C’est une nouvelle fois la preuve qu’il faut se méfier des prévisions et des augures. C’est dans le chai, et non à la vigne, que l’on juge de la nature et de la qualité d’un vin.
Cette climatologie déroutante restera la marque de fabrique du millésime : le mois d’avril le plus chaud depuis 1949, un mois de mai assez pluvieux, un mois de juin agréable, le mois de juillet le plus frais depuis 1993, un mois d’août maussade et plus humide que la moyenne, le mois de septembre le plus ensoleillé depuis 60 ans, et un mois d’octobre exceptionnellement beau et sec. Voilà pour les données météo.
L’œnologue bordelais Pascal Chatonnet résume ainsi la situation : « On était parti perdant. Puis est arrivé un temps beau, sec et froid la nuit. Le vent du nord a tout assaini. Après septembre, on a eu un mois d’octobre idéal pour les cabernets sauvignons du Médoc. Résultat : nous aurons des vins agréables, accessibles, faciles à boire, bien typés Bordeaux, élégants et fins. Ce n’est pas le grand millésime, mais il s’inscrit dans la tradition des millésimes classiques de Bordeaux, avec un petit avantage pour les blancs ».
En fait tout a basculé le 26 août, avec un ensoleillement pratiquement ininterrompu pendant deux mois, qui a permis de rattraper le déficit de chaleur de l’été. Et qui a stoppé la pression du mildiou, très préoccupante depuis juillet. Mais ce n’est pas au temps seul qu’il faut attribuer la qualité, inespérée, de ce millésime. « C’est une année de bon vigneron » souligne Antoine Medeville, œnologue au laboratoire Oenoconseil à Pauillac. Et d’ajouter : « Il fallait faire des vendanges en vert, couper les grappes mildiousées, et surtout attendre la bonne maturité pour vendanger. Plus que le terroir, c’est l’homme qui a influencé la réussite. Il était inutile de vendanger trop tôt. Il y aura forcément des vins durs et acides qui vont manquer de maturité…. »
Le problème de la date des vendanges semble primordial pour ce millésime. « Le raisin a mûri très lentement, confie Jean-Philippe Mascleff, directeur technique de Haut Brion ; alors, on a attendu tout le temps que l’on a pu attendre. Et on a la sensation d’avoir quelque chose de pas mal. Les cabernets nous paraissent assez réussis ». En ce qui concerne les volumes, chacun s’accorde à considérer qu’ils seront en baisse par rapport à la moyenne. La Gironde, au total, ne devrait pas dépasser 5,5 millions d’hectolitres de récolte totale, avec des déficits pouvant aller de 20 à 40% selon les terroirs. Et davantage pour des parcelles victimes à la fois de la coulure et du mildiou.
En résumé, un excellent millésime pour les blancs. Les liquoreux ont connu des vendanges très longues, du 10 septembre (début du ramassage à Yquem) jusqu’au 10 novembre. Le beau temps de l’arrière saison fut déterminant pour une qualité remarquable. Les blancs secs s’annoncent également très bons, vifs, fruités et bien structurés. Pour les rouges, le niveau général de qualité sera plus hétérogène. « Les rouges ont des tanins s’une souplesse vraiment rare, estime Pascal Chatonnet. Les fermentations se sont passées très vite mais les macérations ont été longues. Les blancs sont d’une qualité qui va de bon à exceptionnel, avec des sauvignons supérieurs à 2006. Mais pour les rouges, c’est une année un peu jalouse. Il y aura des vins médiocres, mais aussi des vins exceptionnels, sur les grands terroirs à petit rendement….. ».
Cette climatologie déroutante restera la marque de fabrique du millésime : le mois d’avril le plus chaud depuis 1949, un mois de mai assez pluvieux, un mois de juin agréable, le mois de juillet le plus frais depuis 1993, un mois d’août maussade et plus humide que la moyenne, le mois de septembre le plus ensoleillé depuis 60 ans, et un mois d’octobre exceptionnellement beau et sec. Voilà pour les données météo.
L’œnologue bordelais Pascal Chatonnet résume ainsi la situation : « On était parti perdant. Puis est arrivé un temps beau, sec et froid la nuit. Le vent du nord a tout assaini. Après septembre, on a eu un mois d’octobre idéal pour les cabernets sauvignons du Médoc. Résultat : nous aurons des vins agréables, accessibles, faciles à boire, bien typés Bordeaux, élégants et fins. Ce n’est pas le grand millésime, mais il s’inscrit dans la tradition des millésimes classiques de Bordeaux, avec un petit avantage pour les blancs ».
En fait tout a basculé le 26 août, avec un ensoleillement pratiquement ininterrompu pendant deux mois, qui a permis de rattraper le déficit de chaleur de l’été. Et qui a stoppé la pression du mildiou, très préoccupante depuis juillet. Mais ce n’est pas au temps seul qu’il faut attribuer la qualité, inespérée, de ce millésime. « C’est une année de bon vigneron » souligne Antoine Medeville, œnologue au laboratoire Oenoconseil à Pauillac. Et d’ajouter : « Il fallait faire des vendanges en vert, couper les grappes mildiousées, et surtout attendre la bonne maturité pour vendanger. Plus que le terroir, c’est l’homme qui a influencé la réussite. Il était inutile de vendanger trop tôt. Il y aura forcément des vins durs et acides qui vont manquer de maturité…. »
Le problème de la date des vendanges semble primordial pour ce millésime. « Le raisin a mûri très lentement, confie Jean-Philippe Mascleff, directeur technique de Haut Brion ; alors, on a attendu tout le temps que l’on a pu attendre. Et on a la sensation d’avoir quelque chose de pas mal. Les cabernets nous paraissent assez réussis ». En ce qui concerne les volumes, chacun s’accorde à considérer qu’ils seront en baisse par rapport à la moyenne. La Gironde, au total, ne devrait pas dépasser 5,5 millions d’hectolitres de récolte totale, avec des déficits pouvant aller de 20 à 40% selon les terroirs. Et davantage pour des parcelles victimes à la fois de la coulure et du mildiou.
En résumé, un excellent millésime pour les blancs. Les liquoreux ont connu des vendanges très longues, du 10 septembre (début du ramassage à Yquem) jusqu’au 10 novembre. Le beau temps de l’arrière saison fut déterminant pour une qualité remarquable. Les blancs secs s’annoncent également très bons, vifs, fruités et bien structurés. Pour les rouges, le niveau général de qualité sera plus hétérogène. « Les rouges ont des tanins s’une souplesse vraiment rare, estime Pascal Chatonnet. Les fermentations se sont passées très vite mais les macérations ont été longues. Les blancs sont d’une qualité qui va de bon à exceptionnel, avec des sauvignons supérieurs à 2006. Mais pour les rouges, c’est une année un peu jalouse. Il y aura des vins médiocres, mais aussi des vins exceptionnels, sur les grands terroirs à petit rendement….. ».

La climatologie océanique de la Gironde a une fois de plus déjoué les pronostics. Le millésime 2007 fut annoncé d’abord comme précoce au printemps, puis comme médiocre en été ; il fut en réalité plutôt tardif, et finalement de bonne qualité, voire excellent dans certains cas. 
