Jacques Frédéric Burrier, président du cru pouilly-fuissé, dans le Mâconnais (71) et son équipe ont déposé le 9 mars dernier à l’INAO, un dossier officiel de demande de premiers crus. Les appellations voisines de pouilly-vinzelles, pouilly-loché (nées en 1936) et saint-véran (née en 1971), en ont fait de même respectivement les 10 et 3 mars. Tant est si bien que c’est globalement l’un des dossiers les plus importants en Bourgogne depuis longtemps, qui se trouve aujourd’hui sur le bureau de l’INAO à Mâcon, avec au total, une demande concernant plus de 400 hectares de premiers crus : 27 premiers crus en pouilly-fuissé pour un total de 190 à 230 hectares (sur 760 hectares en production), 42 premiers crus en saint-véran pour 175 hectares (sur 700 hectares) et 25 hectares en pouilly-vinzelles et pouilly-loché (sur 82 hectares).
Au niveau des chiffres, les demandes semblent globalement raisonnables puisque dans des appellations comme pommard et volnay en Côte de Beaune ou nuits-saint-georges et gevrey-chambertin en Côte de Nuits, les surfaces classées (premiers et grands crus) représentent respectivement 37%, 62%, 45% et 33% des surfaces en production.
Sur le fond, la demande est évidemment pleinement justifiée, les meilleurs vins blancs du secteur étant du calibre de premiers crus, voire de grands crus de Côte-d’Or et de Chablis.Des études de terroirs ont d’ailleurs été réalisées « en profondeur », au propre comme au figuré, dans les différentes appellations entre 2006 et 2009 par le cabinet Sigales installé près de Grenoble ; études qui ont constitué la charpente de ces différents dossiers qui devraient prendre au minimum cinq ans pour aboutir.


