Les vignerons de Limoux (Aude) ont eu plus de peur que de mal avec le sévère épisode de grêle qui a frappé dimanche 500 hectares de vignes, a-t-on appris lundi auprès de la chambre d’agriculture.
La grêle, hantise des viticulteurs, s’est abattue dimanche en fin d’après-midi au pire moment, celui de la véraison, quand le raisin gonfle et commence à prendre sa couleur, et qu’il est le plus vulnérable.
L’orage avait fait craindre des dégâts plus importants dans le vignoble où se produit la blanquette de Limoux.
Mais les dommages « ne sont pas ceux annoncés », a dit Céline Forget, conseillère viticole à la chambre d’agriculture, « ça ne remet pas en cause la qualité et la quantité de ce qu’on va vendanger ». Les feuillages et les raisins atteints par les grêlons n’ont été abîmés qu’entre 5 et 35%.
Il s’agissait du quatrième épisode de grêle cette année dans le Limouxin, naturellement exposé à de telles intempéries, au pied des Pyrénées, a-t-elle dit, et jusqu’alors, « la vigne s’est rétablie à chaque fois ».
Les feuilles sont encore là, le beau temps est annoncé pour les prochains jours, la vigne va sécher et continuer à mûrir, a-t-elle dit.
Maintenant, « il ne faudrait pas que la grêle revienne », a-t-elle admis, et les prochains jours seront déterminants.
Si tout va bien, les vendanges devraient commencer fin août pour produire la blanquette (brute ou méthode ancestrale) et le crémant de Limoux. Les 400 ou 450 vignerons du terroir fabriquent aussi des vins « tranquilles » (non-effervescents) blancs ou rouges en AOC ou en vins de pays.
Limoux revendique d’être à l’origine du premier vin effervescent du monde.
© AFP 2010


