Réunis en Congrès en Anjou du 7 au 9 juin, les vignerons d’appellations, membres de la Cnaoc, ont fortement interpellé les pouvoirs publics français et européens pour que soient maintenus les droits de plantation. Ce système de régulation de la production a été mis en place en France en 1936, puis élargi à l’Union européenne en 1972 ; mais il est question qu’il soit supprimé dans le cadre de la nouvelle OCM en 2015.
A travers “l’appel d’Angers”, alliés aux producteurs d’appellations fromagères, les vignerons “expriment leurs très vives inquiétudes face à la disparition annoncée des instruments de régulation de la production. Ils dénoncent les effets négatifs sur les marchés d’une trop grande dérégulation et dérèglementation de la politique agricole”.
Après avoir obtenu le soutien allemand d’Angela Merkel, puis du ministre français de l’agriculture Bruno Le Maire, les vignerons d’appellation attendent que tous les pays producteurs de l’Union européenne se mobilisent sur ce dossier. Ils espèrent notamment que la crise financière et l’absence de régulation dans ce secteur, servent de leçons et leur offrent des arguments pour que soient maintenus les outils permettant de gérer l’offre. “La priorité, c’est de constituer une minorité de blocage pour que la Commission ne parvienne pas à imposer son texte”, a souligné Pierre Aguilas en clôture du congrès à Angers. Ensuite, le travail de conviction doit porter sur le parlement européen et sur chaque ministre de l’Agriculture des 27 pays.


