Cette opération a été dirigée par Jean-Marc Jancovici, qui est monsieur carbone à l’ADEME, association pour le développement des économies et de la maîtrise de l’énergie.
Il a traqué partout les émissions de CO2, le plus souvent issues de combustion des hydrocarbures (pétrole, gaz, charbon). Son analyse pointe les responsabilités du verre, des emballages, des transports et notamment l’avion, qui sont les principaux émetteurs du gaz proscrit.
Sait-on que la Champagne consomme 32.000 tonnes de bouteilles de verre par an? Du coup, elle envisage sérieusement de passer le poids moyen de la bouteille de 900 à 800 grammes, de réduire aussi les suremballages et les films plastiques parfois inutiles, de limiter les transports aériens, les rotations des voitures et des tracteurs qui ne sont pas nécessaires, de préférer les piquets en bois à ceux en métal, et mille autres recommandations qui vont progressivement entrer en vigueur. Dans ce but, les Champenois proposent aussi de réduire les engrais azotés et l’ensemble des intrans dans la vigne, de revoir et peut-être interdire les luttes antigel, de valoriser les marcs (120.000 tonnes par an !) et les sarments, de rénover des vieux bâtiments plutôt que d’en construire de nouveaux climatisés, d’étudier des biocarburants, bref, d’adopter une sorte de sobriété énergétique.
Cette démarche à la fois intelligente, écologique et citoyenne, a séduit les responsables de l’interprofession viticole bordelaise (CIVB). Lesquels ont demandé à Jean-Marc Jancovici de venir en Gironde y effectuer un bilan carbone, et appliquer sa méthode à l’ensemble de la filière des vins de Bordeaux. Les résultats de son travail devraient être connus aux prochaines vendanges.
Le prix du baril de pétrole devrait l’aider à faire passer certains messages…
Il a traqué partout les émissions de CO2, le plus souvent issues de combustion des hydrocarbures (pétrole, gaz, charbon). Son analyse pointe les responsabilités du verre, des emballages, des transports et notamment l’avion, qui sont les principaux émetteurs du gaz proscrit.
Sait-on que la Champagne consomme 32.000 tonnes de bouteilles de verre par an? Du coup, elle envisage sérieusement de passer le poids moyen de la bouteille de 900 à 800 grammes, de réduire aussi les suremballages et les films plastiques parfois inutiles, de limiter les transports aériens, les rotations des voitures et des tracteurs qui ne sont pas nécessaires, de préférer les piquets en bois à ceux en métal, et mille autres recommandations qui vont progressivement entrer en vigueur. Dans ce but, les Champenois proposent aussi de réduire les engrais azotés et l’ensemble des intrans dans la vigne, de revoir et peut-être interdire les luttes antigel, de valoriser les marcs (120.000 tonnes par an !) et les sarments, de rénover des vieux bâtiments plutôt que d’en construire de nouveaux climatisés, d’étudier des biocarburants, bref, d’adopter une sorte de sobriété énergétique.
Cette démarche à la fois intelligente, écologique et citoyenne, a séduit les responsables de l’interprofession viticole bordelaise (CIVB). Lesquels ont demandé à Jean-Marc Jancovici de venir en Gironde y effectuer un bilan carbone, et appliquer sa méthode à l’ensemble de la filière des vins de Bordeaux. Les résultats de son travail devraient être connus aux prochaines vendanges.
Le prix du baril de pétrole devrait l’aider à faire passer certains messages…

Limiter les émissions de carbone dans l’atmosphère, c’est limiter les gaz à effet de serre, c’est limiter le réchauffement climatique. L’interprofession viticole champenoise a voulu viser cet objectif, et, la première, a lancé une vaste opération pour faire le bilan des émissions de carbone de sa filière, d’une part, et trouver les moyens de les diminuer, d’autre part. 