Les ministres de la Recherche et de l’Agriculture Valérie Pécresse et Bruno Le Maire doivent visiter mardi la parcelle expérimentale de Institut national de la recherche agronomique (Inra) à Colmar où des vignes OGM ont été saccagées, ont-ils annoncé vendredi.
Cette expérimentation, « menée dans la plus grande transparence, était destinée à recueillir des données scientifiques précises » sur le virus du court-noué qui touche les vignobles du monde entier, rend les terres infectées impropres à la viticulture, soulignent les deux ministères dans un communiqué.
Le virus responsable est transmis au vignoble de cep à cep par des nématodes (vers du sol).
L’Inra testait 70 pieds de vigne génétiquement modifiés pour augmenter leur résistance à cette maladie, qui ont été saccagés dans la nuit du 14 au 15 août par des faucheurs venus de toute la France.
« Ces recherches ne représentaient aucun risque sanitaire ou environnemental », assurent les deux ministères, rappelant que « des conditions strictes avaient été prévues pour prévenir tout risque de dissémination » des transgènes.
Les porte-greffes génétiquement modifiés ne produisaient pas de fleurs et les inflorescences du greffon (non génétiquement modifié) étaient éliminées avant floraison. En outre, précisent-ils, « une bâche installée dans le sol empêchait les vers porteurs du virus d’évoluer hors de la parcelle expérimentale ».
© AFP 2010


