20 avril, 2012 | En Bref... | Conjoncture |

Le beaujolais se rassure

Après des années de doutes et de difficultés, les vignerons du Beaujolais veulent croire que leurs plus gros soucis sont derrière eux.

La régression commerciale du beaujolais nouveau semble stoppée, et le bilan de la campagne 2011 indique un rebond : +8,6% de ventes à l’export, avec des progressions notoires au Japon et en Europe. C’est la première fois depuis 2004. Par ailleurs, les investissements continuent dans le vignoble et les crus du beaujolais, notamment ceux des grandes maisons de commerce, comme, la dernière en date, celle de Georges Duboeuf, qui a acheté le Château de Chatelard.

Ces acquisitions, qui sont souvent le fait de négociants bourguignons, redonnent des couleurs à un vignoble qui a mal commencé le 21ème siècle.

20 avril, 2012 | En Bref... | Dégustations |

Les vignerons investissent Chinon

Cinquante vignerons vont s’installer sur trois places du centre-ville de Chinon, le temps d’une journée, le samedi 21 avril prochain.

Cette manifestation est la cinquième du genre, et associe les commerçants et restaurateurs, pour une journée de dégustations, de gastronomie et de festivités. C’est aussi l’occasion de (re)découvrir la vieille ville de Chinon, dont les rues médiévales évoquent toujours le souvenir du plus célèbre enfant du pays, François Rabelais.

19 avril, 2012 | Primeurs 2011 | Analyse |

Bordeaux 2011 : le millésime du bon vigneron

Cinq mille personnes environ sont venues, de tous les continents, passer la première semaine d’avril en Gironde pour découvrir le millésime 2011. C’est désormais une tradition bien établie, et ces dégustations entrent dans le cadre d’une vaste opération vinicole baptisée la Semaine des Primeurs. Celle qui vient d’avoir lieu a suscité autant d’intérêt que les précédentes, et c’est grâce à ces multiples rencontres dans le vignoble bordelais que l’on en sait davantage sur la nature du millésime 2011.

C’est d’abord un millésime singulier, en raison du climat chaotique de l’année 2011. La vigne a encaissé des chocs thermiques inédits, avec un printemps qui a battu tous les records de chaleur et de sécheresse, et un été qui a battu tous les records de froid et de pluies (en juillet). On imagine sans peine le stress du viticulteur, le nez collé au baromètre pendant six mois….

C’est ensuite un millésime difficile, avec une précocité telle que les grappes ont eu une durée de vie très supérieure à d’habitude. La crainte de la pourriture a entrainé des traitements coûteux, les aléas de la météo ont perturbé le cycle normal de la plante … et la vie du vigneron. Le choix des dates de vendanges, en fonction de la maturité de chaque cépage, fut un vrai casse-tête. Et en matière de vinification, il fallait choisir entre extraction légère et massive, entre boisage partiel et total.

La querelle des Anciens et des Modernes

C’est enfin un millésime d’orfèvrerie, où la main de l’homme a dû compenser les caprices de la nature. Dans l’ensemble, les volumes ne sont pas importants, et l’on note des baisses de rendements notables comme à Pape Clément (28 hectolitres par hectare) ou Pontet Canet (32 hectolitres par hectare). Pour l’élaboration de rouges de type cru classé, il a fallu du cousu main, au chai comme à la vigne, et une attention de tous les instants.

Cela n’empêche pas de grandes disparités dans la nature comme dans la qualité des vins produits dans le Bordelais. Dans la plupart des grandes appellations, deux grandes écoles se dégagent : celle des viticulteurs qui ont joué la carte de l’élégance et de la finesse, sans forcer les macérations ni les remontages, et en choisissant des maturités « ni trop, ni trop peu ». S’ils prennent le risque d’un peu de fluidité parfois, les vins qu’ils proposent sont nets, souples, proches du fruit. Et puis les « Modernes », qui ont poussé loin la maturité, les extractions et le boisage, dont les vins sont puissants, fermes, tanniques, plus consistants que les précédents, mais un peu moins naturels au goût, du moins à ce stade de leur évolution.

Mais dans tous les cas, ce millésime ne ressemble à aucun autre, même s’il se rapproche tantôt du 2004, tantôt du 2006. A sa manière, il remet le terroir à sa place et le classement dans ses clous, tant les grandes étiquettes ont su tirer le meilleur. Une sélection sévère au chai, et un bon usage des assemblages (merci les cabernets !), ont leur part dans la réussite.

Il reste que la période de dégustation des professionnels, fin mars et début avril, a paru bien tôt pour juger des vins qui sont loin de leur épanouissement véritable, et de leur potentiel aromatique. Un élevage soigné pendant encore un an devra gommer les duretés et les astringences d’un millésime très tendu, qui réserve pour demain de magnifiques surprises.

19 avril, 2012 | En Bref... | Consommation |

Les americains ont soifs !

Les Etats Unis ont bu l’année dernière 3,7 milliards de bouteilles de vins. Ils sont ainsi en volume les premiers consommateurs de la planète, devant les Britanniques, les Français et les Italiens.

Mais cette consommation ne représente toutefois que 12 litres de vin par habitant et par an, quatre fois moins que ces mêmes Français et Italiens, qui sont aussi les premiers producteurs du monde. Le marché américain est donc loin d’être saturé, et continue de représenter pour les négociants une terre pleine de promesses… Rappelons que cette même année 2011, la production mondiale de vins fut de l’ordre de 265 millions d’hectolitres, soit environ 33 milliards de bouteilles. (Source Bourgogne Aujourd’hui).

18 avril, 2012 | En Bref... | Récompenses |

Les lauréats du Challenge International

Le Challenge International du Vin a tenu sa 36ème édition à Bourg sur Gironde, près de Bordeaux. 4.600 échantillons, provenant de 32 pays, ont été dégustés par 770 professionnels. Parmi ces vins, on a remarqué 40 bouteilles issues de la viticulture israélienne, et une participation accrue des vins bio. 375 médailles d’or et 415 médailles d’argent ont été décernées.

En outre, quatre prix spéciaux ont été attribués à : Villa Al Cortile, Brunello di Montalcino rouge 2007, en Toscane ; Château de Lagarde, bordeaux supérieur rouge 2010 ; La Petite Chardonne, Côtes de Bourg rouge bio 2009 ; et Château Bois Vert, Blaye Côtes de Bordeaux Blanc 2011.

18 avril, 2012 | En Bref... | Consommation d'alcool |

La France est le bon élève de l’Europe

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a étudié la consommation d’alcool en Europe. Ses conclusions indiquent de grandes disparités selon qu’il s’agisse des pays du nord, de l’est, du centre ou du sud de l’Europe. Par rapport aux méfaits de l’alcoolisme pointés dans les pays scandinaves et de l’Europe de l’Est, la France est considérée comme un bon élève.

En effet, l’OMS a établi une échelle de 1 à 5 de consommation dangereuse de boissons alcoolisées, 5 étant le niveau le plus élevé. Il prend en compte la quantité d’alcool consommé par personne, et l’évolution depuis dix ans. La France a un niveau de dangerosité de 1,5, les pays nordiques de 2,8, et les pays du centre et de l’est de l’Europe, de 2,9. Les pays du sud de l’Europe, sont au même niveau que la France. L’OMS relève que la consommation de vins en France se fait principalement aux repas ; elle indique que la consommation d’alcool pur par personne y a été divisée par deux entre 1961 et 2005, et que les modes de consommation français ne sauraient se comparer aux beuveries qui sont devenues un véritable sport national pour les jeunes de certains pays.

L’association Vin et Société, qui regroupe des professionnels du vin et milite pour une consommation modérée, se réjouit des conclusions de cette étude, qui vont dans le sens de ses recommandations, et appelle à la promotion d’un véritable modèle de consommation de vins à la française.

18 avril, 2012 | En Bref... | On aime... |

Pierre Arditi revient toujours à Saint Emilion

Le comédien Pierre Arditi a présidé un dîner de gala organisé à l’Hôtellerie de Plaisance, à Saint Emilion, par les propriétaires du lieu, Chantal et Gérard Perse, qui sont également propriétaires de plusieurs crus de Saint Emilion, dont le Château Pavie.

Pierre Arditi a dégusté avec gourmandise plusieurs millésimes de ce célèbre vin, et n’a pas caché son attirance pour Saint Emilion : « J’ai découvert l’Hôtellerie de Plaisance lorsque j’ai été intronisé à la Jurade de Saint Emilion, raconte-t-il. Puis, j’y suis retourné à l’occasion du tournage du téléfilm « Le sang de la vigne », où je tiens le rôle d’un œnologue, et surtout d’un épicurien. J’en ai profité pour rendre visite à Chantal et Gérard Perse, qui sont des amis merveilleux. J’y suis retourné en automne dernier pour les « Escapades de Jean-Luc Petitrenaud ». Jesuis même passé en cuisine où l’on m’a confié la tâche de maître-rôtisseur pour le casse-croûte des vendanges…. ».

Pour découvrir Saint Emilion, et partager avec l’acteur une réelle affection pour cette vieille cité, rien de mieux que le grand week-end portes ouvertes qui aura lieu pendant quatre jours du samedi 28 avril au mardi 1er mai. Dégustations, visites guidées, découvertes des monuments historiques, bons restaurants, animations diverses : un programme chargé est mis en place pour l’amateur. Tous renseignements à la Maison du Vin, ou au 05 57 55 50 55.

18 avril, 2012 | En Bref... | Pessac-Léognan |

Le Château Le Pape change de mains

Le Château Le Pape, vignoble de sept hectares situé à Léognan, dans l’appellation Pessac-Léognan, vient d’être vendu.

La famille Monjanell’a cédé à Robert Wilmers, banquier américain propriétaire du cru classé voisin, le château Haut Bailly. C’est donc l’équipe de Haut Bailly, dirigée par Véronique Sanders, gérante, et l’œnologue GabrielVialard, directeur technique, qui va désormais cultiver les vignes du Pape, situées sur le point culminant de la commune de Léognan, sur un terroir de bonnes graves, planté principalement de merlots (75%). Comme Haut Bailly, Le Pape est un des rares domaines de l’appellation qui ne produit pas de vins blancs. Du moins, pas encore….

17 avril, 2012 | En Bref... | Guide oenotouristique |

Découvrir le vignoble de Blaye sur son iPhone

Découvrez les secrets des vins de Blaye Côtes de Bordeaux sur votre iPhone ou Android avec cette belle application (gratuite, précisons-le) réalisée à Bordeaux par la famille Xiradakis (Jean-Pierre, Pauline et Alexandre).

Des itinéraires vous seront proposés en fonction de votre géolocalisation. Châteaux viticoles, monuments historiques, points de vue, lieux gastronomique et hébergement de charme vous seront indiqués tout au long de votre promenade.

L’application est disponible sur iTunes à l’adresse suivante : http://itunes.apple.com/fr/app/vin-blaye/id515311457?mt=8

17 avril, 2012 | Kiosque | Edition |

Véron : Suivez le guide !

Passionné par le vin, la pédagogie et la photo, Michel Véron a finalement trouvé une démarche où tout se rejoint, afin de partager toujours plus ses sensations.

Presque chaque vendredi matin, il rejoint les étudiants à la salle de dégustation du lycée viticole d’Avize pour décortiquer des champagnes et ainsi établir le guide qui porte son nom. « A la base, j’avais la volonté d’écrire, mais je n’avais pas d’éditeur, j’ai donc créé un site web. Puis, il y a 4 ans, un de mes étudiants m’a dit que je devais vraiment faire un guide, et voilà… »

Au départ, la démarche du prof d’œnologie concernait tous les vins sauf les champagnes, mais les viticulteurs régionaux ont un peu réclamé. « Et c’est ainsi, que nous nous sommes retrouvés à parler essentiellement du champagne. Si le site web existe toujours, le but est tout de même de développer de plus en plus la partie papier. Surtout, il ne s’agit pas d’un guide comme les autres. Avec ceux qui m’entourent, notre ambition est de comprendre à travers la dégustation ce que le producteur a voulu faire. Nous ne distribuons pas de notes, notre classement s’établit simplement par prix et ordre alphabétique. »

Michel Véron et ses étudiants s’efforcent d’exprimer leurs sensations, de comprendre des arômes sur un plan technique, parfois en ne formulant que des hypothèses. A noter enfin que l’édition 2013 du guide Véron fera son apparition en septembre, au moment des vendanges…

17 avril, 2012 | En Bref... | Bientôt l'été... |

Deux grands concours en Provence

Le mois d’avril encadre deux évènements importants dans le calendrier des manifestations provençales, le rituel Concours des Vins de Provence et le très attendu Mondial du Rosé.

Organisé par le Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence, le 31ème Concours des Vins de Provence a tenu sa finale le 11 avril, à Saint-Tropez. Après une présélection faite sur 604 échantillons, 372 d’entre eux ont été ensuite départagés par un jury formé de 75 dégustateurs professionnels, français et étrangers, et d’amateurs avertis. Les prescripteurs ont eu à juger des représentants des trois appellations régionales, Côtes de Provence, Coteaux d’Aix-en-Provence et Coteaux Varois en Provence, cela dans les trois couleurs. 156 médailles ont été ainsi décernées (68 d’or et 88 d’argent.)

Créé en 2004, sur l’initiative de l’Union des œnologues de France, le Mondial du Rosé siégera, quant à lui, à Cannes, du 27 au 29 avril. Sa vocation est internationale puisque 29 pays présenteront un total d’environ 900 rosés à un jury rassemblant 15 nationalités. La désignation des lauréats le devra à une majorité d’œnologues et de techniciens du vin. Le succès grandissant de la couleur a fait que le nombre de candidats a presque doublé depuis sa première édition. L’absence récurrente de grands noms du rosé dans cette compétition fait paradoxalement son intérêt dans le sens où il s’en dégage une hiérarchie inédite et distincte de celle habituellement admise dans la spécialité. D’autre part, son ouverture sur le monde en fait un pôle d’évaluation unique. Pour situer sa sélectivité, il faut savoir qu’en 2011, sur un échantillonnage comparable (917 rosés), 70 médailles d’or et 206 d’argent furent attribuées.

13 avril, 2012 | Zoom | Cuisine |

Tradition et gastronomie chez les Brice

Des recettes vigneronnes du temps jadis et des mariages savoureux se donnent rendez-vous chez le champagne Brice, à Bouzy.

Depuis qu’il a passé la main à son fils, Jean-Paul Brice s’est amusé à redécouvrir d’anciennes saveurs. « C’est vraiment de la cuisine toute simple, des recettes héritées de mon enfance », souligne le gourmet. « Les ingrédients sont ceux d’une ferme. Il faut savoir que si la famille, a toujours connu des vignerons, la polyculture et l’élevage faisaient partie de la vie. Dans le temps, tous les villages de vignerons, disposaient de cuisinières.

Ces dames intervenaient pour les repas de famille, et disposaient également de petites mains pour  le service des plats », raconte Jean-Paul. « Elles pouvaient assurer des banquets jusqu’à 100 couverts. Les quelques recettes que je réalise me viennent d’une de ces anciennes cuisinières de village qui est toujours vivante. Bien entendu, cette fonction a disparu de nos jours, mais j’ai été heureux de mettre la main sur la composition de quelques plats faisables avec les produits des environs.

Il convient de noter que plusieurs cuisinières sont devenues restauratrices et ont fini par coucher sur le papier certaines de leurs préparations, voire parfois créations. Le gourmand retraité régale donc depuis quelques temps sa famille, avec par exemple du gâteau au champagne. « Ce n’est pas compliqué, et c’est bon », ajoute Jean-René, le fils. « Nous le servons généralement avec notre cuvée brut Tradition, un champagne rond et fruité qui a du caractère (80% pinot noir, 20% chardonnay). Ce vin a pour base principalement la vendange 2006.  Le fruit est présent en bouche avec des arômes de pêche. Il faut savoir que le pinot noir va bien sur les desserts, et notre vignoble dispose d’une belle exposition sud qui donne des vins aromatiques ».

Champagne Brice, 22, rue Gambetta – 51150 Bouzy. Tél. 03 26 52 06 60.

www.champagne-brice.com

13 avril, 2012 | Viticulture | Sol et Raisin |

Mesures De l’azote dans le vignoble

Considérant que l’azote est un marqueur de la variabilité des terrains selon les millésimes, plusieurs mesures ont été menées sur le site de Plumecoq, dans la Marne, abritant une parcelle « laboratoire » plantées avec les trois cépages courants de la Champagne. Cela permet de concentrer les mesures possibles sur le sol et le raisin, grâce notamment à des capteurs embarqués. Une technique importante pour révéler les effets du territoire.

Le choix s’est dirigé vers des capteurs optiques (non destructifs). La proxi-détection a été privilégiée par l’utilisation d’un chenillard spécialement équipé, permettant des analyses sur le bois et le feuillage des vignes. L’électronique embarquée est composée de capteurs, d’un GPS, et d’un système informatique. Le travail a été fait sur différentes longueurs d’ondes. Après les mesures physiques, les chercheurs se sont demandé s’il était possible de passer à des conclusions agronomiques.

« Notre perspective est de voir se développer un outil pour caractériser la trajectoire de la vigne du stade végétatif jusqu’à la récolte », explique Laurent Panigai du Comité Champagne. «  L’avenir est au pilotage des pratiques à la vigne avec la réalisation de cartes. Mais aussi l’élaboration d’un outil de caractérisation haute densité afin de définir des unités homogènes. Actuellement, nous nous basons sur des expériences humaines, qui n’est pas partageable par le plus grand nombre. Nous souhaitons générer un vaste partage grâce aux outils techniques ».

13 avril, 2012 | Insolite | Stabilisation |

A fond la gomme !

La gomme de cellulose (carboxyméthylcellulose ou CMC) apparaît comme une excellente alternative aux autres traitements connus, pour la stabilisation tartrique des vins.

Il s’agit d’un dérivé de la cellulose, extrait du bois pour l’œnologie, en provenance de forêts exploitées de manière durable. Il présente l’avantage d’être totalement neutre sur le plan organoleptique et fortement efficace en vue de stabiliser les vins vis-à-vis du bitartrate de potassium.

Une conférence a rassemblé fin février au lycée viticole de la Champagne plusieurs spécialistes régionaux dans le domaine de la CMC. Michel Valade, responsable du secteur œnologie du CIVC explique : « Le plan « climat » nous incite à réduire l’impact environnemental de nos cultures, c’est pourquoi il est utile d’explorer des pratiques plus vertueuses. L’utilisation de la gomme de cellulose s’avère moins impactant que les autres techniques. » Il ressort que de la gomme de cellulose offre le meilleur compromis sur les plans qualité, efficacité, environnement et coût.

12 avril, 2012 | Insolite | My Major Vigneron :) |

Devenir vigneron avec 500 euros

Kerstin et Jacques Ribourel, propriétaires du domaine de LaRamade, situé dans le massif de la Clape, entre Narbonne et Narbonne-Plage (Aude), lancent un concept innovant.

Ils proposent à ceux que le vin passionne, de devenir actionnaires à leurs côtés. Pour cela, Jacques Ribourel a créé les « Vins d’initiés », une société propriétaire de 10 ha de vignes qui met en vente 2 000 parts. Le prix de cession est de 500 euros par action. En achetant ou offrant une action, les nouveaux vignerons  pourront découvrir la vie d’un vignoble ; suivre l’évolution du raisin, des vendanges à la vinification. Ils auront également la possibilité de contribuer à la croissance d’un domaine tout en y apportant une touche personnelle.

Des bouteilles nominatives leur seront réservées à un prix préférentiel et exclusif. Les actionnaires seront régulièrement tenus au courant de leurs vignes et de leurs vins par un bulletin d’information trimestriel.

12 avril, 2012 | Viticulture | Depuis 2000 ans... |

Le Duché d’Uzès reconnu en appellation au mois de juin

« Dès le mois de juin, les vignerons du Duché d’Uzès (Gard) auront l’AOC et bientôt la reconnaissance européenne avec l’AOP », déclare l’eurodéputé Franck Proust après avoir rencontré Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture.

Pour l’AOC, la dernière phase d’étude (procédure nationale d’opposition) va être lancée et publiée au Journal Officiel. Le décret vient d’être signé. « Le Duché d’Uzès fera bientôt jeu égal avec les grands terroirs français et européens. L’appellation s’appuie sur un savoir-faire vieux de 2 000 ans. C’est un projet collectif porté par l’ensemble des producteurs » poursuit Franck Proust. Précisons que la première demande  pour l’AOC a été faite il y a près de vingt ans.

Jusqu’à présent les vins du Duché d’Uzès bénéficiaient de la dénomination « Vin de Pays » devenue en 2009 IGP.

12 avril, 2012 | Commerce | Bilan |

Situation saine dans le Languedoc-Roussillon

Dernièrement s’est tenue à Montpellier (Hérault) une réunion du Conseil de Bassin Viticole du Languedoc-Roussillon, en présence de Claude Baland, préfet de région, qui a souligné la bonne santé de la filière, illustrée par des données recueillies au niveau de la centralisation des déclarations mensuelles récapitulatives des sorties de chais et l’enregistrement des chiffres des transactions.

Cette exploitation des données interprofessionnelles fait partie des chantiers transversaux que mène Inter Sud de France au même titre que l’expérimentation linéaire unique ou le système avant qualité. La mise en oeuvrede l’OCM vin a fait l’objet d’un rappel de la situation actualisée. Il a été décidé de créer un groupe de travail pour alimenter les réflexions nationales en cours pour préparer la future OCM ainsi que les propositions françaises pour la prochaine PAC (Politique Agricole Commune).

La présentation du grand chantier de réforme de la segmentation des vins par l’INAO a montré la recomposition du paysage viticole à l’origine de la mise en place de 29 organismes de gestion qui assurent la défense de l’ensemble des signes d’indication géographiques de la région.  Ainsi, 24 IGP ont été définies à partir de 59 vins de pays.

11 avril, 2012 | Carnets de Provence | Rénovation et restructuration |

Domaine Saint-Andrieu, deux reflets de la Provence

Située dans le Haut-Var, à cheval sur les Côtes de Provence et les Coteaux Varois, cette propriété fait valoir un terroir privilégié, devant autant à un microclimat qu’à un environnement très préservé. Profondément remanié depuis sa reprise, son vignoble transpose ces avantages dans des expressions saines et pleines d’allant.

Le Domaine Saint-Andrieu a été repris en 2003 par Jean-Paul Brignon et Nancy Bignon-Cordier, qui veillent par ailleurs aux destinées de Château Talbot, grand cru classé de Saint-Julien, dans le Médoc. La propriété s’étend sur la commune de Correns, connue pour être le premier « village bio » de France. Implanté en altitude (380 m), sur un sol calcaire, le site tire en outre parti de sa proximité du massif du Bessillon, soit un contexte avantageux pour l’acidité et le potentiel aromatique des raisins.

Après son acquisition, l’exploitation a été entièrement restructurée, suivant les choix de son responsable, Grégory Guibergia. Côté vignes, une large campagne de replantation a présidé à ce remaniement, avec notamment l’adoption de cépages inattendus sur un tel secteur, comme le mourvèdre et le cabernet sauvignon. Une autre particularité du domaine vient de sa répartition sur deux appellations, avec 12 ha en Côtes de Provence et 8 ha en Coteaux Varois.

Cette situation donne lieu à deux gammes de vins parallèles, sauf en blanc. Sans être en bio, la conduite d’ensemble se rapproche d’une viticulture durable et parvient ainsi à tirer profit d’un vignoble pourtant jeune. Ainsi, le terroir transparaît clairement dans le caractère minéral partagé par les différentes cuvées. D’autre part, le style des vins ne relève pas d’une technicité outrancière, avec des rosés sur un ton variétal, un blanc élaboré sans recours au fût, et des rouges où le naturel n’est pas sacrifié.

DEGUSTATION

  • Côtes de Provence rosé 2011 : un rosé privilégiant habilement une matière autrement soulignée par un fruité pénétrant. 8 €
  • Côtes de Provence blanc 2010 : allure suave et harmonieuse, doublée d’un fond savoureux où s’insinue une trame minérale. 9 €
  • Côtes de Provence rouge 2010 : parfumé, profil ample et souple, assumant une ligne tannique fine et fraîche. 9 €
  • Coteaux Varois en Provence rosé 2011, « L’Oratoire Saint-Andrieu » : un rosé aromatique et léger de corps, plutôt à vocation apéritive. 7 €

Domaine Saint Andrieu

Chemin Saint Andrieu

83570 Correns

Tél. : 04.94.59.52.42
www.domaine-saint-andrieu.com

11 avril, 2012 | En Bref... | Commercialisation |

Gilles Louvet partenaire du Clos du Romarin

Les Vignobles Gilles Louvet mettent un pied dans le Roussillon grâce à un partenariat avec le Clos du Romarin à Maury (Pyrénées-Orientales).

Il s’agit d’un accord de commercialisation exclusif et d’un suivi technique associé. Le catalogue des vins bio Gilles Louvet comprend désormais des Côtes du Roussillon Villages, Maury et Muscat de Rivesaltes. Créé en 2003, le Clos du Romarin franchit le pas de l’agriculture biologique quelques années plus tard. La superficie totale du vignoble est ramenée de 60 à 40 ha, après l’arrachage de centaines de parcelles vieillissantes.

Une superficie qui correspond mieux aux exigences de l’agriculture biologiques qui implique un surcroît de travail et un suivi plus poussé. Officiellement en conversion depuis 2009, la récolte 2012 sera certifiée AB pour les cépages rouges et le sera en 2013 pour les cépages blancs.

11 avril, 2012 | En Bref... | Colloque |

Quelle hiérarchisation pour les vins du Languedoc ?

Plus d’un siècle après Bordeaux et la Bourgogne, le Languedoc entre dans une démarche de hiérarchisation de ses vins.
Dans un objectif de clarification et de meilleure lisibilité d’une promesse qualité, les premières fondations d’une nouvelle pyramide Languedoc peuvent déjà laisser présager la voie de la réussite. Il en va de l’avenir et du visage des vins méditerranéens sur plusieurs générations.
Vino Latino, pôle de réflexion actif et engagé dans l’économie viticole languedocienne, a regroupé début avril, à Castelnau-le-Lez (Hérault) des professionnels au cœur de la problématique.

Plusieurs questions ont été posées : sur quels critères doit se fonder la hiérarchisation des vins ? Est-elle toujours bien pensée et révélatrice d’une réelle pyramide qualitative ? Est-ce que le terroir doit être retenu comme seul et unique indicateur ?

Plusieurs intervenants ont pris la parole. Catherine Richer, de l’INAO Montpellier, a dressé un état des lieux de la hiérarchisation actuelle et évoqué les perspectives d’avenir ; Sarah Lombroso, de Montpellier Sup Agro, a expliqué la différence entre segmentation et hiérarchisation des vins ; Olivier Tregoat (Viti Development) a mis en avant la pertinence du classement des vins de Bordeaux par rapport aux terroirs de l’appellation ; Stephane Prabonnaud, du Cabinet Natoli & Coe, a parlé des logiques et paradoxes posés par la hiérarchisation en Languedoc ; Marc Dubernet(Laboratoires Dubernet) a posé la question de savoir si l’œnologie pouvait être au service du terroir, question dont la réponse est assez évidente …

5 avril, 2012 | En Bref... | Transaction |

Mutations majeures dans le vignoble niçois de Bellet

Le Château de Bellet ainsi que le domaine Les Coteaux de Bellet ont été acquis par la Française REM, un fond d’investissements impliqué dans l’achat de vignobles de renom. L’opération va réunir les deux structures en un seul pôle de production sous l’enseigne du célèbre Château.

Phare de l’appellation du même nom, et propriété de la famille de Charnacé depuis le XVIe siècle, le vignoble du Château de Bellet, soit 13 hectares, a été acheté par une filiale du Crédit Mutuel. Entre autres investie dans le foncier viticole, la Française REM a déjà effectué des placements ambitieux en Bourgogne, Val de Loire, Vallée du Rhône et surtout en bordelais, avec un important volet mis en valeur par les Vignobles Dourthe, dont le Château Belgrave, cru classé du Médoc.

Dans le cas présent, les termes de la transaction stipulent que Ghislain de Charnacé continuera à superviser l’exploitation pendant au moins deux ans. Son exercice se fera sous le regard avisé d’Eric Boissenot, œnologue venu du Médoc où il conseille de nombreux crus de renom. Le projet d’une nouvelle cave a d’autre part été entériné, conçu de manière à traiter également le produit de l’autre domaine acquis, Les Coteaux de Bellet (7 ha.) Ainsi, en totalisant 20 ha, cette fusion aura un impact significatif dans une appellation qui compte seulement 50 ha en production. A terme, seule l’étiquette Château de Bellet devrait subsister.

5 avril, 2012 | Insolite | Partenariat |

Un restaurant trois étoiles met les vigneronnes à l’honneur

Le restaurant Lameloise, à Chagny (71) inaugure un partenariat inédit avec l’association Femmes et Vins de Bourgogne. Pendant un trimestre, l’établissement triplement étoilé de longue date proposera une sélection de vins de domaines tenus par des femmes membres de l’association.

Créée en 2000 à l’initiative d’Anne Parent, l’association regroupe aujourd’hui une quarantaine d’exploitations de toute la Bourgogne viticole, de Chablis au Mâconnais. Présidée par Virginie Taupenot-Daniel, vigneronne à Morey-Saint-Denis (21), Femmes et Vins de Bourgogne a pour objectif d’échanger, partager les expériences, ainsi que les réseaux commerciaux et de se rendre service entre membres.

Solidement ancrée dans le vignoble, entre Côte de Beaune et Côte Chalonnaise, la Maison Lameloise nourrit elle un attachement ancien aux vins, dont elle a toujours soigné la carte et auxquels elle réserve une place de choix. Elle est aujourd’hui conduite par Frédéric Lamy, directeur de l’établissement et Eric Pras, chef du restaurant.

4 avril, 2012 | En Bref... | Distribution |

Les producteurs indépendants mieux servis par eux-mêmes

Le Salon des Vignerons Indépendants s’est tenu le mois dernier au Parc des Expositions de Bordeaux ; il a réuni 260 producteurs de vins de toute la France, et plus de vingt mille visiteurs. Il y a environ 500 viticulteurs qui se disent indépendants en Gironde, mais ils sont des milliers en France qui vinifient et commercialisent eux-mêmes leurs vins, connaissent leurs clients, et privilégient la vente directe, souvent au particulier.
Les salons des Vignerons Indépendants sont nombreux en France, notamment ceux de Paris qui reçoivent les amateurs par dizaines de milliers, lesquels goûtent les vins sur place, rencontrent le producteur et peuvent acheter directement le vin qu’ils ont aimé, sans intermédiaire. Ce système de vente connait une progression régulière et semble bien avoir de beaux jours devant lui.
C’est le 12 et 13 avril prochains que les Vignerons Indépendants de France organisent leur congrès annuel, qui se tiendra à Orange, dans le Vaucluse. Une délégation de vignerons indépendants du Québec s’y joindra, et profitera de l’occasion pour découvrir la viticulture régionale. Un programme d’ateliers techniques et de démonstrations est prévu pour les congressistes, notamment sur le thème de la maitrise de l’oxygène dans les vins, depuis la vinification jusqu’au conditionnement. L’Institut Rhodanien, le Lycée Viticole d’orange et Inter Rhône, sont partenaires de ces journées d’études et de congrès, où sera également abordée la sécurité alimentaire des vins du Rhône.

4 avril, 2012 | En Bref... | Lieu de rencontre et de travail |

Nouvelle Maison des Vins à Tain l’Hermitage

Le mois dernier a été inaugurée la nouvelle Maison des Vins de Tain l’Hermitage, nouvelle adresse de référence pour le vignoble, en présence notamment de Christian Paly, président d’Inter-Rhône et nouveau président du Comité Vins de l’INAO.
Créé à l’initiative de la Communauté de Communes, de l’Interprofession des Côtes du Rhône et de la Vallée du Rhône et du Syndicat Général, cet espace abrite un laboratoire d’analyse, un espace œnotouristique ainsi qu’un service de douane. S’ouvre ainsi sur Tain l’Hermitage un lieu d’accueil pour le patrimoine viticole et vinicole, regroupant sur un nouveau site la Maison des Vins jusqu’à présent localisée à Tournon, ainsi que le laboratoire de Bourg les Valence. La présence physique de l’interprofession dans le secteur marque son engagement vis-à-vis des metteurs en marchés et du vignoble.
La Maison de Tain offre un service technique de proximité qui traduit une volonté d’assurer une continuité dans l’évolution qualitative des vins de la Vallée du Rhône.  Véritable instrument de cohérence stratégique, cette installation est l’occasion de réaffirmer le lien entre l’ensemble des crus septentrionaux appelés à faire de cette maison un lieu de rencontre et de travail.  Enfin, la Maison de Tain est un véritable outil de développement de l’image notamment sur le plan œnotouristique dont il sera un relais d’accueil.
4 avril, 2012 | En Bref... | Anniversaire |

Les trente ans de l’appellation Saint-Chinian

Saint-Chinian est situé dans l’Hérault à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Béziers, à proximité des Monts du Caroux et de l’Espinouse.

Dans les années 70 et au début des années 80, sous l’impulsion du député du vin et Président du Syndicat, Raoul Bayou, et d’hommes passionnés par leur terroir, Saint-Chinian entreprit sa marche vers la reconnaissance en Appellation d’Origine Contrôlée. La consécration intervint le 5 mai 1982, date du décret d’AOC pour les vins rouges et rosés. Celui-ci est venu reconnaître la qualité du travail des vignerons de l’Appellation, l’originalité de son terroir, et la typicité des vins de Saint-Chinian. Dès lors, la qualité des vins de Saint-Chinian  n’a cessé de croître et apparaît aujourd’hui comme une appellation phare du Languedoc.

L’année 2005 marqua une nouvelle étape avec la naissance de deux appellations communales (Saint-Chinian Berlou et Saint-Chinian Roquebrun) et la reconnaissance de l’appellation Saint-Chinian en blanc.Les vins de  Saint-Chinian s’installent sur les grandes tables parisiennes mais aussi dans les grandes métropoles internationales : New York, Sydney, Montréal, Hong Kong, etc. Aujourd’hui, l’appellation s’offre une nouvelle image au travers d’une campagne de communication plus moderne et dans l’air du temps, en exhaussant les singularités de ses racines et de son terroir.
4 avril, 2012 | En Bref... | Dégustations |

Le printemps de l’Entre deux mers

Vingt dégustateurs, journalistes spécialisés et professionnels du vin, se sont retrouvés à Paris pour découvrir le millésime 2011 dans l’appellation Entre deux Mers.
Une quarantaine de bouteilles de vins blancs ont été soumises à leur appréciation. Le jury a élu une liste de vingt crus, considérés comme les meilleurs, liste où l’on retrouve les habitués des podiums, comme Marjosse, Bonnet, Martinon, Turcaud ou Landereau. Mais les dégustateurs ont également décerné trois coups de cœur aux châteaux Lestrille, Fontenille et Chantelouve, qui ont particulièrement séduit le jury.

3 avril, 2012 | En Bref... | Gastronomie et Terroirs vinicoles |

Vinum Expo prépare son jubilé

Vinum Expo, le traditionnel salon des vins de Chouilly, se prépare à fêter sa 20e édition en grande pompe durant le week-end de Pâques. Un évènement placé sous le signe de la gastronomie et des terroirs vinicoles, et toujours en partenariat avec les étudiants du lycée viticole d’Avize.

Dans la salle panoramique du champagne Nicolas Feuillatte, les élèves de 1ère année BTS Viti-Oeno seront aux côtés des vignerons exposants. Il s’agit même d’une manifestation obligatoire dans le cycle pédagogique.
Christophe Freudenreich, le président de l‘association Vinum Expo, a eu la volonté de faire de ce millésime du salon un rendez-vous d‘exception. L’essentiel des idées se sont concentrées autour de la passion des Champenois pour la gastronomie. Afin de célébrer au mieux cet aspect des choses et de mettre en avant les vins des exposants, les rencontres ont été multipliées sur le secteur sparnacien afin d’associer le plus grand nombre de partenaires à la manifestation pour séduire les gourmets autant que les gourmands. On peut d’ores et déjà évoquer des séances de dégustation commentées par une œnologue durant les trois jours de l’évènement, ou encore un jeu concours qui emmènera les visiteurs vers les terroirs des viticulteurs présents. Et il se raconte que de très prestigieux véhicules (souvent de couleur rouge) pourraient faire leur apparition sur le parking du salon…

Comme à l’accoutumée de nombreuses régions seront représentées : Alsace, Beaujolais, Bordeaux, Bourgogne, Charente, Jura, Languedoc-Rousillon, Provence, Savoie, Sud-Ouest, Val de Loire, Vallée du Rhône. Ce ne sont pas moins de 40 producteurs qui viennent au cœur de la Champagne délivrer la bonne parole de leurs meilleures cuvées.

3 avril, 2012 | Insolite | Vinification |

Le retour des amphores

L’amphore est en train de faire un retour encore timide, mais bien réel, dans les vignobles. Il s’agit pour les vignerons d’un retour aux sources de la vinification au temps des Romains, d’une renaissance, donc, après deux mille ans….
En France, ils sont une demi-douzaine de producteurs, souvent jeunes et la plupart engagés dans des méthodes biologiques, en Corse comme à Saumur, en Beaujolais comme en Savoie ; mais on en trouve aussi ailleurs en Europe, en Sicile, en Autriche, en Toscane, en Moselle.
Parmi eux, Philippe Viret, qui produit cent mille bouteilles en vallée du Rhône; cet artisan de la réintroduction de l’amphore pour des raisons œnologiques et culturelle, relève une meilleure qualité de tanins pour ses vins. Les vignerons français adeptes de l’amphore ont concocté une charte déontologique qui les rassemble.

3 avril, 2012 | Zoom | Visionnairement Biodynamique |

Le Domaine Duseigneur dans le Gard

Les frères Duseigneur possèdent un vignoble de trente hectares de Côtes du Rhône, dans les appellations Laudun et Lirac, à Saint Laurent des Arbres, au nord d’Avignon, mais dans le département du Gard.

Associés à un autre vigneron, Philippe Chatillon, et au sommelier bien connu Philippe Faure-Brac, ils se sont lancés dans la viticulture biologique, et cultivent ainsi les cépages cinsaut, mourvèdre, syrah et grenache pour les rouges, bourboulenc pour les blancs.

Leur terroir de coteau est recouvert de galets aussi gros qu’à Chateauneuf du Pape, et reçoit le mistral aussi souvent qu’il souffle ; sous le boutoir de cette ventilation, on devine un état sanitaire des vignes exceptionnel. La pureté des vins, leur puissance et leur richesse, reflètent cette situation. Quatre cuvées de rouges sont proposées entre 8 et 20 euros ; on peut déguster et acheter à la propriété.
Le Domaine Duseigneur se visite tous les jours sur rendez-vous, et le site mérite un détour. En outre, tous les jeudis, baptisés les Jeudis du Seigneur, on vous expliquera les mystères de la biodynamie, la qualité de certaines plantes sauvages, l’intérêt des tisanes ; bref, un édifiant retour à la nature.
L’adresse est facile à retenir : le Domaine Duseigneur se trouve rue Nostradamus !….
3 avril, 2012 | En Bref... | Evénement en Gironde |

Deux jours dans la Citadelle des Vins

Le « Printemps des Vins de Blaye » est une opération largement reconnue, qui lui a valu d’être nominée au Prix National de l’oenotourisme l’an passé. Elle a lieu tous les ans depuis 18 ans, et rencontre un succès constant.
Les 14 et 15 avril prochains, donc, 80 producteurs de vins de Blaye s’installent dans la célèbre Citadelle de Vauban, classée au Patrimoine Mondial, pour faire déguster et vendre leurs vins rouges, blancs et rosés, à des amateurs venus parfois de loin. Parallèlement, outre la rencontre avec les vignerons, et la découverte de ce lieu historique, les visiteurs (plus de dix mille l’an passé) pourront déguster maints produits du terroir, participer à un atelier de cuisine et à diverses animations, comme l’intronisation de personnalités par la connétablie locale, ou une démonstration de tonnellerie. Tous renseignements sur le site Internet du Printemps des Vins de Blaye.