Deux ans après, le terrible gel d’avril qui a anéanti la moitié de la récolte 2008, plonge le vignoble dans la crise. Face à cette petite récolte, certains vignerons ont joué la spéculation, provoquant une multiplication par deux, des cours. Conséquence, les vins se sont retrouvés dans les linéaires à 1 € de plus par bouteille, abandonnant les bas de rayons et le discount. Les consommateurs n’ont pas suivi cette hausse et les ventes n’ont pas été à la hauteur. Sans parler de la crise mondiale qui perturbé les marchés export.
En 2009, la volumineuse récolte de 600 000 hl a provoqué rapidement une baisse des cours, et une montée des stocks. Si la vente directe semble encore résister, les vendeurs au négoce sont en difficulté. Certains vignerons n’ont pas fini de vendre le 2008, et déborde d’un 2009 généreux. Au total, on estime à 150 000 hl, le volume qui pèse sur les marchés.
Face à cette crise, et aux risques réels de voir des vignerons mettre la clé sous la porte, le Syndicat de Muscadet en a appelé aux pouvoirs publics. Une réunion a été organisée en préfecture mi avril avec tous les intervenants de la filière viticole régionale. Une idée serait étudiée par la profession. Il s’agirait de déclasser en vins sans indication géographique, les milliers d’hectolitres qui encombrent le marché. Sur quels marchés ? A quel prix ? Avec des aides ?
Ces questions doivent être abordées lors d’une grande réunion des producteurs qui se déroulera le 6 mai dans le vignoble



Les goûts du Muscadet sont diffèrents entre un « Mouzillon » et un « Saint-Fiacre ». Aussi, pourquoi le Muscadet Sèvre-et-Maine n’a-t’il jamais présenter des appellations communales comme les crus du Bordelais ou de Bourgogne ? Cela justifierait des hausses de prix, pour le moins, conjoncturels !