Ce n’est pas encore l’euphorie, loin de là, mais le président Bernard Farges concède un léger mieux : « Le marché de nos appellations est assaini, c’est une condition pour la remontée des cours. Les stocks ont baissé de 17%, on est dans une phase plus optimiste. L’inversion de tendance est là, et la sortie de crise se dessine ». Pendant les douze mois de la campagne 2006-2007, clôturée le 31 juillet dernier, les ventes de bordeaux rouge en vrac ont augmenté de 15% en volume, et de 5% en valeur. Cette progression commerciale est jugée très satisfaisante par les producteurs, quoique les prix payés à la propriété restent encore très bas : 880 euros de moyenne pour un tonneau de 900 litres ; mais avec une hausse sensible depuis juin. Le bordeaux rosé, malgré un été relativement frais, a connu un bond spectaculaire de +32%, pour 113.000 hectolitres vendus. Le bordeaux blanc est également en hausse avec +13% de volumes commercialisés. Enfin, le crémant de Bordeaux suit la courbe montante de tous les vins effervescents, avec un bon de +10%. Parallèlement à ces bons chiffres, la viticulture girondine souffre toujours des conséquences d’années difficiles. Mais la sortie du tunnel est de plus en plus visible, après des baisses de rendements très sensibles, une hausse de la demande principalement à l’exportation, la distillation de volumes importants, et la disparition de plusieurs milliers d’hectares, soit dans des terrains à bâtir, soit dans les primes à l’arrachage. L’appellation bordeaux rouge représente à ce jour 42.000 hectares de vignes pour une production d’environ 2,2 millions d’hectolitres en moyenne.
Economie
- Optimisme
- Le bordeaux rouge bat la campagne
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Le syndicat viticole des bordeaux et bordeaux supérieurs a fait ses comptes, et pour la première fois depuis cinq ans, affiche un visage plus souriant. 11/09/2007 © 2007-JDV-DT


