Celle-ci n’avait pas caché ses craintes, depuis plusieurs semaines, de voir de nouvelles interdictions tomber sur le commerce et la communication du vin, et de nombreuses organisations professionnelles et syndicales avaient dûment chapitré les élus. Il semble que cela n’ait pas été inutile. Finalement, les députés ont autorisé la publicité pour le vin sur Internet, manière d’actualiser la loi Evin de 1991, année où Internet n’existait pas.
Cette publicité est cependant interdite sur les sites voués aux sports et l’activité physique, ainsi que sur les sites destinés à la jeunesse.
Par ailleurs, la vente de boissons alcoolisées est interdite dans les stations service de 18 heures à 8 heures le matin. Elle est interdite partout et tout le temps aux jeunes de moins de 18 ans. Les «opens bars» où l’on peut boire autant d’alcool que l’on veut moyennant un forfait, sont également interdits.
Enfin, il convient de rappeler que, contrairement à une menace qui s’était précisée le mois dernier, les fêtes, foires, stages œnologiques, manifestations de dégustations populaires, repas avec vin compris, présentations de millésimes et autres opérations viticoles, demeurent parfaitement légales.
Ces mesures font partie d’un texte qui vise à combattre l’alcoolisme dans notre pays, principalement chez les jeunes et sur la route. La filière vins, notamment par l’intermédiaire de l’association Vin et Société, s’est toujours associée à cette préoccupation, ne cessant de répéter que le vin et l’alcool sont bien deux choses différentes, et ne sauraient être confondues. Pour cette raison, elle cherche à promouvoir des moyens de lutte préventive, qui pourraient être calquée sur Educ’Alcool, méthode créée au Québec qui donne d’excellents résultats. C’est ainsi que l’Union des Grands Crus de Bordeaux s’est officiellement engagée pour installer en France de telles pratiques, beaucoup plus éducatives que répressives.



