« Appliquée en 2009, la très controversée réforme de l’OCM Vin révèle déjà toute son absurdité, sur le point fondamental de la définition des catégories de vins, et de leur étiquetage, qu’elle a alignés sur l’usage des concurrents de l’hémisphère sud », écrivent  les responsables de l’AREV. Et de poursuivre : « A force de simplification, de refontes, de regroupements et de fusions, la Commission a ouvert des brèches où vont s’engouffrer les marques commerciales, et qui vont saper le système d’appellation européen.
(…) Le plus affligeant est que la Commission ait engagée la viticulture européenne dans cette voie, au moment où les pays tiers sont en passe de se convertir au terroir et à ses mentions d’origine. Comme si les vignobles du Nouveau Monde, en accédant à plus de maturité, découvraient toute l’importance des paramètres naturels et humains. C’est en effet la seule conception qui s’inscrive dans la durée. »
Le texte est signé Jean-Paul Angers et Dominique Janin, secrétaires généraux de l’AREV.



