Le recensement général de l’agriculture française démarre ce mois-ci et va durer jusqu’en avril 2011. Ce recensement est une tradition qui remonte à Colbert, et qui a lieu dans notre pays environ tous les dix ans. Il concerne près de 500.000 exploitations agricoles, tant en métropole qu’outre mer, exceptions faites des pêcheurs et des sylviculteurs.
Concrètement, pendant huit mois, trois mille enquêteurs accrédités par le ministère vont sillonner la campagne, avec leurs questionnaires, pour rencontrer les agriculteurs. Ils vont ensuite établir une photographie détaillée et précise de l’agriculture française, et les données recueillies seront disponibles dans un an, après dépouillement de toutes les informations. La confidentialité des renseignements obtenus est annoncée comme garantie.
La viticulture est l’un des plus vivants piliers de l’agriculture française, et ce recensement vient à point, au moment plusieurs vignobles traversent une période difficile. Elle est consécutive aux prix bas du marché du vrac, et à la baisse de consommation du vin en France. L’état des lieux effectué par le recensement sera une base de travail pour la politique viticole du pays, et les négociations toujours difficiles avec la commission européenne.
L’agriculture occupe plus de la moitié du territoire national. Son chiffre d’affaires a été estimé à 62 milliards d’euros en 2009. La vigne, l’élevage, les céréales, les fruits et légumes, les oléagineux, les fleurs, en sont les aspects les plus visibles, mais il faut compter aussi avec les dérivés comme le foie gras, les fromages, le tourisme à la ferme, les biocarburants, ou la chimie verte. Grâce à quoi la France demeure la première puissance agricole de l’union européenne, et le troisième exportateur mondial de produits agro-alimentaires.


