Commerce
  • Le coup de gueule
  • Bordeaux: grande colère du président Vironneau
  • Bordeaux: grande colère du président Vironneau L’interprofession des vins de Bordeaux n’est pas contente, mais alors pas contente du tout. Elle l’a fait savoir par son président, Alain Vironneau, président du CIVB, Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux. L’homme n’est pas du genre à pratiquer la langue de bois, ni à éviter les sujets qui fâchent. Donc, il n’hésite pas à dire tout haut ce qu’il pense.  23/10/2007 © 2007 - JDV - DT
     
 

Les raisons de la colère sont au nombre de trois. D’abord le projet de pôle de compétitivité baptisé «Bordeaux Aquitaine Inno’vin» n’a pas été retenu par le gouvernement, qui, selon Alain Vironneau «ne juge pas utile d’avoir un pôle de compétitivité lié au vin, en France, alors que son économie viticole est aussi dynamique». Et d’un.

Ensuite, le président Vironneau redoute une mainmise accrue de l’Etat sur la filière viticole ; «La conception d’une viticulture française administrée à Paris et de Paris n’a aucun sens. Nous sommes favorables à une gestion décentralisée, comme le sont les vignobles de nos amis et concurrents étrangers, et non à cette mainmise archaïque et anachronique qui se profile». Et de deux.
Enfin, l’interprofession est vent debout contre la dégradation des paysages viticoles: «Comment vanter l’oenotourisme quand l’urbanisme vient faire du mitage au sein de nos vignobles???? Au moment où les villes font un effort en matière d’environnement, les campagnes deviennent un champ d’expérimentations hasardeuses, qui nuit à la vocation touristique de la Gironde. Dans le secteur de Saint Emilion, des viticulteurs sont confrontés à cela, et nous demandent de les aider. La gestion de leur patrimoine est toute entière soumise aux seules municipalités, qui font du mitage.» Et de trois.

Bref, le président Vironneau a levé l’étendard de la révolte, et annoncé qu’à Bordeaux, on n’allait pas se laisser faire comme ça. Voilà.

 
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