Quant à la suppression des droits de plantation, elle a été repoussée à l’année 2018, la France notamment y étant fort opposée. L’autorisation de chaptalisation, si décriée par certains, a été maintenue, ainsi que l’aide à l’utilisation des moûts pendant quatre ans encore. La distillation de crise est prolongée de quatre ans, puis les financements seront retirés au-delà. En ce qui concerne l’étiquetage et la nouvelle hiérarchie viticole, Bruxelles prévoit désormais trois catégories de vins : les vins d’ AOP, appellation d’origine protégée, qui correspondent aux vins français d’AOC ; les vins d’IGP, indication géographique protégée, qui correspondent aux vins de pays, et tous les autres vins, de la famille des vins de table. Ces derniers pourront désormais inclure le cépage et le millésime sur leurs étiquettes. En attendant que ces mesures se mettent progressivement en place, l’année 2008 ne se présente pas trop mal sur le plan commercial. La montée de la consommation des vins fins dans certains pays comme la Russie, la Chine ou les Etats-Unis, autorise des espoirs raisonnables de voir baisser les stocks et monter certains cours de vrac encore faibles. Par ailleurs, les vendanges 2007 ont été pour la première fois inférieures à la consommation mondiale, ce qui va dans le même sens. Enfin la politique d’arrachage porte aussi ses fruits, avec 5.000 hectares disparus en Gironde, en partie grâce aux primes, et 10.000 hectares qui doivent être arrachés en Languedoc cette année, s’ajoutant aux 10.000 hectares de l’an passé.
Economie
- Commun accord
- L'OCM à petits pas
-
Les décisions prises par les ministres de l’agriculture de l’Union Européenne, concernant l’Organisation Commune du Marché du vin (OCM), apparaissent finalement moins libérales et moins contraignantes que prévu. Pour mettre tout le monde d’accord, un compromis a été trouvé qui prévoit d’arracher 175.000 hectares de vignes sur 3 ans, au lieu de 300.000. 06/02/2008 © 2007-JDV-DT


