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  • Nouvelle méthode de détection des défauts du vin
  • Nouvelle méthode de détection des défauts du vinUne équipe de la faculté d’œnologie de Bordeaux vient de mettre au point une méthode pour mieux détecter et diagnostiquer certains défauts olfactifs du vin.  11/04/2007 © 2007 - JDV - DT
     
 
Il s’agit d’une méthode d’analyse multiparamétrique, qui révèle, par chromatographie en phase gazeuse, une dizaine de molécules, marqueurs de ces défauts. Par exemple, vins au goût de terre, de poussière, de moisi, de bouchon, d’écurie ou de poivron. Des défauts inexcusables, quand le consommateur attend un vin au goût épicé, vanillé, ou fruité. En tout cas, net et propre.

Finis les vins acides et végétaux ? Pas encore, mais les chercheurs bordelais ont trouvé un appareil qui combine la spectrométrie de masse et la technologie « Twister », pour mettre en relation l’analyse sensorielle et la constitution chimique du vin. C’est déjà énorme. À ce jour, toutes les comparaisons entre la méthode nouvelle et les dégustations des œnologues ont donné exactement les mêmes résultats. Preuve sans doute que cette technologie est fiable.

Reste à en affiner le maniement. Il faudra aussi former avec soin les dégustateurs de contrôle. Puis, dans un deuxième temps, les chercheurs proposent d’établir un répertoire précis des « indicateurs de qualité du vin », qui reste à formaliser. Une manière utile d’éviter le rejet de vins mal élaborés par des consommateurs de plus en plus avertis. Et donc plus exigeants.
 
Primeurs 2007