Viticulture
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  • Le vignoble de Cahors toujours en quête d'identité
  • Le vignoble de Cahors toujours en quête d'identitéLe petit département du Lot possède un trésor qui mériterait une meilleure reconnaissance s’il était mieux exploité: son vignoble  25/04/2008 © JDV - 2008 - DT
     
 

Dans les très beaux paysages de la vallée du Lot et autour de Cahors, sur des terroirs il est vrai fort différents, on trouve des vins également si différents, que l’on peine à y détecter une personnalité commune. Ce sont pour l’essentiel des vins rouges, issus du cépage malbec, qui donne aussi de bons vins rosés, ainsi que des vins de pays.
Les vins de Cahors s’annoncent par une couleur foncée et même parfois noire, une robuste constitution, une structure tannique ample, et un caractère affirmé de vin solide et charpenté. Dans le souci d’apporter la finesse, l’élégance et l’agrément qui lui manquent parfois, plusieurs vignerons du cru, notamment parmi les jeunes, ont voulu civiliser des tanins jugés rugueux, et donner un peu de grâce et de moelleux à leurs vins, ne serait-ce qu’avec la recherche d’une meilleure maturité, ou d’un élevage mieux travaillé.
On trouvera donc d’excellentes bouteilles, dans une large gamme de prix de 10 à 30 euros à la propriété, qui s’appellent notamment Lamartine, Lagrézette, Gaudou, Le Cèdre, Eugénie, La Gineste ou Le Prince. Il y en a d’autres. La plupart de ces vins proviennent de rendements très modérés, et sont élevés dans le bois. Les puristes regrettent qu’ils y perdent un authentique goût de terroir, le consommateur y trouve pourtant son compte, et certains de ces crus exportent dans 10 ou 20 pays leurs vins désormais à la mode. Ces propriétaires ont préféré que leur vin aille au marché plutôt que d’attendre vingt ans, ou toujours, que le marché vienne à leur vin.
Au cours des dernières décennies, les vignerons lotois ont ainsi procédé, au prix de tâtonnements divers, à une certaine modernisation, et enclenché une évolution désormais manifeste. Elle n’est pas générale, et l’amateur du Cahors traditionnel appréciera toujours les vins costauds du Domaine de Garinet ou du Clos de Gamot. Mais une petite rénovation est en marche où se dessine la volonté enfin collective d’avancer tous ensemble vers une nécessaire qualité. Elle se manifeste aussi dans l’esquisse d’une politique oenotouristique, qui devrait porter des fruits utiles à la viticulture en raison de la qualité paysagère et gastronomique de ce joli pays.

 
Primeurs 2007
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