La question du maintien ou de la suppression des droits de plantation de la vigne continue à diviser les pays de l’Europe et la Commission de Bruxelles. On sait que celle-ci a décidé en 2008 de supprimer les droits de plantation de la vigne dans les pays de l’Union, à partir du 1er janvier 2016. Depuis que cette proposition a été votée, plusieurs professionnels ont réalisé les dangers d’une telle décision, et font campagne pour le maintien des droits de plantation.
A ce jour, onze pays se sont finalement élevés contre la suppression des droits, parmi lesquels les plus importants producteurs, c’est-à-dire la France, l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie. Plus récemment, le parlement européen de Strasbourg a lui aussi pris position pour le maintien des droits, demandant à la commission de revoir sa copie. Mais plusieurs pays, comme la République Tchèque, exigent la suppression, et chacun déploie un lobbying forcené dans les couloirs de la Commission….
Le syndicat général des Vignerons de Champagne a voté à son tour une ferme délibération pour le maintien des droits de plantation, dont le président Sarkozy s’est fait clairement le défenseur. Les Champenois ont convié les élus européens à en débattre, et « s’inquiètent des conséquences dramatiques de cette libéralisation, tant sur l’économie viticole, que sur l’aménagement du territoire, le tourisme ou les paysages ».


