4 novembre, 2008 | International | Emotion de censure |

Manifestations

Cette levée de boucliers a pris la forme d’une dénonciation de la censure, notamment par des opérations de camouflage des panneaux indicateurs de villes au nom viticole: Cognac, Saint Emilion, Monbazillac, etc….
A Angers comme en Beaujolais, à Cahors comme en Corbières, à Limoux comme à Jurançon, en Dordogne comme en Armagnac, les représentants professionnels ont manifesté leur colère contre les menaces et les intimidations qui entourent le monde du vin. De très nombreux élus se sont joints à eux, à l’image d’Alain Juppé, maire de Bordeaux, déclarant : «La prohibition, ça n’a jamais marché. La vigne et le vin, c’est une histoire millénaire, des métiers, un paysage, un patrimoine».
En fait, les professionnels du vin veulent un libre accès pour toutes les informations, communications et promotions du vin dans le pays, y compris sur Internet, comme cela est le cas dans tous les pays d’Europe producteurs de vins.
En Espagne, non seulement la publicité sur le vin n’est pas censurée, mais elle est même encouragée par le gouvernement, et les retombées à la fois économiques et sociales sont considérables pour le pays, devenu un champion de l’exportation des vins dans le monde.
Les parlementaires doivent se saisir prochainement de ce problème, à la demande notamment de plusieurs sénateurs. Lassés des interdits et de la diabolisation qui pèsent sur leurs métiers, les professionnels ont promis de rester très attentifs à cette situation.

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