3 février, 2012 | Dépêches AFP |

Un zoo au Kazakhstan verse du vin chaud aux singes en pleine vague de froid

Les singes du zoo de Karaganda, dans le centre du Kazakhstan, où sévit une vague de froid, boivent tous les jours du vin chaud pour se réchauffer, et ils semblent apprécier, a indiqué vendredi à l’AFP un responsable de l’établissement.

« Dans notre zoo, nous donnons du vin aux singes car en hiver cela les protège contre des infections virales du système respiratoire », a déclaré cette responsable, Svetlana Piliouk.

« Après tout, les primates sont comme les hommes. Ils boivent avec plaisir des boissons alcoolisées, ils aiment cela, certains en abusent même », a-t-elle ajouté, précisant cependant que le zoo ne donnait pas d’alcool aux femelles enceintes ou aux bébés singes.

Mme Piliouk a précisé que le zoo donnait un vin cuit très sucré aux primates.

« Nous préparons la boisson ainsi: on verse une bouteille de vin (rouge) Kagor dans une bouilloire, on ajoute des morceaux de fruits, du miel, du citron, du sucre et on fait bouillir », a-t-elle expliqué, sans préciser la quantité versée à chaque primate.

Vendredi, les températures avoisinaient les -33 degrés Celsius à Karaganda.

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2 février, 2012 | Dépêches AFP |

Autriche: abandon des poursuites pour le "Schnaps" à l’effigie d’Hitler

La justice autrichienne a abandonné les poursuites contre un fournisseur de vins et d’eaux-de-vie (« Schnaps ») qui vendait des bouteilles ornées d’étiquettes à l’effigie d’Hitler, a annoncé jeudi le parquet de Feldkirch (ouest).

Le parquet n’a pas pu prouver que Roland Marte, un commerçant de la région du Vorarlberg qui promettait sur son site internet « des bouteilles d’anciens grands personnages historiques », tentait de glorifier les nazis par cette action, a indiqué un porte-parole, Heinz Rusch.

L’intéressé, qui a arrêté de commercialiser ces bouteilles dès le début de l’enquête début décembre, pensait simplement qu’il s’agissait d’une bonne idée pour le commerce, a ajouté M. Rusch.

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2 février, 2012 | Dépêches AFP |

La 16e Percée du Vin Jaune, ce week-end dans une petite commune du Jura

Le millésime 2005 du Vin Jaune, le plus célèbre des vins jurassiens, sera proposé à la dégustation lors de la 16e édition de la Percée du Vin Jaune qui se tient samedi et dimanche dans le petit village de Ruffey-sur-Seille (Jura), ont indiqué les organisateurs.

« L’objectif de la Percée du Vin Jaune est de faire connaître toutes les communes viticoles du Jura, y compris les plus petites. Accueillir plus de 30.000 visiteurs sur deux jours dans un petit village de 800 habitants, c’est un vrai défi », a dit à l’AFP Jean-François Michel, qui préside cette fête des vignerons.

Près de 80 domaines jurassiens, soit environ 150 vignerons, s’installeront dans les caveaux de Ruffey-sur-Seille pour proposer aux visiteurs de déguster leur production de vins blancs et rouges, vin de Paille, crémants, Marcvin du Jura et surtout de Vin Jaune.

La fête populaire de la Percée du Vin Jaune célèbre chaque année le nouveau millésime du plus célèbre des vins du cépage savagnin, vieilli six ans et trois mois en fût de chêne, sans soutirage, ni ouillage, avant d’être mis en bouteille dans un clavelin (62 cl). Il présente une robe dorée et des saveurs subtiles de noix, de pomme, de fruits secs et d’épices lui donnant un goût particulier.

Samedi, une vente aux enchères d’environ 250 vieux millésimes de vins du Jura est organisée. Un Vin Jaune Château Chalon 1870 sera notamment mis en vente. Lors de l’édition 2011 à Arbois (Jura), une bouteille de Vin Jaune 1774 s’était vendue à 57.000 euros.

En 2011, la Percée du Vin Jaune a battu un record de fréquentation à Arbois avec près de 60.000 visiteurs.

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30 janvier, 2012 | Dépêches AFP |

L’AOC côtes-du-rhône engage une procédure judiciaire contre l’IGP bouches-du-rhône

Le syndicat des vignerons des côtes-du-rhône, regroupés en appellation d’origine contôlée (AOC), a engagé une procédure judiciaire contre l’indication géographique protégée (IGP) bouches-du-rhône, en raison d’étiquettes pouvant prêter à confusion, a-t-on appris lundi.

Le syndicat reproche aux producteurs de l’IGP d’avoir copié la typographie gothique de ses étiquettes.

« Au salon Vinexpo (le salon international du vin et des spiritueux à Bordeaux, NDLR) l’an dernier, un négociant présentait des bouteilles avec une gamme des côtes-du-rhône et une de l’IGP bouches-du-rhône. Or, sur les étiquettes, il y avait la même typologie », a expliqué à l’AFP une porte-parole du syndicat.

« Quand on regardait deux bouteilles l’une à côté de l’autre, il était difficile de faire la différence. C’est extrêmement +confusant+ pour le consommateur », a-t-elle précisé.

L’AOC des côtes-du-rhône, créée en 1937, couvre 54.000 hectares le long du Rhône, de Vienne (Isère) à Avignon (Vaucluse). Les 6.000 vignerons de l’AOC produisent environ 2 millions d’hectolitres de vin.

La décision d’engager une procédure judiciaire a été entérinée mi-janvier lors de l’assemblée générale du syndicat des vignerons des côtes-du-rhône, après l’échec d’une « tentative de conciliation avec les responsables de l’IGP bouches-du-rhône ».

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21 janvier, 2012 | Dépêches AFP |

Le vin au verre se fait une place sur les tables étoilées

Longtemps réservée aux petits vins jeunes servis dans les bistrots, la vente au verre gagne les tables étoilées qui proposent des grands crus au verre grâce à une évolution des mentalités et de la technologie qui rendent accessibles les domaines les plus prestigieux.

Pommard 1er cru, Chablis grand cru, Puligny-Montrachet 1er cru: les appellations prestigieuses se bousculent ainsi parmi les quelque 70 références proposées par Loiseau des vignes, restaurant une étoile de Beaune (Côte-d’Or), conçu en 2007 autour de cette large offre de grands vins au verre.

« 80% de notre vente de vin se fait au verre. Mais la machine ne suffit pas, il faut quelqu’un derrière. C’est pourquoi nous avons deux sommeliers pour parler du vin et le sélectionner », explique à l’AFP Christophe Gines, le directeur de l’établissement, où le prix du verre va de 3 à 45 euros.

Exposées dans des vitrines qui recouvrent entièrement un des murs du restaurant, les dizaines de bouteilles, une fois ouvertes, se conservent « jusqu’à trois semaines » grâce à un système qui remplace au fur et à mesure l’air par de l’azote, un gaz neutre, poursuit M. Gines.

Il faut compter environ 1.000 euros par bouteille proposée pour ces machines qui sont également en cours d’installation au Relais Bernard Loiseau, le restaurant trois étoiles du groupe éponyme, selon Dominique Loiseau, veuve du célèbre cuisinier.

Pour des questions de standing, les grandes tables ont longtemps tourné le dos à la vente de vin au verre. L’évolution de la technologie leur permet désormais de proposer des vins à la hauteur de leur réputation. Le contexte de crise économique et la peur du gendarme les poussent à aller dans le même sens.

Distribuée en France depuis 2006, la marque italienne Enomatic, née en 2002, est le leader mondial sur ce marché.

« Nous sommes sur une progression de nos ventes de 20 à 30% par an. La tendance étant clairement au +boire moins mais mieux+, ce système permet de découvrir le vin de manière moins traditionnelle », détaille David Morin, son directeur en France.

« Avant, quand on choisissait une bouteille, on engageait toute la table, il ne valait mieux pas se tromper, ça pouvait gâcher tout le repas ! », ajoute M. Morin, qui a installé ce système notamment chez Alain Senderens, à Paris, et à la brasserie de la Maison Pic, à Valence (Drôme).

Pour Joëlle Brouard, directrice de lInstitut de management du vin à l’Ecole supérieure de commerce de Dijon, il était auparavant « inenvisageable » dans les grands établissements « de ne pas prendre une bouteille de vin ».

« Ce type de système est aussi une façon de récupérer des consommateurs » afin de limiter l’errosion de la consommation de vin au restaurant, ajoute-t-elle alors que le « wine bag » (qui permet d’emporter sa bouteille non terminée) n’a jamais pris en France car « Ã§a fait radin ».

« A 25 euros le verre, on peut accéder à des superbes vins sans se ruiner au restaurant », conclut Mme Brouard.

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14 janvier, 2012 | Dépêches AFP |

Cognac : année 2011 "remarquable", croissance en hausse de 6,4% (interprofession)

Les ventes de Cognac ont connu une année 2011 « remarquable », avec près de 163 millions de bouteilles vendues et un chiffre d’affaires qui dépasse les 2 milliards d’euros, a indiqué samedi le bureau national interprofessionnel du Cognac (BNIC).

« La première eau-de-vie AOC au monde confirme en 2011 sa bonne santé avec une croissance significative (+6,4% par rapport à 2010). Le Cognac bat ainsi son record aussi bien en termes de volume que de valeur », se félicite le BNIC dans un communiqué.

« L’augmentation en volume, conjuguée à une montée en qualité (…) engendre un accroissement substantiel du chiffre d’affaires qui dépasse ainsi les 2 milliards d’euros », poursuit le texte qui fait état d’une hausse de 15,3% pour le Cognac XO (Extra Old, mentionindiquant que l’Eau-de-vie la plus jeune entrant dans l’assemblage a au moins 6 ans d’âge) et +7,9% pour les VSOP (Very Superior Old Pale, au moins quatre ans d’âge pour l’Eau-de-vie la plus jeune).

Selon le BNIC, plus de cinq bouteilles de Cognac sont vendues dans le monde chaque seconde. « Au cours de l’année 2011, les expéditions ont dépassé le précédent record annuel pour atteindre un volume de 455.958 hectolitres dalcool pur et de 162,9 millions de bouteilles ».

L’Extrême-Orient (Corée du Sud, Hong Kong, Malaisie, Singapour, Taïwan, Thaïlande, Chine, Japon), qui représente 35,8% du marché mondial (+14,4% sur un an), est essentiellement orienté vers les qualités supérieures et conforte sa première place mondiale en valeur et en volume.

« Le marché chinois, plus particulièrement, connaît une nouvelle embellie » (+20,1%), « pour atteindre 22,6 millions de bouteilles », précise le communiqué.

La zone Canada, Etats-Unis, Mexique (31,2% du marché mondial) poursuit sa dynamique (+3,2 %), les Etats-Unis demeurant le premier pays importateur de Cognac avec 48,4 millions de bouteilles.

Avec 28,8% du marché mondial, l’Europe reste stable.

« Les professionnels du Cognac se réjouissent de ces bons résultats qui confirment le dynamisme de l’Appellation mais restent cependant prudents au regard des incertitudes de l’actualité économique et financière », conclut le communiqué.

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12 janvier, 2012 | Dépêches AFP |

Un Alsacien nommé vigneron de l’année par la Revue du vin de France

Le domaine alsacien Albert Mann, situé à Wettolsheim (Haut-Rhin), a été nommé « vigneron de l’année » par la Revue du vin de France pour la grande qualité de ses blancs secs et de ses rouges stylés, a annoncé jeudi à l’AFP son rédacteur-en-chef Denis Saverot.

Le domaine, classé trois étoiles dans le guide de la RVF, produit des vins « au style magnifique » et la distinction du magazine spécialisé « récompense vingt ans de travail » qualitatif, souligne-t-il.

Ses blancs sont « très secs, sans sucres résiduels, notamment les Riesling « très tendus, cristallins », mais la RVF aime aussi le travail sur le pinot noir (rouge), un cépage longtemps négligé en Alsace où le blanc domine.

« Sans doute aidés aussi par le réchauffement climatique, les rouges sont mûrs sans être compotés, ni rapeux ou acides. Une merveille de fruité et d’élégance », dit M. Saverot, soulignant qu’à l’aveugle de nombreux bourgognes rouges (faits avec le même cépage, le pinot noir) « ne sont pas à ce niveau là ».

Deux frères, Jacky et Maurice Barthelmé, et leurs épouses font vivre ce domaine de 21 hectares, situé tout près de Colmar.

Le prix de la « découverte de l’année » revient au château de La Selve, qui compte une quarantaine d’hectares dans le sud de l’Ardèche.

Le jeune Benoît Chazallon, descendant des Delas, célèbre famille de négociants de la vallée du Rhône, gère ce domaine en biodynamie et produit surtout un rouge qui a d’abord séduit les grandes tables new-yorkaises avant de partir à la conquête du marché français.

Son assemblage est composé d’une majorité de syrah, avec grenache, cinsault et une touche de viognier, produisant un vin « qui a beaucoup de personnalité, envoûtant mais avec de la fraîcheur », commente Denis Saverot.

La revue distingue encore le cancérologue David Khayat, qui défend régulièrement les vertus du vin.

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12 janvier, 2012 | Dépêches AFP |

USA: un chercheur connu pour ses études sur le vin rouge accusé de fraude

Un chercheur américain connu pour ses recherches sur les vertus du vin rouge pour la santé est accusé d’avoir falsifié des données et d’en avoir inventé d’autres, a reconnu jeudi son université.

L’enquête a été lancée en 2008 à la suite d’accusations anonymes portant sur des irrégularités dans les recherches menées par le Dr Dipak Das, professeur de médecine et directeur du centre de recherche cardiovasculaire de la faculté de médecine de l’Université du Connecticut (nord-est), a précisé l’institution dans un communiqué.

Le Dr Das avait retenu l’attention ces dernières années pour ses travaux sur les vertus du resvératrol, un polyphénol aux propriétés anti-oxydantes, trouvé dans les fruits comme le raisin et ainsi dans le vin rouge.

Mais dans un rapport de 60.000 pages qui a porté sur sept ans d’activité de recherche du Dr Das, les enquêteurs ont relevé 145 exemples d’invention ou de falsification de données, conduisant les responsables de la faculté à alerter les onze publications scientifiques ayant publié les études incriminées.

D’autres enquêtes visant d’anciens collaborateurs du laboratoire du Dr Das sont en cours, mais aucune conclusion n’a été annoncée à ce jour.

« Nous avons la responsabilité de procéder à ces corrections scientifiques et d’en informer la communauté des chercheurs », a déclaré Philip Austin, directeur adjoint par intérim des affaires médicales de l’université.

Conséquence de cette enquête, la faculté de médecine a gelé les fonds extérieurs de recherche destinés au laboratoire du Dr Das et refusé un don fédéral de 890.000 dollars qui lui était destiné.

« Nous sommes reconnaissants qu’une personne ait décidé de faire ce qu’il fallait en alertant les autorités », a ajouté Philip Austin.

Le Dr Das a été renvoyé de l’université du Connecticut où il travaillait depuis 1984.

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11 janvier, 2012 | Dépêches AFP |

L’AOC "Coteaux Bourguignons" va remplacer le "Bourgogne Grand Ordinaire"

L’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao) vient de reconnaître la nouvelle appellation « Coteaux Bourguignons » allant de l’Auxerois au Beaujolais, dont les premières bouteilles seront disponibles au printemps, et qui va remplacer le « Bourgogne Grand Ordinaire ».

« La réécriture des cahiers des charges des appellations dorigine a été loccasion de reconstruire une appellation dinitiation et dun bon rapport qualité/prix », indique le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB) dans un communiqué.

« Nous sommes très heureux que cette appellation voie le jour, après des mois de travail. Par ses caractéristiques, elle permettra de répondre à une nouvelle catégorie de consommateurs qui cherche à découvrir lunivers des Bourgognes », a estimé Pierre-Henry Gagey, président du BIVB.

Cette nouvelle appellation, qui englobe tout le territoire de la Grande Bourgogne, de lAuxerrois au Beaujolais, sera produite en blanc, rouge ou rosé avec les différents cépages utilisés en Bourgogne (pinot noir, gamay, chardonnay, aligoté, tressot, césar…), soit en assemblage ou en monocépage.

Destinée à être commercialisée en France comme à étranger, l’AOC « Côteaux Bourguignons » sera une « appellation de revendication et non plus de repli », selon le BIVB.

« Avec la mise en place daffectations parcellaires », des vignes « seront travaillées tout au long de lannée en vue de produire du Coteaux Bourguignons », a détaillé l’interprofession.

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10 janvier, 2012 | Dépêches AFP |

Interprofessions agricoles: les cotisations doivent être payées (Le Maire)

Les cotisations versées par les agriculteurs pour faire vivre les interprofessions doivent être payées, a déclaré le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, alors que quelques viticulteurs s’y refusent, a-t-on appris mardi auprès du ministère de l’Agriculture.

Bruno Le Maire « a réaffirmé son soutien aux interprofessions et a rappelé que les cotisations volontaires obligatoires (CVO) étaient une obligation juridique et économique », a-t-on dit de même source.

Le ministre a fait ces déclarations lors d’une rencontre mardi avec le Comité National des Interprofessions des Vins d’appelation d’origine (CNIV).

L’un des adhérents du CNIV, le comité interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB) est en procès avec plusieurs viticulteurs bordelais qui refusent de payer ces CVO, les considérant comme un « impôt déguisé ».

Le Conseil constitutionnel a été saisi de ce dossier.

Le CNIV s’est réjoui du « soutien » du ministre aux interprofessions « en tant qu’organisation économique de filière ». Les CVO « doivent impérativement être payées par les ressortissants des interprofessions concernées », a-t-il estimé.

Les interprofessions qui regroupent l’ensemble des acteurs d’une filière sont censées travailler à des projets communs pour dynamiser le secteur.

Dans la filière lait, la Confédération paysanne, un syndicat minoritaire, a occupé pendant quelques semaines en 2009 la « Maison du lait », le siège de l’interprofession, pour marquer son refus de payer ces cotisations obligatoires.

Marqué à gauche, le syndicat demande à faire partie de l’interprofession. Seule la FNSEA, organisation ultra-majoritaire, y est représentée.

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4 janvier, 2012 | Dépêches AFP |

Ventes de champagne : hausse de 3,5% pour les trois premiers trimestres 2011

Les expéditions de champagne, en hausse constante depuis 24 mois, ont enregistré une progression de 3,5% pour les trois premiers trimestres de 2011 par rapport à la bonne année 2010, a-t-on appris mercredi auprès du Comité interprofessionnel des vins de champagne (CIVC).

« Nous observons un tassement de la forte croissance qui a suivi la crise 2008-2009, et l’économie du champagne tend à se rapprocher de la tendance économique globale », a dit à l’AFP Thibaut le Mailloux, le porte-parole du CIVC.

Les pays tiers (hors UE) enregistrent la plus forte progression avec un gain de 13,4% de janvier à octobre 2011 par rapport à 2010.

« La bonne surprise vient des Etats-Unis qui progressaient de 31% fin août et du marché australien en hausse de 36% à la faveur d’une monnaie forte », a poursuivi M. Le Mailloux.

Pour les pays européens, la hausse des ventes atteint 4,2 % sur les dix premiers mois alors que le marché national fléchit légèrement de 0,3% avec près de 121,6 millions de bouteilles vendues.

Selon le CIVC, la situation est particulièrement contrastée en Europe avec des progressions conséquentes en Italie (+26%) ou en Allemagne (+9%) mais une baisse de 10% au Royaume Uni, habituellement gros importateur de champagne.

Les vignerons, plus ancrés sur le marché français, enregistrent un recul des ventes de 0,7% de janvier à octobre 2011, alors que les grandes maisons et les coopératives progressent respectivement de 4,7% et 3,3%.

Le Centre vinicole-Champagne Nicolas Feuillatte, la plus grande coopérative de la Champagne, affiche une augmentation de 18% de ses ventes en 2011 avec plus de 10,5 millions de bouteilles expédiées et affiche le deuxième meilleur résultat commercial de son histoire après 2007.

« Nous attendons les chiffres de novembre et de décembre toujours déterminant en Champagne, mais pour 2011 nous espérons vendre entre 327 et 330 millions de bouteilles ce qui placerait cette année au deuxième rang des meilleures ventes de l’histoire du vignoble champenois », a précisé M. le Mailloux.

En 2010, la Champagne avait expédié 319,5 millions de bouteilles (4e rang dans l’histoire) dans le monde, contre 338,7 millions en 2007, l’année record.

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22 décembre, 2011 | Dépêches AFP |

Les vignerons envoient à Sarkozy un magnum de rouge "made in France"

L’interprofession viticole du Roussillon a fait livrer jeudi un magnum d’un de ses meilleurs rouges à Nicolas Sarkozy pour inciter le président à soutenir la consommation de vin « made in France », à l’heure des appels en choeur à acheter français.

Avec ce côtes-du-Roussillon-villages 2008, l’interprofession entend rappeler avant la nouvelle année au chef de l’Etat, mais aussi à tous les candidats à la présidentielle, que la filière fait travailler 250.000 personnes directement ou indirectement et qu’elle est la deuxième exportatrice française, a dit à l’AFP son directeur Gérard Sanson.

Or non seulement le vin est le grand oublié des plaidoyers pour le « made in France », mais la profession, en butte à la « diabolisation », est lâchée par les pouvoirs publics, a-t-il dit.

M. Sarkozy pourrait prendre exemple sur les dirigeants d’autres pays qui défendent leurs producteurs, en commençant par « consommer un peu, ou au moins faire croire qu’ils consomment », a dit M. Sanson en évoquant l’impression que le président donne aux vignerons de ne goûter le vin que modérément.

Mais le message n’est pas adressé au seul chef de l’Etat. « Les écolos, je ne les ai pas entendus se prononcer sur la viticulture (…) François Hollande dit + consommez patriotique +; en France, quand on consomme dix bouteilles de vin, neuf sont issues du vignoble français, voilà une consommation patriotique ! », a-t-il dit.

M. Sanson s’émeut du manque de soutien apporté à la viticulture face aux lobbies de la santé, et de la remise en cause du mode de financement des interprofessions viticoles. Le Conseil constitutionnel devrait se prononcer en mars sur la constitutionnalité de ce financement. La dénonciation constitutionnelle de ce financement serait un « cataclysme », a dit M. Sanson.

Le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, est destinataire d’un magnum lui aussi, comme le Premier ministre François Fillon, le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire et le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur Pierre Lellouche, a dit M. Sanson, dont l’interprofession représente la presque totalité des 4.000 vignerons du Roussillon.

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16 décembre, 2011 | Dépêches AFP |

Conflit vignerons bordelais/interprofession: le Conseil constitutionnel saisi

La Cour de cassation a saisi vendredi le Conseil constitutionnel concernant une question prioritaire de constitutionalité (QPC) soulevée par cinq vignerons bordelais assignés devant la justice par leur interprofession pour non-paiement de cotisations obligatoires, a-t-on appris de sources concordantes.

« Le fait que ce soit transmis au Conseil constitutionnel reconnaît le caractère sérieux de la QPC », s’est félicité Me Frédéric Georges, avocat des cinq vignerons qui refusent de payer les cotisations volontaires (CVO) qu’ils considèrent comme « un impôt déguisé ».

« Nous avons gagné la première manche » avec le renvoi, le 12 octobre, de la QPC devant la Cour de cassation par le tribunal d’instance de Libourne (Gironde), « et aujourd’hui nous gagnons la seconde » avec la saisine du Conseil constitutionnel, a dit Me Georges, estimant qu’ »enfin les viticulteurs ont le sentiment d’être entendus ».

Le Comité interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB), qui poursuit les cinq vignerons, a estimé dans un communiqué que « la décision de la Cour de cassation n’affecte nullement le caractère obligatoire des cotisations qui demeurent parfaitement exigibles ».

Le Comité d’action des vignerons de Bordeaux (CAVB) dont font partie les cinq vignerons assignés, a pour sa part appelé « d’ores et déjà tous les vignerons de Bordeaux à entamer la grève des cotisations ».

« Le simple fait de la transmission de la QPC au Conseil constitutionnel montre bien le doute profond existant sur la régularité et la légitimité des CVO et le caractère définitivement obsolète d’un système mis en place pendant l’Occupation », a-t-il réagi dans un communiqué.

Selon Me Georges, la décision à venir du Conseil constitutionnel, qui a trois mois pour statuer, pourrait avoir « une portée générale et salutaire » auprès des filières soumises aux cotisations volontaires par leur interprofession.

Un combat qu’entend porter le CAVB, qui estime que « les vignerons de Bordeaux, mais aussi tous les paysans sont aujourd’hui illégitimement ponctionnés par des interprofessions privées ».

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14 décembre, 2011 | Dépêches AFP |

Des vins chinois surclassent des bordeaux dans un concours à Pékin

A l’issue d’une dégustation à l’aveugle de cinq vins chinois et de cinq vins de Bordeaux mercredi à Pékin, dix experts chinois et français ont attribué les meilleures notes à des bouteilles chinoises, un résultat surprise témoignant de l’amélioration de la qualité vinicole en Chine.

Le concours avait été baptisé « Bordeaux contre Ningxia », du nom de cette région du nord de la Chine considérée par les spécialistes comme la plus prometteuse de grands crus.

La bouteille préférée par le jury a été un cabernet sauvignon Grace Vineyard Chairman’s reserve (Ningxia), suivie par un Silver Heights The Summit 2009 (Ningxia), un JiaBeiLan 2009 (Ningxia), un Deep Blue Grace Vineyard 2009 (Ningxia) et enfin, en cinquième position, un Lafite Saga 2009 (Médoc).

Les dix bouteilles millésimées 2008 ou 2009 sont vendues en Chine à un prix de détail compris entre 200 et 400 yuans (24 à 48 euros).

Les bouteilles françaises sont toutefois pénalisées par une forte taxe d’importation de 48%, a expliqué à l’AFP l’un des organisateurs de la dégustation, Jim Boyce, fondateur du site grapewallofchina.com.

Mais, malgré ce handicap incontestable, le résultat est venu témoigner de la récente amélioration de la qualité des vins chinois, ont convenu les membres du jury interrogés par l’AFP.

« Les Chinois s’en sortent très, très bien », a commenté Nathalie Sibille, oenologue et spécialiste des bordeaux. « Cette région (du Ningxia) a d’énormes potentiels ».

« Les gens doivent changer d’opinion sur les vins chinois », a prévenu Fiona Sun, autre membre du jury et rédactrice de la Revue du vin de France.

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12 décembre, 2011 | Dépêches AFP |

Vente record de vins à Roissy : un passager achète pour 50.000 euros de grands crus

Un client asiatique a récemment acheté six bouteilles de grands vins pour une valeur record de 49.905 euros dans une boutique duty free de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, a annoncé lundi auprès d’Aéroports de Paris (ADP).

Ce passager, qui n’a pas souhaité communiquer sa nationalité, a notamment acheté dans la boutique Buy Paris Duty free du terminal 2E, « une bouteille de Romanée Conti 1995, un Château Margaux 2003, deux Château Lafitte 1982, ainsi que deux Petrus 1980″ pour une valeur de « 49.905 euros », a expliqué ADP dans un communiqué.

Selon ADP, les bouteilles de vins d’exception, les grands crus, sont « davantage vendues en fin d’année ».

Les voyageurs « achètent chaque année dans les boutiques des deux aéroports parisiens, plus d’un million de bouteilles de vin et près de 400.000 bouteilles de champagne », poursuit ADP.

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12 décembre, 2011 | Dépêches AFP |

Vin bio: Français et Allemands dépensent environ 10 euros pour une bouteille (étude)

Les Français et les Allemands dépensent environ dix euros pour l’achat d’une bouteille de vin bio, selon une étude publiée lundi pour annoncer la tenue de la 19ème édition du salon Millésime Bio, les 23, 24 et 25 janvier à Montpellier.

En moyenne les Français, qui connaissent et consomment du vin bio, dépensent un peu plus que les Allemands pour lachat dune bouteille, respectivement 10,6 euros et 9,6 euros, selon un sondage Ipsos.

Cette étude a été réalisée du 16 au 20 septembre auprès de 2.000 personnes des deux côtés du Rhin.

Cette somme de plus ou moins dix euros est inférieure à celle que Français et Allemands déclarent être prêts à dépenser pour des occasions festives, soit 16,7 euros en France et 11,2 euros en Allemagne. Mais supérieure aux quelque six euros qu’ils payent pour une bouteille de consommation quotidienne.

Le sondage, réalisé à la demande de l’association interprofessionnelle des vins biologiques du Languedoc-Roussillon (AIVB-LR), montre que la consommation de vin, bio ou pas, est davantage ancrée dans les moeurs des Français que dans celles des Allemands.

32% des Français déclarent ainsi consommer du vin au moins une fois par semaine contre 21% pour les Allemands. 10% des Français en consomment même tous les jours ou presque contre 5% des Allemands.

Le vin bio est davantage connu en France qu’en Allemagne. Une très large majorité de Français (83%) en ont déjà entendu parler contre une proportion moindre en Allemagne (63%).

En revanche, les Français sont aussi nombreux que les Allemands à consommer du vin bio, respectivement 39% et 36%.

Le chiffre d’affaires des vins biologiques en France en 2010 a représenté 322 millions d’euros, en hausse de 8%.

En 2011, le salon a regroupé 560 exposants, producteurs et négociants, et 15 pays représentés, France, Italie et Espagne constituant le trio de tête. Les régions viticoles comme la Californie, le Chili et l’Argentine sont également présentes.

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9 décembre, 2011 | Dépêches AFP |

Le Jurançon compte sur ses "ambassadeurs" pour se faire connaître

L’AOP des vins de Jurançon (Pyrénées-Atlantiques), qui produit des blancs secs ou moelleux peu connus du grand public, compte sur ses 10 à 15.000 « ambassadeurs », des amateurs réunis dimanche pour « la Fête des vendanges du Jurançon » pour se faire mieux connaître.

« C’est un rendez-vous pour nos clients oenophiles qui nous accompagnent toute l’année, avec l’idée de transformer chaque béarnais en ambassadeur du Jurançon », a indiqué à l’AFP Irène Guilhendou, co-présidente de l’association La route des vins de Jurançon, à l’initiative de la manifestation qui a reçu en 2011 le prix national de l’oenotourisme dans la catégorie « organisation d’un événement dans le vignoble ».

Quelque 45 producteurs indépendants ouvrent ainsi leurs domaines au public, tandis que les mairies entourées de vignobles organisent des animations.

D’autant que les ambassadeurs béarnais du Jurançon pourront, selon Mme Guilhendou également propriétaire du domaine Latapie, vanter le millésime 2011, « une très grande année comparable à 2001″.

Surtout connu pour son vin blanc moelleux, le vignoble s’étend sur 1.100 hectares que se partagent quelque 350 producteurs.

Deux-tiers des 42.000 hectolitres produits annuellement sont réservés à la confection de ce blanc sucré qui se marie surtout avec le foie gras et les desserts, le reste de la production étant un vin blanc sec.

Les vins proviennent des cépages petit Manseng, gros Manseng, Courbu blanc et Petit Courbu et la production, sur un terroir souvent très pentu qui implique une exploitation de la vigne en terrasses, est limitée à 40 hectolitres par hectare pour le Jurançon et 70 hl/ha pour le Jurançon sec.

Vendu essentiellement sur le territoire français (50% par la coopérative, 35% en indépendant et 10% par le négoce) à des prix compris entre 10 et 15 euros la bouteille, le Jurançon réalise moins de 10% de ses ventes à l’export.

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9 décembre, 2011 | Dépêches AFP |

Des vins de Bordeaux sans mention d’AOC pour répondre à un marché porteur

Une charte a été signée vendredi par la filière viticole bordelaise afin de permettre aux vignerons d’écouler des vins de Bordeaux sous la marque générique « Vins de France », avec la seule mention du cépage et du millésime, pour répondre à un marché qualifié de « porteur ».

« Il apparaît que l’orientation prise, à savoir avec mention de cépage et/ou millésime, soit un marché porteur », indique dans un communiqué commun les fédérations des syndicats de courtiers, de coopératives agricoles et de commerce en gros de vins associés à la fédération des grands vins de Bordeaux.

Selon les signataires, « le profil des produits +Vins de France+, rouge, rosé et blanc, a vocation à s’adapter plus facilement, compte tenu de leurs conditions d’élaboration, à une demande de marché évolutive ».

La vente de ces « vins sans indication géographique » (VSIG), où la mention Bordeaux n’appraraîtra pas sur l’étiquette, vise également à réguler et structurer le marché des vins d’appellation d’origine contrôlée (AOC) produits dans la région de Bordeaux.

Le transfert de la production vers des vins de cépage, sans la contrainte du cahier des charges strict des AOC, permettra de « faire baisser les volumes de vins AOC pour les orienter vers des VSIG et ainsi réguler le marché de l’offre et de la demande », a précisé à l’AFP Laurent Gapenne, président de la fédérations des grands vins de Bordeaux.

Le but affiché est de faire remonter le cours des vins AOC en abaissant les stocks sur le millésime 2011 à venir.

« C’est aussi un plus à l’export d’avoir la mention +Vin de France+ » plutôt que la mention +Vin de la communauté européenne+ », a ajouté M. Gapenne.

Les cépages qui seront mis en avant sur l’étiquette sont parmi les plus connus de la région bordelaise, à savoir Merlot ou Cabernet Sauvignon pour les rouge et Sauvignon pour les blanc.

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8 décembre, 2011 | Dépêches AFP |

Les vins de Bordeaux battent de nouveaux records à l’export

La vente à l’export des vins de Bordeaux en 2011 a confirmé sa nette reprise en repassant au-dessus de la barre des 2 millions d’hectolitres et en atteignant un plus haut historique en valeur, a annoncé jeudi le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB).

Après la crise de 2008 qui avait vu s’effondrer le marché à l’export, les chiffres continuent leur envolée depuis la reprise amorcée en 2010 (+14% en volume et +17% en valeur), l’année 2011 confirmant cette progression continue avec +25% en volume, soit 2,07 millions dhectolitres (hl) exportés, et +36% en valeur pour un total de 1,84 milliard deuros.

Depuis 2003, lorsque les ventes à l’export avaient atteint 2,02 millions d’hl, c’est la première fois que les vins de Bordeaux dépassent à nouveau la barre des 2 millions d’hl.

Mais c’est en valeur qu’un plus haut historique a été atteint cette année avec un marché de 1,84 milliard d’euros, le dernier record se situant avant la crise de 2008 à 1,68 milliard.

Le marché à l’export qui a vu s’envoler les prix des plus grands crus est porté par la Chine qui confirme sa première place avec 386.000 hl (+110%), devant l’Allemagne (269.000 hl, +7%), la Belgique (231.000 hl, +5%), le Royaume-Uni 227.000 hl, +12%), les Etats-Unis (149.000 hl, +30%), le Japon (143.000 hl, +5%) et Hong-Kong (98.000 hl,+65%).

En valeur, on note des progressions à deux chiffres, et plus, pour les cinq plus grands marchés.

Hong-Kong est en tête avec 357 millions deuros (+82%), devant la Chine avec 297 MEUR et une progression de +149%, viennent ensuite le Royaume-Uni avec 272 MEUR (+23%), les Etats-Unis avec 121 MEUR (+26%) et la Belgique avec 114 MEUR (+61%).

La vente de vins de Bordeaux en France est restée constante avec 1,47 million dhl vendus, soit léquivalent de 196 millions de bouteilles (-1%) pour une valeur de 920 MEUR (+3%).

Les ventes en grandes et moyennes surfaces, hors hard-discount, représentent près de la moitié de la commercialisation des vins de Bordeaux en France.

Le CIVB a lancé en novembre en France, Belgique, Allemagne, États-Unis, Chine et Japon, une nouvelle campagne publicitaire des vins de Bordeaux, l’objectif étant de les « repositionner comme référence mondiale en termes de qualité, de savoir-faire et dimage auprès des consommateurs et des prescripteurs ».

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7 décembre, 2011 | Dépêches AFP |

Anish Kapoor illustre l’étiquette du millésime 2009 de Mouton Rothschild

Le peintre et plasticien britannique Anish Kapoor a été sollicité cette année pour illustrer l’étiquette du millésime 2009 de Château Mouton Rothschild, premier cru classé du Médoc, dans la lignée d’une tradition artistique remontant à 1945.

Sa gouache, avec une dominante de noir et de rouge, « exprime la poussée féconde de la nature végétale, fruit dune rencontre intense entre la matière et la lumière », précise un communiqué de la société Baron Philippe de Rothschild.

Lancée une première fois sans lendemain en 1924, c’est depuis 1945 et un « V » dessiné par le peintre Philippe Jullian pour célébrer la paix reconquise que l’étiquette de Château Mouton Rothschild est illustrée par l’oeuvre originale d’un grand peintre contemporain.

Cocteau, Braque, Dali, César, Miró, Chagall, Picasso, Warhol, Soulages, Bacon, Balthus, Tàpies se sont, entre autres, succédé pour constituer une collection qui depuis une vingtaine d’années donne lieu à l’exposition itinérante « Mouton Rothschild, l’Art et l’Etiquette ».

Anish Kapoor a été célébré au Grand Palais de Paris en 2011 pour son exposition Léviathan et a été chargé de concevoir la sculpture emblématique des prochains jeux Olympiques de Londres pour 2012.

Mouton Rothschild estime que le millésime 2009 peut être classé « parmi les réussites exceptionnelles de ces dernières années », grâce à « des conditions climatiques extrêmement favorables au cycle végétatif et à la bonne maturation des raisins ».

Figurant parmi les cinq premiers crus classés en 1855 du Médoc, Château Mouton Rothschild compte 80 hectares de vignes à Pauillac, plantés en cépages Cabernet-Sauvignon (83%), Cabernet-Franc (3%) et Merlot (14%).

Une bouteille du millésime 2009 se négocie actuellement environ 900 euros hors taxes.

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29 novembre, 2011 | Dépêches AFP |

Vin: exploitations et surfaces en baisse, surtout en Languedoc-Roussillon

Le nombre des exploitations viticoles a diminué de 25% en dix ans en France tandis que la surface consacrée à la vigne a elle aussi baissé, la région Languedoc-Roussillon étant la première touchée, selon les résultats du recensement agricole sur la viticulture, publiés mardi.

Le recensement porte sur la période 2000-2010. Les résultats sont publiés filière par filière, au fur et à mesure de leur décryptage par le service statistiques du ministère de l’agriculture, Agreste Primeur.

En 2010, le vignoble français comptait quelque 85.200 exploitations, contre quelque 110.000 dix ans plus tôt (-25%). La surface a quant à elle baissé de 11%, passant de 876.200 hectares à 788.700 ha.

Comme le reste de l’agriculture, la filière se féminise: 27% des chefs d’exploitation sont des femmes (contre 23% pour les autres filières).

En 2000, les femmes représentaient 23% des exploitants et en 1988, seulement 13,5%.

L’âge moyen du viticulteur est de 52 ans, soit un an de plus que l’ensemble des agriculteurs.

Premier vignoble français, le Languedoc-Roussillon a perdu pendant la dernière décennie plus du cinquième (21,3%) de sa superficie pour arriver à 201.500 ha.

Après avoir longtemps privilégié la quantité, la région s’est résolue à une restructuration drastique de son vignoble, accompagnée de vastes plans d’arrachage de vignes.

Malgré ce recul, le Languedoc-Roussillon demeure la plus importante région viticole de France et du monde (en surface), une première place qu’elle a toutefois de plus en plus de difficulté à tenir.

En deuxième position, loin derrière le Languedoc-Roussillon, figurent la Vallée du Rhône-Provence (148.500 ha), un bassin qui a lui aussi perdu 11,4% de sa surface, et l’Aquitaine à 137.600 ha (-5,4%).

La région des Charentes (Cognac) avec 79.900 ha est stable (-0,1%) devant le Val de Loire et le Centre en recul (62.100 ha, -8,1%), comme le bassin viticole composé de la Bourgogne, du Beaujolais, de la Savoie et du Jura (53.100 ha, -5,7%) et le Sud-Ouest (40.400 ha, -15%).

A contre-courant, deux régions ont vu leur superficie augmenter: la Champagne (33.400, +7,6%), et l’Alsace (16.200, +5,1%).

Plus des deux-tiers des exploitations (68%) produisent du vin AOP (Appellation d’origine protégée, ex-AOC appellation d’origine contrôlée) et certains bassins comme la Champagne, l’Alsace, l’Aquitaine, la Bourgogne, le Beaujolais, la Savoie et le Jura se consacrent quasi-exclusivement à cette production.

En 2010, les coopératives ont vinifié 39% de la production pour 55% par les caves particulières, autrement dit les vignerons indépendants, qui dix ans plus tôt vinifiaient 51% de la production.

« Cette légère augmentation est plus liée au fait que les régions où les coopératives sont présentes régressent dans la production nationale, comme c’est le cas dans le Languedoc-Roussillon, alors que les régions où il y a plus de caves particulières, comme l’Alsace et la Bourgogne, résistent mieux », souligne un expert du ministère.

Plus du quart de la production (28%) des caves particulières est commercialisé directement aux consommateurs, une part bien inférieure aux ventes effectuées via les négociants ou groupe de producteurs (64%). Un modèle que nombre de vignerons voudraient renverser, estimant être victimes d’une « très forte pression sur les prix » de la part des négociants.

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28 novembre, 2011 | Dépêches AFP |

Espagne: les commerçants chinois veulent pouvoir vendre de l’alcool

Des centaines de commerçants chinois ont manifesté lundi à Madrid pour réclamer l’autorisation de vendre de la bière et du vin, qu’ils jugent essentielle à leur survie, une première mobilisation publique de ce genre en Espagne.

Environ 200 manifestants se sont rassemblés devant les portes de la mairie, transportant un carton plein de demandes signées pour obtenir une « deuxième licence » leur permettant de vendre de l’alcool.

Brandissant un drapeau chinois et un drapeau espagnol, ainsi que des banderoles fixées sur des tiges de bambous où l’on pouvait lire « Je paye mes impôts, je veux une deuxième licence » et « Aidez-nous à nous intégrer », les manifestants ont expliqué que les autorités locales leur refusent ces licences, pourtant « essentielles » à leur survie économique.

« Nos commerces en souffrent énormément. Je veux les mêmes droits que les Espagnols », a expliqué Pedro Zhang, président de l’association des épiceries chinoises en Espagne.

Selon lui, les responsables municipaux refusent systématiquement d’attribuer les licences aux épiciers chinois, ces derniers s’exposant à des amendes allant de 30.000 à 600.000 euros s’ils vendent de l’alcool sans cette autorisation.

« Pourquoi laissent-il d’autres supérettes et épiciers ouverts toute la nuit vendre (de l’alcool) et pas nous? », s’interroge-t-il.

« Sans cette autorisation, nous ne pouvons pas fonctionner », a indiqué à l’AFP Juan-Carlos Zheng, un autre des organisateurs de la manifestation, avant d’entrer à la mairie pour présenter leurs demandes signées.

Les commerçants chinois possèdent de nombreuses épiceries dans la capitale et ses alentours mais sont d’ordinaire très discrets.

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28 novembre, 2011 | Dépêches AFP |

Le vin de Yao Ming vendu en Chine par Pernod Ricard

La star chinoise de basket-ball Yao Ming, ancien pivot des Houston Rockets en NBA, a choisi Pernod Ricard pour importer et distribuer son vin californien en Chine, a annoncé lundi le groupe français de vins et spiritueux dans un communiqué.

« Grâce au basket-ball, j’ai eu lopportunité de vivre aux Etats-Unis. Je suis désormais impatient de faire découvrir les grands vins californiens à mes compatriotes chinois », fait valoir Yao Ming, cité dans le communiqué.

Yao Family Wines, société vinicole californienne fondée par Yao Ming, sapprovisionne en raisin « auprès de prestigieux vignobles de la Napa Valley » notamment pour le cabernet sauvignon, précise le communiqué.

Yao Ming, 2,29 m, a pris sa retraite en juillet, à l’âge de 30 ans, et suit depuis cet automne des cours à l’Université Jiaotong de Shanghaï, une des plus prestigieuses de Chine.

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26 novembre, 2011 | Dépêches AFP |

Enchères : les grands vins d’Alain Delon ont pulvérisé les estimations

La vente aux enchères de la cave à vin de l’acteur Alain Delon, samedi à Paris, a totalisé 250.412 euros (avec frais) pour un millier de grands crus mythiques, plus de 2,5 fois les estimations.

Organisée au restaurant le Fouquet’s sur les Champs-Elysées, cette vente concernait des crus très prestigieux réunis depuis des dizaines d’années par l’acteur, fin connaisseur de vins et d’art contemporain, selon la maison de vente Cornette de Saint Cyr qui avait estimé les 209 lots à 100.000 euros.

« Plusieurs résultats ne correspondent pas au marché. Il y a bien eu un effet Delon pour expliquer ces folles enchères », observe la maison de ventes.

En déplacement à l’étranger, Alain Delon n’était pas présent mais l’annonce de cette vente d’exception a attiré de nombreux curieux et acheteurs, dont un milliardaire chinois qui a fait spécialement le voyage. Il a emporté plusieurs lots, parmi les prix les plus élevés, et a dit espérer « qu’Alain Delon acceptera une prochaine invitation ».

Chacune des bouteilles comportait une étiquette mentionnant sa provenance et le nom du prestigieux vendeur.

Six bouteilles de Cheval Blanc, 1er grand cru Saint-Emilion, estimées 9.000 euros, ont été adjugées 20.000 euros. Un rare Cognac Bisquit-Dubouché de 1840 est parti à 1.250 euros. Un autre cognac de la distillerie Martell, estimé 400 euros, a trouvé preneur à 2.500 euros.

Côté Château Latour, en premier cru Pauillac, six magnums de 1982 ont atteint 13.750 euros. Quatre bouteilles de Château Lafite 1928 sont parties à 4.375 euros.

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24 novembre, 2011 | Dépêches AFP |

2011 parti pour être un nouveau grand millésime pour les Sauternes et Barsac

Le millésime 2011 des vins blancs liquoreux de Sauternes et Barsac, dans le Bordelais, devrait, selon le syndicat viticole de ces grands crus, « faire la passe de trois après 2009 et 2010 et rejoindre le rang des grands, voir des très grands millésimes ».

« Un mois de septembre radieux, avec des jours qui ont frisé la canicule, a balayé les doutes et engendré des raisins exceptionnels. La pourriture noble et le temps sec ont en effet permis des concentrations magnifiques », a estimé jeudi le syndicat des crus classés de Sauternes et Barsac dans un communiqué.

Ce temps chaud et sec en arrière saison, durant la période où se développe la pourriture, le botrytis, nécessaire à l’élaboration de ces vins liquoreux, a pu se développer dans les meilleures conditions et ainsi permis aux raisins de se concentrer en arômes.

« Le fruit et les équilibres sont en place, la qualité est au rendez-vous, cest incontestable », a confirmé Francis Mayeur, directeur technique du Château dYquem, premier cru classé supérieur de Sauternes pour lequel « le château dYquem 2011 devrait être très grand ».

Les vignerons sont unanimes pour évoquer une « singulière météo pour une année bizarre » et qu’ils ont dû se montrer « particulièrement vigilants » à lapproche des vendanges qualifiées « d’historiquement précoces ».

« A la veille des vendanges, nous n’avions pas le sourire, la pourriture avait gagné les vignes », s’est souvenu Pierre Montégut, directeur technique du Château Suduiraut, premier cru classé de Sauternes. « Le beau temps qui s’est installé début septembre a sauvé le millésime », s’est-il réjoui, qualifiant 2011 de « millésime sauvé des eaux ».

« Je ne me prononce jamais trop tôt mais je pense que c’est très joli, les lots présentent un très bon équilibre et une belle puissance », a pour sa part indiqué Martine Langlais-Pauly, propriétaire de Clos Haut-Peyraguey, premier cru classé de Sauternes.

« Bien sûr, il est trop tôt pour évoquer les vins mais les jus sont merveilleux, ils sont riches, complexes, purs et présentent un fruit remarquable. Je n’ai jamais vu des jus aussi homogènes. C’est un millésime complètement atypique », selon Olivier Castéja, propriétaire du château Doisy-Védrines, second cru classé de Barsac.

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20 novembre, 2011 | Dépêches AFP |

Vins: +17,8% du chiffre d’affaires des ventes de Bourgogne à l’export début 2011

Le chiffre d’affaires à l’exportation des vins de Bourgogne est en hausse de 17,8% sur les huit premiers mois de 2011 par rapport à 2010, en dépit du contexte de crise mondiale, ont annoncé dimanche à Beaune les professionnels du secteur.

« La situation est plutôt saine. Fin 2011, on se retrouverait à nos niveaux de 2008, c’est-à-dire d’avant crise », a déclaré Louis-Fabrice Latour, président de l’Union des maisons de vins de Bourgogne (UMVB), lors d’une conférence de presse en marge de la célèbre vente des vins des Hospices de Beaune.

« Il ne faut pas que la Bourgogne se gargarise. Il y a un consensus au sein des exportateurs de vin en France: nous allons faire une bonne année », a-t-il ajouté en évoquant la situation générale de la filière.

« Nous devrions finir l’année à +12% ou +13%, soit les chiffres de 2008″, a conclu M. Latour.

« Les expéditions de vins de Bourgogne hors de l’Hexagone ont progressé de 0,4% en volume et, surtout, de 17,8% en valeur au cours des huit premiers mois de 2011, par rapport à la même période en 2010. Soit 53 millions de bouteilles pour un montant de près de 400 millions d’euros », indique l’interprofession (BIVB).

Les hausses sont particulièrement sensibles sur le marché asiatique, avec des progression sur la même période de 81% en volume et 103% en valeur en Chine et même au Japon (+8% en volume et 15% en valeur), malgré le tsunami du 11 mars.

« L’Asie représente 20% du marché à l’export des vins de Bourgogne. Hong-Kong et la Chine pourraient devenir le 6e marché de la Bourgogne », a prédit Pierre-Henri Gagey, président délégué du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne.

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20 novembre, 2011 | Dépêches AFP |

Hospices de Beaune: la pièce maîtresse adjugée 100.000 euros par Inès de la Fressange

La « pièce de la présidente » de la 151e vente de charité des vins des Hospices de Beaune, organisée dimanche en Côte-d’Or par la maison Christie’s, a été adjugée à 110.000 euros par la styliste Inès de la Fressange, loin du « record » de 400.000 euros de 2010.

Ce tonneau de 460 litres de Corton Clos du Roi Grand Cru, Cuvée Baronne du Baÿ, a été mis aux enchères « Ã  la bougie » par Inès de la Fressange et l’acteur Christian Clavier, au profit des associations France Alzheimer et Mécénat Chirurgie Cardiaque, dont la styliste est la marraine.

L’acheteur, Stephen Williams, marchand de vin et fondateur de « The antique wine company », basée à Londres, succède à Jacques Boisseaux, patron d’une maison de vins à Beaune et propriétaire du château de Meursault, qui avait remporté cette enchère en 2010.

L’enchère de cette cuvée, qui avait débuté à 50.000 euros, est inférieure au record de 2010 (400.000 euros) pour une pièce de taille similaire.

En tout, 761 pièces (fûts de 228 litres) de vin de la récolte 2011 du domaine des Hospices, fondé en 1459, étaient mises en vente dimanche.

Quarante-cinq cuvées étaient proposées (32 en rouge et 13 en blanc): Bâtard-Montrachet, Beaune Premier cru, Corton-Charlemagne, Mazis-Chambertin, Meursault, Pommard, Pouilly-Fuissé, Volnay…

La vente des vins à des négociants-éleveurs ou à des particuliers, qui rapporte 2 à 5 millions d’euros chaque année, financera la modernisation des hôpitaux de Beaune et l’entretien de l’Hôtel-Dieu, bâtiment historique.

La vente devait se poursuivre jusqu’en début de soirée.

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19 novembre, 2011 | Dépêches AFP |

Pour les vignerons alsaciens, c’est "Touche pas aux vendanges tardives"

Une décision de l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao) d’accorder à l’AOC Gaillac la mention « Vendanges tardives » fait bondir les viticulteurs alsaciens, qui estiment qu’elle « met en danger » cette mention seulement utilisée en Alsace et dans le Jurançon.

Fin septembre, le Comité national des appellations dorigine relatives aux vins, aux eaux-de-vie et autres boissons alcoolisées a approuvé ladjonction de la mention traditionnelle « Vendanges tardives » à lAOC Gaillac.

« Aucun élément réglementaire » ne s’opposait à cette demande du syndicat des vins de Gaillac, explique une porte-parole de l’Inao.

Les conditions d’utilisation de cette mention dans le cahier des charges de l’AOC Gaillac sont aussi strictes que celles figurant dans les cahiers des charges des trois appellations pouvant l’utiliser à ce jour, rappelle-t-elle, soulignant que la mention existe aussi pour les vins italiens, allemands ou autrichiens.

Mais l’Association des viticulteurs d’Alsace (AVA) dénonce un élargissement qui « met en danger » la notoriété de leur production et de toutes les appellations en France. Selon elle, l’Inao met sur le même plan le respect d’un cahier des charges et une technique traditionnelle. La production des AOC Alsace et Alsace Grand Cru en « vendanges tardives » a atteint environ 9.000 hectolitres en 2010, et 662 hl pour le Jurançon.

« L’Inao considère les vendanges tardives comme un type de production tel que le crémant, le moelleux, alors que cette mention traditionnelle est liée à une région », affirme le directeur de l’AVA, Frédéric Bach.

Pillage

L’association a reçu le soutien de dix députés alsaciens, qui dénoncent dans une lettre ouverte au ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire « un véritable pillage du patrimoine des appellations alsaciennes » et la fragilisation de « l’ensemble des mentions traditionnelles ».

L’AVA, comme les parlementaires, demande au ministre de ne pas signer le décret d’homologation du cahier des charges de Gaillac et à l’Inao de réexaminer la demande.

A Gaillac, on assure comprendre les inquiétudes alsaciennes tout en affirmant que la mention permettra au contraire d’éviter la confusion dans la production de ce petit vignoble.

« Nous faisons des récoltes tardives depuis des siècles », assure le directeur du syndicat, Bernard Petiot. « Le problème, c’est que sous l’appellation Gaillac doux se côtoient des vins très différents. Le consommateur ne comprend pas pourquoi certains vins sont à 7 euros, et d’autres à 20″, affirme-t-il.

Il souligne également un cahier des charges « très contraignant » pour faire des vendanges tardives de Gaillac « une référence qui évitera la ruée d’autres candidats ». M. Petiot met aussi en avant des volumes relativement faibles, entre 500 et 800 hectolitres par an, soit 10% de la production de Gaillac doux et un chiffre peu ou prou équivalent au Jurançon.

Le dossier, déposé à l’Inao pour la première fois en 2005, « n’a pas pour objectif de développer notre production mais de faire reconnaître des produits différents vendus jusqu’ici sous une appellation unique », explique M. Petiot.

Et si une bouteille de Gaillac VT atteint 30 euros, « ce sera un bonus pour le producteur qui aura fait l’effort de respecter un cahier des charges », conclut-il.

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18 novembre, 2011 | Dépêches AFP |

Hospices de Beaune: Inès de la Fressange en commissaire priseur de charme

Le premier coup de marteau de la 151e vente des vins des Hospices de Beaune sera donné dimanche à 14H30 sous la présidence de la styliste Inès de la Fressange au profit de l’institution hospitalière bourguignonne et de deux associations de mécénat médical.

Dirigée par la maison de ventes Christie’s, cette vente annuelle de charité, suivie dans le monde entier parmi les grands événements vinicoles, concernera 761 pièces (fûts de 228 litres) de vin de la récolte 2011 du domaine des Hospices, fondé en 1459.

Quarante-cinq cuvées seront proposées (32 en rouge et 13 en blanc): Bâtard-Montrachet, Beaune Premier cru, Corton-Charlemagne, Mazis-Chambertin, Meursault, Pommard, Pouilly-Fuissé, Volnay…

La « pièce de la présidente » sera vendue au profit des associations France Alzheimer et Mécénat Chirurgie Cardiaque, dont Inès de la Fressange est la marraine. En 2010, la pièce de charité avait atteint 400.000 euros reversés à la Croix-Rouge et à l’Association pour la Vie et l’Espoir contre le Cancer.

L’an dernier, la vente des Hospices de Beaune, marquée par un afflux d’acheteurs chinois, avait généré près de 4,5 millions d’euros pour 647 pièces de vin. Un fût de 228 litres de Bâtard-Montrachet Dames de Flandres 2010 avait atteint l’adjudication record de 63.000 euros.

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16 novembre, 2011 | Dépêches AFP |

Fous de whisky, les Français découvrent le bourbon, longtemps méprisé

De la rondeur, vanille et caramel, des accents boisés ou toastés, une pointe d’épice: le bourbon, encore souvent méprisé, profite de l’engouement des Français pour le whisky, devenu ces dernières années le premier spiritueux consommé, devant le pastis.

Ce whisky doux américain, distillé à base de 51% de maïs minimum et d’autres céréales, « reste souvent perçu comme un sous-whisky », note Gaël Caté, caviste à La Maison du Whisky à Paris, « alors qu’il représente parfois un bien meilleur rapport qualité-prix que certains écossais » dont les Français raffolent.

« A 15 euros, vous avez un bon bourbon », note-t-il, et à 30-35 euros de « très bons » à déguster purs, sur glaçons ou encore en cocktails, comme les classiques Bourbon Sour (jus de citron et sucre) ou Mint Julep (menthe fraîche et glace pilée).

Si les Français consomment globalement moins d’alcool, le whisky continue à tirer son épingle du jeu (+2,7% en 2010) et à porter l’ensemble des spiritueux (+0,7%), selon la Fédération française des spiritueux.

Dans son sillage, bien que sans quitter un positionnement de niche, le bourbon gagne un peu en notoriété, avec quelque 3,9 millions de litres vendus en grande distribution en 2010, soit moins de 5% du total des whisky au sens large.

Les marques importées en France restent peu nombreuses, souligne Christophe Hamieau du blog Malts & Houblons: Celles trouvées en grande distribution sont le plus souvent consommées avec du coca, le haut de gamme se concentre sur les bars d’hôtels branchés où le cocktail revient en force depuis deux ans.

« Les barmen arrivent à trouver de bons accords avec les bourbons, qui sont plus ronds et parfumés que les whisky », souligne-t-il.

« Le bourbon se marie plus facilement », confirme M. Caté, quand le scotch, « avec son amertume et son côté fumé », n’est utilisé que pour aromatiser d’un trait.

« C’était une boisson de cow-boy »

Pour Bill Samuels, qui a dirigé la marque Maker’s Mark, reconnaissable à son goulot recouvert de cire rouge, pendant plus d’une trentaine d’années, avant de passer le relais à son fils, c’est cette mode des cocktails qui porte l’exportation de bourbon vers la France et la Grande-Bretagne.

« Les spiritueux se sont introduits à l’apéritif grâce à une nouvelle génération de barmen +mixologistes+ super doués, curieux et gourmets », fait-il valoir à l’AFP lors d’un entretien fin octobre à Paris.

L’image de cet alcool ambré a radicalement changé en vingt ans, « même aux Etats-Unis, où il était assez méprisé », rappelle le distilleur du Kentucky tout en bonhomie sudiste. « C’était une boisson de cow-boy. C’était fort, amer, grossier », rappelle-t-il, avant d’évoluer vers davantage de finesse.

Pour ce connaisseur, la « meilleure façon de savourer un grand bourbon » est de le servir avec des glaçons et un soupçon d’eau: « Cela diminue légèrement le degré d’alcool, évitant que la langue soit anesthésiée et les papilles cramées, pour pouvoir apprécier sa pleine expression », décrit-il avec gourmandise.

Selon Gaël Caté, les Américains aussi redécouvrent actuellement « leur » bourbon, avec un intérêt renouvelé pour tout ce qui est à la fois qualitatif et « vintage ».

Tout comme son ancêtre pré-Prohibition, à savoir le « rye » à base de seigle, « plus sec, aromatique, plus franc et mentholé ». Avec son caractère fort, « il tend la main à l’Ecosse », suggère-t-il.

© AFP 2010