“Déconcertant”. Pascal Cailleau, président des vins rouges de l’Anjou l’avoue sans ambages. Jamais il n’avait connu un tel millésime.
Un printemps chaud et sec, un été frais et faiblement ensoleillé, un début de récolte chaud et humide, donc très inquiétant, et un mois d’octobre digne du plus bel été indien.
Tout d’abord, annoncées avec beaucoup d’avance – on évoquait des premiers coups de sécateurs au 15 août – les vendanges ont débuté fin août dans le vignoble du muscadet. “Ici, c’est un millésime de vignerons, avec une observation fine dans les vignes et un travail important en cave”, affirme Joël Forgeau, le président de l’appellation.
En Anjou, comme en Touraine, la récolte pour les vins à bulles a été lancée fin août, début septembre. Les rosés ont suivi. Les rouges et les blancs issus de chenin ont attendu. Au final, et les vignerons en sont les premiers surpris et soulagés, le millésime devrait figurer parmi les belles réussites des dernières années, notamment en rouges issus de cabernet (champigny, chinon…) et sur les blancs de chenin secs ou liquoreux (savennières, vouvray, coteaux du layon ou bonnezeaux…).
“C’est un millésime où il fallait attendre, donc prendre des risques. Ils ont été payants”, souligne Olivier Brault, président du bureau d’Angers d’Interloire. Rendez-vous au prochain Salon des Vins de Loire à Angers du 6 au 8 février, pour les dégustations du millésime.



