Le début des vendanges dans le bordelais a été fixé au 6 septembre pour les blancs les plus précoces, tandis que les raisins rouges seront cueillis fin septembre/début octobre pour le merlot, cépage le plus précoce, a annoncé la profession jeudi.
Les « excellentes conditions estivales, si elles se poursuivent, laissent présager un beau millésime », estime le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB) dans un communiqué.
Les raisins blancs, qui « présentent un beau potentiel aromatique », seront vendangés à partir du 6 septembre dans les secteurs les plus précoces, pour le cépage sauvignon, annonce le CIVB.
Le château Haut-Brion (Pessac-Léognan) a donné mercredi le coup d’envoi des vendanges des sauvignons, qui avaient atteint « le bon niveau », selon Jean-Philippe Delmas, directeur d’exploitation.
Pour les rouges, encore « en cours de maturation », les vendanges débuteront avec le merlot, cépage dominant à Saint-Emilion, dans les derniers jours de septembre ou les premiers d’octobre « si les conditions météo se poursuivent pendant l’arrière saison », ajoute le CIVB.
Dans le vignoble bordelais, la saison 2010 a été sèche, avec un bel ensoleillement et des nuits fraîches. « Le beau temps a permis à la vigne de rattraper en partie le retard observé au moment de la floraison », se félicite la profession, selon laquelle « le déficit hydrique précoce peut générer localement des blocages de la maturation. De légères pluies seraient les bienvenues ».
« On sera au Top 5 des années les plus sèches » en 50 ans, a indiqué à l’AFP Kris Van Leeuwen, professeur de viticulture à l’Ecole nationale d’ingénieurs de travaux agricoles de Bordeaux, « il n’y a pas d’années sèches qui ne soient de grands millésimes ».
« On attend le finish du mois de septembre », a expliqué à l’AFP Pierre Lurton, président du château d’Yquem (Sauternes), et gérant de Cheval Blanc (Saint-Emilion). « Pour l’instant, on est très optimistes », a-t-il ajouté, mais « l’été indien peut parfois se transformer en bérézina ».
« On a un millésime bien emmanché » mais « il ne faut pas vendre la peau du raisin avant d’avoir pressé », confirme Stéphane Defraine, vice-président de la fédération des grands vins de Bordeaux.
© AFP 2010


