L’Association interprofessionnelle des vins bio du Val de Loire a vu le jour en ce début d’année 2011, autour d’une trentaine d’opérateurs, majoritairement des vignerons, qui ont ensuite élu leur bureau en mars. Jacques Carroget, producteur à mi-chemin entre le pays nantais et l’Anjou, a été élu à la présidence. Cette nouvelle structure qui se veut “légère”, est composée de trois collèges : producteurs, metteurs en marché (qui commercialisent au moins 50 % de vins bio) et distributeurs. Deux entreprises de négoce spécialisées ont d’ores et déjà rejoint l’association : Biovidis et Abionysos.
La première mission que s’est donnée cette nouvelle interprofession est de créer un observatoire de la filière des vins bio du Val de Loire. Elle souhaite ainsi recenser les producteurs (certifiés ou en conversion), les surfaces, les volumes… “Il faut qu’on sache précisément ce que pèse la viticulture bio dans le Val de Loire”, indique le président. Elle attend également qu’Interloire, l’interprofession des vins de Loire, lui fournisse des statistiques sur les contrats signés en bio sur cinq AOC de volume : muscadet, cabernet d’anjou, crémant de loire, touraine sauvignon et chinon. Pour cela, il faudrait qu’une case “bio” soit ajoutée au contrat interprofessionnel existant. “L’objectif est de bien informer les vignerons, avec de vrais prix pour les vins bios”, estime Jacques Carroget.



Le mot « négoce » n’est-il pas antagoniste par rapport au monde du Vin Bio ?