Le déplacement des ministres de la Recherche et de l’Agriculture, Valérie Pécresse et Bruno Le Maire, prévu mardi à Colmar, où des vignes OGM ont été saccagées, montre « une volonté de passage en force » du gouvernement, a affirmé lundi la Confédération paysanne, syndicat agricole.
Pour ce syndicat minoritaire qui a toujours été opposé à la culture des OGM, le gouvernement démontre, avec cette visite, « que le développement des OGM en France est pour lui un objectif politique et non une question scientifique pour résoudre le problème du court-noué, maladie de la vigne ».
Les deux ministres sont attendus mardi sur la parcelle expérimentale de Institut national de la recherche agronomique (Inra) à Colmar, où des vignes OGM ont été saccagées dans la nuit du 14 au 15 août par des faucheurs venus de toute la France.
Cette expérimentation, « menée dans la plus grande transparence, était destinée à recueillir des données scientifiques précises » sur le virus du court-noué qui touche les vignobles du monde entier, rend les terres infectées impropres à la viticulture, ont assuré les deux ministères.
La Confédération paysanne s’interroge pour sa part sur la raison pour laquelle « l’Inra ne communique que sur les recherches OGM alors qu’un de ses chercheurs de Montpellier a mis au point par des croisements traditionnels un porte-greffe non-OGM résistant au court-noué qui sera très prochainement commercialisé ».
© AFP 2010


