27 janvier, 2012 | En Bref... | Patrimoine |

Classement à l'Unesco : La Bourgogne retenue

Reçu du premier coup ! Les climats du vignoble de Bourgogne viennent d’être retenus par le ministère de la culture pour être proposés à l’inscription au patrimoine mondial de l’humanité.
Deux dossiers seulement par an sont choisis (la grotte Chauvet a également été retenue) par la France. Prochaine étape : convaincre les représentants des états membres du comité du patrimoine mondial. Ils devront examiner le caractère exceptionnel et universel des climats de Bourgogne (les terroirs viticoles et toute la culture qui s’y rapporte). « C’est un grand merci que je voudrais adresser à toutes celles et ceux, aux près de 40 000 soutiens, qui ont cru et continuent de croire en la légitimité de cette candidature », réagissait Aubert de Villaine, président de l’association qui porte le projet. La décision finale pourrait intervenir à la mi-2013. Il est toujours temps d’apporter votre soutien sur le site : www.climats-bourgogne.com

27 janvier, 2012 | En Bref... | Le meilleur des Côtes et de la Vallée |

Soixantième CONCOURS des vins d’ORANGE

Samedi 4 février le Concours des Vins à Orange célèbre sa 60ème  édition de 9h30 à 12h à l’espace Alphonse Daudet.

A cette occasion, tous les vins de la Vallée du Rhône seront dégustés à l’aveugle pour pouvoir arborer les médailles d’Or, d’Argent ou de Bronze et félicitations du jury attribuées lors de ce concours. Plus de 3000 échantillons, environ 600 dégustateurs et 150 jurés sont attendus.  La proclamation des résultats se fera le jour même.  Pour ce 60ème anniversaire, un dîner de Gala est organisé le soir ; il s’agit d’un repas préparé par 4 grands chefs renommés (Association Amitiés Gourmandes), chacun élaborant une spécialité en accord avec les vins.
Depuis sa création en 1952, le Concours des Vins à Orange récompense les meilleurs vins des Côtes du Rhône et de la Vallée du Rhône. L’originalité de ce concours réside dans l’organisation. L’association prélève les vins en cave directement. Elle met en place une traçabilité en respectant les impératifs réglementaires et de qualification. Le concours fait partie des 3 concours les plus relevés de France et ce uniquement pour les vins de la Vallée du Rhône.

25 janvier, 2012 | En Bref... | Justice |

Les terroirs viticoles mieux protégés

Le tribunal administratif de Bordeaux vient d’annuler une délibération du conseil municipal de Barsac, commune bien connue du Sauternais, en Gironde, qui prévoyait de construire une maison de retraite au beau milieu du plateau viticole de l’appellation. Cette délibération prévoyait en outre une aire de passage pour les gens du voyage.
Le syndicat viticole, la fédération des grands vins de Bordeaux, la chambre d’agriculture et l’interprofession, s’étaient élevées avec véhémence contre ce projet, qui détruisait d’excellents terroirs viticoles. Le tribunal leur a donné raison, comme il l’avait déjà fait l’an passé, pour des motifs identiques à Cadillac, commune proche de Barsac.

25 janvier, 2012 | En Bref... | Presse US |

Le prestige de Bordeaux

La revue France Magazine est une revue américaine trimestrielle éditée à destination d’un public francophile. Elle consacre son numéro d’hiver à l’art et à la gastronomie ; en outre, elle consacre un important dossier à l’art de vivre à Bordeaux, à travers des reportages dans des châteaux viticoles, où l’on marie le vin et la cuisine dans une ambiance aussi raffinée que conviviale ; c’est notamment le cas aux châteaux Palmer, Haut Bailly, Ducru Beaucaillou,  Climens ou La Lagune. A lire sous la plume de Karen Taylor… aux Etats Unis !

24 janvier, 2012 | Kiosque | Témoignages |

Des nouvelles de Marius Chapoutier ?

La vie de Marius Chapoutier, vigneron et négociant en vins, a été un véritable roman. Un roman de terroir, gouleyant, ode à la vallée du Rhône, à la vigne, à l’amitié et à l’amour.

Il existe aujourd’hui deux cuvées « Marius » en rouge et en blanc. Michel Chapoutier les a créées en hommage à son arrière-grand-père Marius (1871-1937), un personnage  qui a placé leur nom tout en haut de l’affiche des côtes-du-rhône, et l’a rendu fameux jusqu’en Amérique. Il restait à reconstituer les épisodes romanesques de son destin, empreint de joie, de tragédie, de réussite.
Après une année d’enquête, d’immersion dans les archives et les correspondances, de collecte de témoignages et de photographies, Jean-Charles Chapuzet, journaliste et historien, nous permet de rencontrer Marius Chapoutier, négociant à Tain-l’Hermitage, amoureux de son terroir, du vin et des femmes. Editions Glénat, 128 pages, 12.94 euros.

24 janvier, 2012 | En Bref... | Moelleux et liquoreux |

Soirées douces pour vins blancs

Tant à Bordeaux qu’à Paris, l’association Sweet Bordeaux, qui regroupe les onze appellations de vins moelleux et liquoreux de la Gironde (Loupiac, Sauternes, Cadillac, Cérons, Barsac, etc), organise des soirées de dégustation.

Elles ont pour but de casser les codes habituels de consommation, et de proposer aux femmes comme aux jeunes des moments festifs et doux, comme les vins. Les soirées parisiennes ont lieu de janvier à mai au Cirque Bonheur, rue Marboeuf (8°). A Bordeaux, ce sont plusieurs restaurants qui sont partenaires toute l’année de ces opérations de promotion.

24 janvier, 2012 | Kiosque | Bonnes adresses |

Escapades gourmandes en province

Les éditions du Petit Futé publient deux livres utiles et pas chers : Bonnes tables d’Alsace, et Bonnes tables de Bourgogne, au prix de 6,95 euros.

Il s’agit de nouvelles éditions, revues et complétées (128 pages), qui recensent aussi bien des bistrots sympas et accueillants que des tables de prestige, où il n’est pas interdit de faire une petite folie. La qualité des produits, l’accueil « au minimum courtois » et le cadre, sont les trois critères de base qui ont été retenus pour ces petits guides de la gourmandise dans deux fameuses régions viticoles.

23 janvier, 2012 | Viticulture | Talents |

Un jeune talent féminin aux commandes des Vignobles Audy

Cécile Dupuis

Agée seulement de 26 ans, Cécile Dupuis assure la direction technique des châteaux familiaux de la maison J.B. Audy, négociant à Libourne. Une fonction dont elle s’acquitte avec brio tout en affirmant ses capacités à cristalliser les compétences.

Originaire d’Auvergne, d’un père éleveur, Cécile Dupuis effectue ses études supérieures à Clermont-Ferrand avant d’intégrer la filière de spécialisation à Bordeaux (ENITA, faculté d’œnologie). Promue ingénieur en viticulture-œnologie et œnologue, elle rejoint en 2009 les propriétés du négociant Audy, là où un stage significatif avait scellé sa vocation. D’emblée, elle se voit confier la direction technique des cinq châteaux (*) appartenant à la famille Bourotte, héritiers de Jean-Baptiste Audy, fondateur en 1906 du négoce portant son nom. Elle devient ainsi responsable de l’un des fleurons de Pomerol, Clos du Clocher, et de Château Bonalgue, une valeur émergente dans l’appellation.
Sa fonction est d’autant plus éminente que les vignobles familiaux sont gérés par une seule équipe. Dans cette organisation, la conduite des vignes lui revient entièrement, tandis qu’en cave, seuls l’assistent un maître de chai et son second. Dans ses attributions figurent évidemment les assemblages, phase cruciale où son expertise est prise compte au sein du cercle de décision. Il faut dire que sur la foi des 2009 et 2010, millésimes portant son empreinte, les prescripteurs les plus notoires n’ont pas manqué de relever les progrès qualitatifs des châteaux emblématiques de la maison J.B. Audy.

(*) Clos du Clocher (Pomerol), Château Bonalgue (Pomerol), Château Monregard La Croix (Pomerol), Château Les Hauts-Conseillants (Lalande de Pomerol), Château du Courlat (Lussac Saint-Emilion)

23 janvier, 2012 | En Bref... | Transaction |

Monestier Latour sous pavillon suisse

Le Château Monestier Latour est un des domaines viticoles les plus importants du Bergeracois. Il s’étend sur cent hectares dont trente de vignes, à Monestier, village viticole du sud du département de la Dordogne, connu pour ses vins blancs moelleux de l’appellation Saussignac.
L’homme d’affaires néerlandais Philip de Haseth-Moller a acheté cette propriété en 1998 et l’a entièrement rénovée. Elle produit aujourd’hui des vins rouges et blancs, sur un terroir classique de cotes argilo-calcaires. Le château lui-même est une imposante bâtisse, dont les plus vieux murs remontent au Moyen Age, et qui est entourée d’un parc réputé.
Après des investissements considérables dans le vignoble comme dans les bâtiments, Philip de Haseth-Moeller a mis en vente son domaine, et c’est Karl-Fiedrich Scheufele, négociant suisse à l’enseigne de « La galerie des arts du vin » à Genève, qui vient d’acheter Monestier Latour. Le nouveau propriétaire est un spécialiste de la vente des grands crus de Bordeaux, des bouteilles rares et des grands formats, mais aussi des vins français et européens à travers ses magasins ; il devrait poursuivre l’élan donné par son prédécesseur, tant sur le plan de la qualité des vins que sur le plan commercial.

20 janvier, 2012 | Viticulture | Coopérative |

Les cuvées atypiques de H. Blin

A Vincelles, depuis 2010, la coopérative H. Blin commercialise des cuvées de champagne en édition limitée. « Chaque année, nous identifions des cuves atypiques, et en 2002, nous avons pris la décision de séparer ce genre de vin pour le faire vieillir à part et ainsi créer des champagnes  en petite quantité qui s’adressent aux œnophiles, » explique Tony Rasselet, le directeur.

Ainsi a vu le jour la gamme Blin’s, comprenant un millésime 2002 extra brut, un rosé (issu de la vendange 2004 avec une base de vin rouge de 2003) et un blanc de blanc. Pas plus de 5000 flacons pour chacune des cuvées.
« Ces champagnes bénéficient d’un look différent du reste de nos vins. Présentés lors de dégustations, ils ont reçu un bel accueil même si pour le moment les ventes restent modestes. Il est vrai que nous sommes, avec ces produits, à l’opposé des grandes tendances marketing dans l’univers du vin. Notre philosophie est de montrer l’originalité du vin de Champagne. »
La coopérative rassemble une centaine de vignerons pour 115 ha exploités principalement dans la vallée de la Marne (une dizaine de villages de la région de Dormans).

C’est en 2004 que la nouvelle cuverie a été implantée, suivie deux ans plus tard par un cellier de 1500 m2. Depuis 2007, le champagne H. Blin a initié un programme de modernisation qui se poursuit encore. Les années normales, ce sont 500 à 800 hectolitres qui sont produits. Les ventes représentent 500.000 bouteilles chaque année, dont plus de 40% à l’export.

19 janvier, 2012 | Commerce | Récompense |

La cave coopérative de l’année

Les Vignobles Foncalieu ont été élus « Coopérative de l’année 2012 » par la Revue du Vin de France.

Cette distinction récompense une importante Union de Coopératives, née en 1992 dans le sud de la France, et qui fête donc cette année son vingtième anniversaire.
Les Vignobles Foncalieu emploient 80 salariés, et fédèrent une dizaine de coopératives vinicoles du Languedoc, des Côtes du Rhône et de Provence ; elles représentent au total sept mille hectares de vignes en production. Ils sont cultivés par 1.200 vignerons adhérents, qui produisent pas moins de 19 millions de bouteilles. Les vins sont vendus à 80% à l’exportation et distribués dans 40 pays ; les principaux marchés se trouvent en Europe et en Chine.

18 janvier, 2012 | Viticulture | Agitation en Bourgogne |

Polémique : Peut-on concasser la roche mère ?

Godet concasseur

Il est comme cela des serpents de mer qui a un moment refont surface avant, bien souvent, de s’en retourner dans les profondeurs abyssales. Depuis quelques mois, un sujet agite les vignerons bourguignons qui par ailleurs sont loin d’être tous d’accord sur la réponse à apporter à la question suivante : jusqu’où l’homme peut-il intervenir pour modeler un terroir selon sa volonté ?

C’est l’intervention en fin d’année 2011 de concasseuses sur certains premiers crus de Bourgogne : Gevrey-Chambertin Bel Air, Puligny-Montrachet Folatières et Beaune Montée Rouge qui a mis le feu aux poudres. Les présidents des vignerons de Gevrey-Chambertin ont même imposé au propriétaire de la parcelle d’arrêter les travaux et de remettre les lieux en état.

Le principe du concassage est simple : retirer la couche de terre de surface, concasser la roche calcaire (sur 40 cm environ) puis remettre la terre en place. La Bourgogne est un univers géologique où le calcaire dur est très présent sur les coteaux, parfois à quelques dizaines de centimètres seulement de la surface et dans beaucoup d’endroits l’homme a dû se battre pour implanter la vigne et la maintenir. Certaines parcelles devenues célèbres ont même été défrichées et plantées à l’aide de barre à mine ou d’explosifs. L’objectif de ces travaux est donc de faciliter la replantation de vignes dans des terroirs où les racines avaient du mal à entrer en profondeur. Mais la lourdeur des moyens mis en Å“uvre dans les cas cités ci-dessus interpelle. Les engins de travaux modernes semblent ne plus avoir de limite et Il est en effet impressionnant de voir la roche «mère» d’un blanc immaculé mise à nue, avec sur un côté de la parcelle un tas de terre volumineux qui n’attend plus que d’être remis en place une fois le concassage effectué.

Que dit la réglementation ? Le cahier des charges des appellations d’origine en Bourgogne précise : « Toute modification substantielle de la morphologie, du sous-sol, de la couche arable ou des éléments permettant de garantir l’intégrité et la pérennité des sols d’une parcelle destinée à la production de l’appellation d’origine contrôlée est interdite, à l’exclusion des travaux de défonçage classique ». Voilà en tout cas qui a le mérite d’être clair !

18 janvier, 2012 | Insolite | Terroir |

Le vin des Vosges existe

Les Vignes de La Neuville © Mairie La Neuville-sous-Monfort

Le massif vosgien n’est guère éloigné de la prestigieuse plaine d’Alsace. Pourtant, il a fallu travailler dur pour maintenir vivant le patrimoine vinicole du département. Une action qui a mobilisé la chambre d’agriculture et les propriétaires de vignes.
Contrairement aux autres régions touchées par le phylloxera, le vignoble des Vosges (6500 ha au XIXe siècle) ne sera jamais reconstitué, notamment à cause du conflit de 1914. Seul le village de La Neuville-sous-Monfort (près de Vittel) pouvait s’enorgueillir de posséder un réel petit vignoble. Surplombés par un château féodal, sur des côtes bien exposées, 6 hectares de vignes ont été parfaitement entretenus.En 1993, la chambre d’agriculture des Vosges souhaite sauver le patrimoine, préserver le bâti traditionnel de ce village de vignerons et relancer une production confidentielle avec le maximum de qualité. Le choix des cépages s’est arrêté sur des hybrides Oberlin et Kuhlmann, mis au point en 1920 par le Vosgien Léon Milot.
La coopérative de La Neuville a vu le jour le 1er janvier 2000, et les premiers vins ont été commercialisés à l’automne de la même année. Les Vignerons des Coteaux du Montfort rassemblent une petite vingtaine de producteurs. Deux cuvées existent : le rouge fruité et le vin bleu des Vosges, clin d’œil à la fameuse ligne bleue du massif…

17 janvier, 2012 | En Bref... | Gastronomie |

La saison de la truffe

La Maison du vin de Cahors, rebaptisée Villa Cahors Malbec, située en plein centre de la ville, organise des soirées gastronomiques à partir du 30 janvier. Elles auront lieu tous les lundis soirs jusqu’au 27 février, sous l’égide de l’interprofession, qui associe les meilleurs vins du cru aux truffes fraiches de saison. Dîner sur réservation, préparé par un grand chef, pour 80 euros tout compris. Renseignements au tel. 06 85 79 32 94.

17 janvier, 2012 | En Bref... | Prestige France |

Advini monte en gamme

Le groupe viticole Advini, installé à Saint Félix de Lodez dans l’Hérault, souhaite accompagner la montée en gamme et la commercialisation des meilleurs vins de toutes ses filiales : Laroche, Jeanjean, Cazes, Ogier,  Rigal, etc…. Pour cela, elle vient de créer une division « Prestige France », équipe d’une quinzaine de personnes, incluant un réseau d’agents et de commerciaux. Prestige France est dirigé par Eric Dupuy, ancien de chez Moët Hennessy, et par Matthieu Poirault, son adjoint.

16 janvier, 2012 | En Bref... | Mouvement interne |

Veuve Clicquot change de tête

C’est le bien nommé Jean-Marie Lacave qui prend la direction du champagne veuve Clicquot, après le départ de Stéphane Baschiera pour Moët et Chandon. Jean-Marie Lacave est dans le groupe LVMH depuis 1990, notamment comme directeur commercial de Pommery, puis comme président de la division montres et joailleries à partir de 2007 (A.V.).

16 janvier, 2012 | Zoom | Un trésor pour les amateurs de terroirs |

Château Gigault en Gironde

Le petit village de Mazion, tout près de Blaye en Gironde, ne possède que 400 habitants, mais revendique 17 exploitations viticoles. La vigne occupe la moitié de la surface totale de la commune, et dans ce pays rural jadis réputé pauvre, constitue la seule vraie richesse.

Depuis le 19ème siècle, le Château Gigault figure en tête des domaines viticoles de Mazion, ce qui s’explique par la qualité de son terroir. La maison elle-même est un ancien relais de poste du 18ème siècle, qui servait d’auberge et servait à boire le vin du cru. Le chai attenant en belles pierres, illustre l’ancienneté de ce cru, qui bénéficie depuis peu d’un regain de notoriété justifié.
Il faut dire que Christophe Reboul-Salze n’a rien épargné depuis 1998 pour monter aussi haut que possible la qualité des vins. Ils sont issus d’un vignoble de 18 hectares, plantés de merlots et de malbecs, sur un terroir d’argiles plus ou moins sableuses et limoneuses, sur socle calcaire. Conseillé par Stéphane Derenoncourt,  Christophe Reboul – Salze, par ailleurs négociant à l’enseigne de The Wine Merchant (1), cherche la finesse, l’élégance, l’harmonie des arômes, la douceur des tanins, et l’aptitude au vieillissement.

Deux vins rouges sortent du chai : le Château Gigault classique, qui représente un tiers de la récolte, et la Cuvée Viva, le grand vin, vendu en primeur aux négociants de la place de Bordeaux, ce qui est rare pour un cru d’appellation Côtes de Bordeaux. Mais il s’agit d’un vin remarquable, surtout depuis l’étonnant 2005. Tous les derniers millésimes montrent une complexité et une fermeté telles qu’il faut les décanter deux heures avant de servir, ou alors attendre encore dans la cave quelques années ; le 2010 notamment, malgré une grosse pression d’alcool (14,5 degrés comme le 2009) s’avère d’ores et déjà magnifique.

Ainsi le propriétaire se voit récompensé des gros investissements consentis à la fois dans la vigne, dans les bâtiments d’exploitation et dans la jolie maison qu’il habite avec sa famille ; mais aussi les vins de Gigault illustrent la qualité des terroirs un peu méconnus de ces coteaux du Blayais qui recèlent de vrais trésors pour l’amateur.
(1) The Wine Merchant, 23 rue du Mirail, 33 370 Artigues près Bordeaux, tel. 05 57 54 39 39.

16 janvier, 2012 | En Bref... | Rasteau |

Tourisme viticole en Vaucluse

La coopérative de Rasteau, haut lieu des Côtes du Rhône méridionales, dans le Vaucluse, poursuit son active politique de tourisme viticole. Elle propose à partir de ce mois des ateliers et des conférences avec dégustations, sur la richesse gastronomique du pays : fromages, truffe, olives, etc Toute l’année, des rendez-vous gourmands ou culturels sont programmés, permettant de découvrir aussi bien les tissus provençaux que les vins doux naturels. Tous renseignements au 04 90 10 90 51.

14 janvier, 2012 | En Bref... | Exportation |

Des conseils pour vendre en Chine

La chambre d’agriculture de la Gironde organise une matinée d’informations, le 30 janvier, destinée à renseigner ceux qui veulent vendre leur vin en Chine. Plusieurs spécialistes du commerce extérieur, dont les directeurs de la mission économique de Wuhan et de Canton, seront à la disposition des professionnels. Cette réunion aura lieu à l’Institut des Sciences de la Vigne et du Vin (ISVV), à Villenave d’Ornon, tout près de Bordeaux. Tous renseignements par  teléphone au 05 56 35 51 88.

13 janvier, 2012 | En Bref... | Appellations |

Naissance des Coteaux bourguignons

C’est officiel depuis la fin de l’année : les Coteaux Bourguignons sont nés au Journal Officiel, pour remplacer l’appellation Bourgogne Grand Ordinaire dont la terminologie n’était pas très engageante. Cette nouvelle appellation englobe toute la Bourgogne, de l’Auxerrois au Beaujolais, pour des vins rouges, blancs ou rosés, aussi bien monocépages que d’assemblages. On dégustera les premières bouteilles au printemps, avec l’arrivée du millésime 2011 sur le marché.

10 janvier, 2012 | Zoom | Naissance d'un grand vin |

Château Frachet en Bordeaux Supérieur

Bien installé sur les coteaux rebondis du terroir de Cénac, le château Frachet fait partie de ces pépites, dont les Premières Côtes de Bordeaux ont le secret.

Le village de Cénac, tout proche de la grande ville et haut campé sur la rive droite de la Garonne, a une vieille tradition viticole, justifiée par la qualité de ses rouges. Frachet en est un exemple vivant, quoiqu’il soit encore peu connu, car de création récente.
C’est seulement en 2004 que Bernard et Jocelyne Frachet sont tombés amoureux de ce site magnifique, dont le vin était étiqueté Château Ricmont. Bernard Frachet, négociant à l’enseigne de la maison « Châteaux en Bordeaux », comprit immédiatement le potentiel du terroir et débaptisa le château pour y mettre son nom. S’en suivirent de nombreux travaux pour retaper le vignoble, aménager et moderniser les bâtiments d’exploitation, et pour créer la maison d’habitation de la famille Frachet, désormais installée au milieu de ses vignes.
Les douze hectares de vignoble se partagent en merlots (70%), cabernets francs et sauvignons, qui produisent un bordeaux supérieur rouge de haute tenue et un clairet, parfaite illustration d’une tradition propre à ces vins de Côtes, qui bordent la Garonne, à la frange de l’Entre deux Mers. Le vignoble de Frachet est d’un seul tenant, plein sud sur un coteau de graves, de sables et de limon, assis sur des argiles. Il donne un rouge puissant et structuré, élevé en barrique, qui vieillit remarquablement bien en bouteille. On aura soin de décanter les millésimes récents en carafe bien avant de servir, en raison de la concentration des arômes.
La forte personnalité de ce vin, élaboré dans la plus pure tradition, en fait une valeur montante de l’appellation Bordeaux Supérieur, et une bonne affaire que l’amateur trouvera en grande surface.

10 janvier, 2012 | En Bref... | Investissements |

Le Palais du vin de Narbonne s’offre une scénographie interactive

Installé à la sortie sud de la ville, la Palais du Vin, géré par la Fédération des vignerons indépendants de l’Aude, présidée par Jean-Marie Fabre, va faire l’objet d’importants travaux de modernisation.

Les aménagements portent sur le premier étage du bâtiment qui va devenir une vitrine du savoir-faire des viticulteurs. Ne souhaitant pas faire un énième musée de la vigne et du vin, Jean-Marie Fabre a confié le projet à l’architecte narbonnais Raymond Pauly et à l’agence bordelaise Scarabée, référence nationale en ingénierie culturelle, touristique et patrimoniale. Le Centre culturel et touristique du vin à Bordeaux, la Tour du Pouilly Fumé en Bourgogne, le Visitor Center consacré au champagne à Reims, c’est elle.

A Narbonne, l’espace scénographique devrait être ludique, sensoriel et émotionnel. Images, son, odeurs guideront le visiteur dans sa découverte du vignoble audois. L’ouverture de l’espace est prévue pour la fin de l’année 2012. L’entrée est annoncée gratuite. Le montant de l’investissement est de 400.000 euros financé par L’Europe, l’Etat, la région Languedoc-Roussillon et les collectivités locales.

9 janvier, 2012 | Viticulture | Convivialité |

La Ficelle de Saint Pourçain a 25 ans

La coopérative des Vignerons de Saint Pourçain, dans l’Allier, cultive un petit vignoble qui produit des vins rouges à base de gamay et pinot noir, et des blancs secs, issus du chardonnay et du rare cépage tressalier.
Les vins de Saint Pourçain ont acquis une certaine notoriété grâce au lancement en primeur de leur populaire Ficelle, vin rouge léger et sympa, à boire dans l’année sans se poser de questions.
Cette Ficelle a été lancée il y a juste 25 ans, avec l’idée de proposer sur la bouteille, à chaque millésime nouveau, le dessin d’un humoriste. Avoine, Trez, Piem, Laville, Bridenne, Dubouillon, Mose et bien d’autres, ont ainsi illustré la Ficelle d’un trait d’humour. La Ficelle 2011 est ainsi «croquée » par Lerouge.

Une légende raconte qu’au 15ème siècle, un tavernier de Saint Pourçain mesurait avec une ficelle la consommation des vins servis dans des pichets en terre, faute de bouteille transparente, ou de verre gravée. D’où l’origine de cette amusante Ficelle, réhabilitée par les vignerons en 1987.

On trouve les vins de Saint Pourçain chez des cavistes et dans plusieurs bistrots parisiens, notamment ceux qui sont fréquents par des Auvergnats….

9 janvier, 2012 | En Bref... | Rando Malbec |

Deux jours de fête à Cahors pour Saint Vincent

Saint Vincent, patron des vignerons, sera fêté dans la plupart des vignobles de France, comme chaque année, à la fin janvier.
A Cahors, on prévoit deux jours de fête au village de Saint Vincent Rive d’Olt, dans le Lot, village bien nommé pour l’occasion. Dégustations, expositions, balade, banquet sous chapiteau, messe et bénédiction des barriques, gastronomie avec un repas sur réservation le samedi soir, tout un programme a été mis sur pied pour le week-end des 21 et 22 janvier.

Renseignements sur le site www.fetedelasaintvincent-cahors.fr.

6 janvier, 2012 | En Bref... | De Veuve à Moët... |

Stéphane Baschiera à la tête de Moët et Chandon

Nouvelle année, nouveau dirigeant pour le N°1 du champagne : Stéphane Baschiera remplace Daniel Lalonde à la direction de Moët et Chandon.

Ce cinquantenaire est un spécialiste des vins et spiritueux, il était jusqu’à présent le patron de Veuve-Clicquot. Il a rejoint le groupe LVMH en 1995 au poste de directeur général de CSA (division commerciale de Veuve-Clicquot). Quatre ans plus tard on le retrouve directeur commercial de Moët Hennessy Diageo France, et ensuite directeur général de Moët Hennessy Italie en 2001. Il fut aussi président de la maison Ruinart à compter de 2007, jusqu’en 2009. Concernant Daniel Lalonde, il quitte l’univers du champagne pour devenir responsable de la marque Ralph-Lauren aux USA.

6 janvier, 2012 | Viticulture | Tout est dans le terroir |

Gérard Bertrand acquiert le Château La Sauvageonne

Déjà propriétaire dans l’Aude du domaine de Villemajou, du Château L’Hospitalet, du domaine de l’Aigle, du domaine Cigalus, du Château Aigues Vives et, dans l’Hérault, du Château Laville Bertrou, Gérard Bertrand vient d’acheter le Château La Sauvageonne, à Saint-Jean-de-la-Blaquière, au pied du Larzac, dans le département de l’Hérault.
Cette nouvelle acquisition représente 40 hectares de vignes composées de grenache, syrah, mourvèdre, carignan, exposés plein sud à 300 d’altitude, ainsi que des chais rénovés récemment, et une production de 200.000 bouteilles par an. Elle pourrait constituer la première pierre d’une réorganisation vers le sud-est de la France.
En effet, Gérard Bertrand est toujours dans l’attente de pouvoir concrétiser son projet de cave viticole à l’entrée du massif de la Clape, projet qui a fait l’objet d’un recours de la part du Syndicat des vins de la Clape. « Si d’ici fin juin 2012, nous n’avons pas solutionné le problème, nous étudierons toutes les possibilités d’investissements à l’est de Montpellier, en direction de la Provence » souligne Gérard Bertrand.
Le groupe Gérard Bertrand représente 170 employés, 12 millions de bouteilles vendues, et 37 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont la moitié à l’export.

6 janvier, 2012 | En Bref... | Vignoble Catalan |

Murets et cabanes en rénovation….

Sous l’impulsion de la maison Cazes, producteur viticole bien connu dans le Roussillon, une association a été créée pour entretenir et restaurer les « casots » et les « feixes » du vignoble local.
Les casots sont des petites cabanes où les vignerons s’abritent et rangent les outils, au milieu des vignes. On en recense plus de mille sur les quatre communes de Collioure, Banyuls, Port-Vendres et Cerbère. Quant aux feixes, ce sont ces murets de pierre qui tiennent les terrasses de vignes qui descendent des Pyrénées vers la mer. On compterait près de 6.000 kms de ces murettes. Chaque année, aux vendanges, une dizaine de casots sont repeints pour redonner vie et couleurs au vignoble catalan. L’association, baptisée « Notre Dame des Anges terroirs et patrimoine » regroupe quatre producteurs indépendants et la coopérative du Cellier des  Dominicains.

5 janvier, 2012 | En Bref... | Numéro 1 |

Nicolas Feuillatte termine bien l’année

Nicolas Feuillatte confirme sa place de première marque de champagne vendue en France. Lancée il y a 35 ans par l’union des coopératives du Centre Vinicole Champagne, cette étiquette a représenté 9,6 millions de bouteilles commercialisées en 2011, soit une augmentation de 18% sur l’année 2010.

5 janvier, 2012 | Viticulture | Reconnaissance |

Pour la défense du ratafia de Champagne

L’association des producteurs de ratafia de Champagne œuvre à nouveau afin de déposer une IGP (indication géographique protégée).
« Toutes les appellations doivent déposer en janvier un cahier des charges pour un examen et un enregistrement notamment au niveau de Bruxelles. », explique Claude Giraud, le président de l’association. « Pour l’heure, le ratafia est reconnu dans les « annexes » du champagne et jouit jusqu’en 2015 d’une mention officielle. Mais si nous ne parvenons pas à réaliser un cahier des charges précis pour réajuster les choses afin d’obtenir une réelle appellation pour le ratafia de champagne, il pourrait y avoir des complications. L’IGP ou même l’AOC sont à notre portée. » L’enjeu se situe clairement en terme de reconnaissance du produit et de sa protection afin d’éviter que le terme ne tombe dans le domaine privé.
Rappelons que le ratafia de champagne trouve son origine vers le XIIIe siècle comme un mode de conservation des jus de fruits et de raisins dont on bloque la fermentation par l’ajout d’alcool. Il est classé parmi les vins de liqueur.

3 janvier, 2012 | Zoom | Mon cœur est à Calon... |

Château Calon Ségur à Saint Estèphe

Calon Ségur est l’un des plus vieux domaines viticoles du Médoc, situé à Saint Estèphe, au bord de l’estuaire de la Gironde. Il peut s’enorgueillir d’être le plus septentrional des crus classé en 1855, l’un des plus nobles aussi.

Il a appartenu, en effet, au marquis Alexandre de Ségur, surnommé le prince des vignes au 18ème siècle. Il possédait en effet les châteaux Latour et Lafite « mais mon cœur est à Calon » disait-il, si l’on en croit une légende.  C’est cette légende qui a installé un cœur sur l’étiquette de la bouteille…
Le vignoble de Calon Ségur représente 46 hectares en production, avec un encépagement typiquement médocain : 53% de cabernet sauvignon, 38% de merlot, 6% de cabernet franc et 3% de petit verdot. Mais dans le vin, l’assemblage de ces cépages varie fortement ; c’est ainsi que la part du cabernet sauvignon peut passer de 58% en 2005 à 82% en 2008, voire à 90% en 2010.  Les vignes sont d’âges différents, allant de 5 ans à 70 ans, et mariant ainsi la jeunesse avec la sagesse.

Calon Ségur est dans la même famille depuis le 19ème siècle, la famille Capbern-Gasqueton, vieille lignée de viticulteurs médocains. C’est aujourd’hui Hélène de Baritaut, œnologue diplômée de la faculté de Bordeaux, qui possède et dirige ce cru, avec cette même rigueur dont ses parents ont fait preuve, pour maintenir une qualité de vin irréprochable. Le terroir est d’un seul tenant, autour du château, à la sortie du bourg de Saint Estèphe, et correspond en tous points au cadastre de 1855. On y trouve une grande partie de graves et de sables sur couche d’argile, puis une autre d’un sol plus argileux et sableux. Chacune réagit différemment selon la météo, et se montre finalement complémentaire de l’autre.
Les vins de Calon Ségur se recommandent par leur beau classicisme et leur impeccable régularité. Toutes les dégustations verticales du cru montrent un vin opulent, puissant, long et complexe dans sa jeunesse, devenant élégant, charmeur, fruité et très aromatique avec la maturité. Les années chaudes révèlent un exceptionnel équilibre entre le fruit et la fraicheur, grâce à la maturité des cabernets, ce dont les millésimes récents donnent un parfait exemple.

On se gardera de boire ce vin trop jeune, car il vieillit très bien dans une bonne cave, et cette attente nécessaire lui permet d’assouplir l’austérité des cabernets. Déjà, des millésimes comme 2005 ou 2007 pointent leur nez, et font merveille sur une viande rôtie. On pourra aussi s’intéresser utilement au deuxième vin du domaine, Le Marquis de Calon, qui représente environ 25% de la récolte, avec un rapport prix/plaisir remarquable.
La même équipe qui dirige Calon Ségur vinifie également les vins du château Capbern Gasqueton, cru bourgeois de Saint Estèphe qui appartient au même propriétaire. C’est une étiquette infiniment recommandable, qui constitue un bel archétype du vin de Saint Estèphe. Les châteaux Calon Ségur, Capbern Gasqueton et Marquis de Calon, sont tous distribués par les négociants de la place de Bordeaux.