Dopée par un développement spectaculaire de ses ventes à l’exportation, l’Australie a beaucoup planté de vignes au cours des dernières années. Mais ces plantations ont engendré une surproduction considérable, notamment en raison de la succession de trois récoltes très abondantes. De ce fait, les stocks de vins invendus sont aujourd’hui estimés à un milliard de litres.
Aux vendanges 2006, les viticulteurs auraient laissé sur pied environ 100.000 tonnes de raisins pour ne pas aggraver l’accumulation des stocks, et son corollaire, la baisse des prix. Il faudra, selon cette étude, au moins cinq ans à la filière viticole australienne pour se remettre de cette crise.
Par ailleurs, le réchauffement climatique qui atteint la planète, provoquerait une augmentation des températures suffisante, d’ici à vingt ans, pour empêcher la culture de plusieurs cépages, habitués au climat tempéré. Les auteurs de l’étude préconisent l’arrachage de ces vignes et leur replantation dans l’ile plus froide de la Tasmanie, au sud de l’Australie … Ils prévoient en outre que ce réchauffement pourrait réduire, d’ici à quarante ans, les surfaces plantées de vignes d’environ 40% , sur le continent australien.
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