans une situation de trésorerie épouvantable », a déclaré à l’AFP Denis Verdier, président de la CCVF.
Les prévisions de récolte font état de 50 millions d’hectolitres vendangés pour 2011, soit une augmentation de 11% des volumes par rapport à l’année précédente, a précisé M. Verdier.
Cette hausse des volumes français ne devrait toutefois pas entraîner une baisse des prix, a assuré le responsable. Les récoltes au niveau européen et notamment en Italie et en Espagne, les deux principaux concurrents de la France, sont en repli, a-t-il expliqué.
Les prix payés aux producteurs devraient donc se maintenir, selon M. Verdier qui estime que certaines appellations comme les Côtes du Rhône devraient encore augmenter leur prix de 5 à 10%.
L’an dernier à la même époque la CCVF avait demandé une hausse « d’au moins 10% » des tarifs, surtout pour les vins d’entrée de gamme. Ces hausses ont été obtenues, voire dépassées pour atteindre jusqu’à 20%, a affirmé M. Verdier.
Selon ce dernier, le consommateur a été peu touché par ces hausses, la grande distribution et le négoce ayant grignoté leurs marges.
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21 octobre, 2011 | Dépêches AFP |
L’institut national de l’origine et de la qualité (INAO) a tenu vendredi la première réunion de la commission chargée d’éditer le futur nouveau classement des vins de Saint-Emilion grand cru, après l’annulation en 2009 du précédent classement par la cour administrative d’appel de Bordeaux.
Composée de sept membres nommés par le comité national des appellations d’origine viticole de l’INAO, ces personnalités « sont extérieures à la région bordelaise et n’ont pas d’intérêts directs avec le futur classement », souligne l’INAO dans un communiqué.
Suite à un appel d’offres, deux organismes de contrôle tiers et indépendants ont été désignés pour appuyer les travaux de la commission dans le choix des dossiers retenus pour le prochain classement qui entrera en vigueur dès la récolte 2012.
« Qualisud est ainsi chargé de lorganisation de la dégustation des vins prélevés. Qualité-France est quant à lui chargé de procéder à lexamen de la notoriété, de lassiette foncière et de la conduite de lexploitation de chacun des candidats », précise l’INAO.
96 dossiers de candidature ont été reçus par l’INAO, 68 pour une demande de reconnaissance en « Grand cru classé » et 28 pour une demande de reconnaissance en « Premier grand cru classé ».
Le classement des vins de Saint-Emilion, créé en 1954 et révisé tous les 10 ans, avait été annulé en juillet 2008 par le tribunal administratif de Bordeaux saisi par huit propriétés déclassées en 2006.
Ce jugement avait provoqué un véritable séisme dans le monde viticole libournais provoquant une cascade de mesures et de procédures. Le gouvernement avait dû faire adopter en urgence un texte permettant le rétablissement du classement antérieur datant de 1996, dans lequel figurent actuellement 72 propriétés, afin de combler le vide laissé par l’annulation.
« Nous nous sommes donnés le maximum de possibilités pour garantir la qualité et l’impartialité de la procédure afin de donner un jugement le plus éclairé possible », a déclaré à l’AFP le directeur de l’INAO, Jean-Louis Buer, soulignant que la commission donnera une « part plus grande que par le passé à la dégustation ».
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20 octobre, 2011 | Dépêches AFP |
La récolte 2011 de vin devrait atteindre les 50 millions d’hectolitres, dépassant ainsi la moyenne de ces cinq dernières années, alors que les vendanges étaient presque achevées fin septembre en avance sur une saison normale, selon les estimations officielles.
Avec une prévision de 50,2 millions d’hectolitres, la récolte devrait être supérieure à celle, faible, de 2010 (+11%) et à la moyenne des cinq dernières années (+7%), mais en dessous des niveaux des années 2005 et 2006, a indiqué Agreste, le service statistique du ministère de l’Agriculture.
Ces prévisions ont été établies au 1er octobre.
Grâce à un printemps particulièrement chaud, certains vignobles avaient un mois d’avance, mais cette précocité sest ensuite réduite en raison des mois de juillet et août, frais et pluvieux dans de nombreuses régions.
Le potentiel a été revu à la hausse fin août, notamment dans les Charentes, en Champagne ou en Languedoc-Roussillon.
Les rendements semblent très hétérogènes dans les régions de l’Ouest, même à une échelle locale, conséquence de la sécheresse printanière, puis de la répartition inégale des précipitations estivales.
La plupart des vendanges ont débuté en avance fin août, voire avant dans certains vignobles méditerranéens. Grâce à une météorologie sèche en septembre, le niveau des attaques de Botrytis (pourriture grise) a été contenu dans la plupart des régions, hormis dans les départements de la façade Atlantique.
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12 octobre, 2011 | Dépêches AFP |
Les cinq vignerons bordelais, assignés devant la justice par leur interprofession pour non-paiement des cotisations, se sont réjouis mercredi de voir leur demande de QPC renvoyée devant la Cour de cassation par le tribunal d’instance de Libourne (Gironde), a indiqué leur défenseur.
« La justice vient de dire que lorsqu’une interprofession réclame une cotisation volontaire, cela n’a rien d’évident », s’est félicité Me Frédéric Georges qui espère désormais que la Cour de cassation saisisse le Conseil constitutionnel.
Le tribunal d’instance de Limoges a justifié sa décision en relevant le « caractère nouveau et sérieux » de cette question prioritaire de constitutionnalité (QPC).
Selon l’avocat, la QPC soulevée s’appuie sur une décision de la Commission européenne de décembre 2008 qui estime que les « cotisations volontaires obligatoires » (CVO), exigées par le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB), sont des ressources publiques, avalisées dans le code rural français sans que leur constitutionalité n’ait été analysée.
« Ces cotisations sont une imposition, or le CIVB n’est pas habilité à lever l’impôt », justifie-t-il.
Selon le Comité d’action des vignerons bordelais dont font partie les cinq vignerons assignés, cette décision « constitue une grande victoire » car « la justice s’interroge sur la légalité de ces CVO, alors même qu’on nous les présentait comme inattaquables ».
Pour son président, Dominique Techer « les vignerons de Bordeaux et ceux d’ailleurs, ont donc aujourd’hui de bonnes raisons de suspendre le paiement de cotisations sur la légalité desquelles la justice elle-même s’interroge ».
M. Techer a souligné qu’au delà de « ces CVO qui sont illégales en Allemagne par exemple » (…) « la vraie question est la gouvernance de la filière ».
Il a dénoncé un « système historiquement clos » et une « confiscation du pouvoir par quelques-uns » ainsi qu’une « absence de transparence des comptes » du CIVB.
Selon lui, le CIVB est « avec 30 MEUR de cotisations l’interprofession la plus riche de France » et « si les adhésions étaient libres, seuls 3% des vignerons paieraient leurs cotisations (…) qui sont une très grosse charge et un impôt inéquitable ».
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12 octobre, 2011 | Dépêches AFP |
La Cour d’appel de Montpellier a alourdi mercredi les condamnations de viticulteurs et négociants du Languedoc-Roussillon qui avaient exporté du vin vers les Etats-Unis de 2006 à 2008 en usurpant l’appellation de cépage « pinot ».
Dans leur arrêt, les magistrats ont suivi le parquet général qui avait requis des peines de prison avec sursis plus importantes mais réclamé des amendes parfois moindres que celles prononcées en première instance, le 17 févier 2010 par le tribunal correctionnel de Carcassonne.
Le négociant de la société Ducasse de Carcassonne, Claude Courset, considéré comme la cheville ouvrière de cette fraude, a vu sa peine grimper de six à neuf mois de prison avec sursis, mais dans le même temps son amende baisser d’un tiers à 30.000 euros.
Même décision pour Alain Maurel, vigneron et président de la caisse régionale du Crédit agricole. Pour cette supercherie, qui consistait à vendre du merlot et du syrah pour du pinot, il a écopé d’un mois de prison avec sursis supplémentaire (4 mois) et d’une amende divisée par deux (15.000 euros).
La coopérative Sieur d’Arques, qui avait commercialisé le vin, a également bénéficié de la mansuétude financière des juges sur cette tromperie qui, selon la cour, lui a rapporté 1.307.024 euros. Son amende a été abaissée de 30.000 euros, à 150.000 euros.
Pour les neuf autres prévenus, les peines de prison avec sursis ont toutes été nettement relevées, l’ensemble des peines de 1 mois de prison avec sursis infligées en première instance passant à trois ou quatre mois.
En revanche, la baisse des amendes n’a pas été générale. La société de commercialisation Montblanc a vu sa note doubler (de 40.000 à 80.000 euros) et les directeurs de caves Pierre Fabre (6.000 à 10.000 euros), Jean-Paul Barral (4.000 à 5.000 euros) et Didier Beltran (1.500 à 3.000 euros avec sursis) ont subi une augmentation.
La supercherie, qui a selon la Cour porté sur 148.069 hectolitres, avait été découverte lors d’un contrôle de la répression des fraudes en 2008 chez Ducasse. Les quantités annoncées allaient bien au-delà des volumes potentiels de pinot, et le prix payé était étonnamment modéré.
Parmi les destinataires de ce vin figuraient l’importateur américain E&J Gallo et le négociant Constellation Brands, numéro un mondial du secteur. Une plainte a aussi été déposée aux Etats-Unis, mais, selon l’avocat d’un des prévenus, elle n’a pas abouti.
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10 octobre, 2011 | Dépêches AFP |
Des conditions météorologiques favorables conjuguées avec un investissement en terme de matériel permettent aux vignerons du Languedoc-Roussillon de parier « sur un cru 2011 exceptionnel », a estimé la fédération régionale de la coopération vinicole lundi à Lattes (Hérault).
En terme de production, après plusieurs années de récoltes basses, notamment l’an passé où le rendement avait été « historiquement bas », un contexte très favorable à la production a permis d’atteindre « 14 millions d’hectolitres », a précisé la même source.
Grâce au soutien des coopératives qui ont ouvert leurs portes plus tôt que d’habitude, les vendanges 2011 ont été très longues et ont permis d’attendre la maturité de tous les fruits, a ajouté la fédération.
Concernant les prix, elle s’est engagée à tenir des prix qui « permettront aux vignerons », en difficulté les années précédentes, « de vivre » avec notamment 75 euros pour les cépages rouges et rosés (cinsault et grenache), 85 euros pour les blancs Sauvignon et 90 euros pour les blancs Chardonnay.
« Tout concourt au maintien des prix de fin de campagne car tous les indicateurs sont au vert », a souligné la fédération.
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6 octobre, 2011 | Dépêches AFP |
La chaleur et le temps sec des derniers mois en Espagne ont conduit les viticulteurs à avancer de quelques jours les vendanges, pour un millésime 2011 qui s’annonce de grande qualité.
« Nous avons eu des températures élevées et il a très peu plu. Beaucoup de soleil et peu de pluie ont fait mûrir le raisin plus tôt que prévu », explique Antonio Diez, gérant du domaine Martin Berdugo à Aranda de Duero.
Ce domaine se trouve au coeur de la Ribera del Duero, dans le nord de l’Espagne, l’une des principales régions viticoles du pays, où l’on s’attend à une production un peu plus importante qu’en 2010.
« La vendange va être un peu plus abondante que l’année dernière. Peut-être arriverons nous à 10% de plus », remarque Antonio Diez, qui s’attend à une production de 90 millions de kilos de raisin dans ce vignoble.
Selon le Conseil de l’appellation d’origine Ribera del Duero, ce vignoble a produit en 2010 plus de 71 millions de kilos de raisin et cette année, depuis le début des vendanges le 10 septembre, 56,9 millions de kilos ont déjà été récoltés.
Dans l’ensemble de l’Espagne, l’un des principaux pays viticoles, 197,1 millions de kilos de raisin ont été cueillis en 2010, un peu moins que les 201,4 millions de kilos de 2009.
« Normalement nous commençons à vendanger vers le 12 octobre, mais cette année nous avons dû commencer plus tôt. Certains ont vendangé en septembre », a ajouté Antonio Diez, se disant « ravi » des perspectives pour le cru 2011.
Selon le conseil, « la vendange pourrait se terminer à la mi-octobre », alors qu’elle s’achève habituellement au début novembre dans cette région du nord de l’Espagne.
« La vigne a mûri dans les meilleures conditions », ajoute Antonio Diez, en soulignant que le temps sec a contribué à produire un raisin de qualité.
« Le vignoble est dans un excellent état sanitaire et les premières analyses montrent que le raisin est de très bonne qualité, avec une acidité modérée », selon le Conseil qui prévoit lui aussi un millésime « de grande qualité ».
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3 octobre, 2011 | Dépêches AFP |
Pour la première fois au monde, une capsule de champagne en véritable porcelaine de Limoges et ornée d’un motif Fragonard vient d’être éditée par l’association limousine des Amis du champagne qui a annoncé lundi qu’elle serait présentée au grand public samedi.
Personne n’avait encore réussi a mettre en oeuvre cette prouesse technique car cela suppose de mouler une capsule qui épouse parfaitement le bouchon et qui soit glissée à la main entre le muselet et le bouchon.
Un procédé long et compliqué en comparaison de la mise en place des traditionnelles capsules métalliques qui sont tout simplement écrasées au cours d’un bouchage mécanique, un procédé industriel qui détruirait une capsule en porcelaine.
Seuls 500 exemplaires ont été édités, dont l’essentiel bouchera des bouteilles « cuvée prestige » du producteur de champagne Philippe Moutardier. Quelques capsules en porcelaine seront vendues seules.
Ladite capsule sera officiellement mise en circulation samedi et sera intégrée à la nouvelle édition du catalogue qui recense les capsules de champagne et leur cours de négociation, le « Lambert », publié le 11 novembre de chaque année.
Rare et donc précieuse, elle sera vraisemblablement parmi les plus cotées.
Par ailleurs, depuis cet été, l’association, propriétaire des moules et de la matrice créés par le porcelainier, a déposé des brevets protégeant la propriété intellectuelle de cette innovation.
Selon le président de l’association, Christian Mourany, des marques qui ont eu vent de l’information ont en effet essayé de se rapprocher du porcelainier pour faire éditer les mêmes capsules à leur compte et coiffer ainsi des « cuvées prestiges ».
Le secret a cependant pu être conservé et jusqu’ici, aucune image de l’objet n’avait encore été divulguée.
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1 octobre, 2011 | Dépêches AFP |
Faire le lien entre la culture du thé en Chine et celle du vin en Bourgogne: c’est l’initiative mise en place par la filière viticole bourguignonne afin de développer les liens commerciaux avec cette région d’Asie, dont la part de marché ne cesse de croître.
« Nous nous sommes rendus compte que lorsque nous parlions de la notion de terroirs à des clients étrangers, les Chinois comprenaient plus facilement car ils ont la même chose avec le thé », explique à l’AFP Jean-Pierre Renard, consultant et spécialiste des vins de Bourgogne qui intervient régulièrement en Asie, à l’origine du projet.
« Il s’agit de faire un lien entre deux boissons mythologiques, entre deux cultures qui se rencontrent à travers ces boissons », poursuit Jean-Pierre Renard qui ne cache pas que c’est une façon de « mettre un pied en Chine » et d’y « développer notre présence ».
Début novembre, une délégation de producteurs de thé et de représentants officiels de la province côtière du Fujian sera en Bourgogne pour rencontrer les producteurs de vin afin « d’échanger sur leur approche respective des terroirs et des moyens à mettre en oeuvre pour les sublimer », selon le dossier de presse.
Plusieurs autres visites, conférences et débats autour des thèmes « Thé, Vin et Spiritualité » sont également prévues. L’ouverture d’une Ecole des vins dans la province du Fujian fait également partie du projet ainsi que l’installation d’une Ecole des thés en Bourgogne pour « répondre à l’engouement des amateurs français pour les grands thés de Chine ».
« L’originalité, c’est de provoquer la rencontre entre gens du terrain, alors que d’habitude se sont les politiques qui se rencontrent », conclut M. Renard.
En avril 2012, une délégation de producteurs de vin de Bourgogne sera accueillie dans la Province de Fujian.
Le nombre des bouteilles exportées en Chine est passé de 56.000 en 2003 à 696.000 en 2010, pour une valeur de 4.825.000 euros cette même année, selon l’interprofession bourguignonne (BIVB), également partenaire de l’opération. Les 7 premiers mois de 2011 présentent une hausse des volumes exportés de 93%, par rapport à 2010.
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30 septembre, 2011 | Dépêches AFP |
Laurent Voulzy et la chanteuse du groupe Kassav’ Jocelyne Béroard seront les parrains de la 78e Fête des vendanges de Montmartre programmée du 5 au 9 octobre, ont annoncé vendredi à l’AFP les organisateurs.
Les vendanges 2011 de ce quartier pittoresque de Paris seront aux couleurs de l’année des outre-mers et des îles. Le navigateur Titouan Lamazou a dessiné l’affiche officielle de cette fête montmartroise qui réunit chaque année de nombreux groupes folkloriques des régions françaises avec comme invité d’honneur le carnaval tropical de Paris.
Un « parcours du goût » célèbrera la cuisine de l’outre-mer et un hommage sera rendu à Henri Salvador. Samedi 8 octobre, le « ban des vendanges » sera ouvert solennellement par le président de la République de Montmartre, Jean-Marc Tarrit.
L’an dernier, la fête des vendanges parisiennes avait attiré 500.000 personnes, selon la mairie du XVIIIe arrondissement, ce qui en faisait le troisième événement parisien en terme de fréquentation après Paris-Plages et Nuits Blanches.
Replantées en 1932 sur 1.556 m2, les vignes de Montmartre, propriété de la ville de Paris et dont l’on trouve trace dès l’an 944, produisent quelque 1.500 bouteilles par an. L’intégralité des bénéfices est destinée aux oeuvres sociales de l’arrondissement.
La première fête moderne des vendanges du « Clos Montmartre » avait été présidée par Fernandel et Mistinguett.
www.fetedesvendangesdemontmartre.com
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28 septembre, 2011 | Dépêches AFP |
La styliste Inès de la Fressange présidera la 151e vente des vins des Hospices de Beaune organisée le 20 novembre au profit de l’institution hospitalière bourguignonne et de deux associations de mécénat médical.
Dirigée par la maison de ventes Christie’s, cette vente annuelle de charité, suivie dans le monde entier parmi les grands événements vinicoles, concernera quelque 750 pièces (fûts de 228 litres) de vin de la récolte 2011 du domaine des Hospices, fondé en 1459.
Quarante-cinq cuvées seront proposées (32 en rouge et 13 en blanc): Bâtard-Montrachet, Beaune Premier cru, Corton-Charlemagne, Mazis-Chambertin, Meursault, Pommard, Puilly-Fuissé, Volnay…
La « pièce de la présidente » sera vendue au profit des associations France Alzheimer et Mécénat Chirurgie Cardiaque, dont Inès de la Fressange est la marraine. L’an dernier, la pièce de charité avait atteint 400.000 euros reversés à la Croix-Rouge et à l’Association pour la Vie et l’Espoir contre le Cancer.
« Le vin est bon pour le coeur. Tout est évident et cohérent dans cette grande vente qui met en avant la beauté, la générosité et la créativité », a souligné Inès de la Fressange, lors d’une conférence de presse.
Selon Roland Masse, régisseur des 60 hectares du domaine des Hospices de Beaune, la cuvée 2011, vendangée fin août, est « annonciatrice de vins solaires et lumineux, malgré des saisons un peu perturbées ».
« Les blancs sont dorés, fruités et remarquablement équilibrés et donneront de grands vins délicats. Les rouges présentent des tanins souples. Ce millésime va apporter beaucoup de plaisir », a-t-il ajouté.
L’an dernier, la vente des Hospices de Beaune, marquée par un afflux d’acheteurs chinois, avait généré près de 4,5 millions d’euros pour 647 pièces de vins. Un fût de 228 litres de Bâtard-Montrachet Dames de Flandres 2010 avait atteint l’adjudication record de 63.000 euros.
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23 septembre, 2011 | Dépêches AFP |
Le domaine du champagne Vranken-Pommery à Reims confie jusqu’au 30 mars 2012 ses caves et ses crayères à l’inspiration de vingt-neuf artistes internationaux qui explorent avec poésie et humour les différents processus de la création sonore.
Initiée par les jeunes commissaires Claire Staebler et Charles Carcopino, l’exposition « La fabrique sonore » propose une déambulation souterraine à la découverte d’oeuvres distillant d’étranges partitions qui empruntent autant à la science expérimentale qu’au détournement burlesque.
« Ce sont pour la plupart des oeuvres originales spécialement créées en fonction des contraintes de ce lieu très atypique pour une exposition », remarque Claire Staebler.
Rythmée par les « Orgues en papier » de Pierre Bastien, la descente des 116 marches du monumental escalier mène le visiteur dans une immense crayère où le rayon laser « The blue ray » de Pierre-Laurent Cassière transperce une brume résiduelle et traduit le champ vibratoire ainsi créé en une symphonie cosmique.
Plus loin, au milieu de galeries gallo-romaines où vieillissent plus de 20 millions de bouteilles, le spectateur découvre les néons tribaux du duo d’artistes franco-brésilien Eli Sudbrack et Christophe Hamaide Pierson qui flashent au rythme saccadé d’une musique « électro-chamanique » puis la partition hypnotique du « Gong II » de Félicie d’Estienne d’Orves.
La promenade se poursuit à trente mètres sous terre jusqu’à un haut-parleur gigantesque créé par Robin Meier et Ali Momeni qui diffuse en son et lumière une transcription spectrale de l’effervescence du champagne.
Tambour transformé en dance-floor pour pois sauteurs de l’américain Peter Coffin, tricycle psychédélique équipé d’un sound system conçu par l’artiste portoricain Dzine, ou encore « Orguabulles » du français Jacques Rémus, les univers sonores se succèdent en ajoutant l’humour à la poésie propre du lieu.
« La fabrique sonore » constitue le neuvième opus des expositions « Expérience Pommery » initiée par Nathalie Vranken qui dédie depuis 2003 les caves du domaine Vranken-Pommery à l’art contemporain.
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21 septembre, 2011 | Dépêches AFP |
Le millésime bordelais 2011 restera celui ayant apporté une forte hétérogénéité dans les parcelles et sur les grappes en raison de conditions climatiques qualifiées de « chaotiques » mercredi par le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB).
Dès avril, « l’été fit son apparition » avec « une floraison deux à trois semaines plus tôt que la moyenne », suivi d’ »un mois d’août avec ses nuits fraîches favorables à la synthèse des arômes », a indiqué le CIVB lors d’une conférence de presse d’après vendanges.
En revanche, « les épisodes orageux ont singulièrement compliqué les évolutions de la maturité occasionnant une forte hétérogénéité à la fois sur une même parcelle ou sur une même grappe », entraînant une période de vendanges « demandant du doigté » pour le tri des raisins, a-t-on ajouté.
Dans le Bordelais, la précocité des vendanges se remarque d’autant plus pour les blancs liquoreux de l’appelation Sauternes car, « phénomène exceptionnel, la totalité des raisins devrait être rentrée dans les chais d’ici la fin du mois » de septembre, poursuit le CIVB.
Son président, Georges Haushalter, a profité de cette présentation pour souligner le lissage de la crise traversée en 2008 par toutes les composantes de la profession : « en 2010 nous avons récupéré la moitié des volumes perdus à l’export », a-t-il dit, soulignant « une croissance qui s’accélère » grâce à « la contribution de la Chine et de Hong-Kong » (+52% en volume et 60% en valeur).
M. Haushalter a tenu à préciser que « cette hausse en volume n’est pas seulement portée par le haut de gamme » dont les prix se sont envolés grâce au marché asiatique, « les deux-tiers des gains ayant été acquis sur des vins expédiés à moins de 4,50 euros la bouteille ».
Il a également fait le point sur l’ambitieux « Plan Bordeaux demain » un an après sa mise en oeuvre qui a pour objectif de porter le volume de production à 6,3 millions d’hectolitres contre 5,7 millions aujourd’hui pour une valeur marchande de 4,6 MEUR contre 3,5 MEUR aujourd’hui.
La lutte contre la contrefaçon notamment en Chine, la dynamisation de la marque avec « une redéploiement des efforts marketing vers sept pays (Allemagne, Belgique, Chine, France, Japon, Royaume-Uni, USA), la diversité de l’offre avec la création en 2012 d’une nouvelle appellation « Claret », un vin rouge fruité, facile à boire, destiné aux jeunes générations, figurent parmi les chantiers principaux.
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