26 janvier, 2013 | Viticulture | Chiffres |

Manquera-t-on de vins blancs ?

Le marché des vins blancs secs est assez tendu depuis le début de la campagne, en raison d’une baisse de production autant en France qu’en Espagne et en Italie. Cela est dû aux aléas du millésime 2012, mais aussi aux arrachages de vignes, notamment dans le sud de la France, qui se sont souvent faits au détriment du blanc.

A titre d’exemple, on notera que les blancs secs ne représentent plus que 8% de la production totale bordelaise, et les blancs doux 3%…. Du coup, pour le millésime 2012, le prix du bordeaux blanc en vrac est monté autour de 1.120 euros le tonneau de 900 litres, quand le rouge se négocie plutôt aux alentours de 960 euros le tonneau. Et encore, pour les meilleurs lots de sauvignons blancs, certains contrats montent jusqu’à 1.300 euros. Donc, un différentiel important avec le rouge.

Il serait sans doute excessif de parler de pénurie pour l’instant, mais le négoce n’oublie pas de faire des achats de précaution bien utiles au cas où… ce qui fait immanquablement monter les cours. En Gascogne, qui est un réservoir traditionnel de bons vins blancs secs, les producteurs ont préféré cette année vendre leurs blancs plutôt que de les envoyer à la distillation pour l’armagnac, opération jugée bien moins rémunératrice.

Du coup, la production d’armagnac a chuté cette année à 20.000 hectolitres d’eau de vie, au lieu des 27.000 prévus. Rien de grave pour l’immédiat ; mais tout de même, c’est bien le signe qu’il y a quelque chose de nouveau au royaume du vin blanc.

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