“Le plan d’arrachage a permis de se remettre en adéquation avec le marché”, souligne Joël Forgeau, président de l’appellation muscadet. “On était à 13 000 hectares il y a une dizaine d’années, on est passé à 9 000 sur la dernière récolte”. Le millésime 2011 devrait avoisiner les 450 000 hectolitres.
Côté commerce, la dernière campagne s’est soldée sur un volume de près de 410 000 hectolitres, en hausse de 9 %. “Pour la prochaine, nous misons raisonnablement sur 460 000 hectolitres, soit l’équivalent de la récolte”. Pour autant, il reste des stocks qu’il faudra apurer avant d’évoquer un équilibre entre l’offre et la demande. Mais la reprise semble s’amorcer. “Nous avons repris nos positions en grande distribution et en CHR. La vente directe se tient. L’export, notamment le Canada et les Etats-Unis, sont bien repartis”, indique Joël Forgeau.
“Le vignoble s’est restructuré. Désormais, nous passons dans une nouvelle phase. 2012 doit être l’année de reconquête de la valeur ajoutée. Pendant des années, on a vécu dans une logique de croissance. Les exploitations devaient grossir. Aujourd’hui, on est en décroissance, et on doit penser avant tout à la valorisation”.


